Hanna Segal

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Hanna Segal, née à Łódź (Pologne), le 20 août 1918, et morte le 5 juillet 2011[1], est une psychanalyste disciple de Mélanie Klein.

Biographie[modifier | modifier le code]

Psychiatre et psychanalyste née à Lódz (Pologne) d'où elle doit fuir en 1939, elle arrive en Grande-Bretagne (via la Suisse puis la France). Là, elle termine ses études de médecine, et entreprend une formation psychanalytique et une analyse avec Mélanie Klein dont elle deviendra une disciple qui œuvrera à faciliter l'accès à son œuvre réputée d'accès difficile.

Travaux[modifier | modifier le code]

Segal a également travaillé sur l'esthétique, l'art, la symbolisation, la guerre.

Le concept d' « équation symbolique »[modifier | modifier le code]

La théorie psychanalytique lui est notamment redevable du concept d' « équation symbolique »[2]. Ainsi Bernard Golse précise-t-il dans un article sur « La pensée kleinienne » paru en 2014 dans la revue Topique: « la place centrale des équations symboliques comme pont entre l'identité de perception et l'identité de pensée dans la mesure où les équations symboliques permettent au bébé, de donner une suite sensorielle aux expériences relationnelles ayant eu lieu avec l'objet qui s'est ensuite absenté » [3].

« L'impulsion créatrice »[modifier | modifier le code]

Dans un article récent de Jean-Michel Quinidoz, intitulé « L’origine de l’impulsion créatrice chez Hanna Segal » (dans Topique, 2014), cet auteur considère que: « Pour Segal, la création artistique est très souvent une recréation d’un monde perdu, et l’artiste n’en a souvent pas conscience. Celui-ci ne recrée pas le même monde, mais il le transforme et lui donne une forme différente qui lui est personnelle ». En termes plus kleiniens, il explique que « la dynamique de la créativité se trouve dans les impulsions réparatrices de la position dépressive, ce qui implique une élaboration des états mentaux précoces, en particulier une intégration de la perception des sentiments de chaos et de persécution »[4].

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Fonctions[modifier | modifier le code]

Elle a été présidente de la British Psychoanalytical Society, et vice-présidente de l'Association psychanalytique internationale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hanna Segal est l'auteur de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles.

  • Introduction à l'œuvre de Mélanie Klein, Paris, PUF, collection "Bibliothèque de psychanalyse", 1969, 11e ed. 2011, (ISBN 213058571X)
  • Mélanie Klein : développement d'une pensée, Paris, PUF, 1982, (ISBN 2-13-039148-6)
  • Délire et créativité : essais de psychanalyse clinique et théorique avec Annik Comby, Paris, Editions des Femmes, 1986 (ISBN 2-7210-0305-4)
  • Rêve, art et phantasme, Paris, Bayard, collection "Bibliothèque internationale de psychanalyse", 1993 (ISBN 2-227-23300-1)
  • Psychanalyse clinique, Paris, PUF, collection "Le Fil rouge", 2004, ISBN 2-13-051799-4

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Quinodoz, A l'écoute d'Hanna Segal : sa contribution à la psychanalyse, Paris, PUF, 2008 (ISBN 2130560164)
  • Dans: Topique, N° 127, « La pensée kleinienne », septembre 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. New York Times
  2. Cf. le colloque de l'Association internationale Interactions de la psychanalyse (A2IP) en 2012. [PDF] lire en ligne
  3. Bernard Golse, « Le concept d'équation symbolique au regard de la polysensorialité » dans Topique, N° 127, septembre 2014.
  4. Jean-Michel Quinidoz, « L'origine de l'impulsion créatrice chez Hanna Segal », Topique, N° 127, « La pensée kleinienne », septembre 2014.