Hiroshima mon amour

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Hiroshima mon amour

Réalisation Alain Resnais
Scénario Marguerite Duras
Acteurs principaux Emmanuelle Riva
Eiji Okada
Pays d’origine France / Japon
Sortie 1959
Durée 90 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Hiroshima mon amour (Titre japonais : 二十四時間の情事, 24 jikan no jôji, soit : une liaison de 24 heures) est un film franco-japonais d'Alain Resnais sorti en 1959.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant, mais aussi son confident, à qui elle raconte ses souvenirs d'un amour impossible avec un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Distinctions

[modifier] Commentaires

À la fois poème d'amour et de mort, évocation de la première bombe atomique lancée sur la ville, et appel à la réconciliation entre les peuples.

Ce film, comme Nuit et brouillard, participe du devoir de mémoire et rappelle, même si cela peut paraître dérisoire par rapport aux souffrances des blessés d'Hiroshima, l'injustice qui a frappé, à la libération de Nevers, le soldat allemand, tué, et la Française, tondue, pour avoir été coupable d'amour.

Ce film, en plus d'être un travail sur la mémoire, rappelle l'impossibilité de parler d'Hiroshima en soulignant l'écart entre représentation et réalité non-totalisable. Ce film souligne également l'écart entre l'Histoire (la bombe atomique, l'Occupation et la Libération) et l'histoire (deux amants à Hiroshima, deux amants à Nevers).

Le film s'inscrit dans la réflexion obsessionnelle menée par l'auteur sur la mémoire, tant collective qu'individuelle, et sa forme cinématographique. Il l'avait entamée avant Hiroshima, notamment avec les deux documentaires Nuit et brouillard et Les Statues meurent aussi (co-réalisé avec Chris Marker), et il la poursuivra avec les deux prochains longs-métrages : L'année dernière à Marienbad, coécrit cette fois avec Alain Robbe-Grillet, et Muriel ou le temps d'un retour, mêlant aussi la géographie d'une ville au souvenir d'un grand traumatisme historique (la Guerre d'Algérie, tout juste achevée alors), coécrit avec Jean Cayrol.

Dans Table ronde sur Hiroshima, les critiques des Cahiers du Cinéma soulignent le fait que ce film n'a jamais eu aucun précédent dans l'histoire du cinéma et sa parenté avec la modernité dans d'autres arts (cubisme, Stravinski, nouveau roman).

Anecdote : Alain Resnais et Marguerite Duras n'étant pas d'accord sur la fin du film (à savoir si elle allait rester ou non à Hiroshima), ils ont décidé de la laisser ouverte.

[modifier] Autour du film

[modifier] Bibliographie

  • Le scénario du film, écrit par Marguerite Duras, est édité en 1960 chez Gallimard.
  • Christophe Carlier, Marguerite Duras, Alain Resnais : "Hiroshima mon amour", Presses Universitaires de France, 1er octobre 1994, 128 p. (ISBN 978-2130462651) 
  • Sylvette Baudrot, Chihiro Minato, Marie-Christine de Navacelle, Dominique Noguez, Alain Resnais : Tu n’as rien vu à Hiroshima, Paris : Éditions Gallimard, 2009 — 128 pages

[modifier] Liens externes

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