Chassignieu

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Chassignieu
Chassignieu
Vue générale de Chassignieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Vals du Dauphiné
Maire
Mandat
Jean-Marc Bouvet
2020-2026
Code postal 38730
Code commune 38089
Démographie
Population
municipale
228 hab. (2018 en augmentation de 9,62 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 04″ nord, 5° 30′ 19″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 607 m
Superficie 5,17 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Grand-Lemps
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Chassignieu
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Chassignieu

Chassignieu est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune qui se situe plus particulièrement dans la région naturelle des Terres froides du Dauphiné fut adhérente à la communauté de communes Bourbre-Tisserands, puis a rejoint la communauté de communes « Les Vals du Dauphiné » au [1].

Les habitants de Chassignieu se dénomment les Chassignards[2]

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Chassignieu et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

Chassignieu se trouve en position surélevée par rapport à la route départementale 73, entouré à l'Est et à l'Ouest par deux vallons boisés. L'église, la mairie et le cimetière se trouvent à quelques centaines de mètres du village proprement dit.

Géologie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire communal n'est bordé que par quatre communes, toutes situés dans le département de l'Isère

Communes limitrophes de Chassignieu
Le Passage
Chélieu Chassignieu Saint-Ondras
Valencogne

Climat[modifier | modifier le code]

Panneau routier de Chassignieu sur le RD 73 durant l'hiver 2020

Le secteur du Nord-Isère et des Terres froides présente un climat de type semi-continental[3] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés, généralement assez chauds, peuvent être plus ou moins tempérés par l'altitude qui reste cependant modeste. En hiver, la bise de Nord prend une place importante, vent du beau temps qui se charge parfois de nuages durs à crever en prenant un axe nord ouest, la bise noire[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée dans sa partie septentrionale par la Bourbre, affluent en rive gauche du Rhône et d'une longueur de 72,2 km[5].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est également traversé par deux routes départementales :

  • la RD 73 qui relie la commune des Abrets en Dauphiné à celle de Beaurepaire (Isère)
  • la RD 17c qui traverse la partie nord-est du territoire communal par raccordement avec la RD73 vers la commune voisine de Valencogne

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chassignieu est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Le château et le paysage de Chassignieu.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (66,6 %), terres arables (23,1 %), prairies (7,5 %), forêts (2,8 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Chassignieu est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique, mais non loin de la zone n°4, située plus à l'est, vers le massif de la Chartreuse[13].

Terminologie des zones sismiques[14]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Chassignieu pourrait dériver du nom d'un riche propriétaire gallo-romain dénommé Cassianus et dont la terre se dénommait Canissacum[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité, le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 892[16], « Les terres de Colonge, de Chélieu, de Chassignieu et de Fitilieu, dans le diocèse de Grenoble, furent cédées par les rois Charles et Lothaire à l'église de Lyon, et confirmées depuis par l'empereur Louis, fils de Bozon, en faveur de la même église[17] ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Philippe Boyer SE Fonctionnaire
2020 En cours Jean-Marc Bouvet    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2018, la commune comptait 228 habitants[Note 2], en augmentation de 9,62 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
424373444565421606601539477
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
456444450407428389426362332
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
328335287283249234228214252
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
239198190188192203206221228
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipement sportif et culturel[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité sur le canton, la communauté des communes et quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Chassignieu (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Sainte-Anne qui, elle-même, est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Escutcheon to draw-fr.svg

Chassignieu possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté préfectoral 38-2016-11-10-009 portant création de la communauté de communes "Les Vals du Dauphiné"
  2. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 7 août 2019
  3. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016).
  4. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2016).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Bourbre (V17-0400) » (consulté le 3 mars 2019).
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  14. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  15. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 63
  16. J.-J. Pilot, « Lettre à M. Ollivier Jules, directeur de la Revue du Dauphiné, sur l'occupation de Grenoble et du Gresivaudan par une nation payenne désignée sous le nom de Sarrazins », Revue du Dauphiné, t. II,‎ , p. 143 (lire en ligne, consulté le 1er août 2016).
  17. J.-J. Pilot, « Lettre à M. Ollivier Jules, directeur de la Revue du Dauphiné, sur l'occupation de Grenoble et du Gresivaudan par une nation payenne désignée sous le nom de Sarrazins », Revue du Dauphiné, t. II,‎ , p. 152 (lire en ligne, consulté le 1er août 2016).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Site de messe-infos, page sur la paroisse Sainte-Anne
  23. « Château de Bellegarde », notice no PA00132972, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 672-673.
  25. Eglise Notre-Dame de l'Assomption, Département de l'Isère, Isère Patrimoine, 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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