Saint-Nicolas-de-Macherin

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Saint-Nicolas-de-Macherin
Image illustrative de l'article Saint-Nicolas-de-Macherin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Voiron
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays voironnais
Maire
Mandat
Roland Grambin
2014-2020
Code postal 38500
Code commune 38432
Démographie
Population
municipale
893 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 57″ nord, 5° 36′ 27″ est
Altitude Min. 447 m – Max. 952 m
Superficie 10,6 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintnicolasdemacherin.fr

Saint-Nicolas-de-Macherin est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Macherinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-de-Macherin est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au centre du département de l'Isère. La superficie de la commune est de 1 060 hectares et l'altitude varie de 447 à 952 mètres.

La commune se trouve à 5 km au nord de Voiron, chef-lieu de canton, et à 28 km au nord-ouest de la préfecture, Grenoble. Elle se situe à 510 km de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chirens Massieu Merlas Rose des vents
Chirens N Saint-Aupre
O    Saint-Nicolas-de-Macherin    E
S
La Murette Voiron Saint-Étienne-de-Crossey

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Saint-Nicolas était partagée entre le mandement de Tolvon et le mandement de Hautefort. Le mandement de Hautefort était une possession des seigneurs de Clermont et faisait partie du Dauphiné. Ils y construisirent un château. Le mandement de Tolvon, incluant le bourg actuel, était possession des Comtes de Savoie, lesquels possédaient la maison-forte de Pied-Barlet. La frontière entre le Dauphiné et la Savoie passait ainsi sur l'actuel territoire de la commune si bien qu'Hautefort était en Dauphiné et le bourg en Savoie. Après le rattachement du Dauphiné à la France, les possessions des Comtes de Savoie furent réorganisées et le mandement de Tolvon passa au Royaume de France. L'intégralité du territoire de l'actuelle commune de Saint-Nicolas-de-Macherin se trouvait alors en France. Suite à ce remaniement, la maison-forte de Pied-Barlet perdit son intérêt défensif et devint une habitation. On sait qu'elle fut vendue, en 1363, à la famille de Hermerat avant de passer, en 1591, aux mains de la famille du Vivier qui la conservera jusqu'à la révolution[1].

Château de Hautefort

Le château de Hautefort, toujours aux mains des Clermont en 1446, devint propriété de Sébastien de Gumin en 1537. Ses descendants occupèrent les lieux pendant deux siècles avant que le château ne devienne propriété des Meffrey de Césarges. En 1789, François-Joseph Meffrey de Césarges émigre et sa sœur, épouse du Comte Alfred-Constantin de Chanay, reprend le château, alors vendu comme bien national. D'apparence féodale à sa construction et alors à vocation défensive et militaire, le château fut maintes fois remanié pour prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.

Le bourg se développa autour de l'église. La date exacte de sa construction est inconnue mais on estime qu'elle daterait du Moyen Âge. De ces bâtiments primitifs, seul subsiste le chœur de l'église actuelle. La nef, en très mauvais état, fut remplacée en 1831 et une importante partie de l'église fut alors remaniée. Le clocher, lui aussi en piteux état, s'effondra en 1889 et fut reconstruit en 1898, orné d'une horloge, toujours visible. Une cloche, datée de 1721, se brisa dans l'effondrement du clocher. La seconde cloche, datée de 1843, fut remontée dans le nouveau clocher et est toujours en service. Une chapelle, Notre-Dame-de-Pitié, jouxtait l'église mais fut détruite lors des travaux de 1831. Notons qu'il existait également une chapelle Sainte-Marie dans le château de Hautefort, aujourd'hui détruite. Enfin, une chapelle Sainte-Croix existait à Pied-Barlet jusqu'au XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Mairie
L'ancienne école communale, démolie en 2011
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Roland Grambin DVD [2]
1989 2001 Marcel Descombes SE  
1965 1989 Jean Tabeling SE  
1945   Paul Merle    
1944 1945 Jean Marcoz   (Conseil municipal provisoire)
1943 1944 Joseph Gaillard   (Maire délégué suite à la démission de Louis Fauchon)
1925 1943 Louis Fauchon    
  1925 Liguori Vial    
Les données manquantes sont à compléter.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 893 habitants, en augmentation de 0,56 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
643 704 749 701 796 816 828 857 874
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
790 753 723 687 690 660 623 590 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
514 542 525 443 435 427 398 420 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
384 380 389 518 615 782 863 885 893
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logement[modifier | modifier le code]

D'après les chiffres de l'INSEE (2013), 91,6 % des ménages de la commune vivent en maisons individuelles contre 8,4 % en appartements[7]. 94 % des logements de la commune sont des résidences principales, 1,7 % sont des résidences secondaires, les autres étant vacants lors de l'enquête (2013). Il est à noter que 21 % des logements de la commune furent construits avant 1919 tandis que 62 % furent construits entre 1971 et 2005.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Hautefort

Le château de Hautefort, bâti au pied du hameau de Hautefort, domine le bourg et l'église de Saint-Nicolas. Ce sont les seigneurs de Clermont qui établirent ce qui était au début du XVe siècle une forteresse. Il a été profondément modifié au XVIIe siècle par Pierre de Gumin, comte de Hautefort. Le dernier comte de Hautefort, Jacques Morand de Jouffrey, se sépare du domaine en 1982 en le partageant. Aujourd'hui, le château est divisé en plusieurs appartements.

  • Au lieu-dit de Pied Barlet, ruines de l'ancienne maison forte du XIIIe siècle, bâtie par les comtes de Savoie[8],[9].
  • La chapelle du château de Hautefort[8].
  • L'église Saint-Nicolas, du XIXe siècle, qui a remplacé l'ancienne église du prieuré des moines Antonins, et qui présente un chœur du XIIIe siècle[8].

Économie[modifier | modifier le code]

  • En 2013, 4,1 % de la population active de la commune était au chômage[7]. Un chiffre à comparer avec le taux de chômage départemental qui était, sur la même période, de 11,2 %.
  • 57 établissements étaient en activité sur la commune au 1er janvier 2015, dont 10 exploitations agricoles (17,5 % des établissements actifs contre 3,7 % à l'échelle du département). Un seul établissement employait plus de 50 salariés (la SITPM) tandis que deux établissements comptaient entre 10 et 19 salariés. 84 % des établissements ne comptaient aucun salarié[7].
L'usine de la SITPM
  • La SITPM (Société Industrielle des Tissages Paul Merle), implantée sur la commune au lieu-dit de L'Usine, emploie 58 personnes dans la fabrication de tissus techniques. L'usine fut créée en 1853 par le Comte de Chanay, alors propriétaire du château de Hautefort, sous le nom d'Usine de Tissage de Sainte-Marie d'Hautefort. En 1890, l'usine est rachetée par une entreprise lyonnaise de soierie, Noyer-Durand-Colon, avant d'être reprise, en 1938, par Paul Merle qui lui donne son nom actuel. Le groupe américain Celanese en devient propriétaire en 1966 avant de revendre la SITPM en 1971 au groupe isérois Sofileta, spécialisé dans les textiles techniques. L'usine fut principalement orientée vers le tissage avant de se spécialiser, après guerre, dans la fabrication de tissus synthétiques, puis, après la reprise par Sofileta, dans les tissus techniques à haute valeur ajoutée. Le site s'étend sur 15 000 m2 et compte plus de 130 métiers à tisser automatisés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Monument aux Morts

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Fauchon, Henri Coutis et Paul Commeaux, Histoire de Voiron et du Pays Voironnais, Auto-Édition AHPPV, 1990, p. 221
  2. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-nicolas-de-macherin,38432/
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b et c https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-38432
  8. a, b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 498-501
  9. Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en Pays Voironnais, Chirens, Coordonnet, , 262 p., p. 188-191

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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