Crise de subsistance

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La crise de subsistances correspond à une difficulté, pour un individu, à subvenir à des besoins en nourriture. Elle est généralement due à un hiver rude, qui entraîne une mauvaise récolte[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les mauvaises récoltes sont à l'origine de la crise de subsistances ou crise frumentaire qui provoque une baisse des réserves de grains et une forte montée des prix des céréales et du pain, base de l'alimentation en Occident jusqu'au XIXe siècle.

Les crises de subsistances sont souvent la cible d'agioteurs, c'est-à-dire de personnes qui cachent le blé, afin de faire monter les prix, avant de remettre le blé sur le marché, et ainsi tirer des bénéfices importants. Afin de limiter l'agiotage, le gouvernement pouvait mettre en place une politique frumentaire, c'est-à-dire une politique de contrôle des prix et des réserves de blés, menée par les autorités.

Une crise de subsistance se traduit par : la rareté des céréales (crise générale), la montée du prix des céréales, l'arrêt des artisans dans la fabrication et gel des salaires des ouvriers ; l'augmentation des prix et la baisse des salaires entraînent une crise démographique : les plus faibles, c'est-à-dire, les plus pauvres meurent les premiers. Sous l'Ancien Régime, il exista trois crises importantes de subsistances : 1661-1662 (crise de l'avènement), 1693-1694, et 1709 (« Grand Hiver »).

Histoire[modifier | modifier le code]

En France, le terme est utilisé pour la première fois par Jean Meuvret, en 1946, et grandement popularisé par Pierre Goubert, en 1960, dans son étude sur Beauvais et le Beauvaisis[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The European subsistence crisis of 1845-1850: a comparative perspective », .
  2. (en) Walter, John et Roger S. Schofield., Famine, Disease and the Social Order in Early Modern Society., Cambridge: Cambridge University Press, (lire en ligne).