Eurocopter EC665 Tigre

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Tigre
Image illustrative de l'article Eurocopter EC665 Tigre
Eurocopter Tigre

Rôle Hélicoptère d'attaque
Constructeur Drapeau : Allemagne Drapeau : France Airbus Helicopters
Premier vol 27 avril 1991
Mise en service 2005
Date de retrait Toujours en service
Coût unitaire 73,7 millions d'€
Nombre construit 206 (fin 2007)
Versions UHT : version antichar avec viseur de mât et missiles air-sol.

HAP : version d'appui-protection sans capacité de tir de missiles antichars.
HAD : version appui-destruction équipée de l'armement du HAP et de missiles antichars
ARH : version reconnaissance développée pour l'Australie

Équipage
2 (pilote + chef de bord)
Motorisation
Moteur Rolls-Royce / Turboméca / MTU (MTU Aero Engines) MTR 3902C

HAD : MTR-390E

Nombre 2
Type Turbine
Puissance unitaire HAP :1 171 ch
HAD : 1 341 ch
Nombre de pales 4
Dimensions
Diamètre du rotor 13 m
Longueur 15,80 m (hors tout, rotors tournant) - fuselage : 14,08 m
Hauteur HAP/HAD : 3,83 m
UHT : 5,20 m
Masses
À vide 3 060 kg
Carburant 1 080 kg
Maximale HAP : 6 100 kg
UHT : 6 600 kg
Performances
Vitesse de croisière HAP : 280 km/h
UHT : 260 km/h
Vitesse maximale HAP : 315 km/h
UHT : 290 km/h
Plafond 4 000 m
Vitesse ascensionnelle 842 m/min
Distance franchissable 800 km
Distance de convoyage 1 300 km
Armement
Interne HAP/ARH/HAD : 1 canon de type chaingun GIAT Modèle 781 de 30 mm (450 obus)
UHT : mitrailleuse de 12,7 mm ou canons de 20 mm en nacelle
Externe HAP : 4 paniers de 12 roquettes de 68 mm, 4 missiles air-air Mistral

UHT : 8 missiles anti-char Trigat-LR ou HOT 3
ARH/HAD : 8 missile antichar AGM-114 Hellfire

Avionique
Système de visée OSIRIS (Sagem)
Système de visée STRIX (Sagem)

L'Eurocopter Tigre (ou EC665) est un hélicoptère d'attaque franco-allemand développé et construit par Eurocopter, devenu Airbus Helicopters.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prototype du Tigre HAC au salon du Bourget de 1991.

Les premières discussions franco-allemandes sur l’hélicoptère Tigre ont eu lieu en 1975. En 1984, les gouvernements allemand et français définirent leur demande pour un hélicoptère multi-rôles pour le champ de bataille. Les entreprises retenues furent l'Aérospatiale et MBB qui travaillèrent en coopération.

Ce fut le 2e hélicoptère spécifiquement conçu pour les théâtres de combat européens. En Italie, un hélicoptère du même type avait déjà fait un premier vol : l'Agusta A.129 Mangusta.

Après une longue période de gestation peu fructueuse et en raison de son coût élevé, le programme fut d'abord annulé en 1986 puis repris l'année suivante. En novembre 1989, la société Eurocopter reçut un contrat pour fabriquer cinq prototypes dont une version allemande anti-char et une version française d'escorte. Le premier prototype vola le 27 avril 1991. Lorsque les divisions Hélicoptères des sociétés Aérospatiale et MBB fusionnèrent en 1992 pour former le groupe Eurocopter, le programme Tigre y fut intégré.

Dès 2001, le programme Tigre a été placé sous la responsabilité de l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement européenne[1]. À la France et à l'Allemagne qui ont démarré le programme, s'est jointe l'Espagne en 2004 et la coopération avec l'Australie a été formalisée en 2009.

Développement[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un Tigre allemand.

En 2007, l'hélicoptère Tigre commence seulement son expérimentation opérationnelle dans l'aviation légère de l'armée de terre française. À ce titre, ses capacités sont alors moins connues du grand public que celles d'hélicoptères concurrents (AH-64 Apache, Mi-28…) mais l’hélicoptère franco-allemand Tigre est un engin aux performances proches : pesant 6 tonnes, équipé d'un rotor quadripale de 13 mètres de diamètre et motorisé par deux turbines MTR 390 de 1 285 ch de puissance chacune au décollage. Grâce à une cellule entièrement en matériaux composites, l'ensemble de la structure est allégé et s'en trouve plus maniable, avec une suppression des criques métalliques et un renforcement de la résistance en cas de crash au sol. Son fuselage est relativement étroit avec 1,1 m.

L'excellente manœuvrabilité (qui lui permet de faire un looping), conséquence de sa cellule en composite, lui permet notamment de se déplacer agilement à travers les différents théâtres d'opération, notamment les montagnes.

Le Tigre atteint la vitesse de 280 km/h pour une autonomie de 800 km, sans réservoirs de convoyage supplémentaires.

De par sa conception récente, il ne nécessite qu'une faible maintenance pouvant être effectuée directement sur le théâtre des opérations avec une équipe de 4 ou 5 personnes, quatre ou cinq fois moins importante que pour les hélicoptères concurrents. Comme sur la plupart des hélicoptères de combat, pilote et tireur sont placés l'un derrière l'autre, ce qui permet de réduire la largeur de l'appareil et donc sa vulnérabilité aux tirs frontaux ennemis. Le tireur est placé à l'arrière de l'appareil. Aussi, pour améliorer sa visibilité, son siège est légèrement surélevé par rapport à celui du pilote.

Les versions appui-protection (HAD, HAR) sont équipées d'un viseur placé sur le toit du poste de pilotage. La version allemande UHT (Unterstützungshubschrauber Tiger) étant plus spécialisée dans le rôle antichar, le viseur est monté au-dessus du rotor principal. Sur cette version, le canon est installé dans une nacelle accrochée sous une ailette.

Avionique[modifier | modifier le code]

Le Tigre dispose, de jour comme de nuit, d'une grande précision de tir. Ses systèmes de visée calculent instantanément la trajectoire de la cible. À titre d'exemple, lorsque sa tourelle-canon THL 30, qui a un débattement de +/-90° horizontalement et -25/+28° verticalement, tire 1 obus de 30 mm, de jour ou de nuit, une cible mobile ou immobile, même distante de 1 km, n'a pratiquement aucune chance de survie sur un rayon de 3 m[2].

Le Tigre doit largement sa légèreté à sa structure ultramoderne constituée à 80 % de matériaux composites, essentiellement du Kevlar et des fibres de carbone. Sans être furtif, il renvoie une image radar et infrarouge minimale, grâce au design étudié des surfaces, aux peintures absorbantes utilisées et au système réducteur de signature thermique appliqué à l'échappement des turbines. Celles-ci sont par ailleurs séparées par une plaque blindée, afin d'éviter la perte des deux en cas d'impact direct sur l'une d'entre elles. L'avionique comprend les éléments suivants :

  • une paire de bus de transfert de données redondants ;
  • quatre écrans couleur multifonctions, deux pour le pilote et deux pour le tireur ;
  • des systèmes de navigation autonome ;
  • un système de pilote automatique ;
  • un générateur de cartes numériques ;
  • des détecteurs d'alerte radar et laser.

Coût du programme[modifier | modifier le code]

Le programme du Tigre en France a subi plusieurs modifications de cible et de délais conduisant à une augmentation du coût unitaire de 78,10 % et un étalement de livraison, le dernier exemplaire sera livré en 2020 alors qu’il aurait dû l’être en 2013.

Le coût initial du programme était fixé à 8,899 Mds€ pour une cible de 215 appareils répartie entre 75 HAP et 140 HAC pour un prix unitaire moyen de 41,4 M€. En 1994, à la suite d'une réévaluation des besoins consécutive à la chute du mur de Berlin, la répartition a été révisée à 115 HAP et 100 HAC. En 1998 la cible est revue une première fois à la baisse à 180, puis ultérieurement à 120. Enfin, les travaux du Livre blanc ont retenu une cible de 80 hélicoptères, ce qui correspond au nombre d'appareils commandé jusqu'à maintenant par l'armée française.

Cette baisse significative de cible a engendré une baisse du coût global du programme d'à peu près le tiers à 5,898 Md€ mais a entrainé une augmentation considérable du prix unitaire qui passe de 41,4 M€ prévus initialement à 73,7 M€ et du prix unitaire de production qui passe de 33,5 M€ à 50,8 M€[3].

Commandes[modifier | modifier le code]

La production en série commença en mars 2002. Le premier Tigre réceptionné (HAP 2001) a été livré à l'École franco-allemande (EFA) de l'Aviation légère de l'armée de terre en avril 2005.

En décembre 2001, l'Australie passe une commande pour 22 machines de type reconnaissance armée (ARH), avec tourelle canon, roquettes et missiles air-sol américains Hellfire. 18 sont assemblés en Australie par Australian Aerospace, une filiale d'EADS, et fini de livrer en 2011[4].

En décembre 2005, l'Espagne commande 24 appareils équipés de moteurs plus puissants (de 14 %), le Tigre HAD (appui feu & destruction) qui combine canon, roquettes et missiles air-sol.

Fin d'année 2007, l'EHAP (Escadrille d'hélicoptère d'appui protection) « Corsaires » du 5e RHC (Régiment d'hélicoptères de combat) possède 4 Tigre HAP sur les 8 que devrait compter l'escadrille quand elle sera complète. À terme, le régiment comptera 16 Tigre et le 4e RHFS(Régiment d'Hélicoptères des Forces Spéciales) basé également à Pau en utilisera 4. 8 hélicoptères sont livrés en 2009 (17 ont été livrés à l'armée de terre française fin 2008).

Le Tigre ne sera opérationnel dans l'armée française (5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau) qu'en décembre 2008 après sa phase d'expérimentation tactique ainsi que sa mise au standard naval. Cette dernière a été homologuée du Mistral[5] le 9 décembre 2009 et est suivie le lendemain de tirs réels air-mer et air-sol de roquettes et canon sur les polygones de tir de l'île du Levant (de jour) et au camp de Canjuers (de nuit).

Fin mai 2010, le ministère allemand de la Défense a décidé de geler l'achat de nouveaux appareils[6] à la suite d'une répétition des défaillances sur les modèles UHT et à des retards de livraison. Seuls 11 des 80 modèles commandés ont été livrés par ailleurs dans une version non définitive au point que, contrairement à leur homologues français (HAD et HAP), ils ne sont toujours pas opérationnels.

Au 1er juillet 2010, 25 hélicoptères sont livrés à la France, 14 affectés au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau dont 9 en version Standard1 (parmi lesquels 3 sont en permanence en Afghanistan), un affecté au 4e RHFS (Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales), 9 à l’école franco-allemande du Luc et 1 au GAM/STAT. Au 15 avril 2011, 30 hélicoptères sont livrés à l'ALAT, dont 16 aptes au combat[7].

Au 12 septembre 2012, Eurocopter a livré 93 Tigre au total[8].

Le premier Tigre HAD doit être livré fin-2012 au GAM/STAT de Valence qui se consacrera essentiellement au « travail collaboratif entre Tigre HAP et HAD » puisque les 2 types de machines seront panachés dans les unités. 7 HAD doivent être livrer en 2013. Leur première mise en service opérationnelle doit avoir lieu fin 2014. Ils remplaceront les Gazelles HOT en 2012[9].

À la suite de la décision du président de la République française de lancer en décembre 2008 un Plan de relance de l'économie française doté d'un budget de 26 milliards d'euros financé grâce à la dette de l'État, le Ministère de la Défense bénéficie de 2,325 Mds €. « Vont être étudiées, dans le respect du modèle du Livre blanc, des commandes avancées de certains programmes d’armement tels [...] l'hélicoptère Tigre » [10].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Carte des actuels utilisateurs du Tigre

Le Tigre est utilisé par les pays suivants (nombre d'appareils en commande : ferme + option) :

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : 57 UHT[11] (80 à l'origine[12], 27 livrés au 12 septembre 2012)
  • Drapeau de l'Australie Australie : 22 ARH[12] (1er appareil de série en février 2004, livraison des 2 premiers appareils en décembre 2004, fin de livraison en avril 2008)
  • Drapeau de la France France : 60 HAD prévus le livre blanc en fin 2013 les derniers seront livrés en 2019 [13] (40 HAP et 40 HAD[12] prévus dans les années 2000, 40e HAP livré en décembre 2012, un détruit en Afghanistan, 6 HAD livrés)
  • Drapeau de l'Espagne Espagne : 24 HAD[12] (livraisons entre 2013 et 2017)

Décisions en attente[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : à l'horizon 2015, le pays souhaite se doter de 12 à 20 nouveaux appareils de combat, Eurocopter a proposé le Tigre[14],[15].
  • Drapeau du Qatar Qatar : Doha est intéressé par l'achat d'une douzaine d'appareils, le Tigre étant en compétition avec l'AH-64 Apache de Boeing[16].

Échec des négociations[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite : en 2006, le gouvernement saoudien passe commande d'un total de 142 hélicoptères dont 12 hélicoptères Tigre, mais le contrat est par la suite abandonné[17],[18].
  • Drapeau de l'Inde Inde : en 2011, l'Inde commande 22 Boeing AH-64 Apache après une compétition qui opposait ce dernier au Mil Mi-28, au Kamov Ka-50. Le Tigre n'était pas prêt durant les essais et a donc été éliminé[19].
  • Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas : 30 hélicoptères AH-64 Apache ont été commandés en 1995 par le gouvernement néerlandais, Boeing était en compétition contre le Tigre[20].
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : en 1995, le pays choisi l'hélicoptère AgustaWestland Apache au détriment du Tigre[21].
  • Drapeau de la Turquie Turquie : en 2006, l'EC665 a été éliminé d'un appel d'offres d'1,5 milliards de dollars visant à renouveler sa flotte d'hélicoptères de combat[22].
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : En 2012, l'armée sud-coréenne annonce son intention d'acheter des hélicoptères de combat, tout d'abord 36 exemplaires[23]. Le Tigre est en compétition contre le Bell AH-1Z SuperCobra, le Boeing AH-64D Apache et le T-129 ATAK[24]. Le 17 avril 2013 Séoul annonce finalement que son choix se porte sur l'AH-64E Apache de Boeing. L'accord porterait sur 36 hélicoptères pour un montant officiel de 1,6 milliard de dollars, avec de premières livraisons à partir de 2016 étalées sur 3 ans[25].

Engagements[modifier | modifier le code]

EC-665 Tigre de l'ALAT durant un exercice de tir franco-américain depuis la base opérationnelle avancée Morales-Frazier le 23 janvier 2011 en Kâpîssâ, Afghanistan.

Le premier déploiement en opérations de Tigre a lieu le 27 juillet 2009, lorsque trois appareils HAP du 5e régiment d'hélicoptères de combat de l'Aviation légère de l'armée de terre sont détachés au profit des Forces françaises en Afghanistan[26],[27]. Le 20 août 2009, l'un d'entre eux ouvre le feu pour la première fois en conditions opérationnelles. Douze roquettes sont tirées en riposte à un tir de mitrailleuse lourde de 14,5 mm[28]. Le 4 février 2011, un hélicoptère Tigre fait un atterrissage d'urgence en pleine nuit, blessant légèrement les deux membres d'équipage[29] ; l'appareil est ensuite récupéré sous élingue par un CH-47 Chinook mais n'est pas remis en service[30]. Le 3 février 2013, les 2 derniers Tigre français quittent l'Afghanistan après avoir effectué 4 215 heures de vol en 2 600 missions d’appui et d’escorte, réalisées de jour comme de nuit, et tiré plus de 19 000 obus de 30 mm et 420 roquettes de 68 mm[31].

Le 23 mai 2011, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, confirme l'envoi d'hélicoptères de combat Tigre en Libye pour soutenir les insurgés dans leur combat contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, dans le cadre de l'opération Harmattan. Ces appareils sont embarqués à bord du porte-hélicoptères Tonnerre dans la nuit du 17 au 18 mai 2011[32].

Un détachement d'hélicoptères composé, en août 2011, de 18 hélicoptères de l'ALAT (8 Gazelle Viviane/Hot, 2 Gazelle Canon, 2 Gazelle Mistral, deux Eurocopter EC665 Tigre et 4 SA330 Puma[33] provenant de toutes les unités ALAT[34]) et de 2 hélicoptères Caracal de l'armée de l'air sous le commandement, en septembre 2011 du colonel Pierre Meyer, chef du corps du 3e régiment d'hélicoptères de combat[35], a été embarqué à bord du porte-hélicoptères d’assaut amphibie Tonnerre (L9014) le 17 mai après la décision officielle du président de projeter un groupe aéromobile sur un BPC, prise le 12 mai au soir[36].

Le Tonnerre est arrivé sur la zone d’opérations le 19 mai, et les hélicoptères ont été engagés à partir de la nuit du 3 au 4 juin 2011[37]. Le GAM est transféré entre le 12 et 14 juillet sur le Mistral (L9013) remplaçant le Tonnerre.

Le groupe aéromobile a effectué au 25 août 2011 au total une trentaine de raids impliquant généralement moins de dix hélicoptères tirant en moyenne une quinzaine de missiles HOT par les Gazelle, environ 150 roquettes et autant d'obus de 30 mm pour les Tigre, un Puma embarquant systématiquement une équipe du Commando parachutiste de l'air n° 30 pour aller récupérer immédiatement les équipages qui auraient été abattus[38], soit deux ou trois raids par semaine. Au total, 250 sorties opérationnelles ont été réalisées et 450 objectifs ont été traités[39].

Le commandant du GAM a déclaré, le 22 septembre, qu'au total, il y a eu 37 raids depuis le premier, le 3 juin dernier, et le dernier à cette date effectué début septembre. Ils ont porté sur Marsa El Brega (20), Misrata (10), Syrte (6) et Tripoli (1)[40].

Entre le 9 et 10 septembre en Sicile, dans le port d'Augusta, un nouveau transfert du GAM est effectué entre le Tonnerre et le Mistral, ce dernier apportant plusieurs nouveaux hélicoptères pour remplacer quelques engins qui vont rentrer avec lui[41].

À la fin de l'opération fin septembre 2011, 1 500 roquettes et moins d'une demi-douzaine de missiles Mistral air-air (dont au moins 3 contre des objectifs terrestres) ont été utilisés par les Tigre[42],[43].

La Heeresfliegertruppe allemande fait modifier depuis juillet 2012 un total de huit Tigre au standard ASGARD (Afghanistan Stabilization German Army Rapid Deployment) pour qu'ils puissent opérer en Afghanistan. Les quatre premiers ont été livrés au 36e régiment d’hélicoptères de combat de Fritzlar en novembre/décembre. Les 2 premiers envoyé en Afghanistan arrivent à l'aéroport de Mazar-e-Charif le 13 décembre 2012 rejoints quelques jours après par 2 autres[44]. La deuxième tranche, également de quatre hélicoptères, sera livrée à partir de décembre, dans les délais convenus avec l’armée allemande.

Les forces aéromobiles de l'armée de terre espagnole déploieront des Tigre en Afghanistan en 2013[45].

Le 11 janvier 2013, depuis le BPC Mistral, deux Tigre participent à la tentative de libération de l'otage français Denis Allex à Buulo Mareer, en Somalie[46].

En janvier 2013, des Tigre et des Gazelle sont déployés par l'armée française au Mali dans le cadre de la résolution 2085 de l'ONU sur le conflit malien[47].

Incidents[modifier | modifier le code]

En mars 2013, un Tigre de la Bundeswehr s'écrase le long de la frontière austro-allemande, les deux pilotes ont survécu mais l'armée allemande a suspendu les vols de tous ses engins par précaution[48].

Culture Populaire[modifier | modifier le code]

L'hélicoptère fit sa première apparition publique importante en 1995 dans le film Goldeneye de la saga James Bond où le vol d'un prototype est un élément essentiel de l'intrigue (il faut noter cependant que le vrai Tigre n'a pas de « cockpit éjectable » seuls les plexiglas latéraux sont éjectables. L'hélicoptère russe Kamov Ka-50 Hokum est le seul à être doté d'un système d'éjection du pilote). Il apparaît dans le film Edge of Tomorrow.

L'hélicoptère fait aussi son apparition dans quelques jeux vidéo :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Le programme Tigre, sur le site de l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement.
  2. [vidéo] Reportage EC665 Tigre, France 2 sur YouTube.
  3. [PDF] « Rapport public annuel Cour des Comptes 2010 », sur www.ccomptes.fr
  4. « ARH Tiger », sur Australian Aerospace (consulté le 21 décembre 2012).
  5. Myriam Claude, « L’hélicoptère Tigre à bord du Mistral », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense français,‎ 11 mars 2009 (consulté le 11 mars 2009).
  6. L'Allemagne suspend l’achat d’hélicoptères Tigre sur opex360, le 25 mai 2010.
  7. Jean-Marc Tanguy, « 17 Tigre opexables sur 30 livrés », sur http://lemamouth.blogspot.com/, Le Mamouty,‎ 27 avril 2009 (consulté le 11 mars 2009).
  8. « Livraison de quatre Tigre destinés à des missions en Afghanistan », sur EADS,‎ 12 septembre 2012 (consulté le 12 septembre 2012).
  9. Air et Cosmos n°2316 S du 8 juin 2012, « Eurosatory 2012 ».
  10. Cédric Pitault, « Contribution significative de la Défense au plan de relance de l’économie française », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense (consulté le 6 décembre 2008).
  11. Axel Springer, « Bundeswehr kauft weniger Militärhubschrauber », sur http://www.welt.de,‎ 15 mars 2013 (consulté le 15 mars 2013).
  12. a, b, c et d « L'hélicoptère Tigre », sur defense.gouv.fr,‎ 2012 (consulté le 21 janvier 2013)
  13. Projet de loi de programmation militaire 2014-2019 - Dossier Thématique, Ministère de la Défense,‎ 2 aout 2013 (lire en ligne)
  14. Arnaud de La Grange, « L'armement européen se vend bien en Asie du Sud-Est »,‎ 28 février 2012 (consulté le 21 janvier 2013).
  15. Vincent Lamigeon, « La Malaisie, nouvel eldorado des champions français de la défense »,‎ 7 décembre 2011 (consulté le 21 janvier 2013).
  16. « Défense : 20 milliards d'euros sous le soleil du Qatar... pour la France ? »,‎ 30 octobre 2012 (consulté le 21 janvier 2013).
  17. (en) « The 2006 Saudi shopping spree : more helicopters from Eurocopter »,‎ 25 juillet 2006 (consulté le 21 janvier 2013).
  18. « Eurocopter EC665 Tigre »,‎ 2010 (consulté le 21 janvier 2013).
  19. « L’Inde choisit le Chinook »,‎ 31 octobre 2012 (consulté le 21 janvier 2013).
  20. « Les Néerlandais préfèrent l'Apache américain au Tigre franco-allemand »,‎ 8 avril 1995 (consulté le 21 janvier 2013).
  21. ROUSSELOT Fabrice, « Londres préfère l'Apache au Tigre. McDonnell Douglas-Westland emporte un marché de 67 hélicoptères. »,‎ 14 juillet 1995 (consulté le 21 janvier 2013).
  22. « Le Tigre d’Eurocopter éliminé de la compétition en Turquie »,‎ 2 juillet 2006 (consulté le 21 janvier 2013).
  23. Astrid Gouzik, « Le Typhoon d’Eurofighter toujours en lice en Corée du Sud »,‎ 18 juin 2012 (consulté le 21 janvier 2013).
  24. « Quel hélicoptère de combat pour la Corée du Sud ? »,‎ 14 juin 2012 (consulté le 21 janvier 2013).
  25. (en)Song Sang-ho, « Seoul to purchase 36 Apache helicopters », sur Asia One,‎ 18 avril 2013 (consulté le 18 avril 2013).
  26. Jean-Dominique Merchet, « Renforts en Afghanistan : la France va envoyer trois Tigres et deux Cougars (actualisé) », Libération,‎ 5 juin 2009 (lire en ligne)
  27. Jean-Dominique Merchet, « Les Tigre volent vers l'Afghanistan à bord d'Antonov », Libération,‎ 26 juillet 2009 (lire en ligne)
  28. Bernard Bombeau, « Harfang et Titre opérationnels en Afghanistan », Air et Cosmos, no 2199 S,‎ 18 décembre 2009, p. 23
  29. Jean-Marc Tanguy, « Un Tigre HS : l'équipage indemne », sur Le Mamouth,‎ 5 février 2011 (consulté le 7 février 2013)
  30. Jean-Marc Tanguy, « Crash recovery : comme au Vietnam ! », sur Le Mamouth,‎ 5 février 2011 (consulté le 7 février 2013)
  31. Helen Chachaty, « Les Tigre rentrent d'Afghanistan », sur Le Journal de l'Aviation,‎ 4 février 2013 (consulté le 6 février 2013)
  32. Didier François et Isabelle Ory, « Des hélicoptères français en Libye », Europe 1,‎ 23 mai 2011 (lire en ligne)
  33. « Guerre en Libye », Navire & Histoire, vol. 67,‎ août/septembre 2011, p. 67
  34. Patrick Forestier, « Libye : Les Tigre attaquent », Paris Match,‎ 16 juin 2011 (consulté le 21 août 2011)
  35. Jean-Marc Tanguy, « Après l'aviateur, le marin et l'alatman », sur Le Mamouth,‎ 21 septembre 2002 (consulté le 22 septembre 2011)
  36. Jean-Dominique Merchet, « Libye : les hélicoptères de l'Alat ont-ils été en retard ? », Secret Défense,‎ 24 août 2011 (consulté le 24 août 2011)
  37. « Libye : engagement des hélicoptères français depuis le BPC Tonnerre », État-major des armées,‎ 7 juin 2011 (consulté le 21 août 2011)
  38. Jean-Dominique Merchet, « Libye : "Ces chiens de Français..." », Secret Défense,‎ 1er septembre 2011 (consulté le 1er septembre 2011)
  39. Jean-Dominique Merchet, « Libye : les hélicos de l'Alat ont effectué une trentaine de raids », Secret Défense,‎ 25 août 2011 (consulté le 26 août 2011)
  40. Jean-Marc Tanguy, « 37 raids », Le Mamouth,‎ 22 septembre 2011 (consulté le 26 septembre 2011)
  41. « Deux BPC au large de Libye », Mer et Marine,‎ 16 septembre 2011 (consulté le 16 septembre 2011)
  42. Jean-Marc Tanguy, « Des Mistral tirés en Libye mais pas sur des aéronefs », sur Le Mamouth,‎ 30 novembre 2011 (consulté le 30 novembre 2011)
  43. Jean-Marc Tanguy, « Les Cigognes dans Harmattan », Raids aviation,‎ novembre 2012
  44. « La Bundeswehr déploie de nouveaux matériels en Afghanistan », Zone Militaire,‎ 17 décembre 2012 (consulté le 21 décembre 2012)
  45. Jean-Marc Tanguy, « Le dernier HAP livré », sur Le Mamouth,‎ 20 décembre 2012 (consulté le 21 décembre 2012)
  46. Jean Guisnel, « EXCLUSIF. Somalie : le raid pour libérer Denis Allex a été conduit depuis le Mistral », sur Le Point.fr,‎ 13 janvier 2013 (consulté le 07 février 2013)
  47. « http://www.meretmarine.com/fr/content/mali-la-france-lance-ses-rafale-et-tigre-dans-la-bataille »,‎ 14 janvier 2013 (consulté le 21 janvier 2013)
  48. Quentin Michaud, « Crash d’un Tigre en Allemagne »,‎ 5 mars 2013 (consulté le 5 mars 2013)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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