Police Python 357

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Police Python 357 est un film français d'Alain Corneau sorti en 1976.

Il n'est pas exclu que les auteurs se soient inspirés d'un film de John Farrow, datant de 1948, la Grande horloge ( the Big clock ). Les similitudes sont nombreuses même s'il n'est pas question de parler ici de plagiat.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Colt Python, revolver double-action très bien fini ("la Rolls des revolvers"), chambré pour la surpuissante cartouche 357 Magnum, a un canon (surmonté d'une bande ventilée) de 4 pouces de long dans sa version "Police"

Orléans, 1975.

Les services de police de la ville sont dirigés par le commissaire divisionnaire Ganay. Son principal collaborateur est l'inspecteur Marc Ferrot, un célibataire taiseux, loup solitaire aux méthodes peu orthodoxes, excellent tireur constamment armé d'un Colt Python 357 qu'il porte dans un étui accroché à sa ceinture. Il y a aussi le jeune inspecteur Ménard. Le commissaire Ganay est marié à une femme infirme en fauteuil roulant, héritière d'une grande famille bourgeoise de la région, et le couple mène grand train avec hôtel particulier, manoir à la campagne, voitures de luxe, chauffeur...

Au début l'inspecteur Ferrot, n'en faisant comme d'habitude qu'à sa tête, mène seul une expédition nocturne pour surprendre et arrêter deux pilleurs d'église, eux-mêmes armés ; le commissaire lui exprimera ensuite sa désapprobation devant cette nouvelle initiative risquée. Mais l'inspecteur n'a pas remarqué, sur place, la présence d'une jeune artiste italienne, Sylvia Leopardi, qui prenait des photos de l'église et l'a photographié pointant son colt en direction des malfrats. La jeune femme est décoratrice de vitrines, et peu après, passant dans une rue de la ville au volant de sa Peugeot 404, Ferrot remarque dans une boutique cette photo très agrandie, icône de la virilité. C'est pour lui l'occasion de faire connaissance avec Sylvia, et une relation amoureuse forte naît entre eux. La jeune femme est fascinée notamment par le colt, avec lequel elle s'amuse au cours d'une virée à la campagne, alors que Ferrot fait un somme dans un champ.

Mais Sylvia, comme le soupçonne très vite Ferrot, cache un secret : prétendant venir à chaque fois de Paris pour exercer le soir son activité de décoratrice de vitrines, elle semble en fait se rendre ailleurs dans la ville. Ferrot tente de la suivre, mais elle déjoue un temps ses filatures. Ces mystères instaurent une tension dans le couple, car l'inspecteur devine qu'il y a un autre homme. En fait, Sylvia est entretenue dans un appartement, comme un oiseau en cage, par le commissaire Ganay, avec la pleine connaissance et l'assentiment de son épouse infirme, et ce couple de notables est fort soucieux que rien ne se sache de cet arrangement. On apprendra ensuite que Sylvia a un passé très lourd, que Ganay l'a sortie de la déchéance et qu'elle pense tout lui devoir. Un combat se livre en elle entre son amour pour Ferrot et sa reconnaissance pour Ganay, avec qui elle ne se résout pas à rompre.

Le drame se noue un soir que Ferrot a réussi à filer Sylvia jusqu'au bas de son immeuble. Une vive explication a lieu entre les amants, à l'issue de laquelle l'inspecteur gifle la jeune femme, puis part pour une soirée de beuverie en ville. Ganay a vu la scène depuis une fenêtre de l'appartement où il attend Sylvia, mais il n'a pas reconnu son collaborateur. En tout cas il a compris qu'il y a un autre homme dans la vie de la jeune femme, et qu'elle s'apprête à le quitter. Après une soirée de faux-semblant où la tension monte, la violence éclate, et Ganay tue Sylvia dans la salle de bains avec un cendrier de marbre. Reprenant ses esprits, le commissaire efface ses empreintes et les indices de sa présence et s'enfuit de l'appartement, laissant la porte ouverte car la serrure est cassée. Pendant ce temps, Ferrot revient ivre, sonne à la porte et entre en titubant quelque peu dans l'appartement. Ne trouvant personne, il laisse toutes sortes de traces de son passage, perdant même un gant, avant de repartir. Du bas de l'immeuble, Ganay a vu la lumière, il sait que l'autre homme inconnu est venu, mais il ne l'identifie pas. De retour chez lui, il raconte tout à sa femme, parlant un moment d'aller se livrer le lendemain, mais c'est elle qui l'en dissuade, lui disant d'attendre et de laisser venir les événements. Un étrange attachement lie ce couple.

Le lendemain, Ferrot, soignant chez lui sa gueule de bois, est prévenu du meurtre par un coup de téléphone de son collègue Ménard. Il se rend compte très vite, non seulement que la victime est Sylvia, mais que les indices qui s'accumulent vont immanquablement conduire à sa propre inculpation. Dès le début de l'enquête qu'il doit diriger, il lui faut à la fois dissimuler et gérer sa détresse affective, effacer autant qu'il le peut tous les indices qui pourraient permettre à ses collègues de l'identifier, éviter d'être mis en présence des nombreux témoins qui l'ont vu avec Sylvia, esquiver les formalités habituelles comme les confrontations, le portrait-robot du suspect... Il veut mener sa propre enquête parallèle et persuader ses collègues qu'il n'y a pas un seul homme, mais deux. Mais son attitude de plus en plus étrange suscite l'étonnement, puis l'agacement de son collègue Ménard, qui finit par se plaindre à Ganay des entraves que Ferrot paraît mettre délibérément à l'enquête officielle. Menant une expédition nocturne dans l'appartement de Sylvia (dont les traces vont accroître la perplexité de ses collègues), Ferrot trouve une photo qui montre la jeune femme devant un manoir avec une voiture de luxe visible. Mais il finit par être reconnu dans un supermarché par un des témoins, qui appelle la police...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]