Abbaye Saint-Bertin

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Abbaye Saint-Bertin
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Bertin
Présentation
Type Abbaye (en ruines)
Rattachement (anciennement) Bénédictins
Début de la construction VIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique
Protection  Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Commune Saint-Omer
Coordonnées 50° 45′ 03″ N 2° 15′ 50″ E / 50.750726, 2.26393550° 45′ 03″ Nord
       2° 15′ 50″ Est
/ 50.750726, 2.263935
  

L'abbaye Saint-Bertin est une ancienne abbaye bénédictine fondée, au VIIe siècle, par l'évêque de Thérouanne, à Saint-Omer, en Morinie.

Les vestiges de cette abbaye en ruines se trouvent aux portes du marais et près de l’Aa. Elles ont été classées monument historique en 1840[1].

Sommaire

Histoire [modifier]

Ruines, peu avant 1899[2], à peu près dans le même état qu'en 1850 (gravure présentée en haut à droite de cet article)
Vestiges, en 2009, vues du Chevet
Saint Otbert, abbé de l'abbaye de Saint-Bertin aux environs des années 968-1007, vu en bas, adorant le Christ et la nativité (manuscrit du Xe siècle). Le texte (en latin) semble être « Multi conati sunt ordinare narrationem » (« Beaucoup ont essayé de composer un récit »). Les bandeaux du haut et du bas sont illustrés d'une scène de chasse[3], avec les chiens courants en haut et la mise à mort d'un sanglier poursuivi par 2 chiens, à la lance, en bas.

Le monastère fut fondé par des moines missionnés par la ville de Sithiu (future Saint-Omer), Bertin, Mommelin et Ebertram, qui avaient pour but d'évangéliser la région.

L’abbaye devint l'une des plus influentes du Nord de l’Europe, avec celles de Saint-Amand et de Saint-Vaast. Sa bibliothèque a abrité un temps le codex des Aratea de Leyde, dont deux copies ont été produites.

C'est à Saint-Bertin qu'a été enfermé en 751, Childéric III, dernier roi des francs de la dynastie mérovingienne. Il meurt à St-Omer en 755. Par ailleurs, Baudouin Ier de Flandre y a été enterré.

Une église romane a été édifiée vers le milieu du XIe siècle. Il subsiste quelques chapiteaux et les fragments d’une mosaïque conservés au musée de l’hôtel Sandelin.

L'église s'élève d'une hauteur de 25 mètres, avec une tour de 48 mètres, et comprend un grand sanctuaire en hémicycle desservant cinq chapelles. Ce dernier a été construit au XIVe siècle et a servi de modèle à l’église, dont la construction ne s’est achevée qu’au début du XVIe siècle.

En 1789, l’abbaye devient bien national à la suite du décret du 2 novembre 1789 de l'Assemblée constituante qui met les biens de l’Église à la disposition de la Nation.

Le décret du 13 février 1790 interdit les vœux monastiques et supprime les ordres religieux réguliers, hors ceux chargés de l’éducation publique et les maisons de charité. Le 15 août 1791, les moines sont expulsés de l'abbaye. En 1792, les bâtiments conventuels sont vendus. Le 3 octobre 1792, les cloches de l’abbatiale sont brisées. En 1799, l'église abbatiale est vendue à des particuliers qui l'abandonnent.

En 1811, la ville de Saint-Omer devient propriétaire des ruines de l'abbaye.

En 1830, la commune demande la destruction de l'édifice ; ce qui reste de la nef de l'église servira à construire le nouvel hôtel de ville. Seul le clocher subsiste. Il est même consolidé par un contrefort construit dans la nef (toujours visible). Il s'effondre après la Seconde Guerre mondiale en 1947 à cause des bombardements au centre ville et de l'abandon du site.

Liste des abbés [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Henri de Laplane Les Abbés de Saint-Bertin d'après les anciens monumens de ce monastère, volumes 1 & 2.
  • Meriaux Charles, Thérouanne et son diocèse jusqu’à la fin de l’époque carolingienne : les étapes de la christianisation d’après les sources écrites. In: Bibliothèque de l'école des chartes=tome 158, 2000 [lire en ligne] 

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a et b Notice no PA00108401, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : Louis Barron, Le Nouveau Voyage de France de 1899 Le Nouveau Voyage de France de 1899 consultable sur Gallica (voir page 16)
  3. Les moines pouvaient chasser ; Abélard raconte dans ses mémoires que ses moines passaient trop de temps à la chasse au loup, à l'ours et au sanglier