Furnes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Furnes
(nl) Veurne
L'hôtel de ville, le beffroi et l'église Sainte-Walburge
L'hôtel de ville, le beffroi et l'église Sainte-Walburge
Blason de Furnes
Héraldique
Drapeau de Furnes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement Furnes
Bourgmestre Peter Roose (Veurne+) (2013-18)
Majorité Veurne+, CD&V (2013-18)
Sièges
CD&V
Veurne+
N-VA
Via
21 (2013-18)
7
7
6
1
Section Code postal
Furnes
Avekapelle
Booitshoeke
Bulskamp
Eggewaartskapelle
Houthem
Les Moëres
Steenkerke
Vinkem
Wulveringem
Zoutenaaie
8630
8630
8630
8630
8630
8630
8630
8630
8630
8630
8630
Code INS 38025
Zone téléphonique 058
Démographie
Gentilé Furnois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 551 (1er janvier 2014)
48,78 %
51,22 %
120 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
19,73 %
59,75 %
20,51 %
Étrangers 1,40 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 6,06 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 358 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 04′ N 2° 39′ E / 51.067, 2.65 ()51° 04′ Nord 2° 39′ Est / 51.067, 2.65 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
96,34 km2 (2005)
89,27 %
0,06 %
9,65 %
1,02 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Furnes et de la province de Flandre-Occidentale
Situation de la ville au sein de l'arrondissement
de Furnes et de la province de Flandre-Occidentale

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Furnes

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Furnes
Liens
Site officiel veurne.be
Furnes, église: parochiekerk Sint Niklaas

Furnes (en néerlandais Veurne) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre-Occidentale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le premier document attestant de l'existence de Furnes est romain et nomme l'endroit Furna. Le même nom est utilisé une seconde fois en 877 pour une possession de l'abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer. Au IXe siècle, Furnes est une bourgade fortifiée suite aux raids des Normands. Elle est vite placée à la tête d'un large territoire comptant jusqu'à 42 paroisses, jurant allégeance au comte de Flandre. Furnes reçoit une charte communale au XIIe siècle. Durant ce siècle, le commerce entre les Flandres et l'Angleterre s'intensifia et Furnes s'affilie avec d'autres villes flamandes à la Hanse flamande de Londres. L'économie de la cité déclina cependant après un arrêt des relations anglo-flamandes en 1270. Le 20 août 1297, Furnes fut le théâtre d'une bataille dans la lutte incessante entre les villes flamandes et le roi de France. Les églises principales de la ville, Sainte-Walburge et Saint-Nicolas, datent de cette époque.

Du XVe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

On construisit au XVe siècle un nouvel Hôtel de Ville, qui est aujourd'hui connu comme le Pavillon des officiers espagnols par son utilisation au XVIIe siècle comme quartiers généraux militaires. La plupart des bâtiments de la ville datent du règne prospère des archiducs Albert et Isabelle autour des années 1600. La procession des Pénitents est organisée pour la première fois en 1637 par des religieux norbertins. La seconde moitié de ce siècle sera marquée par les malheurs apportés dans la région par les guerres de Louis XIV. Vauban construisit d'épaisses fortifications autour de la ville dont on peut encore voir les traces aujourd'hui. Ces fortifications servirent à Furnes pour devenir une des places fortes de la Barrière.

Lors de ses réformes, Joseph II d'Autriche ferma de nombreuses institutions religieuses, mettant un terme à la procession des Pénitents, mais Léopold II d'Autriche la permit de nouveau en 1790. Les quelques cloîtres qui étaient encore ouverts furent fermés lors de l'occupation française.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

À partir du mois d'octobre 1914, le roi Albert Ier de Belgique, qui tient à rester sur le territoire national belge, installe son quartier général à Furnes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Furnes comprend 11 sections : sa propre section qui est le plus gros centre urbain avec la population la plus importante, les autres sections étant des petits villages des Polders : Avekapelle, Booitshoeke, Bulskamp, Les Moëres, Eggewaartskapelle, Houthem, Steenkerke, Vinkem, Wulveringem et Zoutenaaie.

En 1971 les communes d'Avekapelle, Booitshoeke, Bulskamp, Eggewaartskapelle, Steenkerke, et de Zoutenaaie fusionnèrent avec Furnes. La même année, la commune des Moëres fut intégrée dans celle de Houtem et les villages jumeaux de Vinkem et de Wulveringem formèrent la commune de Beauvoorde. Ces quatre anciennes communes furent ensuite rattachées à Furnes en 1977.

# Nom Superficie km² Population (03/05/2007)
I Furnes 22,67 8.523
II Booitshoeke 3,35 96
III Avekapelle 4,58 377
IV Zoutenaaie 2,07 17
V Eggewaartskapelle 4,90 181
VI Steenkerke 11,79 427
VII Bulskamp 8,03 677
VIII Wulveringem 9,37 345
IX Vinkem 5,27 358
X Houthem 12,71 671
XI Les Moëres 11,58 129
Bron: officiële website stad Veurne
Communes limitrophes de Furnes
Adinkerke (La Panne) (a) Coxyde avec: Wulpen (b/c) Ramskapelle (Nieuport) (d)
Pervijze (Dixmude) (e) Furnes Les Moëres (Nord) (l),Ghyvelde (m)
Hondschoote (k) Alveringem (g) avec: Oeren (h), Izenberge (i), Leisele (j) Lampernisse (Dixmude) (f)

Carte[modifier | modifier le code]

Furnes, ses sections et les communes voisines.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

C'est pendant le règne des archiducs Albert et Isabelle, période de prospérité, que furent construits la plupart des monuments.

Les principaux monuments de la ville sont :

  • L'église Sainte-Walburge et son parc
  • L'église Saint-Nicolas
  • L'ancienne Châtellenie et son beffroi
  • La halle aux viandes (actuelle bibliothèque municipale)
  • Le Pavillon des officiers espagnols
  • L'hôtel de ville
  • Le palais de justice
  • La grand-place

La Grand-Place de Furnes comporte de nombreux bâtiments datant de la Renaissance dont la plupart sont caractérisés par l'utilisation de la brique lors de leur construction. Il existe cependant quelques contrastes entre les différents bâtiments tous vêtus de briques jaunes de la région. Certains édifices comme par exemple le Pavillon des officiers espagnols se caractérise particulièrement par sa tour de style gothique.

Politique[modifier | modifier le code]

Le bourgmestre de Furnes est Jan Verfaillie du parti CD&V. La mairie compte cinq échevins dont quatre du CD&V et un VLD. Le conseil municipal est constitué d'élus des trois partis traditionnels de Belgique : CD&V, VLD et SP.A. Le CD&V détient la majorité absolue et n'a pas besoin de former de coalition avec d'autres partis pour administrer la ville.

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire :

  • Koninklijk Atheneum
  • Annuntiata-Instituut
  • Bisschoppelijk College
  • Vrij Technisch Instituut

Georges Simenon a utilisé Furnes comme décor à l'un de ses romans : Le Bourgmestre de Furnes.

Film tourné à Furnes[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Le groupe des pénitents dans la procession annuelle du même nom
Spahis algériens de l'Armée française à Furnes, durant la Première Guerre mondiale.
  • Chaque année le lundi de Pentecôte, Furnes organise un grand marché aux fleurs.
  • Le dernier dimanche d'août a lieu un défilé international de musiques militaires.
  • Le dernier dimanche de juillet, la confrérie de la Sodalité, fondée en 1637, organise dans la ville la procession des Pénitents, un défilé de chars où des groupes représentent la vie et la mort du Christ, suivi d'un cortège de pénitents, vêtus d'une sombre robe de bure, coiffés d'une cagoule, allant pieds nus et portant une lourde croix.
  • La confrérie de la Sodalité participe également à un chemin de croix dans les rues tous les vendredis soir pendant le carême, tous les soirs pendant la Semaine sainte et le Jeudi saint à minuit.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Wybo. La procession expiatoire de Furnes. Promenade dans Furnes. Un peu d'histoire religieuse, littéraire et dramatique. Le "mystère" à nos jours. Furnes, Desmyter,

1912, 117 pp.

  • Jean de Vincennes. Sous le ciel de Furnes, La porcession des pénitents. Charleroi, 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémy Porte in Le Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918 sous la direction de François Cochet et Rémy Porte. Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 2008. p. 455. (ISBN 978-2-221-10722-5)
  2. Description de la relique inestimable du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ que l'on conserve dans la chapelle de S. Basile à Bruges, Bruges, Corneille de Moor,‎ 1782, 36 p. (lire en ligne), Thierry pénétré de vénération & de respect pour le Monument précieux qu'il venoit d'avoir reçu redouta d'en être lui-même le porteur il en commit la garde à Leonius;Abbé du Monastère de Abbaye Saint-Bertin à Saint Orner qui l'avoit suivi pendant toute la guerre en qualité de son Aumônier Leonius pénétré des mêmes sentiments que son Prince l'attacha à son col & le porta religieusement sur son sein pendant tout le voyage jusque à Bruges
  3. Histoire littéraire de la France: ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l'Institut, imprimerie nationale,‎ 1814 (lire en ligne), p. LÉON OU LÉONIUS ABBÉ DE LAUBES ET ENSUITE DE S BERTIN L atiteur de la chronique de Saint Bertin commence ainsi ce qu il va dire de Léon Léo fortissimus bestiarum ad nul Uus pavebit occursum et immédiatement après cette phrase abaissant un peu son style il se contente d observer que Léon ou Léonius naquit à Furnes que sa naissance était illustre qu il fut élevé à la cour des comtes de Flandres dans les manières et les mœurs du monde urbanis moribus et qu il y remplaça très jeune encore son oncle et son père dans les soins que le prince leur confiait de la distribution

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]