La Révolution française (film)

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La Révolution française

Titre original La Révolution française
Réalisation Robert Enrico (1re partie)
Richard T. Heffron (2e partie)
Scénario David Ambrose, Daniel Boulanger, Robert Enrico, Richard T. Heffron et Fred A. Wyler
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France,
Drapeau de l'Allemagne Allemagne,
Drapeau de l'Italie Italie,
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni,
Drapeau du Canada Canada
Genre Histoire
Sortie 1989
Durée 324 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Révolution française est un film historique français de Robert Enrico et Richard T. Heffron sorti en 1989. Le film existe aussi en version plus longue, montée pour la télévision. Réalisé avec un budget de 300 millions de francs pour accompagner les célébrations du bicentenaire de la Révolution française, le film fut un échec commercial[1],[2]. Il se divise en deux parties :

« Les années lumière » regroupe les évènements de 1789 jusqu'à l'assaut des Tuileries, lorsque le roi Louis XVI fut enfermé avec sa famille au Temple, le 10 août 1792 ; « Les années terribles » regroupe les évènements du 10 août 1792 à la fin de la Terreur, avec l’exécution de Robespierre. Les producteurs ont taché de coller à la réalité historique des faits en s’accompagnant notamment de l’historien Jean Tulard, spécialiste de la période révolutionnaire.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les événements relatés dans les deux parties de La Révolution française sont nombreux. Les producteurs ont voulu relever le défi inédit de couvrir l’ensemble de la période révolutionnaire, et donc tous ses principaux événements (ce qui en fait d'ailleurs un excellent film pédagogique). L'œuvre passe cependant très vite sur la guerre de Vendée qui n’est mentionnée que quatre fois, notamment par Robespierre et Desmoulins, qui dénonce le massacre d’ « un peuple entier ». Le film se termine sur l’exécution de Robespierre et Saint-Just en 1794 et omet d'évoquer la suite des événements. Toutefois, la Révolution française s'étale jusqu'en 1799, année du coup d'état de Napoléon Bonaparte.

Les années lumières[modifier | modifier le code]

La première partie du film retrace les évènements suivants :

Les années terribles[modifier | modifier le code]

La seconde partie du film retrace les évènements suivants :

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : La Révolution française
  • Réalisation : Robert Enrico et Richard T. Heffron
  • Scénario : David Ambrose, Daniel Boulanger, Robert Enrico, Richard T. Heffron et Fred A. Wyler
  • Photographie : François Catanné et Bernard Zitzermann
  • Montage : Anne Baronnet
  • Musique : Georges Delerue
  • Décors : Jean-Claude Gallouin
  • Son : Bernard Le Roux, Jean-Charles Ruault et Claude Villard
  • Effets spéciaux : Georges Démétrau et Émilio Ruiz del Rio
  • Production : Alexandre Mnouchkine
  • Société de production : Les Films Ariane
  • Budget : 300 millions de francs français (45 millions d'euros)
  • Durée du tournage : 6 mois (2 équipes) début du tournage en février 1988
  • Nombre de techniciens : 380
  • Nombre de comédiens : 200
  • Nombre de figurants : 36 000
  • Nombre de costumes : 15 000 et 3000 perruques
  • Durée : 360 minutes
  • Pays : Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie, Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau du Canada Canada, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
  • Langue : Français. Anglais
  • Format : Couleur
  • Lieu de tournage : Studios de Joinville, Tarascon (prise de la Bastille), Bordeaux (quartier des cordeliers à Paris), Environs de Nevers (Bataille de Valmy), Hôtel de la Marine (Les tuileries), Château de Vaux-le-Vicomte (Versailles), Château de Versailles.

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les scènes reconstituant la prise de la Bastille ont été tournées devant le château du roi René à Tarascon.
  • La bataille de Valmy a été tournée à Huez, près de Bona dans la Nièvre, sur les 20 ha, environ, du terrain de Pierre Laporte, pendant une semaine avec 400 soldats volontaires appelés du contingent venus du 7e régiment d'artillerie de Nevers, du 602e régiment de circulation routière de Dijon, du 511 régiment du train d'Auxonne, 30 civils, une quinzaine de chevaux avec autant de cavaliers et l'équipe technique de près de 200 personnes. Le moulin a été reconstitué sur la colline.
  • Les soldats volontaires, pour figurer dans le film, ont dû se laisser pousser les cheveux et la barbe pour approcher de la réalité historique.
  • Les scènes se déroulant à la prison du Temple ont été tournées au château de Vincennes et les États généraux à Bordeaux.
  • Ce sont les propres enfants de Jane Seymour qui interprètent les enfants de la reine Marie-Antoinette
  • Le film est sorti en DVD le 11 juin 2009. Une réédition a été faite en fin 2010,les films sont séparés dans deux boitiers différents, consacrés à leurs titres ou bien un tout nouveau coffret intégral.
  • La séquence consacrée au 9 thermidor présente une version déformée des événements : dans le film, les députés robespierristes ne sont pas arrêtés mais s'enfuient à l'hôtel de ville de Paris. Dans les faits, Robespierre et consort sont arrêtés mais relâchés dans un second temps puisqu'aucune prison parisienne ne voulait prendre la responsabilité de les retenir.
  • La scène se déroulant à Nancy a été tournée dans l'enceinte du château de Fontainebleau en novembre 1988 avec des appelés du contingent Elèves Officiers de Réserve de la base aérienne de Villacoublay et des musiciens de la Garde Républicaine. Les costumes ont été fait sur mesure avec essayage dans les anciens studios de "l'ile aux enfants" à Joinville le Pont.
  • Il y a un peu plus de 2 minutes à l'écran pour 18 heures de tournage, notamment à cause d'une météo capricieuse, caractérisée par des éclaircies et des périodes humides. Mario Luracchi était présent sur les lieux pour gérer ses chevaux qui devaient rester immobiles. Des périodes de "dégourdissement" étaient nécessaires.
  • Le film se termine sur une citation anhistorique de Danton[4] :

« Nous avons brisé la tyrannie des privilèges en abolissant ces pouvoirs auxquels n'avait droit aucun homme. Nous avons mis fin au monopole de la naissance et de la fortune dans tous ces grands offices de l'état, dans nos églises, dans nos armées, dans toutes les parties de ce grand corps magnifique de la France.
Nous avons déclaré que l'homme le plus humble de ce pays est l'égal des plus grands. Cette liberté que nous avons acquise pour nous-mêmes nous l'avons affectée aux esclaves et nous confions au monde la mission de bâtir l'avenir sur l'espoir que nous avons fait naître.
C'est plus qu'une victoire dans une bataille, plus que les épées et les canons et toutes les cavaleries de l'Europe et cette inspiration, ce souffle pour tous les hommes, partout en tout lieu, cet appétit, cette soif de liberté jamais personne ne pourra l'étouffer. »

Discographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Révolution française Années Lumières, Années Terribles, herodote.net
  2. « Journal de l'année Édition 1990 », Larousse (consulté le 11 juillet 2013)
  3. (fr) RSdoublage.com (onglet doublage)
  4. Ce beau texte n'a jamais été écrit ou prononcé par Danton. Il n'apparaît nulle part, même partiellement, ni dans ses discours ou écrits recensés et publiés, ni dans les compte-rendus parcellaires et très limités de son procès. Il est donc sans doute l’œuvre des scénaristes du film.