La Chevauchée fantastique

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La Chevauchée fantastique

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Monument Valley où a été tourné le film.

Titre original Stagecoach
Réalisation John Ford
Scénario Dudley Nichols, d'après la nouvelle d'Ernest Haycox Stage to Lordsburg
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Western
Sortie 1939
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Chevauchée fantastique (Stagecoach) est un western américain de John Ford, sorti en 1939.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les Indiens sont sur le sentier de la guerre. Une diligence est prête à partir en emmenant entre autres :

  • Hatfield, un joueur professionnel ;
  • Mme Mallory, une femme enceinte cherchant à rejoindre son mari officier ;
  • Josiah Boone, un médecin ivrogne ;
  • Dallas, une prostituée rejetée par la « bonne société » ;
  • Peacock, un représentant en whisky ;
  • Gatewood, un banquier escroc ;
  • Ringo Kid, un hors-la-loi tout juste évadé de prison.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non crédités :

Contexte[modifier | modifier le code]

La chevauchée fantastique est un film d'une importance capitale dans l'histoire du western. Il fut un tremplin pour John Wayne et John Ford. Il relança également l'intérêt du grand public pour le genre, aux côtés d'autres grands westerns sortis cette année-là : Femme ou Démon, Sur la piste des Mohawks, Les Conquérants, Le Brigand bien-aimé

Depuis l'échec de La Piste des géants en 1930, Wayne était confiné dans les productions de série B et, bien qu'ami de Ford depuis longtemps, il n'avait encore jamais tourné sous sa direction, sinon comme figurant. Le film marque donc la première de leurs nombreuses collaborations.

Le film est aussi un tournant dans la carrière de Ford. Durant les premières années de sa carrière commencée en 1917, il tourna de nombreux westerns muets, notamment avec Harry Carey. Il réalisa aussi deux westerns épiques : Le Cheval de fer (1924) et Trois sublimes canailles (1926). Mais, depuis, Ford n'avait plus touché au genre. La Chevauchée fantastique marque donc son retour au western après treize ans, lui qui sera le plus important réalisateur du genre. Il s'agit aussi du premier film qu'il tourne dans le décor naturel de Monument Valley qui deviendra sa marque de fabrique, et un symbole du western tout entier.

À l'origine John Ford présenta le projet au producteur David O. Selznick mais celui-ci lui rétorqua : « ce n'est pas à Ford de nous proposer un film c'est à nous de lui confier un sujet ». À cette époque, le concept de l'auteur-réalisateur, tel qu'il est défini en Europe, est peu apprécié des majors d'Hollywood. Selznik pensait à Gary Cooper dans le rôle de Ringo Kidd et Marlene Dietrich dans celui de Dallas. John Ford n'insistera pas et trouvera un producteur en la personne de Walter Wanger[1].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • C'est le film qui révéla John Wayne au grand public. Il allait devenir pour une quarantaine d'années la figure emblématique des westerns américains.
  • L’album de bande dessinée La Diligence (1968), quarante-septième histoire de la série Lucky Luke par Morris (dessin) et René Goscinny (scénario), met également en scène certains ingrédients de ce western : une diligence transportant un échantillon de personnages de l’Ouest (cocher fruste, joueur professionnel, représentant de commerce, cocotte) voyage de relais en relais et doit faire face à des indiens belliqueux.
  • De 1935 à 1949, le réalisateur italien Michelangelo Antonioni exerça le métier de critique de cinéma. Voici ce qu'il écrivit, à propos de La Chevauchée fantastique : « Après ce film, il faut vraiment placer John Ford, narrateur et psychologue-né, parmi les plus grands metteurs en scène contemporains. […] Mais ce dont on devrait parler longuement, c'est le style avec lequel Ford a rendu tout cela […] Ford est revenu à la forme ancienne, au muet, mais à un muet qui contient toute la richesse des autres expériences, y compris de la bande son. Cette dernière, dans La Chevauchée fantastique, joue un rôle admirable : le motif qui revient avec la vision de la diligence, les cris du cocher et tous les autres sons et voix sont d'une précision absolue ; la précision, d'ailleurs, signifie surtout poétique, choix concis des éléments de la narration et de l'enchaînement rythmique. » (Cinema, 25 novembre 1940)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BRION Patrick. Regards sur le cinéma américain. Éditions La Martinière, 2001, page 172.