Alfred Berruyer

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Alfred Berruyer
Portrait Alfred Berruyer.jpg
Portrait de Alfred Berruyer.
Biographie
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Alfred Berruyer (Roybon, - ) est un architecte français du XIXe siècle. Il a été à l'école des Beaux-Arts de Paris l'élève de Louis Visconti, auteur du tombeau de Napoléon Ier, puis fut influencé par Eugène Viollet-le-Duc. Il a bâti de nombreuses églises faisant de l'Isère le département qui a le plus reconstruit d'églises au XIXe siècle. Alfred Berruyer a été nommé architecte diocésain de Grenoble en 1853, avec l'appui du clergé, et a commencé sa carrière face aux architectes et aux pouvoirs politiques locaux républicains. Il s'est rapidement réservé le "marché" de la reconstruction des églises en proposant deux modèles : néo-roman pour villages et néo-gothique pour villes. Apparenté à des familles de cimentiers, il a le premier employé les ciments moulés en lieu et place de la pierre de taille lorsque les budgets étaient restreints ; utilisant le terme de "pierre factice" afin de mieux convaincre les commanditaires[1].

Il a construit l'église Saint-Bruno de Voiron, néo-gothique avec une façade harmonique reprenant celle de Notre-Dame de Paris, dont le projet date de 1857. Il propose des déjà certaines éléments en ciment moulé. Il reprend le chantier de l'église Saint Bruno de Grenoble (concours gagné par l'architecte Durand, de Paris, et chantier démarré par Eugène Péronnet de Grenoble) et dessine ceux du Couvent Notre-Dame de la Délivrande à Saint-Martin d'Hères[2]. Il a dirigé la restauration de la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble en 1881, face à la mairie républicaine qui installe une horloge sur le clocher. Les morceaux de son porche ont été démontés et stockés dans la poudrière de Grenoble[3].

Il construit aussi le clocher surmonté d'une statue de la vierge de l'église Sainte-Marie-d'en-Haut à Grenoble, enlevé en 1936.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Parmi ses réalisations[4] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cédric Avenier, « Alfred Berruyer (1819-1901), la volonté d’un architecte diocésain », La Pierre et l'Ecrit,‎
  2. Cédric Avenier, « De la raison en architecture : projets et chantiers des églises Saint-Bruno de Grenoble et de Voiron au xixe siècle », Livraison d’histoire de l’architecture, (revue de l’École des Chartes et de l’Université Panthéon-Sorbonne),‎ , pp. 97-118 (lire en ligne)
  3. Philippe Dufieux, « Un architecte au service des ambitions épiscopales : Alfred Berruyer (1819-1901), diocésain de Grenoble », Livraisons d'histoire de l'architecture, Paris, no 6,‎ , p. 121–133 (ISSN 1960-5994, notice BnF no FRBNF37586656, lire en ligne)
  4. Claude Muller, Les Oubliés de l'histoire, p. 57

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Baffert, Alfred Berruyer, architecte dauphinois (1819–1901) : sa vie, son œuvre, Grenoble, Édouard Vallier imprimeur-éditeur, 1903, 45 p. (OCLC 490956060)
  • Cédric Avenier, Alfred Berruyer (1819-1901), la volonté d’un architecte diocésain, La Pierre et l'Ecrit, 2002.
  • Cédric Avenier, "De la raison en architecture : projets et chantiers des églises Saint-Bruno de Grenoble et de Voiron au xixe siècle", Livraison d’histoire de l’architecture, (revue de l’École des Chartes et de l’Université Panthéon-Sorbonne), 1er semestre 2006, p. 97-118. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lha_1627-4970_2006_num_11_1_1036
  • Philippe Dufieux, "Un précurseur dans l'emploi des ciments au XIXe siècle : l'architecte Alfred Berruyer (1819-1901)", Chroniques Rivoises : revue d'histoire du Dauphiné, n. 29, mai 2000, pp. 27–31.
  • Philippe Dufieux, L'architecte Alfred Berruyer, Autrefois, n°39, 2000.
  • Alfred Berruyer (1819-1901), architecte diocésain du département de l’Isère, thèse de Frank Delorme, 2000
  • Claude Muller, Les Oubliés de l'histoire, Grenoble : Ed. de Belledonne, 1998, pp. 38 et 53-57. (ISBN 2-911148-32-0)
  • Cédric Avenier, Ciments d'églises, semences de chrétiens : constructions religieuses et industrie cimentière en Isère au XIXe siècle, Université Pierre Mendès France Grenoble 2, 2004.
  • Anne Cayol-Gerin, Christiane Guichard et Brigitte Riboreau, L'or gris du Grand Grenoble, Lyon, Patrimoine Rhônalpin, 2000, 34 p. (ISBN 2-909692-19-1, notice BnF no FRBNF37622954), p. 16

Liens externes[modifier | modifier le code]