Société psychanalytique de Paris

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La Société psychanalytique de Paris (SPP), fondée en 1926 avec l’approbation de Freud, est la plus ancienne association psychanalytique française. La SPP est société composante de l’Association psychanalytique internationale (API) ainsi que de la Fédération européenne de psychanalyse (FEP).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Français contemporains de Freud ont négligé la portée de la psychanalyse. Entre 1910 et 1918, se manifeste un intérêt assez faible, sous la forme de quelques publications et traductions de Emmanuel Régis et A. Hesnard. La pratique analytique est introduite par Moricheau Beauchant à Poitiers, sans que cela ait toutefois un impact national. Ce n’est qu’en 1920, avec l’arrivée à Paris d’une des élèves de Freud, Eugénie Sokolnicka, que la psychanalyse commence à influencer les cercles littéraires parisiens, et ensuite, plus difficilement, quelques médecins et psychiatres.

La Société psychanalytique de Paris est fondée officiellement le 4 novembre 1926. René Laforgue, un de ses fondateurs a entretenu une correspondance avec Freud et lui a adressé la princesse Marie Bonaparte pour une analyse puis finalement pour sa formation. Le 9 mars 1926 a lieu une réunion chez René Laforgue en vue de créer une société de psychanalyse. Sont présents, outre Laforgue et la princesse Bonaparte : Rudolph Loewenstein, formé à l’Institut de psychanalyse de Berlin (dont l’arrivée à Paris contribue fortement à la constitution du tout jeune groupe de neuf membres au départ), René Allendy, Adrien Borel, Angelo Hesnard, René Laforgue, Rudolph Loewenstein, Édouard Pichon, Eugénie Sokolnicka. Ce groupe de fondateurs s’élargit ensuite à douze membres mais vit de fortes tensions liées à la question de la place à donner aux idées de Freud en France. Le premier Institut de psychanalyse, financé par la princesse, voit le jour en 1934 au 137, boulevard Saint-Germain, Ernest Jones prononce le discours inaugural le 10 janvier 1934, Freud et Max Eitingon adressent des télégrammes de félicitations.

La Société psychanalytique de Paris distribue depuis 1927 une revue, la Revue française de psychanalyse, financée en grande partie par Marie Bonaparte, dont la publication est interrompue en mai 1939.

Suite à l’invasion des Nazis en Autriche, Marie Bonaparte joue un rôle important pour faciliter l’émigration à Londres de Sigmund Freud et de sa famille. C’est grâce aux efforts inlassables de la princesse que les lettres et premiers écrits de Freud à Wilhelm Fliess sont sauvés.

La guerre désorganise la Société de psychanalyse de Paris. L’Institut ferme ses portes au printemps de 1940. Loewenstein émigre aux États-Unis où il s’installe définitivement. Laforgue, étant d’origine alsacienne, tente de collaborer avec l’Institut Göring de Berlin contrôlé par les Nazis. D’autres, Sacha Nacht par exemple, se réfugient en zone libre au sud de la France ou entrent dans la résistance active, Paul Schiff par exemple. Rares sont les analystes, comme John Leuba, qui peuvent poursuivre leur activité.

Dès la Libération, la Société, nonobstant ses effectifs diminués, se réorganise, des psychanalystes reviennent à Paris. Se pose alors la question de l’enseignement de la psychanalyse et de la formation de nouveaux analystes ainsi que celle de l’organisation d’un nouvel institut de formation, avec les choix qu’elle implique, notamment celle de l’indépendance ou du rapprochement avec l’Université et celui des modalités pratiques du cursus de la formation, etc.

Suite à ces débats, l’Institut de psychanalyse est rouvert le 5 mars 1953, une cérémonie officielle d’inauguration a lieu le 1er juin 1954. De profondes divergences autour de la question de la formation subsistent toutefois, surtout entre Daniel Lagache et Sacha Nacht, qui s’opposent sur la place à accorder à l’enseignement universitaire dans la formation psychanalytique. En outre, Jacques Lacan opère une modification technique en instaurant des séances « à durée variable », en réduisant très souvent la longueur, ce qui provoque la défiance d’autres membres de la Société. Ces tensions aboutissent au départ d’un petit groupe autour de Daniel Lagache, que Jacques Lacan viendra ensuite rejoindre. Ce groupe démissionne de la SPP et fonde la Société française de psychanalyse, la SFP. Ayant démissionné de la SPP sans rester membre de l’API, les membres de la SFP sollicitent à nouveau l’appartenance à l’API. L’API désavoue la pratique des séances courtes et ne reconnaît pas la SFP.

En 1964, Jacques Lacan, démis de ses fonctions enseignantes dans cette société, la quitte avec une partie de ses élèves. À la suite de cette scission naît l’Association psychanalytique de France, l’APF, qui, fondée par les analystes prenant en compte les critères de la pratique et de la formation de l’API, rejoindra celle-ci. Le premier « groupe lacanien » voit le jour, l’École freudienne de Paris, dont le nom paradoxalement n’indique pas la rupture de facto avec le mouvement psychanalytique international, héritier de la tradition freudienne. En dépit de multiples scissions ultérieures, notamment en 1969 avec la création de l’Organisation psychanalytique de langue française, l’OPLF, connue sous le nom de « Quatrième Groupe », qui maintient des liens avec la SPP, le courant lacanien se développe. Les conflits s’y multiplient, et, après la mort de Lacan, le mouvement éclate en nombreux groupes.

Pendant cette période agitée, la Société psychanalytique de Paris prend de l’ampleur, elle forme un grand nombre d’analystes qui influenceront en profondeur l’évolution de la psychanalyse en France, grâce à de nombreuses avancées originales théorico-cliniques (voir « perspectives » ci-dessous). La Société psychanalytique de Paris reste en contact étroit et régulier avec l’Association psychanalytique de France, le Quatrième Groupe et la Société psychanalytique de recherche et de formation, nouveau groupe d'étude formé après une scission au sein de l’OPLF.

La SPP Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

La Société psychanalytique de Paris a le statut d’une association à but non lucratif, régi par la loi de 1901. Elle est reconnue d’utilité publique par décret du 8 août 1997. Ses ressources proviennent exclusivement des cotisations de ses membres et de dons et legs privés. La SPP regroupe environ 800 membres et 300 analystes en formation.

Le conseil d’administration, son président et son bureau sont élus pour deux ans. Les Secrétaires Scientifiques travaillent en étroite relation avec le Conseil scientifique et technique, également élu pour deux ans.

La rencontre scientifique la plus importante est le « Congrès des psychanalystes de langue française », un congrès annuel auquel participent des analystes membres de l’API venus du monde entier.

Les analystes formés par l'un des instituts de la SPP exercent en France et à l’étranger. Plusieurs groupes régionaux se sont constitués, proposant pour leurs membres et les analystes en formation qui leur sont proches géographiquement, un certain nombre d’activités scientifiques. Ils proposent également des activités scientifiques ouvertes au public.

À Lyon, le groupe régional comprend plus de cent membres et l’un des deux instituts de formation de la SPP est localisé à Lyon. Le Centre de recherche et d’information psychanalytique, le CRIP, a pour but de recevoir les personnes désireuses de s’informer sur la psychanalyse.

Les autres groupes régionaux de la SPP sont le Groupe Toulousain, qui possède un centre de formation, le Groupe Méditerranéen, le Groupe Aquitain, le Groupe Bretagne-Pays de Loire, le Groupe Bourgogne-Franche-Comté, le Groupe Normand, le Groupe Nord.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Les analystes formés à la SPP sont profondément liés à l’œuvre de Freud. Si la connaissance des théories post-freudiennes est bien présente, aucune d’entre elles ne vient supplanter l’étude du corpus des connaissances théoriques de la psychanalyse freudienne, laquelle propose la compréhension la plus complète de la psyché de l’homme.

Toutefois, il faut reconnaître que de nombreux théoriciens français apportent des contributions qui complètent la métapsychologie freudienne et explorent des mondes de la psyché, et du corps, jusque là inexplorés.

Jusqu’à environ 1970, la psychanalyse centrait principalement ses questionnements et réflexions sur le rêve et le désir, sujets inscrits dans la théorie topographique de Freud, la Première Topique. Depuis quelque temps, la recherche se centre sur les questions et les problématiques liés à la deuxième Topique, des analystes de la SPP, pour n’en nommer que quelques-uns, ont exploré des questions relatives à la destructivité (Jean Bergeret, Paul Denis, André Green), le masochisme (Benno Rosenberg), la réaction thérapeutique négative, le narcissisme (André Green, Bela Grunberger), les relations d’objet (Maurice Bouvet), la perversion (Michel de M'Uzan, Joyce McDougall, Janine Chasseguet-Smirgel), la psychosomatique (Pierre Marty, Michel Fain, Christian David, Michel de M'Uzan), la tiercéité (André Green), la figurabilité psychique (Sara et César Botella), la psychanalyse d’enfant (René Diatkine, Evelyne Kestemberg et Jean Kestemberg, Serge Lebovici), le surmoi (Jean-Luc Donnet).

Buts[modifier | modifier le code]

Freud a donné de la psychanalyse la définition suivante dans l’article de l’Encyclopédie paru en 1922 : « La psychanalyse » est le nom

  1. d'un procédé pour l'investigation des processus mentaux à peu près inaccessibles autrement,
  2. d'une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement des désordres névrotiques,
  3. d'une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et s'accroissant ensuite pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique.

En accord avec l'API dont la SPP est société composante, la SPP considère que la transmission de la psychanalyse ne peut être effectuée que dans un cadre institutionnel. C'est par le moyen de ses Instituts de Psychanalyse, relevant directement de la Commission d'Enseignement, que la SPP assure la transmission de la psychanalyse.

La formation du psychanalyste comprend :

  1. une analyse personnelle,
  2. des cures sous supervision,
  3. un enseignement théorique et technique dispensé sous forme de séminaires.

La formation à la SPP[modifier | modifier le code]

La structure de la formation à la SPP est une structure « ouverte », qui apporte une solution de compromis entre la nécessité d'une formation rigoureuse et la forme inadéquate du modèle universitaire pour une formation analytique.

La commission d'enseignement, composée des analystes formateurs, définit l'orientation générale de la formation.

La condition préalable fondamentale est l'analyse personnelle, auprès d'un membre de la SPP ou bien avec un membre formateur d'une autre société appartenant à l'API. Quand le candidat pense que son analyse personnelle est assez avancée, cette analyse pouvant être terminée ou non, il peut demander l'ouverture d'un dossier à l'un des instituts de formation. C'est cet acte qui a valeur de candidature à la formation. La demande sera évaluée par un minimum de trois membres de la Commission du Cursus. Après avoir délibéré sur les capacités d'auto-analyse du candidat, et son aptitude à écouter et percevoir les mouvements inconscients chez l'autre, cette Commission communique sa décision à l'intéressé : l'acceptation, l'ajournement ou le refus. Il y a actuellement plus de 300 analystes en formation à la SPP, ce qui témoigne de la présence vivante de la SPP en France.

Une fois accepté, le candidat devient « analyste en formation ». Il entreprend un minimum de deux cures supervisées hebdomadairement par un analyste superviseur.

Parallèlement, au fil de l'évolution de son expérience, l'analyste en formation doit intégrer le corpus théorique de la psychanalyse. La lecture et la discussion critique des œuvres de Freud constitue la référence fondamentale, s'y ajoutent et s'y articulent les œuvres des théoriciens de son époque ainsi que celles des psychanalystes d'aujourd'hui.

À la fin de sa formation, à la suite de la validation de son cursus par la Commission d'Enseignement, le psychanalyste nouvellement admis peut demander à devenir membre.

Catégories de membres[modifier | modifier le code]

La SPP regroupe environ 800 membres actifs, anciennement élèves des Instituts de Psychanalyse. Selon leur engagement dans les responsabilités de la Société, ils sont :

  • Adhérents

Les membres adhérents sont agréés après la validation de leur cursus dans l'un des Instituts de Psychanalyse, après engagement vis-à-vis du code éthique de la SPP. Ils sont « associate members » de l'API. 

  • Titulaires

Les membres titulaires sont des membres élus sur présentation d'un mémoire ou d'un recueil de leurs travaux cliniques. Ils sont « full members » de l'API.   Parmi les membres titulaires sont élus les formateurs membres de la Commission d'Enseignement, qui ont spécifiquement pour fonction et responsabilité de superviser et de transmettre la clinique psychanalytique et son corollaire, la recherche psychanalytique.  

  • Honoraires

Ce sont des membres de la SPP qui, en raison de leur âge, ont diminué ou limité leur activité professionnelle.

  • Correspondants

Les membres correspondants sont des membres qui ont été formés à la SPP et vivent actuellement à l'étranger, ou bien des collègues qui, de par leurs affinités avec la SPP et son modèle, souhaitent qu'on les tienne informés des activités de la Société.

Le Centre de Consultation et de Traitement Jean Favreau (CCTP)[modifier | modifier le code]

Inauguré en 1954 parallèlement à l'Institut de Psychanalyse, le Centre de Consultation et de Traitement Psychanalytique (CCTP) propose des traitements psychanalytiques aux patients domiciliés à Paris, plus particulièrement à ceux pour lesquels un traitement en cabinet libéral serait financièrement difficile ou impossible. Dès sa création, la légitimité du CCTP est fondée sur sa collaboration étroite avec l'Institut de Psychanalyse. Le Directeur de l'Institut de l'époque, Sacha Nacht ainsi que le premier Directeur Médical, Michel Cénac, souhaitent voir exister un centre dont l'activité est exercée par des psychanalystes de la SPP. Au départ, le traitement était conduit par des analystes en formation qui bénéficiaient en retour de supervisions d'analystes formateurs. Depuis 1958, le Centre Favreau est lié par convention à la DASS. La vocation psychanalytique du traitement est officiellement reconnue de sorte que, même si le traitement est gratuit, chaque analyste travaillant au CCTP reçoit une rémunération, l'asymétrie de la relation patient-analyste étant ainsi préservée.

Au CCTP, chaque patient est reçu tout d'abord par un analyste consultant, qui pose l'indication : psychanalyse, psychothérapie, psychodrame, psychanalyse de groupe, ou bien adresse à un psychanalyste en libéral. Le psychanalyste consultant ne sera pas celui avec lequel s'engagera le traitement. Le CCTP s'adresse à une population diversifiée et offre une variété de traitements fondés sur la psychanalyse. Ce centre est l'exemple d'une approche clinique dans le secteur public qui correspond à la description que fait Freud de la psychanalyse en 1922 : mener un traitement psychanalytique, selon un « procédé pour l'investigation de processus mentaux ». Sur cette base, les psychanalystes du CCTP ont développé une méthode de recherche.

La Bibliothèque Sigmund Freud[modifier | modifier le code]

La naissance de la Bibliothèque Sigmund Freud, la BSF, est intimement liée à la fondation de l'Institut de Psychanalyse, ceci a pu se faire grâce à la générosité de Marie Bonaparte. Depuis le milieu des années cinquante, cette dernière s'est attachée à la création d'une bibliothèque et d'un fichier, et surtout à la traduction des œuvres de Freud en français. En 1962, Marie Bonaparte lègue plusieurs milliers de livres à la bibliothèque, dont plusieurs comportent des autographes et des annotations de Freud, ainsi qu'une collection de revues psychanalytiques allemandes introuvables ailleurs et pour certains non encore répertoriés[1].

En 1992, la SPP fait l'acquisition d'un atelier d'ébéniste qu'elle transforme en ce qui est maintenant officiellement la BSF[1].

En 1997, la SPP commence à informatiser son fichier et est ainsi en mesure, grâce à Internet, de rendre ses ressources accessibles au public. Des psychiatres, psychologues et des chercheurs du monde entier visitent le site web de la BSF (et ses locaux), et bénéficient d'un fichier qui reflète « la grande richesse »[1] du fond disponible ce qui en fait une « bilbliothèque spécialisée remarquable »[1].

Activités ouvertes au public[modifier | modifier le code]

  • Le Séminaire Jean Cournut : cycle de deux ans ouvert aux médecins, psychiatres, psychologues et aux étudiants en fin de cursus de psychologie et de psychiatrie.
  • Psychanalyse de l'enfant : cycle de conférences ouvertes au public d'introduction à la psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent sur un thème annuel.
  • Psychanalyse de l'adulte : cycle de conférences sur la psychanalyse d'adulte ouvertes au public, sur un thème annuel.
  • Conférences de l'hôpital Sainte-Anne : à l'intention des psychiatres et médecins, ouvertes au public.
  • Sont également proposées des présentations cliniques organisées en collaboration avec le CCTP Jean Favreau.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Revue française de psychanalyse (RFP), fondée en 1927, éditée par la SPP et publiée par les PUF. Cinq volumes sont publiés par an, dont trois sur des thèmes choisis par le Comité Editorial, les deux autres concernent des conférences organisées par la SPP. La RFP peut se consulter en ligne à la BSF ou sur le site de la Bibliothèque Nationale de France ([2])
  • Monographies et Débats de Psychanalyse : cette collection a pour but de proposer des réflexions sur des thèmes choisis, elle fournit des perspectives claires et concises que le lecteur du grand public, l'étudiant et le psychanalyste peuvent aisément aborder.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les archives de la Société Psychanalytique de Paris sont conservées aux Archives nationales sous la cote 101AS[2].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laplanche J. et Pontalis  J-B. ( 1957) Vocabulaire de la psychanalyse, Gallimard
  • LeGuen C. (2009) Dictionnaire freudien, PUF  
  • Mijolla A. de (1969) Scissions dans le mouvement psychanalytique français, Revue Topique, éditions L'esprit du Temps
  • Mijolla A. de (2005) Dictionnaire International de Psychanalyse, collection Hachette Littérature
  • Perron R. (1988) Histoire de la Psychanalyse, PUF, collection Que sais-je?

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Inspection générale des bibliothèques, « Rapport annuel 2004 », La Documentation française, Paris, 2005, pp. 51-53. [1]
  2. Notice du fonds en salle des inventaire virtuelle des Archives nationales