Abbaye Saint-Bertin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ancienne abbaye Saint-Bertin
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Bertin
Présentation
Nom local Abbaye de Sithiu
Type Abbaye (en ruines)
Rattachement (anciennement) Bénédictins
Début de la construction VIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau du Nord-Pas-de-Calais Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Commune Saint-Omer
Coordonnées 50° 45′ 03″ N 2° 15′ 50″ E / 50.750726, 2.263935 ()50° 45′ 03″ Nord 2° 15′ 50″ Est / 50.750726, 2.263935 ()  

Géolocalisation sur la carte : Nord-Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Nord-Pas-de-Calais)
Ancienne abbaye Saint-Bertin

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Ancienne abbaye Saint-Bertin

L'abbaye Saint-Bertin est une ancienne abbaye bénédictine fondée, au VIIe siècle, par l'évêque de Thérouanne sous le nom d'Abbaye de Sithiu.

Les vestiges de cette abbaye en ruines se trouvent aux portes du marais à Saint-Omer, en Morinie, et près de l’Aa. Elles ont été classées monument historique en 1840[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère fut fondé par des moines missionnés par la ville de Sithiu (future Saint-Omer), Bertin, Mommelin et Ebertram, qui avaient pour but d'évangéliser la région.

C'est à Saint-Bertin qu'a été enfermé en 751, Childéric III, dernier roi des francs de la dynastie mérovingienne. Il meurt à St-Omer en 755.

Par ailleurs, Baudouin Ier de Flandre y a été enterré.

L’abbaye devint l'une des plus influentes du Nord de l’Europe, avec celles de Saint-Amand et de Saint-Vaast. Sa bibliothèque a abrité un temps le codex des Aratea de Leyde, dont deux copies ont été produites[2].

Une église romane a été édifiée vers le milieu du XIe siècle. Il subsiste quelques chapiteaux et les fragments d’une mosaïque conservés au musée de l’hôtel Sandelin.

L'église s'élève d'une hauteur de 25 mètres, avec une tour de 48 mètres, et comprend un grand sanctuaire en hémicycle desservant cinq chapelles. Ce dernier a été construit au XIVe siècle et a servi de modèle à l’église, dont la construction ne s’est achevée qu’au début du XVIe siècle.

En 1789, l’abbaye devient bien national à la suite du décret du 2 novembre 1789 de l'Assemblée constituante qui met les biens de l’Église à la disposition de la Nation.

Le décret du 13 février 1790 interdit les vœux monastiques et supprime les ordres religieux réguliers, hors ceux chargés de l’éducation publique et les maisons de charité. Le 15 août 1791, les moines sont expulsés de l'abbaye. En 1792, les bâtiments conventuels sont vendus. Le 3 octobre 1792, les cloches de l’abbatiale sont brisées. En 1799, l'église abbatiale est vendue à des particuliers qui l'abandonnent.

En 1811, la ville de Saint-Omer devient propriétaire des ruines de l'abbaye.

En 1830, la commune demande la destruction de l'édifice ; ce qui reste de la nef de l'église servira à construire le nouvel hôtel de ville. Seul le clocher subsiste. Il est même consolidé par un contrefort construit dans la nef (toujours visible). Il s'effondre après la Seconde Guerre mondiale en 1947 à cause des bombardements au centre ville et de l'abandon du site[3].

En 1844, des fouilles ont été réalisé dans la nef de l'abbaye permettant de découvrir de nombreuses sépultures des abbés[4].

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri de Laplane, Les Abbés de Saint-Bertin d'après les anciens monumens de ce monastère, volumes 1 & 2.
  • Meriaux Charles, Thérouanne et son diocèse jusqu’à la fin de l’époque carolingienne : les étapes de la christianisation d’après les sources écrites. In: Bibliothèque de l'école des chartes=tome 158,‎ 2000 (lire en ligne), p. 377-406
  • Aratea de Leyde : ce manuscrit devait être conservé dans le Nord de la France aux alentours de l'an mil, sans doute dans la bibliothèque de l’abbaye Saint-Bertin[9], où deux copies ont survécu.
  • M. Guérard, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Bertin, Paris, Imprimerie Nationale,‎ 1841, 487 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00108401 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. ministère de l'Éducation nationale, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements: Arras. Avranches. Boulogne. 1872, Imprimerie nationale, (lire en ligne), N 188 In folio carré ou grand in quarto sur vélin Kalenda rius per nonas idus et kalendas dispositus Tabulae as tronomicae ad inveniendam epactam cum argumentis Incipit Argumentum de regularibus cycli decennovena lis Si vis invenire unde principalitatis originem sumant Desinit remanet unus una est epacta anno presenti Germanici Caesaris Aratea phaenoniena Incipiunt Ab Jove principium magno deduxit Aratus Carminis at nobis genitor tu maximus auctor Desinunt Pluribus indi ciis sollers fulcire mémento Vale fidens in Domino Christi vestitus amore xic siècle
  3. www.morinie.com/StBertin.pdf‎
  4. Thomas DELVAUX, Saint-Omer au temps jadis ... la princesse inconnue, Arras, 2013
  5. Source : Louis Barron, Le Nouveau Voyage de France de 1899 Le Nouveau Voyage de France de 1899 consultable sur Gallica (voir page 16)
  6. Les moines pouvaient chasser ; Abélard raconte dans ses mémoires que ses moines passaient trop de temps à la chasse au loup, à l'ours et au sanglier
  7. Description de la relique inestimable du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ que l'on conserve dans la chapelle de S. Basile à Bruges, Bruges, Corneille de Moor,‎ 1782, 36 p. (lire en ligne), Thierry pénétré de vénération & de respect pour le Monument précieux qu'il venoit d avoir reçu redouta d'en être lui même le porteur il en commit la garde à Leonius;Abbé du Monastère de Abbaye Saint-Bertin à Saint Orner qui l'avoit suivi pendant toute la guerre en qualité de son Aumônier Leonius pénétré des mêmes sentiments que son Prince l'attacha à son col & le porta religieusement sur son sein pendant tout le voyage jusque à Bruges
  8. Histoire littéraire de la France: ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l'Institut, impimerie nationale,‎ 1814 (lire en ligne), p. LÉON OU LÉONIUS ABBÉ DE LAUBES ET ENSUITE DE S BERTIN L atiteur de la chronique de Saint Bertin commence ainsi ce qu il va dire de Léon Léo fortissimus bestiarum ad nul Uus pavebit occursum et immédiatement après cette phrase abaissant un peu son style il se contente d observer que Léon ou Léonius naquit à Furnes que sa naissance était illustre qu il fut élevé à la cour des comtes de Flandres dans les manières et les mœurs du monde urbanis moribus et qu il y remplaça très jeune encore son oncle et son père dans les soins que le prince leur confiait de la distribution
  9. ministère de l'Éducation nationale, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements: Arras. Avranches. Boulogne. 1872, Imprimerie nationale, (lire en ligne), N 188 In folio carré ou grand in quarto sur vélin Kalenda rius per nonas idus et kalendas dispositus Tabulae as tronomicae ad inveniendam epactam cum argumentis Incipit Argumentum de regularibus cycli decennovena lis Si vis invenire unde principalitatis originem sumant Desinit remanet unus una est epacta anno presenti Germanici Caesaris Aratea phaenoniena Incipiunt Ab Jove principium magno deduxit Aratus Carminis at nobis genitor tu maximus auctor Desinunt Pluribus indi ciis sollers fulcire mémento Vale fidens in Domino Christi vestitus amore xic siècle