Aérospatiale AS532 Cougar

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AS532 Cougar
Image illustrative de l'article Aérospatiale AS532 Cougar
Un Cougar de l’armée suisse.

Rôle Hélicoptère de transport
Constructeur Aérospatiale
Premier vol 7 juin 1990
Date de retrait Toujours en service
Équipage
2
Motorisation
Moteur Turbomeca Makila 1
Nombre 2
Type Turbine
Puissance unitaire 1 800 kW / 2414 ch
Nombre de pales 4 rotor principal, 5 rotor anti couple
Dimensions
Diamètre du rotor 15,60 m
Longueur 15,50 à 16,85 m
Hauteur 4,95 m
Masses
À vide 5 100 kg
Charge utile 3 900 kg
Maximale 9 350 kg
Performances
Vitesse maximale 310 km/h
Plafond 5 100 m
Distance franchissable 898 km

L'Aérospatiale AS532 Cougar est un hélicoptère de transport biturbine fabriqué par Aérospatiale. Cet hélicoptère est une version améliorée du Puma (son équivalent civil est le Super Puma). Sa cellule peut être en version courte ou allongée. Il peut être motorisé de trois manières : soit le Makila 1A, 1A1 ou 1A2.

L'appellation civile de cet appareil est l'AS332 L, AS332L1 et AS332L2. L'AS332L2 évolution du L1 se distinguant par un rotor principal de type sphériflex et un rotor arrière sphériflex à 4 pales, une motorisation plus puissante (Malika 1A2) et une avionique plus moderne, écrans, navigation pilote automatique. Les AS332L, L1, L2 sont très employés dans le domaine offshore pour les liaisons avec les plates-formes pétrolières.

Versions[modifier | modifier le code]

En 1990, Eurocopter modifie le système de désignation de ses hélicoptères : le Super Puma devient AS.532 Cougar et se décline désormais en :

  • AS532 Cougar Mk I UC : Version de base à fuselage court (AS.332B), appareil utilitaire à capacité anti-char.
  • AS532 Cougar Mk I AC : Version armée du précédent (canon latéral, canons de 20 mm en pod, conteneur de roquettes de 68 mm, …)
  • AS532 Cougar Mk I UE : Transport tactique ou logistique à fuselage allongé (AS.332M), capable de transporter 25 hommes équipés.
  • AS532 Cougar Mk I UL : Similaire au précédent, convertible en appareil sanitaire (6 civières et 10 passagers assis) ou vecteur du système de surveillance du champ de bataille Horizon (Hélicoptère d'observation radar et d'investigation sur zone). Ce système, issu du programme Orchidée de 1990, permet à un hélicoptère survolant la zone de combat à 4 000 m de suivre les mouvements de 4 000 véhicules dans un rayon de 200 km grâce à un radar Thomson-CSF (Thales) Target situé sous le fuselage arrière et une station réceptrice au sol. L’armée de terre française a acheté 4 Cougar Mk I UL/Horizon et 2 stations réceptrices, qui ont été livrées en 1997/1999.
  • AS532 Cougar Mk I AL : Version armée du précédent.
  • AS532 Cougar Mk I SC : Version navale (AS.332F) pouvant assurer des missions d’attaque de navires de surface avec missiles AM.39 Exocet, de lutte ASM avec sonar et charges de profondeur ou torpilles, ou SAR.
  • AS532 Cougar Mk II U2 : Apparue en 1992, c’est la version la plus longue de la famille Puma/Cougar. Appareil de transport tactique et logistique pouvant transporter 29 hommes ou 12 civières, ou 5 tonnes sous élingue. Doté d'un rotor Sphériflex amélioré, d'un anti-couple 4 pales, de turbines Turbomeca Malika 1A2 de 2 100 ch. Équipé d’un pilote automatique 4 axes, cet appareil est d’abord destiné à la recherche et au sauvetage en milieu hostile.
  • AS532 Cougar Mk II A2 : Version armée du précédent (canon de 20 mm ou mitrailleuse de 12,7 mm sur affût latéral).
  • AS532 Cougar Mk II A2 RESCO : Optimisé pour la récupération de pilotes abattus en zone ennemie.
  • Atlas TP-1 Oryx : Version sud-africaine du Puma motorisé par des turbomoteurs Topaz (turbomoteur Makila version Sud-africaine) (dont le prototype a volé le 14 mai 1996. 51 exemplaires construits (c/n 1200/1250) pour la SAAF.

Il emporte à 300 km 900 kg soit 5 commandos et leur équipement[1].

Version Horizon[modifier | modifier le code]

Le Cougar Horizon (Hélicoptère d'observation radar et d'investigation sur zone) est un hélicoptère de l'armée de terre française équipé d'un radar d'observation du champ de bataille permettant le renseignement opérationnel. Quatre engins reçurent cet équipement et furent opérationnels à partir de 1998 au sein du 1er Bataillon d'Hélicoptères de Manœuvre de Phalsbourg. Ils sont sous cocon depuis 2008 faute de financement pour leur modernisation.

Version HUS[modifier | modifier le code]

La HUS, pour Hélicoptère des unités spéciales, également dénommé Eurocopter EC725 Caracal est entré en service pour l'armée française dans le courant de l'année 2008 au sein de la BFST et de l'armée de l'air. 19 sont disponibles[2] fin 2013[3].

Son autonomie a été améliorée puisqu'il emporte 3 560 l de carburant (en plus d'un réservoir auxiliaire largable de 900 l qui peut se rajouter dans l'axe de l'appareil à l'arrière). Il est doté de deux mitrailleuses de 7,62 mm de sabord, une de chaque côté pour sa protection rapprochée[4].

Un système de 3 flotteurs installés sur les côtés et à l'avant permet d'assurer une flottabilité en cas d'amerrissage forcé, laissant le temps à l'équipage d'évacuer l'engin et permettant même un remorquage de l'hélicoptère à une vitesse de 4 nœuds

Opérateurs[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 2009, un Cougar AS-532 de l'ALAT s'abîme dans l'océan Atlantique à 50 km au large de Nyonié, entre Libreville et Port-Gentil (Gabon), peu de temps après avoir décollé du pont d'envol du TCD Foudre (L9011) de la Marine nationale française. L'hélicoptère participait à l'exercice bilatéral N’GariLe avec le Gabon. Le bilan de l'accident s'établit à huit morts, dont 6 membres du 13e Régiment de Dragons Parachutistes et un blessé[5],[6],[7].

Le 25 juillet 2012, un Cougar AS532 AL appartenant à l'entreprise Eurocopter s'écrase dans les gorges du Verdon sur la commune de La-Palud-sur-Verdon. L'accident a fait six morts, tous salariés du groupe (pilotes, techniciens et ingénieurs). C'est la première fois que l'entreprise connaît un accident mortel depuis sa création. L'appareil neuf sortait de l'usine de Marignane et effectuait un vol de contrôle avant d'être livré à l'armée albanaise. Les circonstances et les causes de l'accident ne sont, pour l'heure, pas déterminées. D'après les premiers éléments de l’enquête, l'hélicoptère pourrait avoir heurté un câble haute tension[8],[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français,‎ 13 mai 2014 (consulté le 1er juin 2014)
  2. Les unités disponibles correspondent au total des aéronefs auquel sont retranchés les appareils hors service ou mis à disposition. Un aéronef est considéré comme « disponible technique » lorsqu'il est en mesure d'effectuer dans un délai inférieur à 6 heures une des missions correspondant à son emploi.
  3. « Assemblée nationale Question écrite N° 47341 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille (consulté le 17 mai 2014)
  4. GAMSTAT magazine n°7, juin 2007
  5. (fr) Jean-Dominique Merchet, « Un hélicoptère Cougar s'abîme en mer au large du Gabon : sans doute huit morts », sur blogs.liberation.fr, Libération,‎ 18 janvier 2009 (consulté le 18 janvier 2009)
  6. (fr) Jean-Dominique Merchet, « Accident du Cougar : le dernier corps retrouvé », sur blogs.liberation.fr, Libération,‎ 19 janvier 2009 (consulté le 21 janvier 2009)
  7. (fr) Stéphane Pichard, « Cougar n°2318 / CYJ photographié à Phalsbourg (France) six mois avant son accident. », sur stanakshot.free.fr,‎ 17 juillet 2008
  8. (fr) inconnu, « 6 morts dans un crash dans le Verdon : que s'est-il passé ? », sur lci.tf1.fr, LCI,‎ 25 juillet 2012 (consulté le 26 juillet 2012)
  9. (fr) Jean-Marc Tanguy, « Un Cougar s'écrase : six salariés d'Eurocopter tués », sur Le mamouth,‎ 25 juillet 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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