Stade oral

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Le stade oral est un stade de la théorie de la sexualité infantile freudienne, décrit en 1905, puis finalisé en un ajout de 1915, dans Trois essais sur la théorie de la sexualité. C'est le premier stade de l'évolution libidinale, après le narcissisme primaire.


Stade oral Stade anal
(+ oral)
Stade phallique
(+oral, +anal)
Période de latence
(+oral, +anal, +phallique)
Stade génital
Jusqu'à 18 mois De 18 mois à 3 ans De 3 ans à 7 ans
Situation œdipienne
Dès 7-8 ans Adolescence

Description de la théorie du stade oral[modifier | modifier le code]

Selon la théorie freudienne, la zone érogène privilégiée au stade oral est la sphère buccale et œsophagienne, étayée sur l'activité motrice de succion, par la tétée. Le plaisir oral déborde évidemment la simple satisfaction de la faim, le prototype de la conduite masturbatoire au stade oral étant le suçotement.

Karl Abraham a divisé le stade oral en deux sous-stades :

  • Le stade oral précoce ou préambivalent, où le plaisir est lié à la succion.
  • Le stade oral-cannibalique ou sadique oral, ou le plaisir est lié à la morsure.

Selon Freud cependant, si une division du stade anal est possible, il n'en va pas de même du stade oral.

Le but de la pulsion orale est l'incorporation, qui fournit le mode identificatoire propre à cette organisation libidinale : les fantasmes oraux tournent autour du fait de manger ou d'être mangé.

Les psychanalystes de l'école de la relation d'objet se sont particulièrement intéressés au stade oral, Mélanie Klein la première, en théorisant le sein comme bon ou mauvais objet oral (le clivage anaclitique), et les fantasmes associés à cette organisation libidinale.

Le « fruit social » de ce stade oral est le langage, la parole. C'est-à-dire que l'enfant « sort » de ce stade lorsqu'il peut parler.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]