Cent mille dollars au soleil

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Cent mille dollars au soleil

Description de cette image, également commentée ci-après

Grande cour du palais de la Bahia à Marrakech où a été tourné la scène finale du film

Réalisation Henri Verneuil
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Trianon Films
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
Genre aventure
Sortie 1964
Durée 130 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cent mille dollars au soleil est un film franco-italien réalisé par Henri Verneuil, sorti sur les écrans en 1964. Ce film est l'adaptation au cinéma du roman de Claude Veillot Nous n'irons pas en Nigeria.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un endroit du sud marocain et du Sahara espagnol[1] à l'approche des années 1960, Castagliano, patron aux méthodes douteuses et surnommé « la Betterave » à cause de son diabète, dirige d'une main de fer une entreprise de transport routier dont les employés sont exploités. Il engage John Steiner, un routier « mexicain », soi-disant né à Saltillo, pour conduire sur 2 000 km vers le sud un véhicule articulé Berliet rouge flambant neuf, affrété d'un mystérieux chargement d'une valeur déclarée de 100 000 dollars, direction Moussorah. Pendant une conversation téléphonique entre Castagliano et son client, on apprend qu'il a engagé Steiner la veille pour qu'il en sache le moins possible sur ce camion.

Le camion suscite la jalousie de tous les chauffeurs expérimentés, mais le chargement lui attire en revanche la convoitise de Rocco, excellent camionneur. Lors d'une soirée arrosée entre chauffeurs, ce dernier réussit à duper Steiner et à partir à sa place à l'aube au volant du Berliet ; il récupère en sortant de la ville une jeune femme, Pepa. Sorti de ses gonds, Castagliano renvoie violemment Steiner et Ali, le mécanicien complice de la duperie, puis lance Hervé Marec, dit « Le plouc », à la poursuite de Rocco, en échange d'une prime substantielle. Il refuse d'appeler la police pour cette affaire par principe ; Marec quant à lui comprend qu'il s'agit plutôt du contenu du camion et non des « principes » de Castagliano.

Peu après avoir quitté l'entreprise de transport, Steiner parvient à se faire prendre à bord par Marec, en lui proposant de se relayer mutuellement pour la conduite de « son » camion. Marec accepte et renvoie Ali qui l'accompagnait. Même si Rocco essaie de les retarder en montant contre eux les habitués du relais routier tenu par un certain Halibi, le camion de Marec est moins chargé que le sien, et se rapproche petit à petit de sa cible. Pourtant, divers aléas de la route les retardent et envoient régulièrement le camion de Marec dans le décor : les mauvais coups de Rocco, le fech-fech… Mitch-Mitch, un autre camionneur, toujours plus goguenard, croise à chaque fois opportunément leur chemin au volant de son camion et les tire d'affaire.

Au cours de la poursuite, on découvre que c'est Pepa qui a donné l'idée à Rocco de détourner le chargement. Après le franchissement de la frontière de la république du Hijjar, à Cherfa, pour gagner une centaine de kilomètres, une patrouille de police vient contrôler l'identité des chauffeurs. Marec reste intrigué par l'hésitation du policier lorsqu'il a affaire à Steiner, et par le fait qu'ils cherchent un certain Peter Frocht, qui s'occupait du maintien de l'ordre dans l'ancien gouvernement. À partir de là, Marec comprend que Steiner, en plus d'être un chauffeur débutant et peu fiable, est aussi un mercenaire, ancien haut responsable de la dictature récemment renversée, et qui lui a enlevé tout ce qu'il avait alors.

Steiner quant à lui comprend que Marec, s'il met la main sur le chargement de Rocco, n'a absolument pas l'intention de retourner chez Castigliano, et compte bien reprendre à son compte l'idée de Rocco.

À proximité du but, le camion de Rocco, endommagé par les accidents de terrain et de poursuite, finit par tomber en panne. Il détourne alors le camion de Marec, et blesse Steiner qui voulait s'y opposer. Marec propose à Rocco de faire la part à deux en souvenir du bon vieux temps, mais ce dernier refuse, arguant que personne ne partage le pognon. Puis, Rocco et Pepa repartent. Marec et Steiner regagnent la ville d'arrivée à pied, Marec ayant exprimé à la fois son mépris pour la conduite de Steiner et son doute quant à son avenir en tant que mercenaire.

Steiner, désormais seul et entendant dans un bar que des mouvements révolutionnaires reprennent dans le sud, tente de trouver un moyen de s'y rendre afin de reprendre son travail exclusif de mercenaire. Marec, quant à lui, tombe par hasard sur Rocco, qui fait le joli cœur dans une maison close. Après un échange assez vif de coups entre eux, Rocco éclate de rire, et propose la part à deux précédemment refusée : sous les yeux de Marec, il déchire la carte grise du Berliet en deux, en déclarant que Pepa s'est envolée avec le camion et la cargaison. Rocco et Marec finissent par se réconcilier et fêtent ça entre les bras des dames de l'endroit.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le lieu est à 180 km de Tagmout (province de Tata), 360 de Salem et 1275 de Elzouar.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]