Saint-Didier-de-la-Tour

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Saint-Didier-de-la-Tour
Saint-Didier-de-la-Tour
Saint-Didier-de-la-Tour en 1907.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Vallons de La Tour du Pin
Maire
Mandat
Gérard Vitte
2014-2020
Code postal 38110
Code commune 38381
Démographie
Gentilé Cassolards / Cassolardes
Population
municipale
2 020 hab. (2016 en augmentation de 9,72 % par rapport à 2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 20″ nord, 5° 29′ 01″ est
Altitude 410 m
Min. 328 m
Max. 554 m
Superficie 14,63 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintdidierdelatour.fr

Saint-Didier-de-la-Tour est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la petite région du Nord-Isère, la petite commune, à l'aspect encore très rurale, est adhérente à la Communauté de communes Les Vallons de La Tour du Pin dont le siège est fixé à La Tour-du-Pin.

Ses habitants sont les Cassolards[1], le village ayant été longtemps surnommé La Cassôla, en raison d’une source au canon (tige de roseau) de laquelle on avait, « pour en user, placé une petite casserole ». L’importante fréquentation due aux mines de lignite et au passage de la route nationale, la source étant l'unique point d’eau en faisait un lieu fort fréquenté et haut en couleur[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour se situe dans la partie septentrionale du département de l'Isère, légèrement à l'est de l'agglomération de la La Tour-du-Pin. Son territoire est traversé par l'autoroute qui relie Lyon à Chambéry et la voie ferrée qui relie Lyon à Grenoble.

Le centre-ville (bourg de Saint-Didier) se situe (par la route) à 58 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 70 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 345 km de Marseille et 528 km de Paris[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Glaciations quaternaires.

Le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour se positionne entre la plaine de Lyon et les collines du Bas-Dauphiné qui bordent les Terres froides, secteur formé par les moraines des glaciers de l'époque quaternaire déposées sur un bloc molassique[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les limites des territoire des communes de Saint-Didier-de-la-Tour, Le Passage, Chélieu et Montagnieu forment un quadripoint au niveau du lieu-dit Les Alphands.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau

Le territoire communal est sillonné par le ruisseau Jaillet et le le ruisseau des moulins, d'une longueur de 5 km[5], deux affluents de la Bourbre, sillonnent le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour.

Plans d'eau

Le lac de Saint-Félix d’une superficie d'environ 21,5 ha est situé au nord de la commune, à proximité de la voie ferrée et de l'autoroute A43 qui relie Lyon à Chambéry.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Saint-Didier-de-la-Tour présente un climat de type semi-continental[6] qui se caractérise par des précipitations généralement plus importantes au printemps et en été qu'en hiver.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de La Tour-du-Pin se situe sur les axes suivants :

Les autoroutes[modifier | modifier le code]

L'autoroute A43, voie autoroutière qui relie la commune à Lyon et à Chambéry, mais également à l'A48 qui la relie à Grenoble grâce un échangeur situé entre la Tour-du-Pin et Bourgoin-Jallieu.

Une sortie autoroutières dessert directement la commune :

  • Sortie 9.1 : La Tour-du-Pin-Est (sens Lyon-Chambéry)

Les routes à grandes circulation[modifier | modifier le code]

La route départementale 1006 (RD 1006) qui correspond à l'ancienne l'ancienne RN 6 reclassée en route départementale, relie la commune avec les communes de Bourgoin-Jallieu, et La Tour-du-Pin se dirigeant vers Lyon et Pont-de-Beauvoisin, en se dirigeant vers Chambéry.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Didier-de-la-Tour, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • la Ferrossière
  • les Ayes
  • le Loup
  • le Bois Picot
  • Château et ferme de Pin
  • les Morts
  • le Suyet
  • Ruijaillet
  • le Seillier
  • Grande Côte
  • le Chemin
  • la Maison Blanche
  • Colombier
  • les Échanges
  • Cassole
  • les Variots
  • Monsieur Lièvre
  • le Molard (la Fauconnière)
  • Le Maudit (Tourbière du Pré Maudit)
  • Chataigneraie de Bise
  • Marleyzet
  • le Mortier
  • le Gay
  • le Fajay
  • Demptézieu
  • Ferme du Corza
  • la Mure (Château)
  • Champ Bognon

Risques naturels et industriel[modifier | modifier le code]

L'exploitation de mines de lignite mobilisait jusqu'à 600 mineurs. Celle-ci ont été exploitées jusqu’à la Première Guerre mondiale puis elles furent abandonnées. En 2008, le préfet de l’époque prit un arrêté interdisant toute nouvelle construction[8].

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Didier-de-la-Tour est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, Saint-Didier-de-la-Tour, au temps de l'Ancien Régime, se dénommait « Saint-Didier-de-Pin ». Durant la Révolution française, la référence aux saints fut aboli et la commune s'est dénommé Mont-Didier, puis dés le consulat, elle prit son nom acteul en raison de sa proximité avec La Tour-du-Pin. Le nom de Saint-Didier est liée à Didier de Vienne disciple de saint Syagre et évêque de Vienne en Dauphiné en 596[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes et Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Peuplée de plus de 1500 habitants lors de l'élection de 2014, le conseil municipal de Saint-Didier-de-la-Tour compte dix-neuf membres (8 femmes et onze hommes) dont un maire, cinq adjoints au maire et treize conseillers municipaux. En outre, la commune compte trois représentants au conseil de la Communauté de communes Les Vallons de la Tour[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1953 Joseph Fréchet    
1953 1959 André Jacquet    
1959 1971 Louis Rabatel    
1971 1977 Charles Gros    
1977 1987 Armand Sarra-Bournet    
1987 mars 2001 Joseph Monin    
mars 2001 En cours Gérard Vitte PS Retraité[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteurs et industries[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2016, la commune comptait 2 020 habitants[Note 1], en augmentation de 9,72 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8868278891 0631 3181 4121 4501 5411 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5941 5501 4501 4881 4861 3761 3611 3081 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1481 1111 053964949959896894923
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9259491 1161 1271 3101 4191 6211 8132 003
2016 - - - - - - - -
2 020--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Pin[modifier | modifier le code]

L'édifice est construit en 1674, à l'instigation et sur les plans de Jean de Vincent, conseiller du Roi de France et trésorier général de France « en la généralité du Dauphiné ». Les pierres servant à l'édification proviennent des ruines de l'ancien château de La Tour-du-Pin. En 1730 le château et son domaine est racheté par Gaspard de Gallien de Cléret.

Le domaine du château comprend l'édifice lui-même, le parc et un ensemble de dépendances. Le bâtiment principal, de plan rectangulaire présente un corps central, assez étroit, légèrement surélevé et abritant une cave voûtée. Le bâtiment principal comprend deux pièces uniques, au rez-de-chaussée et à l'étage et qui abritent le salon et la salle de réception, pièces entièrement habillées de boiseries. Le troisième niveau, ajouté en 1840, dispose d'une dizaine de chambres avec également deux ailes, plus larges qui viennent s'ajouter au corps de logis central pour former saillie sur la façades orientale et la façade occidentale[18]

Les autres bâtiments[modifier | modifier le code]

  • L’église actuelle fut décidée par l’abbé Vallet en 1840, construite en 1842 et consacrée le .
L’église initiale était située à proximité de la tour du Pin, dans le hameau actuel les Morts à proximité de la voie ferrée et de la bretelle autoroutière. Il y demeure l’ancien presbytère, actuelle « maison Gros ».
  • La maison forte de la Maison Blanche, datant du XIIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIe siècles[19].
  • La maison forte du Pin, datant du XVe siècle[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 19 juin 2019
  2. Annuaire-Almanach dauphinois, 1827-1828 p. 90-91
  3. Site annuaire mairie, page des distances entre Saint-Didier-de-la-Tour et les plus grandes villes, consulté le 20 juin 2019
  4. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 10 novembre 2016)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - le ruisseau des moulins (V1710540) » (consulté le 20 juin 2019)
  6. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  7. Site géoportail, page des cartes IGN
  8. Éric Seveyrat, « Saint-Didier-de-la-Tour - Gérard Vitte : Une grande intercommunalité pour être un territoire plus fort ! », sur lessor38.fr, (consulté le 20 juin 2019)
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. [1]
  11. André Planck, L'origine du nom des communes du département de l'Isère, édition L'atelier, 2006, (ISBN 2-84424-043-7), p. 243.
  12. Site de la mairie de Saint-Didier-de-la-Tour, page sur le conseil municipal, consulté le 20 juin 2019
  13. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-didier-de-la-tour,38381/
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Château de Pin », sur chateau-fort-manoir-chateau.eu (consulté le 20 juin 2019)
  19. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 696

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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