Stade toulousain
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Stade toulousain
| Fondation | 1907 |
|---|---|
| Statut professionnel | depuis le 1er février 1998 |
| Couleurs | rouge et noir |
| Stade | Stade Ernest-Wallon (19 500 places) |
| Siège | Stade Ernest-Wallon 114, rue des Troènes 31200 Toulouse Cedex 2 |
| Championnat actuel | Top 14 |
| Président | |
| Entraîneur | |
| Joueur le plus capé | |
| Site web | www.stadetoulousain.fr |
| National[1] | Championnat de France (19) Challenge Yves du Manoir (4) Coupe de France (4) |
|---|---|
| International[1] | Coupe d'Europe (4) |
Maillots
Actualités
Saison 2012-2013 du Stade toulousain
Le Stade toulousain est un club omnisports français basé à Toulouse dont la section principale est celle du rugby à XV. Le club est présidé par Jean-René Bouscatel depuis 1992. L'équipe première, entraînée par Guy Novès depuis 1989, évolue en Top 14 et dispute la Coupe d'Europe.
Le Stade toulousain évolue au stade Ernest-Wallon. Le club a remporté dix-neuf fois le championnat de France de rugby à XV et est quadruple champion d'Europe.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Repères historiques [modifier]
Le rugby à XV fait son apparition à Toulouse à la fin du XIXe siècle et les premiers clubs se forment dans les années 1890. Ce sont notamment les étudiants qui pratiquent ce sport dont l'existence en France est toute récente (1872). Le SOET (Stade olympien des étudiants toulousains), créé en 1897 et regroupant des étudiants de toutes les disciplines, est bientôt scindé puisque l'USEV (Union sportive de l'École Vétérinaire) voit le jour en 1899. À ces deux clubs s'ajoutent le SAT (Sport Athlétique Toulousain).
Néanmoins, le SOET est le club principal de la ville et le 26 avril 1903, au stade de la Prairie des Filtres à Toulouse, devant 5 000 spectateurs, il s'incline face au Stade français en finale du championnat de France, sur le score de 16 à 8.
En 1905, l'USEV (couleur gris) et le SAT (couleurs jaune et noir) fusionnent pour s'appeler le véto-sport (maillot gris, culotte noir).
En 1907, la fusion des deux clubs toulousains (le SOET et le véto-sport) donne naissance au Stade Olympien et Veto-Sport Toulousain qui par souci d'indispensable raccourci s’appellera le Stade toulousain. La même année, l'association des « Amis du Stade », regroupant quelques notables, et notamment Ernest Wallon et Charles Audry, achète un terrain de sept hectares dans le quartier des Ponts-Jumeaux et y fait construire le premier stade du club, le stade des Ponts Jumeaux qui sera remplacé par l'actuel stade Ernest-Wallon en 1980.
Le 31 mars 1912, le Stade toulousain bat à domicile le Racing club de France, sur le score de 8 à 6[2]. Ce premier titre de champion de France vient clore une saison durant laquelle le club, invaincu, est surnommé la « Vierge Rouge »[3]. Il faut ensuite attendre dix ans pour voir le Stade toulousain empocher un nouveau titre. De 1922 à 1927, il remporte cinq championnats sur les six disputés.
Malgré un bref renouveau dans l'immédiat après-guerre (l’équipe des bouchers, invaincue durant la saison 1947), il faut attendre le milieu des années 1980 pour que le club redevienne l'élément-phare du championnat français.
En effet, depuis 1985, le Stade toulousain est même l'un des tout meilleurs clubs d'Europe. Il a ainsi soulevé le Bouclier de Brennus à onze reprises, dont quatre consécutives de 1994 à 1997. Il est également le premier club à gagner la Coupe d'Europe. Avec 4 titres continentaux, le Stade toulousain est le club le plus titré en H-Cup.
103 ans après sa création, le Stade c'est 19 titres de champion de France, 4 coupes d'Europe, un stade de 19 500 places avec une moyenne de 19 050 spectateurs par match, 9 578 abonnés (en 2006-2007), 250 entreprises partenaires, 117 internationaux.
La tenue vestimentaire [modifier]
Les Toulousains jouent traditionnellement en rouge et noir, les couleurs du SOET. C'étaient les couleurs des Capitouls, les anciens conseillers municipaux[4]. Le maillot blanc est apparu plus tard dans les années 1920 comme maillot extérieur, aux fils des ans le maillot gris fait également son apparition, certainement un hommage rendu au véto-sport. La seule entorse à ces couleurs est le maillot rose pâle utilisé tout au long de l'année 2007, qui pour célébrer le centenaire du club, rend hommage à la « ville rose » qui en est le berceau. Le maillot actuel est fabriqué par la société Nike et sponsorisé principalement par Peugeot[5]. D'autres parraineurs apparaissent.
Le 19 octobre 1996, lors d'un match de Coupe d'Europe entre Cardiff RFC et Toulouse, Peugeot apparaît sur le maillot rouge et noir[6], c'est une première et le début d'une longue fidélité. Le rugby se professionnalise.
Le logo du club , porté sur le maillot, est constitué des lettres « S » et « T » entrelacées. Il est la copie fidèle du sigle de Saint Thomas dans la basilique Saint-Sernin[4].
Palmarès [modifier]
Le tableau suivant récapitule les performances du Stade toulousain dans les diverses compétitions françaises et européennes.
| Compétitions internationales | Compétitions nationales | Compétitions nationales disparues |
|---|---|---|
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| Compétitions de jeunes | Compétitions régionales | Tournois saisonniers |
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Championnat de France de rugby à XV [modifier]
Toulouse occupe la première place au palmarès du championnat. Vainqueur du titre à dix-neuf reprises (devant les treize boucliers du Stade français et les onze titres de l'AS Béziers), le Stade toulousain a toujours atteint les demi-finales depuis 1994 et c'est un record, en effet sa derrière défaite en quart de finale remonte à 1993 où les toulousains avaient manqué de justesse les demi-finales après une courte défaite face aux Mammouths de Grenoble en prolongation 19-17[8].
Coupe d'Europe de rugby à XV [modifier]
Les Toulousains ont souvent brillé en Coupe d'Europe depuis sa création en 1996 puisqu'ils terminent vainqueurs de la première édition, avant de l'emporter à trois autres reprises. Finalistes malheureux en 2008, ils ont cependant toujours disputé la « grande » Coupe d'Europe (par opposition au Challenge européen). Ils partagent donc le record de participations avec quatorze saisons européennes consécutives comme le Munster, le Leinster, l'Ulster, les Ospreys ; le Stade toulousain est également le club ayant disputé le plus de matches dans cette compétition (110[9]), marqué le plus d'essais et le plus de points[réf. nécessaire].
En 1998, l'équipe a inscrit le plus grand nombre d'essais sur un match (seize), le plus grand nombre de points (108), et réussi la marge la plus importante (différentiel de 92), le tout lors de la rencontre face à Ebbw Vale[10].
À titre individuel, Vincent Clerc détient le record du plus grand nombre d'essais marqués dans la compétition. Au 10 avril 2011, avec 32 essais inscrits en 62 rencontres disputées de 2002 à 2011, il dépasse de trois longueurs le Gallois Dafydd James (29 essais en 60 rencontres de 1996 à 2008)[11].
| Rang | Club | Titres | Finales | Demi-finales | Quarts de finale | Années de sacre | Années de finale perdue |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 4 | 2 | 3 | 2 | 1995-96, 2002-03, 2004-05, 2009-2010 | 2003-04, 2007-08 |
Bilan par saison [modifier]
Les finales du Stade toulousain [modifier]
On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.
Championnat de France [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| 26 avril 1903 | Stade français | 16 - 8 | SOE Toulouse | Prairie des Filtres, Toulouse | 5 000 |
| 4 avril 1909 | Stade bordelais UC | 17 - 0 | Stade toulousain | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 15 000 |
| 31 mars 1912 | Stade toulousain | 8 - 6 | Racing club de France | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 15 000 |
| 17 avril 1921 | US Perpignan | 5 - 0 | Stade toulousain | Parc des Sports de Sauclières, Béziers | 20 000 |
| 23 avril 1922 | Stade toulousain | 6 - 0 | Aviron bayonnais | Stade Sainte-Germaine, Le Bouscat | 20 000 |
| 13 mai 1923 | Stade toulousain | 3 - 0 | Aviron bayonnais | Stade Yves-du-Manoir, Colombes | 15 000 |
| 27 avril 1924 | Stade toulousain | 3 - 0 | US Perpignan | Parc Lescure, Bordeaux | 20 000 |
| 2 mai 1926 | Stade toulousain | 11 - 0 | US Perpignan | Parc Lescure, Bordeaux | 25 000 |
| 29 mai 1927 | Stade toulousain | 19 - 9 | Stade français | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 20 000 |
| 13 avril 1947 | Stade toulousain | 10 - 3 | SU Agen | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 25 000 |
| 18 mai 1969 | CA Bègles | 11 - 9 | Stade toulousain | Stade de Gerland, Lyon | 22 191 |
| 25 mai 1980 | AS Béziers | 10 - 6 | Stade toulousain | Parc des Princes, Paris | 43 350 |
| 25 mai 1985 | Stade toulousain | 36 - 22 (a.p.) | RC Toulon | Parc des Princes, Paris | 37 000 |
| 24 mai 1986 | Stade toulousain | 16 - 6 | SU Agen | Parc des Princes, Paris | 45 145 |
| 27 mai 1989 | Stade toulousain | 18 - 12 | RC Toulon | Parc des Princes, Paris | 48 000 |
| 1er juin 1991 | CA Bègles | 19 - 10 | Stade toulousain | Parc des Princes, Paris | 48 000 |
| 28 mai 1994 | Stade toulousain | 22 - 16 | AS Montferrand | Parc des Princes, Paris | 48 000 |
| 6 mai 1995 | Stade toulousain | 31 - 16 | Castres olympique | Parc des Princes, Paris | 48 615 |
| 1er juin 1996 | Stade toulousain | 20 - 13 | CA Brive | Parc des Princes, Paris | 48 162 |
| 31 mai 1997 | Stade toulousain | 12 - 6 | CS Bourgoin-Jallieu | Parc des Princes, Paris | 44 000 |
| 29 mai 1999 | Stade toulousain | 15 - 11 | AS Montferrand | Stade de France, Saint-Denis | 78 000 |
| 9 juin 2001 | Stade toulousain | 34 - 22 | AS Montferrand | Stade de France, Saint-Denis | 75 000 |
| 7 juin 2003 | Stade français | 32 - 18 | Stade toulousain | Stade de France, Saint-Denis | 78 000 |
| 10 juin 2006 | Biarritz olympique | 40 - 13 | Stade toulousain | Stade de France, Saint-Denis | 79 474 |
| 28 juin 2008 | Stade toulousain | 26 - 20 | ASM Clermont-Auvergne | Stade de France, Saint-Denis | 79 275 |
| 4 juin 2011 | Stade toulousain | 15 - 10 | Montpellier HR | Stade de France, Saint-Denis | 78 000 |
| 9 juin 2012 | Stade toulousain | 18 - 12 | Toulon | Stade de France, Saint-Denis | 79 612 |
Coupe d'Europe [modifier]
| Date de la finale | Vainqueur | Score | Finaliste | Lieu de la finale | Spectateurs |
|---|---|---|---|---|---|
| 7 janvier 1996 | 21 - 18 (a.p.) | Cardiff RFC |
Arms Park, Cardiff | 21 800 | |
| 24 mai 2003 | 22 - 17 | USA Perpignan |
Lansdowne Road, Dublin | 28 600 | |
| 23 mai 2004 | 27 - 20 | Stade toulousain |
Twickenham, Londres | 73 057 | |
| 22 mai 2005 | 18 - 12 (a.p.) | Stade français Paris |
Murrayfield, Édimbourg | 51 326 | |
| 24 mai 2008 | 16 - 13 | Stade toulousain |
Millennium Stadium, Cardiff | 80 000 | |
| 22 mai 2010 | 21 - 19 | Biarritz olympique |
Stade de France, Saint-Denis | 80 000 |
Records [modifier]
- 19 fois champion de France
- 20 demi-finales de championnat consécutives (depuis le 16 mai 1993 et la défaite contre Grenoble en quart de finale[12])
- 4 fois champion d'Europe
- Depuis la création de la Coupe d'Europe, le Stade toulousain a participé à toutes les saisons
- 4 fois vainqueur de la coupe de France
Personnalités historiques du club [modifier]
Joueurs emblématiques [modifier]
L'équipe du Stade toulousain a compté de nombreux joueurs internationaux (112 en équipe de France) et de nombreux joueurs fidèles au club. Il n'est pas possible de les citer tous ici, cette liste est plus complète.
Hugues Miorin et Jérôme Cazalbou ont remporté sept championnats de France avec le club. Claude Portolan, Franck Belot et Christian Califano six. François Borde, Gabriel Serres et Albert Cigagna cinq.
La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés ou par les titres qu'ils ont obtenus ou encore pour d'autres performances comme le nombre de sélections en équipe de France, plus quelques personnalités marquantes (capitaines du Stade, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).
| Joueur | Pays | Saisons | Période | Poste | Matchs | Sélections Capes (Points) |
Distinctions avec le Stade toulousain |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Claude Portolan | 15 | 1981-1996 | Pilier droit | 358[13] | 3 | 6 fois champion de France (1985, 1986, 1989, 1994, 1995 et 1996) et champion d'Europe 1996 |
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| Serge Gabernet | 14 | 1974-1986 | Arrière | 317[14] | 14 (48), GC 1981 |
2 fois champion de France (1985 (capitaine), 1986 (capitaine)) |
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| Jean-Claude Skrela | 13 | 1970-1983 | Troisième ligne aile | 276[15] | 46, GC 1977 |
Finale du championnat de France en 1980 |
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| Albert Cigagna | 12 | 1983-1995 | Troisième ligne centre | 333[16] | 1 | 5 fois champion de France (1985, 1986, 1989, 1994 et 1995) |
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| Gérard Portolan | 11 | 1981-1992 | Pilier | 239[17] | 0 | 3 fois champion de France (1985, 1986 et 1989) |
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| Gérald Martinez | 11 | 1973-1984[18] | Demi de mêlée | 211[19] | 7 | Finale du championnat de France en 1980 |
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| Pierre Villepreux | 10 | 1965-1975[20] 1977-1978 |
Arrière | 149[21] | 34 (168), GC 1968 |
Finale du championnat de France en 1969 |
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| Jean-Pierre Rives | 7 | 1974-1981 | Troisième ligne aile | 137[22] | 59, GC 1977, 1981 (cap.) |
Finale du championnat de France en 1980 |
En 2012, lors des festivités du centenaire du premier titre, un jury a élu l'équipe du XV du centenaire de Toulouse. Ce jury était composé de Henri Fourès, Jean Fabre, Didier Codorniou, Émile N'Tamack, Jérôme Cazalbou, tous ancien joueurs et Henri Nayrou, ancien dirigeant du magazine Midi olympique.
Première ligne, Christian Califano, William Servat et Claude Portolan, deuxième ligne Fabien Pelous et Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère, troisième ligne, Jean-Claude Skrela, Jean-Pierre Rives et Robert Barran (capitaine). A la mélée, Yves Bergougnan, à l'ouverture, Christophe Deylaud, les trois-quarts sont Vincent Clerc, Yannick Jauzion, André Brouat et Émile N'Tamack et l'arrière Pierre Villepreux.
D'âpres discussion ont eu lieu qui ont conduit par exemple à ne pas retenir Thierry Dusautoir (histoire trop récente et rôle important de Skrela dans l'histoire du club), ni Albert Cigagna en 8, tant l'aura de Barran, capitaine de la vierge rouge de 1947 était grande. De même, Didier Codorniou, Walter Spanghero ou Adolphe Jauréguy ne sont pas retenus, leur passage est trop bref au stade et ils ont marqué durablement d'autres clubs[23].
Entraîneurs [modifier]
Depuis les origines du club, tous les entraîneurs sans exception ont porté le maillot du Stade toulousain.
| Saison | Manager | Adjoint(s) | Titres | |
| 1907/1908-1912/1913 | - | ??? | - | |
| 1913/1914 | - | |||
| 1914/1915-1918/1919 | - | ??? | ||
| 1919/1920-1921/1922 | - | - | ||
| 1922/1923-1924/1925 | - | Champion de France 1923 et 1924 | ||
| 1925/1926-1927/1928 | ??? | |||
| 1928/1929-1929/1930 | ||||
| 1930/1931-1933/1934 | ???? | |||
| 1934/1935-1937/1938 | ||||
| 1938/1939-1944/1945 | ???? | |||
| 1945/1946-1948/1949 | Coupe de France 1946 et 1947 Champion de France 1947 |
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| 1949/1950-1953/1954 | - | |||
| 1954/1955-1956/1957 | - | |||
| 1957/1958-1959/1960 | - | |||
| 1960/1961-1962/1963 | - | |||
| 1963/1964-1965/1966 | - | |||
| 1966/1967-1970/1971 | - | |||
| 1971/1972-1972/1973 | - | |||
| 1973/1974-1975/1976 | - | |||
| 1976/1977-1979/1980 | ||||
| 1980/1981-1981/1982 | ||||
| 1982/1983 | ||||
| 1983/1984-1987/1988 | Champion de France 1985, 86 | |||
| 1988/1989 | Champion de France 1989 | |||
| 1989/1990 | ||||
| 1990/1991-1991/1992 | ||||
| 1992/1993 | ||||
| 1993/1994-1997/1998 | Champion de France 1994, 95, 96, 97 Champion d'Europe 1996 |
|||
| 1998/1999-1999/2000 | Champion de France 1999 | |||
| 2000/2001-2001/2002 | Champion de France 2001 | |||
| 2002/2003-2006/2007 | Champion d'Europe 2003 et 2005 | |||
| 2007/2008-2009/2010 | Champion de France 2008 Champion d'Europe 2010 |
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| 2010/2011-2011/2012 | Champion de France 2011 et 2012 | |||
| 2012/2013 | - | |||
Présidents [modifier]
Les différents présidents qui se sont succédé à la tête du Stade toulousain sont[24]:
- Ernest Wallon : 1907 - 1912
- Charles Audry : 1912 - 1930
- André Haon : 1930 - 1935
- Albert Ginesty: 1935 - 1938
- Louis Thomas : 1938- 1942
- Pierre Pons : 1942 - 1944
- Louis Puech : 1944 -1951
- Philippe Struxiano : 1951-1954
- Henri Cazaux : 1954 - 1957
- Escoffres : 1957 - 1962
- Alex Sabathou : 1962 - 1964
- André Brouat : 1964 - 1966
- Henri Fourès : 1966 - 1973
- Henri Cazaux : 1974 - 1980
- Jean Fabre : 1980 - 1991
- Christian Massat : 1988 - automne 1992
- Jean-René Bouscatel : automne 1992 -
Capitaines [modifier]
- 1947 : Robert Barran
- Jean-Pierre Rives
- 1988-1995 : Albert Cigagna
- Années 2000 : Fabien Pelous
- Depuis 2009 : Thierry Dusautoir, suppléé, le cas échéant par Yannick Nyanga ou Jean Bouilhou.
Structures du club [modifier]
Infrastructures [modifier]
Stades [modifier]
Le Stade toulousain évolue lors de sa création dans le Parc de la prairie des Filtres. Ce lieu a notamment accueilli les rencontres du Stade olympien des étudiants toulousains. En 1907, Ernest Wallon, président du club, décide de doter le club d'une enceinte sportive. La somme de 60 000 francs est récoltée, dont 10 000 francs offerts par Wallon lui-même[4]. Située au cœur du quartier des Ponts-Jumeaux, non loin de l'emplacement de l'ancien stade de la prairie des filtres, le club emménage au stade des Ponts Jumeaux. Il est inauguré le 24 novembre 1907. Le stade accueillera seize finales du Championnat de France de rugby à XV ou même des rencontres internationales. Il est mis en expropriation en 1980 suite à la construction de la rocade toulousaine. Alors devenu vétuste, il est pourtant familier aux supporters, joueurs et dirigeants du Stade toulousain[25].
Le Stade toulousain est un des rares clubs français, tous sports confondus, avec l'ASM Clermont Auvergne ou encore l'AJ Auxerre à posséder ses propres infrastructures sportives. Il est donc propriétaire de son stade, le Stade Ernest-Wallon, communément appelé stade des Sept Deniers, du nom du quartier éponyme. Ce dernier, ouvert en 1982, a été récemment rénové, et dispose d'une capacité de 19 500 places. Pour les plus grandes affluences, le Stade toulousain s'exile régulièrement au Stadium, d'une capacité double (38 000 places environ).
Centre d'entraînement et centre de formation [modifier]
Le Stade toulousain se distingue en matière de formation. Le Centre de formation du Stade toulousain est basé aux Sept Deniers. Il y forme des jeunes joueurs de rugby à XV dans le but de les faire passer professionnels sous les couleurs du Stade toulousain. Il a été fondé en 1988[26]. Le président est Serge Lemaire, il est dirigé par Valérie Vischi-Serraz et l'ancien joueur professionnel Michel Marfaing[26]. L'effectif Espoir intègre régulièrement l'équipe première suivant les cadences, les rencontres internationales, les indisponibilités, les choix du manager[27]. Le Stade toulousain est aussi connu pour son centre de formation, en 2010-2011, plus de 150 candidats ont souhaité passer des sélections pour intégrer le centre de formation du club, 60 ont été retenus pour passer la 1re partie des sélections, ensuite, la moitié seulement, c'est-à-dire 30 joueurs, ont été retenus pour passer la seconde partie des sélections. Dans ses dernières sélections, 5 joueurs intègreront le centre de formation du Stade toulousain.
Relation privilégiée avec d'autres clubs [modifier]
Depuis 1923, le Rugby club toulonnais joue en rouge et noir ; à cette date, ils n'avaient pas de maillots et le Stade toulousain leur en offrit afin de jouer le match prévu. En reconnaissance à leur générosité, les Toulonnais ont conservé ces couleurs[28].
Au mois de décembre 2010, le Stade toulousain et le Racing Métro 92 annoncent qu'ils créent conjointement un trophée, le Trophée de Coubertin, qui sera remporté chaque année par le vainqueur de la double confrontation entre les 2 équipes au cours de la saison régulière et conservé pendant un an[29].
Aspects juridiques et économiques [modifier]
Statut juridique et légal [modifier]
Le Stade toulousain a plusieurs structures. Celle chargée du rugby à XV professionnel a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP). C'est une entreprise qui compte un chiffre d'affaires en 2006 de vingt millions d'euros[30]. Parmi les 90 salariés (un comité d'entreprise existe donc (seuil de cinquante salariés dépassé), les catégories suivantes peuvent être identifiées :
- Les joueurs professionnels au nombre de trente-trois, accompagnés d'un encadrement d'entraîneurs, de médecins, de préparateurs physiques, soit sept salariés supplémentaires.
- Le personnel administratif emploie des secrétaires, des comptables et des chargés de communication (treize salariés).
- Deux techniciens, un jardinier s'occupent de l'entretien.
- Vingt-deux salariés sont affectés à la brasserie et la cuisine.
- Enfin, les boutiques comptent treize salariés.
Le club est d'abord devenu une société anonyme à objet sportif (SAOS). L'association « le Stade toulousain rugby » a d'abord confié pour la saison 1998-1999, la gestion du domaine sportif professionnel, et des activités commerciales liées, à une société à objet sportif (SAOS), la SAOS « Stade toulousain rugby » née le 25 mars 1998[31]. Le 4 février 2002, le Stade toulousain a par la suite augmenté son capital social (838 469 euros contre 152 449 euros avant), la SAOS du Stade toulousain devenant une SASP (société anonyme sportive professionnelle)[32]. Le chiffre d'affaires est alors de 10,67 millions d'euros avec un effectif de quarante salariés dans le sportif, plus quarante dans les autres domaines (entretien, administratif, boutique, brasserie). Le capital est détenu par l'association pour 58 %, les amis du Stade toulousain pour 33 %, les nouveaux actionnaires pour 9 %. Jean-René Bouscatel en est le président directeur-général salarié et Claude Hélias le président du Conseil de surveillance.
Direction du club [modifier]
Jean-René Bouscatel est le président du Stade toulousain.
Budget du club, couverture télévisuelle et revenus [modifier]
Le budget pour la saison 2011-2012 du Stade toulousain est de 34 millions d'euros. Ce budget, indépendant du parcours en phases de poules (voire plus) de la Coupe d'Europe, est le premier budget du Top 14. Il est à noter que ce budget inclut la gestion du stade Ernest-Wallon, propriété du Stade toulousain ainsi que les recettes de la brasserie et de la vente des produits dérivés, la comparaison avec les autres budgets n'est donc pas immédiate, tant sur le plan des charges que des recettes.
Lors de la saison 2002-2003, le club dispose d'un budget de 10,25 millions d'euros[33] pour 4,42 millions d'euros en 1998-1999. En 2002-2003, le sponsoring est à l'origine de 45,3 % des recettes du club. Plus de cent cinquante entreprises plus ou moins grandes donnent une participation (10 000 à 30 000 euros pour les petites, 150 000 à 600 000 euros par an pour les grandes : Groupama, EADS, Peugeot, Derichebourg, Crédit agricole... )[33],[34]. Les produits dérivés, le merchandising est devenu un poste important avec 1,8 million d'euros (en 2002-2003)[33]. En effet, le club a fait un effort sur la vente des maillots, a ouvert des boutiques en centre-ville et en 2008-2009, il propose une vaste gamme[35].De plus, lors de la sainson 2010-2011, le Stade Toulousain a vendu plus de 100 000 maillots. Les recettes guichet, les droits télé et les recettes de la brasserie sont également des postes significatifs[33]. Pour les droits télé, chaque club du Top 14 reçoit le même montant, quel que soit le nombre de matches diffusés par Canal+. Le club toulousain reçoit également des droits pour la participation à la Coupe d'Europe (répartition au mérite).
Stade toulousain 2012-2013 [modifier]
Effectif de l'équipe première [modifier]
L'effectif professionnel (provisoire, non finalisé) de la saison 2012-2013 compte six joueurs formés au club. Vingt huit joueurs internationaux figurent dans l'équipe dont dix-sept Français[36], et chacun des postes de l'équipe de France pourrait être occupé par un joueur toulousain. Tous ces joueurs sont retenus dans le groupe appelé à disputer la Coupe d'Europe 2012-2013
Staff [modifier]
- Manager général : Guy Novès
- Adjoints : William Servat (avants) et Jean-Baptiste Elissalde (arrières)
- Staff médical : Benoît Castéra, Christophe Foucaud, Michel Laurent, Christophe Prat et Albert Sadacca
- Préparateurs physiques : Zebda Traoré, Saad Drissi, Grégory Marquet
Mascotte [modifier]
La mascotte du Stade toulousain est un lion baptisé Ovalion. Elle a été changée le 23 avril 2011 avant un match opposant le Stade toulousain au CSBJ par une nouvelle mascotte, Ovalion 2.
Soutien et image [modifier]
Supporters [modifier]
La liste des différents clubs de supporters du Stade toulousain[37] :
- Le Huit (club des supporters du Stade toulousain)
- Le Huit Section Aveyron
- Le Huit Section Paris
- Le Rouge et le Noir (anciennement Ultra Rugby Passion), plus ancien des clubs de supporters
- Le 16e Homme TOULOUSAINS 2 PARIS (Club des supporters du Stade toulousain de Paris et d’Île-de-France, anciennement Le Huit de Paris)
- Le 16e homme
- Génération Rouge et Noire
- L'amicale des Supporters
- Le Virage Toulousain
- Tolosa XV
- Les Rouge et Noir de Picardie
C'est aussi grâce à son engagement dans des actions solidaires que le club est tant apprécié. A titre d'exemple le Stade Toulousain soutient le programme Sport Emploi, un programme de la Fondation du Sport.
Ce programme, conçu par la Fondation du Sport, a pour objectif de favoriser l'accès à l'emploi des jeunes éloignés du marché du travail en mobilisant les compétences et les réseaux des clubs de sport de haut niveau : 5 à 8 jeunes en difficultés d'insertion sont sélectionnés par la mission locale sur leur attrait pour le sport, leur projet professionnel et leur motivation. Ils vont alterner pendant 3 mois stage en entreprise et périodes de formation au sein du club, avec l'emploi comme objectif commun.
Culture et stade [modifier]
Le Stade toulousain a une tradition pour les nouvelles recrues qui est de leur raser la tête. Ce rasage se fait par des joueurs comme Jean-Baptiste Elissalde ou Yannick Nyanga.
Autres sections [modifier]
Le Stade toulousain dispose d'importants moyens, et chapeaute 17 sections sportives différentes (principalement le rugby et le tennis).
- Stade toulousain tennis : tennis
- Tigers de Toulouse (Stade toulousain baseball) : baseball
mais aussi en athlétisme, basket-ball, squash, boxe, cyclisme, escrime, golf, handball, judo, karaté, lutte, natation, pelote basque, volley-ball et le water-polo.
Notes et références [modifier]
- Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
- Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse, 31 mars 1912, STADE TOULOUSAIN 8 - R.C. FRANCE 6, sur lnr.fr, consulté le 4 septembre 2008.
- Musée du Stade toulousain 1907-1917 la Vierge Rouge, sur stadetoulousain.fr, consulté le 4 septembre 2008.
- « Toulouse marqué au fer rouge », L'Équipe magazine, no 1559, 2 juin 2012, p. 36-45 (ISSN 02453312)
- Nouveau maillot saison 2008-2009, sur le site officiel de la boutique.stadetoulousain.fr, consulté le 3 septembre 2008.
- Jean-Claude Martinez et Jérôme Gibert, op. cit., La Coupe d'Europe 1996-1997 p.187-193
- Le titre est partagé avec le Rugby club toulonnais.
- Le championnat a vécu des quarts de finale à l'arraché : GRENOBLE-TOULOUSE 19-17, sur www.humanite.fr, 17 mai 1993. Consulté le 18 mai 2012
- Statistiques de Toulouse sur ercrugby.com
- H Cup - Statistiques générales, sur le site officiel ercrugby.com, consulté le 4 septembre 2008.
- Statistiques des joueurs, sur le site officiel ercrugby.com, consulté le 11 avril 2009.
- 1/4 de finale, le 16 mai 1993 : Grenoble bat le Stade Toulousain 19 à 17, sur www.stadetoulousain.fr, 16 mai 1993. Consulté le 14 mai 2012
- Lucien Remplon, op. cit., p.326, p.459-473, p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.324, p.454-463, p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.323, p.448-461, p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.460-473, p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.459-469, p.477
- licence rouge en 1973-1974 (refus de mutation du club de Montréjeau), Lucien Remplon, op. cit., p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.323, p.450-461, p.477
- licence rouge en 1965-1966 (refus de mutation du club de Brive), Lucien Remplon, op. cit., p.150
- Lucien Remplon, op. cit., p.321, p.445-453, p.477
- Lucien Remplon, op. cit., p.323, p.452-459
- Olivier Margot, « Le XV du Centenaire », L'Équipe magazine, no 1559, 2 juin 2012, p. 80-84 (ISSN 02453312)
- Stade Toulousain - The Museum - Les présidents, stadetoulousain.fr. Consulté le 24 mai 2010
- Jean-Paul Cazeneuve et Jérôme Leclerc, Stade toulousain, L'Académie du rugby, Balma, éd. Universelles, 2004, 220 p, les lieux du stade, les Ponts-Jumeaux p.72
- « Le Centre de Formation », Site officiel du Stade toulousain, consulté le 11 octobre 2008.
- Le centre de formation promotion 2008-2009, Site officiel du Stade toulousain, consulté le 11 octobre 2008.
- Renaud, « Toulouse-Toulon, une histoire de maillots », Site rencontresaxv.fr, janvier 2011. Consulté le 2 juin 2012
- « Racing: un nouveau trophée », Rugbyrama, consulté le 10 janvier 2011.
- Musée du Stade toulousain 1997-2007 - Les sociétés, sur le site officiel stadetoulousain.fr, consulté le 4 septembre 2008.
- Rapport de la Chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées, sur le site officiel ccomptes.fr, consulté le 4 septembre 2008.
- Augmentation de capital du StadeToulousain, sur sponsoring.sport.fr, consulté le 4 septembre 2008.
- Les budgets du Top 16, sur lequipe.fr, consulté le 3 septembre 2008.
- Partenaires du stade toulousain, sur stadetoulousain.fr, consulté le 6 septembre 2008.
- Boutique du stade toulousain, sur stadetoulousain.fr, consulté le 6 septembre 2008.
- Les équipes de France, sur ffr.fr
- Club de supporters, www.stadetoulousain.fr. Consulté le 27 mai 2010
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Le Stade toulousain - De la vierge rouge aux anges blonds, de Pierre Capdeville et Roger Surjus, éd. Cépaduès, 1983
- Cent ans de rugby à Toulouse - Stade toulousain. Section Rugby, éd. Grasset, 1991
- Ombres noires et soleils rouges: histoire du rugby au Stade toulousain, de Lucien Remplon, éd. Gazette, 1998
- Stade toulousain - L'Académie du rugby, de Jean-Paul Cazeneuve et Jérôme Leclerc, éd. Universelles, 2006
- Stade toulousain - Un club à la une, éd. L'Équipe, 2006
- Les Maîtres du rugby moderne 2, Le Stade toulousain de 1985 à 2005, de Jean Claude Martinez, éd. Atlantica, 2006
- "Stade toulousain, un siècle de rugby en rouge et noir", de Bruno Fabioux et Henri Rozès, éd. Midi Olympique, 2006
- Lors des matchs à domicile, le club édite la revue Génération Stade.
Vidéothèque [modifier]
- Stade toulousain : 3 ans de règne, de Jean Abeilhou, Jean-Paul Cazeneuve et Marc Guillaume, éd. France 3 Sud, 1996 (coffret de 3 cassettes : Stade toulousain : 1994, la belle année ; Et de 12 ... : Brennus en rouge et noir ; 1996, année de légende)
- Les maîtres du jeu : Quatorzième titre de champion pour le Stade toulousain, de Gérard Fournie, éd. France 3 Sud, 1997
- Stade toulousain 1999 : 15 du siècle, éd. Montparnasse, France 3 Sud, 1999