Saint-Hubert (Moselle)

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Saint-Hubert
Befey, Rabas, Villers-Bettnach
Chapelle Notre-Dame-de-Rabas
Chapelle Notre-Dame-de-Rabas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Vigy
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Chemin
Maire
Mandat
Roland Sallerin
2014-2020
Code postal 57640
Code commune 57612
Démographie
Gentilé Saint-Hubergeois [1]
Population
municipale
210 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 29″ N 6° 20′ 01″ E / 49.2247, 6.3336 ()49° 13′ 29″ Nord 6° 20′ 01″ Est / 49.2247, 6.3336 ()  
Altitude Min. 204 m – Max. 353 m
Superficie 16,04 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairiesthubert57.fr

Saint-Hubert est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Hubert est nichée au fond de la vallée de la Canner. Cette petite rivière est encore proche de sa source et s’en va vers le nord pour se jeter dans la Moselle à une trentaine de kilomètres.

La commune est très rurale et les entreprises y sont rares.

On compte en réalité le village de Saint-Hubert mais également deux annexes, Befey et Villers-Bettnach dont l'abbaye connu une histoire grandiose ainsi qu’un lieu-dit, Rabas.

On pourra préciser que cette commune est un « village fleuri » dans un superbe cadre forestier qui gagne à être visité en période estivale !

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[3].

Il y a plusieurs fermes : Rabas, Godehure, La Forge.

Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de cette commune est fortement liée à celle de l’abbaye de Villers-Bettnach.

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

A dépendu de la prévôté de Sierck et des Trois-Évêchés.
Les moines de l’abbaye de Villers-Bettnach fondèrent Saint-Hubert en 1602 sous le nom de « Saint-Humbert » qui devint, en raison de la prononciation, Saint-Hubert.

Le village fut détruit en 1682. Il ne restait qu’une maison de ferme, puis le village se reconstruisit lentement.

En 1720, Saint-Hubert fût rattaché à la paroisse d’Altroff (commune de Bettelainville) qui venait d’être créée.

Un peu à l’écart se trouve la ferme de Godchure, qui s'appelait Gaderscheuern en 1599[4].

C’est à Saint-Hubert et dans son annexe, Befey, que fût fondé, en 1762, l'Institut de la Providence pour l'instruction des petites filles. En effet, dans l'autre annexe de la commune, Villers-Bettnach, l'abbaye était réservée aux hommes.

Epange, Belle Fontaine, Haute Frêne et Rabas sont réunis à Saint-Hubert entre 1790 et 1794.

En 1811, le chef-lieu communal est transféré de Saint-Hubert à Villers-Bettenach en absorbant Besey. Saint-Hubert redevient chef-lieu en 1919.

Toponymie: Saint-Humbert (1493), Sanctus Humbertus (1606), en Lorrain: Saint-Himbé[5].

Befey[modifier | modifier le code]

Cette annexe de la commune est en fait un cul-de-sac et son histoire reste peu connue.

Le village tire son nom de fagus (le hêtre), devenu « fou » ou « fau ». Fagitum désignait une hêtraie.

On relève, en 1345, le nom de « Belfey », la belle hêtraie. Ce même nom se retrouve en 1756.

Cette ancienne possession de l'abbaye Saint-Arnould de Metz fut détruite en 1552 et reconstruite en 1572.

Befey est une commune de Moselle de 1793 à 1811. En 1801, le bulletin des Lois écrit Besey.

Rabas[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Rabas
Vierge à l'enfant en pierre à l'intérieur de la chapelle

Rabas n’est ni un village ni un hameau proprement dit mais un lieu-dit symbolique de la commune, entre Befey et Saint-Hubert. En effet, c’est à Rabas que l’on trouve une chapelle du même nom et la source dite de « Charlemagne ».

L’historique de cette chapelle a été fait par l’abbé Cazin, alors curé de Vigy[6]. L'abbé Cazin avait déjà publié en 1883 une première notice dans le but de réunir des fonds pour la restauration de la chapelle.

On sait qu’en 1423 vivait à Rabas un ermite du nom d'André, originaire de Flévy. On note également, en 1630, un autre ermite, le franciscain Colezius, docteur en théologie.

Tout proche de la chapelle, on trouve la « source de Charlemagne ». Cette dernière serait due au cheval de Charlemagne qui, en chassant dans cette forêt au début du IXe siècle (lors de ses séjours à Thionville)[7] aurait mis au jour cette source. Quelle que soit la véracité de cette légende, le lieu est resté fréquenté depuis, d’une part car l’eau est potable aujourd’hui encore et parce que la chapelle de Rabas fut implantée dans la foulée.

Toponymie: Rabay (1410), Raba (1607), Ribba (1610), Roba (1756). En Lorrain: Raibay[5], En allemand : Rebach[5].

Villers-Bettnach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : abbaye de Villers-Bettnach.

Villers-Bettnach est un petit hameau niché au fond de sa vallée connu par l’histoire de son abbaye. Il a donné naissance à Saint-Hubert. Autrefois hameau Lorrain dans le bailliage de Bouzonville.
Villers-Bettnach est le chef-lieu communal de 1811 à 1919.
Toponymie[5]: Vilers (1271), Viliers (1281), Villiers (1283), Vilarium (1283), Villeir (1323), Vrillerus in Bettenach (1583), Viller-Bettenach (1585), Villers-Betnacqz (1618), Villers-Bettenach (1801).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Joël Goubaux    
mars 2001 2005 Denis George    
2005   Roland Sallerin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 210 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 156 155 171 178 142 153 138 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
150 146 164 187 173 197 233 210 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne gare de Bettelainville-Saint-Hubert (où passe le train touristique de Vigy)
  • Ancienne gare de Villers-Bettnach
  • Ruines du viaduc de la Canner (bombardé durant la seconde guerre mondiale) entre Saint-Hubert et Villers-Bettnach
  • Chêne des Moines (planté en 1682) dans la forêt de Villers-Bettnach
  • Maisons forestières de Villers-Bettnach dont une est au sein de l'abbaye et l'autre, en dehors, datant d'une centaine d'année
  • Source de Charlemagne entre Saint-Hubert et Befey à proximité de Notre-Dame-de-Rabas
  • Fontaine du Loup.
  • Ferme de Rabas ayant appartenu aux bénédictins de Saint-Arnoul.
  • Distillerie (eau de vie) [10]
  • Hébergement : chambre d'hôtes, résidences secondaires, chalet de Rabas.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Villers-Bettnach et sa porte Coislin datant du XVIIIe siècle à Villers-Bettnach[11].
  • Chapelle des Humbles à Villers-Bettnach XVIe siècle,XVIIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Catherine à Villers-Bettnach, XIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Rabas, construite de 1884 à 1886 en intégrant l'ancienne, vétuste et délabrée.
  • Chapelle à Saint-Hubert, inaugurée le 2 mai 1971.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Chaillet, La vallée de Saint-Hubert en poésies…[12]
  • Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Éditions Serpenoise, 1980.
  • Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L’Abbaye, chez l’auteur, Talange, 2002.
  • Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Éditions Serpenoise, 2007.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/vigy/saint-hubert.html
  2. http://www.calameo.com/books/000016608ed6402d5fa31 rando page 68-69
  3. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF
  4. Die Fränkischen und Alemannischen Siedlungen in Gallien Par Adolf Schiber
  5. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  6. Abbé Cazin, La chapelle du pèlerinage de Notre-Dame-de-Rabas, 1924 »
  7. Localisation de Charlemagne
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. http://www.tourismus-moselland.com/PDF/guide-decouverte/pays-messin.pdf
  11. http://frank-wiroth.lu/documents/Villers-Bettnach.pdf
  12. Mille Poètes - Un éditeur libre pour des auteurs libres !