Aaron Copland

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Aaron Copland, né le à Brooklyn, New York et mort le à Tarrytown (New York), est un compositeur américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'émigrés lituaniens, il étudie le piano dès son plus jeune âge, avec Victor Wittgenstein et Clarence Adler. De 1921 à 1924, il suit l'enseignement de Ricardo Viñes, au Conservatoire américain de Fontainebleau, en France. C'est là qu'il rencontre Nadia Boulanger : « je compris immédiatement que j'avais trouvé mon maître » écrira-t-il. C'est auprès d'elle qu'il se forme à la composition comme pratiquement tous les compositeurs américains de sa génération et des suivantes.

De retour aux États-Unis en 1924, Aaron Copland donne les créations de ses premières œuvres : Symphonie pour orgue et orchestre (1925), par Walter Damrosch et Nadia Boulanger ; Music for the theater (1925) et Concerto pour piano et orchestre (1927), par Serge Koussevitzky et l'Orchestre symphonique de Boston. Ce concerto fait scandale du fait de l'insertion d'éléments issus du jazz. Copland restera lié toute sa vie à l'Orchestre symphonique de Boston ainsi qu'aux activités de la fondation Koussevitzky.

Il fonde en 1928 les Copland-Sessions Concerts à New York. Il s'agit de séries de concerts destinés à promouvoir la jeune musique américaine. Ces sessions perdureront jusqu'en 1931. De 1932 à 1933 il dirige le Festival de musique contemporaine de Yaddo, dans l’État de New York, tout en continuant une carrière de pianiste, chef d'orchestre et pédagogue. C'est là qu'il connaît ses premiers grands succès en tant que compositeur.

En 1938, il accepte d’écrire pour la troupe de Lincoln Kirstein[1], Ballet Caravan, un ballet retraçant la vie de Billy the Kid, le bandit américain. C’est le premier western exprimé en langage musical. Véritable spectacle cinématographique par son impétuosité et sa vivacité, il raconte la légende d'un innocent garçon qui tourne en hors-la-loi sous la violence des mœurs de la vie de pionnier américain. Il cite toujours partiellement des chants de cowboys authentiques, comme The Old Chisholm Trail, The Dying Cowboy ou Old Paint. L’équilibre entre le comique et le pathétique, le mélodrame et la tragédie y est remarquable. La Suite — qui couvre les deux tiers du ballet — crée une intensité qui dépasse de loin les exigences de la chorégraphie quant au pittoresque. Elle doit sans doute son côté passionné en grande partie à la sympathie toute particulière que Copland vouait, en tant qu’homosexuel, à ce hors-la-loi de la société.

Deux de ses pièces les plus célèbres sont composées durant la période de la Seconde Guerre mondiale : Fanfare for the Common Man écrites pour cuivres et percussions en 1943, ainsi que Appalachian Spring, composée pour un ballet en 1943. La version originale de cette dernière œuvre, écrite pour un orchestre de chambre composé de 9 cordes, une clarinette, un basson et une flûte, fut plus tard réécrite pour orchestre symphonique.

En 1949, il a remporté l'Oscar de la meilleure musique de film pour L'Héritière.

En 1951 il est lauréat du prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Il fut une des victimes du maccarthysme et inscrit sur la liste noire du cinéma.

À partir des années 1950, Copland, ayant découvert la musique de Webern et de Boulez, commence à s'intéresser au sérialisme, type d'écriture auquel il s'était déjà succinctement intéressé avec ses Variations pour piano de 1930, en prenant « les grandes lignes de la théorie pour les adapter à mes propres besoins. (…) C'était donc un nouveau moyen de déplacer les sons qui avait, pour un compositeur, un effet régénérant sur son approche et sa technique ». (Copland). Ainsi, à partir de cette époque, beaucoup d'œuvres de Copland seront marquées par l'écriture sérielle, comme son Quatuor pour piano et cordes (1950), sa Fantaisie pour piano (1955-57), et peut-être ses deux plus grands chefs-d’œuvre : Connotations (1961-62) et Inscape (1967), pour orchestre. Connotations fut créé le 23 septembre 1962, par l'un de ses amis, le compositeur et chef d'orchestre Leonard Bernstein et l'Orchestre philharmonique de New York lors du premier concert télévisé de l'histoire. Cette œuvre particulièrement austère choqua fortement les téléspectateurs américains.

Cependant, Copland continuera à écrire des œuvres à tendance « néo-classique » jusqu'à la fin de sa carrière, parmi lesquelles Old American Songs (1950-52), son opéra The Tender Land (1952-54), ou encore Three Latin American Sketches (1959-71).

Au début des années 1970, Copland sera victime de la maladie d'Alzheimer et s'arrêtera alors de composer. Étrangement, il poursuivra toutefois sa carrière de chef d'orchestre jusqu'en 1983.

Il aimait dire que sa musique était destinée avant tout à des mélomanes.

Howard Pollack établit dans sa biographie de Copland (Aaron Copland: The Life and Work of an Uncommon Man) que le musicien était homosexuel et vivait et voyageait avec ses amants, pour la plupart des hommes jeunes et de talent[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Aaron Copland dans son studio avec son piano.

Liste (non exhaustive) de ses œuvres :

Essais[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd’hui le New York City Ballet
  2. Aldrich and Wotherspoon, Who's who in gay and lesbian history, London, 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]