François Augustin Regnier de Jarjayes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François Augustin Regnier de Jarjayes
Portraitjarjayesqw6.jpg

François-Augustin Reynier

Biographie
Naissance
Décès
Activités

François-Augustin Reynier de Jarjayes est un général français, né dans les Hautes-Alpes en , mort à Fontenay-aux-Roses le .

Biographie[modifier | modifier le code]

François-Augustin Reynier, chevalier et futur comte de Jarjayes, naît le à Upaix en Dauphiné[réf. nécessaire].

  • Père: Jean-Antoine Reynier, seigneur de Jarjayes,
  • Mère: Marguerite Nicollet,

Il commence sa carrière militaire en collaborant aux travaux topographiques du lieutenant-général Pierre Joseph de Bourcet (- [1], lieutenant général des armées du roi et commandeur de l'ordre de Saint-Louis s'illustrant maintes-fois). En 1769, il devient son aide de camp; poste qu’il conservera jusqu’en 1779. Le 11 septembre 1770, il épouse la nièce du général: "Marie-Anne Louise Bourcet de la Saigne" (née à Grenoble le 8 novembre 1755 et morte à Grenoble le 2 octobre 1786). Elle n'a que 15 ans. Elle est de 9 ans sa cadette. Ils auront deux enfants. Marie-Anne, son épouse, est aussi la sœur cadette du tout aussi illustre Pierre-Jean de Bourcet ( filleul du générale, adopté à 19 ans par le général à la mort de leur père maréchal de camp, directeur des fortifications de Corse, mort en 1771).

En 1779, il est promu à l'état-major de l'armée avec le grade de colonel.

En 1786, il devient veuf et se remarie un an plus tard avec une des douze premières femmes de chambre de la reine Marie-Antoinette : Louise Marguerite Émilie Henriette Quetpée de Laborde, elle-même veuve de Philippe-Joseph Hinner, harpiste de la reine, et mère de Louise Antoinette Laure Hinner, future Laure de Berny, amie d’Honoré de Balzac.

En 1791, décoré de l'Ordre de Saint-Louis, il est nommé par Louis XVI maréchal de camp et directeur adjoint au dépôt de la guerre. Ayant su gagner la confiance des souverains, le chevalier est chargé par eux de diverses missions secrètes en France ou à l’étranger : dès 1790 à Turin auprès du comte d'Artois, à partir de juillet 1791 auprès de Barnave, auprès d’Axel de Fersen entre 1790 et 1793.

En 1793, après la mort du roi, il organise avec Toulan et Lepitre une tentative d’évasion de la famille royale enfermée au Temple qui prévoyait son embarquement au Havre à destination de l’Angleterre. Prévu pour début mars, ce plan échouera par la faute de Lepitre.

En mai 1793, il rejoint Turin, chargé des reliques laissées par Louis XVI et de diverses lettres, que la reine le charge de remettre au comte de Provence et au reste de sa famille, alors à Hamm. Le 6 mai 1793, il est nommé aide de camp par Victor-Amédée III, roi de Sardaigne et beau-frère de Louis XVI. À la suite de cette nomination, il participe à la campagne militaire de 1793, dans l’armée sarde.

Le complot de l'œillet, qui visait à faire évader la reine de la Conciergerie dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793, prévoyait que celle-ci rejoigne Madame de Jarjayes au Grand Berceau, propriété de Hérault de Séchelles (sur le territoire de Livry-Gargan), avant de partir avec elle pour l'Allemagne. Ce plan a, comme les précédents, échoué.

Sous le Consulat, il rentre en France et obtient le poste de vice-président de la compagnie des Salines de l'Est. Sous la Restauration, le chevalier de Jarjayes reçoit de Louis XVIII le grade de lieutenant-général, par ordonnance du .

François Augustin Reynier de Jarjayes meurt à Fontenay-aux-Roses, près de Paris, le .

Littérature[modifier | modifier le code]

La vie du personnage de Lady Oscar, dans le manga du même nom, est basée sur la vie du chevalier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la famille Pélisson de Jarjayes porte « de gueules au pélican d'argent dans sa piété du même ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Abbé F. Allemand, Curé de Jarjayes, « Le Chevalier de Jarjayes », Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, Société d'études des Hautes-Alpes, série Deuxième, vol. Quinzième Année, no 17,‎ , p. 128 (ISSN 0243-7686, lire en ligne)

Source[modifier | modifier le code]

Source : Tome cinquième (sur 7) du Nouveau Larousse Illustré, Dictionnaire universel encyclopédique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre d'Amarzit : Barnave, le conseiller secret de Marie-Antoinette
  • Huguette Boussand : La mort atroce de Fersen, paru dans Historia no 295 de juin 1971
  • Madame Campan : Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette par Madame Campan, Première Femme de Chambre de la Reine
  • André Castelot : 10 août 1792, article paru dans Historia Spécial no 35 Paris historique
  • Jean Chalon : Chère Marie-Antoinette
  • Philippe Delorme : Histoire des reines de France - Marie-Antoinette, Épouse de Louis XVI, mère de Louis XVII
  • Paul Gaulot : Un complot sous la Terreur
  • Paul Gaulot : Un épisode de la captivité du Temple. - L'anneau et le cachet de Louis XVI (Revue des questions historiques - Livraison du 1er janvier 1889 Volume 45)
  • Monsieur de Goguelat : Mémoire de Monsieur le baron de Goguelat
  • Léon Lecestre : Les tentatives d'évasion de Marie-Antoinette au Temple et à la Conciergerie (Revue des questions historiques - Livraison du 1er avril 1886 - Volume 39)
  • G. Lenotre : Marie-Antoinette (La Captivité et la Mort)
  • Roger Sorg : Le véritable testament de Marie-Antoinette, article paru dans Historia no 106 (le portrait du chevalier de Jarjayes y est présenté en noir et blanc)
  • Madame Louise-Elisabeth de Croÿ de Tourzel : Mémoires de Madame la duchesse de Tourzel, gouvernante des enfants de France pendant les années 1789, 1790, 1791, 1792, 1793, 1795
  • Stéphane Zweig : Marie-Antoinette
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, p.122-126 [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]