Gravity (film)

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Gravity

Titre québécois Gravité
Réalisation Alfonso Cuarón
Scénario Alfonso Cuarón
Jonás Cuarón
Rodrigo García
Acteurs principaux
Sociétés de production Esperanto filmoj
Reality Media
Warner Bros.
Heyday Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre aventure
science-fiction
Sortie 2013
Durée 91 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Gravity est un film d'aventure spatial américano-britannique écrit, produit, réalisé et monté par Alfonso Cuarón, sorti en 2013.

Le commandant de la navette spatiale américaine Explorer, Matt Kowalski (George Clooney), et l'astronaute scientifique Ryan Stone (Sandra Bullock), seuls survivants d'une mission spatiale destinée à réparer le télescope Hubble, tentent de retourner sur Terre en regagnant d'abord la station spatiale internationale.

En 2014, le film remporte 7 Oscars dont celui du meilleur réalisateur pour Alfonso Cuarón.

Résumé[modifier | modifier le code]

La navette spatiale Explorer effectue une mission de maintenance sur le télescope spatial Hubble (mission STS-157). Trois astronautes sont dans l'espace en train d'effectuer des travaux sur le télescope amarré dans la soute de la navette lorsque le centre spatial de Houston informe l'équipage qu'un satellite russe a été détruit par un missile, engendrant un nuage de débris spatiaux. De prime abord sans danger, les débris se multiplient par réaction en chaîne (syndrome de Kessler) et certains d'entre eux se dirigent droit vers les astronautes. Ceux-ci se préparent à réintégrer la navette spatiale. Mais il est trop tard, les débris sont sur eux. L'astronaute Ryan Stone qui était amarrée au bras télécommandé de la navette se trouve propulsée dans l’espace et dans la panique perd de vue la navette et ses collègues. Le commandant de la navette, Matt Kowalski, qui a également survécu et qui dispose, contrairement à sa collègue, d'un MMU (ou d'un engin très ressemblant) lui permettant de se déplacer, parvient à la rejoindre. Il l’arrime à lui à l’aide d’un câble et, grâce à la propulsion de son MMU, l’emmène à sa suite jusqu'à la navette spatiale. Hélas à bord il n’y a pas d’autres survivants et les destructions l'ont rendue inutilisable.

Le seul espoir semble être la Station spatiale internationale à 100 kilomètres de là. Matt espère regagner la Terre à bord d'un vaisseau Soyouz amarré à la station spatiale. Le parcours dans l’obscurité sidérale est l’occasion d’un échange entre les deux rescapés et Ryan confie à Matt comment elle a perdu sa fille au cours d’un banal accident. Depuis, elle est hantée par ce destin tragique. Presque à cours d’oxygène, ils arrivent à la station spatiale qui a également été ravagée par les débris spatiaux et que ses occupants ont déjà évacuée à l'aide d'un premier Soyouz . Ils constatent qu'il ne reste donc plus qu'un vaisseau Soyouz amarré, dont le parachute s'est déployé sans doute à la suite de l'impact des débris, ce qui le rend inutilisable pour un retour sur Terre. Ayant épuisé tout le carburant du MMU, les astronautes ne peuvent pas réduire leur vitesse trop importante par rapport à leur cible. Ils doivent donc tenter de se freiner en s'agrippant au passage aux divers composants de la station. Ryan réussit in extremis à se prendre les jambes dans les courroies du parachute. Matt, qui n'a pas eu cette chance, est seulement retenu par le câble qui le relie à Ryan. Il comprend que s'il reste accroché à l’aide du câble, son inertie va les entraîner tous les deux dans le vide spatial. Aussi, en dépit des protestations de la jeune femme, préfère-t-il se détacher de sa collègue. Celle-ci libérée se retrouve attirée par la station. À la limite de l'asphyxie, car ayant épuisé sa réserve d'oxygène, elle parvient à pénétrer dans la station par un sas d'un des modules russes tandis que Matt par radio lui communique ses ultimes recommandations avant de disparaître dans l’espace.

Après avoir remis en pression le sas, s'être débarrassé de sa combinaison spatiale et avoir ouvert l'écoutille qui communique avec le reste de la station, elle se dirige vers le poste de télécommunications pour lancer des appels radios à son compagnon qui restent sans réponse. Elle comprend qu’il doit être mort, et se résigne à appeler le centre spatial de Houston mais ne parvient pas à le joindre. Par contre, un violent incendie se déclare à bord. Il lui faut s’enfuir dans le Soyouz de secours. Les flammes se propagent dans la structure, mais l’héroïne parvient à leur échapper. Une fois dans la capsule, elle se concentre sur le tableau de bord que surmonte une petite icône représentant saint Christophe, patron des voyageurs. Elle tâtonne, mais parvient à déclencher la manœuvre de séparation. Malheureusement, les câbles du parachute retiennent le vaisseau à la station. Chaque nouvelle impulsion de ses moteurs l’expose même au risque d’une collision. Ryan est obligée de sortir pour le détacher à la main. Mais bientôt survient à nouveau la vague de débris qui vient d'effectuer un tour complet de la planète. En quelques instants toute la station spatiale est réduite en morceaux et vole en éclats dans une scène apocalyptique. Ryan, plaquée sur le Soyouz qui subit des dommages, parvient miraculeusement à en réchapper.

Il ne lui reste plus qu’à reprendre place dans le poste de pilotage, mais l'engin ne peut pas assurer son retour sur Terre, puisqu'il a perdu son parachute. La seule solution est donc de tenter de rejoindre la station chinoise Tiangong. Heureusement, Ryan a été formée au pilotage du Soyouz. Mais elle découvre que le Soyouz a épuisé son carburant, sans doute dans les manœuvres effectuées pour échapper à la collision avec la station et qu'elle est condamnée à mort. Elle appelle encore Houston à l’aide, mais elle ne parvient qu'à capter les émissions d'une radio-amateur. Elle comprend qu'elle est en contact avec un Inuit du nom d’Aninquaaq. Ryan entend les chiens et les babillements d'un bébé qui, dans sa situation désespérée, lui font regretter les joies simples des Terriens ordinaires. Se sachant condamnée, elle décide de se suicider en vidant l’habitacle de son oxygène.

Mais l’on entend un choc. C’est Matt qui frappe au hublot. Il actionne la poignée et pénètre dans le poste de pilotage, referme la porte et pressurise la cabine. Un dialogue s’engage. Matt suggère à Ryan d’utiliser les rétrofusées de freinage mises en œuvre immédiatement avant l'atterrissage pour remplacer les propulseurs inutilisables sans carburant. Ryan se retourne. Matt a disparu et elle réalise qu’il ne s’agissait que d’une hallucination. Elle reprend ses esprits et rouvre les vannes de l’oxygène. Elle actionne les commandes de séparation des deux éléments du vaisseau Soyouz liés au module de descente dans lequel elle se trouve, afin de permettre l’allumage des rétrofusées. Quelques minutes suffisent à l’astronaute pour rejoindre la station orbitale chinoise. Elle revêt son scaphandre et s'éjecte dans l’espace, alors que le vaisseau s'approche de la station Tiangong. Se servant d’un extincteur pour se propulser, elle se dirige vers la station spatiale chinoise, et parvient à s’y accrocher. Elle gagne le sas d’entrée. Cependant, la station chinoise, qui a été également touchée par le nuages de débris, a perdu beaucoup d'altitude et commence à pénétrer dans les couches denses de l'atmosphère. Elle entame une rentrée atmosphérique qui réchauffe les sections avant et imprime des secousses de plus en plus violentes à sa structure.

Aussitôt à bord, Ryan se dirige donc vers le vaisseau Shenzhou qui est amarré à la station. Alors que la station est en train de se désintégrer, elle s’installe, se concentre sur les écrans mais toutes les légendes sur les boutons et les écrans sont en chinois. Heureusement le vaisseau est d'une conception très proche du Soyouz et elle arrive donc à l'activer, puis c’est la rentrée atmosphérique. Ryan parvient à déclencher la séparation du vaisseau avec la station alors que celle-ci se désintègre. Alors que la capsule pénètre dans l'atmosphère, elle échappe de peu aux débris enflammés. Le parachute se déploie, les rétrofusées entrent en action. Enfin la capsule se pose dans un lac. Les liaisons radio avec Houston sont rétablies. Ryan, saine et sauve, n’est pas au bout de ses peines, car un feu électrique se déclare à bord. Il lui faut ouvrir l'écoutille mais aussitôt l’eau s’engouffre dans l’habitacle. La capsule coule et se pose au fond du lac, heureusement peu profond. Ryan parvient in extremis à s’en extirper. Encore lui faut-il se libérer de son lourd scaphandre. Elle rejoint alors la surface et de là regagne la rive à la nage.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source : Version québécoise (V. Q.) sur Doublage.qc.ca[2]

Production[modifier | modifier le code]

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

En février 2010, il est révélé qu'Angelina Jolie est en lice pour incarner l'unique survivante d'un film réalisé par Alfonso Cuarón[3]. En mars 2010, il est annoncé que c'est finalement Robert Downey Jr. qui tiendra le rôle principal[4]. En juillet 2010, Scarlett Johansson donne un accord verbal pour participer au film et donner la réplique à Robert Downey Jr.[5]. Cependant, un mois plus tard, il est révélé que Blake Lively est également envisagée pour le rôle[6]. Finalement, en septembre 2010, le rôle est proposé à Natalie Portman[7]. Après plusieurs mois d'incertitude, c'est finalement Sandra Bullock et George Clooney qui sont confirmés dans les rôles principaux en décembre 2010[8]. Au Comic-Con 2013, quelques mois avant la sortie du film, le réalisateur revient sur le remplacement de Robert Downey Jr. par George Clooney : « il était clair que la technologie utilisée pour tourner Gravity n'était pas la plus compatible avec le jeu de Robert. Il s’accapare la scène et improvise quasiment celle-ci. Vu la technologie que nous utilisons, ça le limitait. Il fallait qu’on « préprogramme » le film avant de tourner »[9].

Tournage[modifier | modifier le code]

Durant le tournage, Sandra Bullock confie au quotidien américain USA Today que « Alfonso Cuarón, prenant une brillante décision, a dit : “pas de maquillage”. […] Nos vaniteuses petites têtes vont donner sur l'écran d'immenses images de plus de cinq mètres. Vous verrez les détails, parce que c'est filmé avec cette image numérique qui montre tout. C'est si effrayant. Il y a des scènes où vous vous dites, “là il faut lâcher prise, et laisser faire Dieu”. Et, Dieu merci, il n'y a pas de scènes de nu »[10].

Trucages[modifier | modifier le code]

Le choix du directeur de la photographie et du responsable des effets spéciaux a été d'opter pour un film entièrement en images de synthèse, avec incrustation des images des visages des acteurs. Seuls deux plans ont été filmés devant un écran vert[11].

Court métrage[modifier | modifier le code]

Un court-métrage appelé Aningaaq offre un point de vue terrestre de la scène où l'astronaute en perdition est en contact radio avec la terre. Ce court-métrage, destiné à l'origine à figurer dans les bonus du DVD, a été présenté au festival de Venise[12]. Il a été réalisé par Jonás Cuarón, co-scénariste de Gravity et fils de Alfonso Cuarón[13].

Analyse[modifier | modifier le code]

Réalisme du film[modifier | modifier le code]

Les professionnels du monde spatial ont généralement loué le caractère réaliste des scènes du film et la représentation d'une grande fidélité des différents engins spatiaux. Néanmoins plusieurs écarts par rapport à la réalité, que le metteur en scène assume, émaillent le film :

  • Le docteur Ryan est un spécialiste de charge utile qui n'a suivi qu'un entraînement de 6 mois. Les astronautes de cette catégorie n'effectuent pas de sorties extravéhiculaires car la pratique de celle-ci nécessite un entraînement de plusieurs années. A fortiori un spécialiste de charge utile n'est pas entraîné à piloter un vaisseau spatial[14].
  • De manière réaliste, il faudrait plusieurs semaines voire des mois avant que des débris spatiaux même générés en masse viennent frapper précisément là où se trouve la navette spatiale[15].
  • Les débris spatiaux circulent à une vitesse de plusieurs km/s, c'est-à-dire plus vite qu'une balle de fusil. Les astronautes ne pourraient pas les voir approcher[14].
  • Le MMU dispose d'une faible quantité d'ergols (en fait de l'azote compressé qui est expulsé et qui par action et réaction permet à l'astronaute de se déplacer) ne lui permettant qu'un faible changement de vitesse (24 m/s). Sa capacité ne lui aurait pas permis d'amener les deux astronautes à la station spatiale circulant sur un plan orbital différent (inclinaison) et à une altitude différente[14],[16]. Même la navette spatiale américaine est incapable d'une telle manœuvre lorsqu'elle effectue une mission d'entretien du télescope spatial, faute de disposer de suffisamment d'ergols. Une manœuvre de ce type nécessite par ailleurs de disposer d'un ordinateur pour calculer les manœuvres à effectuer, car contrairement à ce que montre le film, une approche directe ne fonctionne pas, comme l'ont constaté les pionniers de l'espace lors des premières missions avec rendez-vous. Le principe de la méthode pour rejoindre l'autre station consiste à rechercher la trajectoire optimale, donner une impulsion dans la direction appropriée, et à l'arrivée donner une impulsion de sens contraire, la trajectoire étant elliptique.
  • Les chocs violents subis à plusieurs reprises par les combinaisons spatiales des astronautes devraient entraîner une dépressurisation et la mort des astronautes[17]
  • Lorsque Kowalski est retenu in extremis par le câble qui le relie à Ryan, elle-même est retenue par le câble du parachute à la station spatiale internationale, l'astronaute ne se déplace plus par rapport à sa collègue et celle-ci ne se déplace plus par rapport à la station spatiale. Dans ces conditions juste une petite force s'exerce sur Kowalski, due à la force de marée. Une fois largué il devrait rester sur place et il devrait pouvoir se déhaler doucement à l'aide du câble jusqu'à Ryan[14]. Pour quelqu'un qui a de simples notions de bases de physique, cette scène est invraisemblable, des solutions vraisemblables existaient, comme par exemple la rotation rapide de la station sur elle-même, alors qu'elle est représentée fixe par rapport à la terre dans la phase d'approche. Cependant, si on considère que Ryan et Kowalski sont encore en train de s'éloigner de la station mais freinés par la corde, alors effectivement, une fois Kowalski lâché, la corde devrait continuer à freiner Ryan mais plus Kowalski qui garderait donc sa vitesse et s'éloignerait de Ryan.
  • Sous sa combinaison spatiale Ryan porte des sous-vêtements ordinaires. Les astronautes portent un sous-vêtement spécifique incorporant un réseau de tuyaux dans lequel circule de l'eau maintenue à température constante pour faire face aux violents contrastes de température (plusieurs centaines de degrés) qu'ils subissent dans l'espace et évacuer leur chaleur corporelle. Ryan devrait normalement avoir une couche-culotte imposée par la longueur des sorties extravéhiculaires[14].
  • La station spatiale chinoise entame une rentrée atmosphérique parce qu'elle a été touchée par les débris spatiaux qui ont abaissé son altitude. En réalité, il faudrait plusieurs mois pour que des impacts massifs puissent produire ce résultat[14].
  • Les vaisseaux de type Soyouz et Shenzou qui sont conçus pour se poser sur la Terre ferme disposent de capacité de flottaison pour le cas où ils se poseraient dans un lac ou un cours d'eau[14].
  • Les sorties extravéhiculaires se déroulent à un rythme intensif. Il n'est pas question, comme dans le film, que deux des trois astronautes de la sortie disposent du moindre temps libre pour se livrer à des acrobaties dans l'espace.
  • Kowalski circule à grande vitesse près du télescope spatial. Cette manœuvre susceptible d'abîmer les panneaux solaires n'aurait pas été autorisée dans la réalité.
  • Le déplacement dans l'espace avec le MMU n'est pas intuitif et il est difficile de se déplacer à la vitesse à laquelle circule Kowalski autour du télescope spatial.
  • Alors que Ryan entame à bord du vaisseau chinois Shenzou la rentrée atmosphérique dans des conditions catastrophiques, son casque flotte en apesanteur dans la cabine. Durant cette phase du vol, la capsule subit une forte décélération (le démantèlement progressif de la station chinoise et la température extérieure élevée en sont d'autres indices) et Ryan comme son casque devraient être plaqués contre la paroi du vaisseau.
  • Le télescope spatial Hubble et la Station spatiale internationale ne se trouvent pas sur le même plan orbital : l'inclinaison des deux plans est respectivement de 28°5 et 51,63°. Les orbites décrites se croisent rarement (et dans ce cas avec un écart d'altitude d'environ 200 km) mais surtout l'angle que font les vecteurs vitesse des engins est d'environ 23°. Les deux engins spatiaux après s'être croisés s'éloignent l'un de l'autre à environ 28000 km/h x sinus (23°) soit très approximativement à une vitesse 12 000 km/h. C'est le différentiel de vitesse qu'auraient dû combler les deux héros du film pour atteindre la station spatiale durant l'instant très fugace où celle-ci aurait été à leur portée.

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Notation des critiques

Score cumulé
Site Note
Metacritic 96/100[18]
Rotten Tomatoes 97/100[20]
Allociné 4.6 étoiles sur 5[19]
Compilation des critiques
Périodique Note

Le film est très bien accueilli par le public puisque sa note moyenne sur Internet Movie Database est de 8,1/10 pour un peu plus de 361 000 votants (arrêté au 21 avril 2014)[21]. Sa note presse en Amérique du Nord atteint une moyenne de 9,6/10 pour 49 critiques cinématographiques[22].

Critiques positives[modifier | modifier le code]

  • Cahiers du cinéma par Mathieu Macheret : « le grand spectacle renoue ici avec des notions primitives de distance et de proximité, de coupe impossible et de plénitude du temps, qui ont toujours constitué le substrat du « réalisme » de l’expression cinématographique ».
  • Première par Gérard Delorme : « la 3D a rarement été aussi justifiée et Cuarón en repousse les limites avec une virtuosité technique d'autant plus efficace qu'elle se fait totalement oublier ».
  • Elle par Françoise Delbecq : « Gravity est un grand film, sa magie repose en grande partie sur l'utilisation de la 3D qui trouve enfin sa justification au cinéma et sur les grandes plages de silence qui rendent la solitude oppressante ».
  • Libération par Didier Péron : « blockbuster minimaliste signé du mexicain Cuarón, nouveau héros d’Hollywood. Le film dessine, à la manière d’un prototype rutilant, une perspective de cinéma immersif, à la 3D élégante et à la bande-son amniotique ».
  • Rue89 par Eddy Chevalier : « on sait que Cuarón s’est battu pour imposer une femme à l’affiche de son film si viscéral. Car Hollywood n’en voulait pas. Au-delà des images sublimes d’un autre monde, de sa maestria technique et de son génie visuel, il réussit à faire du spectateur une femme – impossible, en effet, de ne pas s’identifier à Ryan, de ne pas se cramponner à son siège lorsqu’elle ne réussit pas à s’agripper ou d’avoir le souffle coupé lorsqu’elle suffoque ».
  • Slate par Jean-Marie Pottier : « le nom de l'astronaute charmeur et courageux interprété par George Clooney vous a peut-être tinté à l'oreille : Matt Kowalski. Kowalski (Stanley), c'est en effet aussi le nom du personnage interprété par Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir, pièce écrite en 1947 par Tennessee Williams, montée au théâtre puis adaptée à l'écran quatre ans plus tard par Elia Kazan ».

Critiques négatives[modifier | modifier le code]

  • L'Express par Éric Libiot note le film « moyen » avec deux étoiles sur trois : « Une première heure magistrale, véritablement excitante et angoissante […] le dernière partie, sorte de conclusion facile en forme de scénario de série B qui fait retomber le soufflé. Ce côté vite conclu […] »[23].
  • Télérama par Louis Guichard : « Alfonso Cuarón […] n'atteint ni la perfection géométrique, l'hermétisme sublime de 2001 : l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, ni le spiritualisme, la lancinante métaphysique de Solaris, d'Andrei Tarkovski. Rapporté à ces deux références, le scénario de Gravity est minuscule ».
  • Les Inrockuptibles par Jacky Goldberg : « précédé d’une rumeur dithyrambique, auréolé de son triomphe au box-office, ce survival en apesanteur déçoit »[24].
  • Le Huffington Post par Lauren Provost : « Le film Gravity devrait être rebaptisé Angular Momentum, explique Neil deGrasse Tyson faisant référence au « moment cinétique » (la tendance d'un objet en rotation à continuer sa rotation à moins qu'une force intervienne pour le ralentir ou le stopper). Pourquoi les cheveux de Bullock ne flottent pas librement sur sa tête ? L'astronaute Clooney informe le docteur Bullock de ce qu'il se passe médicalement en cas de privation d'oxygène. »

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 274 092 705 $[1],[25] 8 mai 2014 31
Drapeau de la France France 4 094 466 entrées[25] 1er avril 2014 23
Monde Monde 716 392 705 $[1] 8 mai 2014 -

Le film a eu un large succès au box-office, se plaçant à la première place lors de sa sortie, devançant Tempête de boulettes géantes 2 et Players et récoltant plus de 55 000 000 de dollars pour son week-end d'ouverture aux États-Unis et au Canada réunis[1].

C'est le quatrième meilleur départ de tous les temps, pour un film sorti au mois d'octobre en Amérique du Nord, à la date du 4 octobre 2013[26].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Gravity », sur Box Office Mojo (consulté le 4 juillet 2014)
  2. « Fiche du doublage québécoise du film » sur Doublage.qc.ca, consultée le 26 janvier 2014
  3. Laëtitia Forhan, Vulture, « Angelina Jolie dans Gravity d’Alfonso Cuarón », sur AlloCiné,‎ 26 février 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  4. Maximilien Pierrette, Deadline New York, « Robert Downey Jr. en 3D chez Alfonso Cuarón ? », sur AlloCiné,‎ 15 mars 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  5. Laëtitia Forhan, Deadline New York, « Scarlett Johansson dans Gravity », sur AlloCiné,‎ 26 juillet 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  6. Maximilien Pierrette, « Scarlett Johansson ou Blake Lively pour Gravity ? », sur AlloCiné,‎ 12 août 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  7. Maximilien Pierrette, « Gravity : Natalie Portman perdue dans l'espace ? », sur AlloCiné,‎ 7 septembre 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  8. Maximilien Pierrette, « Gravity : Clooney monte dans la navette ! », sur AlloCiné,‎ 17 décembre 2010 (consulté le 22 juillet 2013)
  9. Laëtitia Forhan, « Robert Downey Jr. évincé de Gravity à cause de la technologie », sur AlloCiné,‎ 22 juillet 2013 (consulté le 22 juillet 2013)
  10. A.G., « Sandra Bullock sans fard pour Alfonso Cuarón », sur AlloCiné,‎ 4 janvier 2012 (consulté le 22 juillet 2013)
  11. « Quand vous faites quelque chose qui tient du jamais vu, vous n’avez aucun moyen de savoir si c’est faisable », sur Première.fr (consulté le 11 novembre 2013)
  12. http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/21/gravity-court-metrage-aningaaq_n_4311012.html
  13. http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/gravity/20131121.OBS6518/video-qui-est-aningaaq.html
  14. a, b, c, d, e, f et g (en) Gwynne Watkins, « An Astronaut Fact-checks Gravity », sur Vulture.com,‎ 10 juillet 2013
  15. (en) Jean-Luc Margot, « How realistic is Gravity? », sur ucla.edu,‎ 28 septembre 2013
  16. (en) Lee Hutchinson, « Poking holes in the Gravity trailer with NASA’s help », sur Ars technica,‎ 3 octobre 2013
  17. (en) Lee Hutchinson, « Poking holes in the Gravity trailer with NASA’s help », sur Ars technica,‎ 3 octobre 2013
  18. (en) « Gravity », sur Metacritic,‎ 2013 (consulté le 7 novembre 2013)
  19. « Gravity », sur Allociné,‎ 2013 (consulté le 7 novembre 2013)
  20. (en) « Gravity », sur Rotten Tomatoes,‎ 2013 (consulté le 7 novembre 2013)
  21. Imdb.com ; page du film "Gravity" Consulté le 21 avril 2014.
  22. Metacritic.com ; page du film "Gravity" Consulté le 05 novembre 2013.
  23. Éric Libiot, « Cinéma : Gravity », L'Express Styles, vol. supplément à L'Express,‎ 23 octobre 2013, p. 38
  24. Critiques Presse pour le film Gravity - AlloCiné
  25. a et b « Gravity », sur JP's Box Office (consulté le 4 juillet 2014)
  26. (en)Boxofficemojo.com ; "alltime weekends month october" Page consultée le 06 octobre 2013.
  27. (en) « 2013 Nebula Awards Winners », sur Locus (consulté le 18 mai 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]