Torchefelon

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Torchefelon
Torchefelon
La mairie de Torchefelon en juillet 2019
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes des Vals du Dauphiné
Maire
Mandat
Martine Ekoué
2014-2020
Code postal 38690
Code commune 38508
Démographie
Population
municipale
726 hab. (2016 en augmentation de 11,01 % par rapport à 2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 16″ nord, 5° 24′ 03″ est
Altitude Min. 378 m
Max. 589 m
Superficie 8,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.torchefelon.fr

Torchefelon est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situé dans la vallée de l'Hien, la commune fut adhérente de l'ancienne commune de la communauté de communes de la Vallée de l'Hien. Á la suite d'un regroupement, la commune est rattachée à la nouvelle communauté de communes des Vals du Dauphiné dont le siège est situé à La Tour-du-Pin, sous-préfecture de l'Isère et ville la plus proche.

Ses habitants sont dénommés les Torchefelonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Torchefelon et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

Torchefelon est une petite commune à vocation nettement rurale, positionnée sur un modeste plateau qui se situe dans la partie septentrionale du département de l'Isère, au sud de l'agglomérations de La Tour-du-Pin.

Le centre-ville (bourg de Torchefelon) se situe (par la route) à 51 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 63 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 328 km de Marseille et 533 km de Paris[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Succieu se situe sur un modeste plateau qui domine la vallée de la Bourbre au nord et celle de l'Hien, son affluent, à l'est, et également parsemé d'étang. Ce secteur connue sous l'appellation locale de Terres froides a été formé par les moraines des glaciers de l'époque quaternaire déposées sur un bloc molassique[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Située dans les Terres froides, où règne une sorte de micro-climat, la commune de Torchefelon présente généralement un climat plus froid que la plaine de Bourgoin. Il n'est donc pas rare en hiver, de trouver de la neige dans le secteur de cette commune alors que le reste du Nord-Isère en est dénué. Même si le terme de « Terre froides » ne relève que d'une simple appellation locale pas forcément en rapport avec la froid, on peut, cependant constater que durant la période hivernal, il fait assez froid à Biol en raison de l'altitude et de la présence de zones marécageuses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de l'Hien entre Torchefelon et Doissin

La commune est bordée dans sa partie orientale par le ruisseau de l'Hien, affluent de la Bourbre et d'une longueur de 17,2 km[4] et dans partie occidentale par le ruisseau des moulins, d'une longueur de 5 km[5]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'A48 à Torchefelon

Le bourg central de la commune et ses principaux hameaux sont situés à l'écart des grandes voies de circulation. Le territoire communal n'est traversé que par une seule route départementale, la RD51n qui relie le bourg de Torchefelon avec le bourg de Biol.

L'autoroute A48 qui relie l'agglomération Lyonnaise à celle de Grenoble traverse la partie nord-est du territoire communal avant de former une grande courbe vers le nord-ouest afin de se raccorder à l'autoroute A43. Les aires de repos de Chanses (sens Grenoble-Lyon) et de Ponteray (sens Lyon-Grenoble) sont situés sur le territoire communal.

La sortie d'autoroute la plus proche (A43) est celle qui dessert l'agglomération de La Tour-du-Pin

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Torchefelon est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[6].

Terminologie des zones sismiques[7]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les archives de l'ancienne Chambre des comptes du Dauphiné, la cité portait le nom de Tortilianum lors de l'achat du bourg par l'église de Vienne en 926[8].

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Torchefelon dériverait du terme latin « Tortivus » qui désigne un lieu ou l'« on presse du raisin pour en faire du vin ». L'auteur considère également que l'idée émise d'interpréter ce nom comme le fait d'y « avoir battu (torché) les félons » ne repose sur « aucune réalité historique ou topographique »[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le secteur actuel de la commune de Biol se situe à l'ouest du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sur la commune se dressait le château de Ponteray qui fut brulé par l'archevêque de Vienne et dont il ne subsiste aucun vestige.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Mr Durand Edouard    
mars 1989 mars 2008 Mr Vial Jean-Claude    
mars 2008 En cours Mme Ekoué Martine SE Professeure[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 726 habitants[Note 1], en augmentation de 11,01 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526602680827774777734696720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720661674620615590610590534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
477502457419420403401377349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
367348311346390449528621708
2016 - - - - - - - -
726--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges du château de Ponteray
  • La maison forte de la Murette, XVIe siècle
  • La maison forte de Saint-Roch, XVIe siècle
  • La maison forte de Saint-Georges-du-Mont, du XVe siècle, propriété de la famille Querrenet au XVIIIe siècle[15].
  • L'église du village.
  • La chapelle de Saint-Georges de Montagnieu
  • La chapelle Saint-Roch
  • Les vestiges de l'ancienne forge
  • La maison dauphinoise de La Rougière

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 8 juillet 2019
  2. Site annuaire mairie, page des distances entre Torchefelon et les plus grandes villes, consulté le 8 juillet 2019
  3. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 10 novembre 2016)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'hien (V1720500) » (consulté le 8 juillet 2019).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - le ruisseau des moulins (V1710540) » (consulté le 8 juillet 2019)
  6. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  7. [1]
  8. site gallica.bnf.fr, page "Les archives de l'ancienne Chambre des comptes du Dauphiné" de F. Crozet, page 8, consulté le 8 juillet 2019
  9. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 252
  10. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/torchefelon,38508/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 706

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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