My Fair Lady (film)

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My Fair Lady

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Audrey Hepburn et le directeur de la photo
Harry Stradling Sr. sur le tournage du film

Réalisation George Cukor
Scénario Alan Jay Lerner
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie musicale
Sortie 1964
Durée 166 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un des costumes créés par Cecil Beaton et portés par Audrey Hepburn dans le film.

My Fair Lady[1] est un film musical américain de George Cukor sorti en 1964, adapté de la comédie musicale-homonyme, elle-même inspirée de la pièce de George Bernard Shaw, Pygmalion (1914).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Londres, au début du XXe siècle. Eliza Doolittle, une pauvre fleuriste cockney, demande au prétentieux professeur Higgins, qui se moque de son langage « primaire », des leçons de phonétique afin de parler comme une « lady dans une boutique de fleurs ». Le colonel Pickering, ami et collègue du professeur, propose un pari à ce dernier : transformer suffisamment Eliza pour la faire passer pour une grande dame raffinée lors d'une réception à l'ambassade de Transylvanie, quelques mois plus tard. Higgins relève le défi et installe la jeune fille chez lui au terme d'un contrat verbal dont la durée est fixée à 6 mois: Eliza ne payera pas ses leçons de phonétique mais elle sera le « cobaye » de Higgins qui s'engage à mettre toute sa science au service d'un projet, celui de la faire parler comme une duchesse, dont le test final sera l'apparition d'Eliza à un bal de la cour. Le père d'Eliza, un éboueur quelque peu anarchiste, plein de vitalité et animé d'une joyeuse verve populaire, vient s'enquérir des intentions du professeur et repart avec l'argent qu'il lui a demandé en compensation de la "perte" de sa fille.

Les leçons commencent, sans autre résultat dans un premier temps que celui d'exaspérer l'élève jusqu'à ce qu'une nuit, vers quatre heures du matin, le miracle se produise et qu'Eliza parvienne à prononcer correctement la phrase fatidique : « The rain in Spain stays mainly in the plain[2] ». Ce premier succès donne lieu à une danse triomphale au terme de laquelle Eliza, s'avouant qu'elle aurait pu « danser toute la nuit », prend conscience du fait qu'elle est amoureuse de son pygmalion.

Quelques leçons plus tard, Higgins et Pickering décident de montrer leur élève en public et la conduisent aux courses d'Ascot, dans la loge de la mère du professeur, une femme ouverte et intelligente qui fait partie de la gentry. Mais l'expérience tourne à la catastrophe lorsque Eliza laisse échapper dans un excès d'enthousiasme un retentissant « Allez Dover, bouge ton cul ! » (« C'mon Dover, move your bloomin ' arse ! ») à l'adresse du cheval sur lequel elle a misé. Les aristocrates présents sont profondément choqués à l'exception du jeune et naïf Freddy Eynsford-Hill, foudroyé par le charme de la jeune fille.

Eliza se rend compte de l'énormité de sa gaffe mais Higgins ne se laisse pas décourager et la petite troupe se rend finalement au bal de l'ambassade où Eliza impressione tout le monde par sa distinction et sa grâce, à commencer par un linguiste hongrois réputé qui la déclare hongroise et de sang royal, au grand amusement d'Higgins. De retour chez le professeur, lui et Pickering se congratulent mutuellement de la réussite du projet, avec force amabilités, en négligeant de féliciter sa principale actrice : Eliza. Profondément blessée, la jeune fille se réfugie chez Mme Higgins, après avoir appris que son père, qui s'est subitement enrichi grâce à un héritage inattendu (Higgins l'a recommandé comme brillant spécialiste de la moralité publique auprès d'un milliardaire américain qui lui a laissé une coquette somme d'argent en héritage), est contraint d'abandonner ses idées radicales pour celles de la classe moyenne conservatrice, et a décidé de se marier. L'expérience a bel et bien bouleversé leurs existences.

Le lendemain, Higgins tente de convaincre Eliza de revenir mais celle-ci, hésitante entre ses sentiments envers son Pygmalion et la perspective d'une possible indépendance, refuse comme elle a refusé auparavant sa main au pauvre Freddy. Le professeur se rend compte, alors qu'il rentre chez lui morne et solitaire, qu'il avait fini par « s'habituer » à elle. Alors qu'il réécoute un cylindre sur lequel il avait enregistré la voix de son élève, Eliza pénètre dans le bureau.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non crédités :

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Why Can't the English? - Rex Harrison, Marni Nixon et Wilfrid Hyde-White
  • Wouldn't It Be Loverly - Marni Nixon
  • I'm an Ordinary Man - Rex Harrison
  • With a Little Bit of Luck - Stanley Holloway
  • Just You Wait - Marni Nixon
  • Servants' Chorus - Chœur
  • The Rain in Spain - Marni Nixon, Rex Harrison et Wilfrid Hyde-White
  • I Could Have Danced All Night - Marni Nixon, Mona Washbourne et Domestiques
  • Ascot Gavotte - Chœur
  • On the Street Where You Live - Bill Shirley
  • You Did It - Rex Harrison, Wilfrid Hyde-White, Mona Washbourne et Domestiques
  • Show Me - Marni Nixon et Bill Shirley
  • Get Me to the Church on Time - Stanley Holloway et Chœur
  • A Hymn to Him - Rex Harrison
  • Without You - Marni Nixon et Rex Harrison
  • I've Grown Accustomed to Her Face - Rex Harrison

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Audrey Hepburn, bien que n'étant pas chanteuse, fut préférée à Julie Andrews, créatrice du rôle à Broadway mais dont la carrière cinématographique n'avait pas encore démarré. Cette dernière fut aussitôt engagée par les studios Disney et propulsée du jour au lendemain au rang de star grâce aux succès phénoménaux de Mary Poppins (1964) et de La Mélodie du bonheur[3] (1965).
  • Marni Nixon, qui double Audrey Hepburn pour les chansons du film, prêta également sa voix à Deborah Kerr dans Le Roi et moi et à Natalie Wood dans West Side Story. Audrey Hepburn enregistra toutefois plusieurs chansons que l'on peut entendre dans les bonus DVD du film, dont Wouldn't it Be loverly et Show Me qu'elle interprète de façon très convaincante[4].
  • L'édition DVD 2008 présente le film en version restauré avec notamment un remixage 5.1 de la version originale. La version française n'a en revanche pas été restaurée. Celle-ci a beaucoup été critiquée car souvent surjouée par rapport à la version originale[réf. nécessaire]. De plus, les travaux sur la phonétique et les différents jeux de mots ne sont pas bien retranscrits et multiplient les contresens. Enfin le choix de paroles en français pour les chansons confère parfois un côté ridicule : on peut notamment citer « Just you wait » qui devient en français « j'vais t'en faire voir »...

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Je pense que My Fair Lady est un film charmant… Audrey a joué ça avec beaucoup de brio. Elle travaille dur… Elle est extrêmement intelligente, inventive, modeste… et drôle. Quand vous travaillez avec elle vous ne sauriez croire qu’elle est une super star. Elle est pleine de tact, c’est la créature la plus charmante du monde. Rex Harrison est magnifique également, il a réalisé une grande performance comme il l’avait fait sur scène. » George Cukor[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Litt. « Ma belle dame »
  2. « La pluie en Espagne reste principalement dans la plaine », une sorte d'équivalent anglophone à « un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien », ce qu'on appelle un virelangue (« tongue twister » en anglais).
  3. Robert Wise, le réalisateur de La Mélodie du bonheur eut plus de flair que George Cukor puisqu'il engagea Julie Andrews après avoir vu seulement quelques rushes de Mary Poppins.
  4. Il en fut de même pour Ava Gardner dans Show Boat qui, bien que bonne chanteuse, fut doublée par une voix plus lyrique.
  5. Jean Domarchi, George Cukor, coll. « Cinéma d’aujourd’hui » , Seghers, 1965.

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Liens externes[modifier | modifier le code]