La Reine morte
|
|
Cet article est une ébauche concernant une pièce de théâtre.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
La Reine morte est une pièce de théâtre d'Henry de Montherlant écrite en 1942 et représentée pour la première fois le 8 décembre 1942 à la Comédie-Française dans une mise en scène de Pierre Dux avec Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud.
C'est une des pièces les plus connues de l'auteur, qui développe le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État.
Cette pièce est librement inspirée de l'histoire des rois de Portugal Alphonse IV et Pierre Ier et d'Inés de Castro, d'après le drame espagnol Reinar después de morir, Régner après sa mort, de Luis Velez de Guevara[1].
Sommaire |
Adaptations et Mises en scène [modifier]
Une adaptation télévisée réalisée par Pierre Boutron a été diffusée le 19 mai 2009 sur France 2. Les rôles principaux sont attribués à Michel Aumont (le roi Ferrante), Gaëlle Bona (Inès de Castro), Thomas Jouannet (Don Pedro) et Astrid Berges-Frisbey (l'infante de Navarre).
En 1971, la pièce est mise en scène par Jean Deschamps au Festival de Carcassonne et au Festival de Collioure. En 2008, la mise en scène de Jean-Laurent Cochet au Théâtre 14 Jean-Marie Serreau a su donner à cette pièce toute la noirceur et l'humour qu'un lecteur néophyte n'aurait pas pu déceler. Il donne aux personnages de Ferrante (interprété magistralement par Jean-Laurent Cochet) et de l'infante des rôles puissants tandis que les Roméo et Juliette passent pour de bien fades amants.
C'est la pièce que jouent les comédiens du Théâtre Montmartre au début du film de François Truffaut, Le Dernier Métro.
Argument [modifier]
Les principaux personnages en sont le roi Ferrante, son fils Pedro qu'il cherche à marier à l'infante de Navarre, et Inès de Castro, mariée en secret à Pedro, et attendant même un enfant de lui. C'est une pièce dans laquelle la prose est intimement liée à la poésie.
L'infante, blessée dans son orgueil par le prince Pedro, se prend d'affection pour la douce Inès, tandis que celle-ci ne vit que pour Pedro, et refuse d'être sauvée par l'infante en abandonnant le prince.
Rien ne laisse présager l'issue de la pièce.
Jugements [modifier]
- « Avoir écrit La Reine Morte suffit à justifier une vie », Maurice Maeterlinck[réf. incomplète]
Références [modifier]
- Jacques Robichez, Le Théâtre de Montherlant, SEDES, 1973, p. 63 à 66.