Mécanisme de défense

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Goya, Los Caprichos.

En psychanalyse et pour Sigmund Freud, les « mécanismes de défenses ou « défense(s) » désignaient tous les stratagèmes ou procédés dont se sert le Moi dans des conflits éventuellement névrotiques. ». Ces défenses sont inconscientes et leurs usages résultent du conflit entre la pulsion et le Moi et aux caractères inconciliables d'une perception ou d'une représentation (souvenir, fantasme, etc.) avec les impératifs moraux (censure, surmoi)[1].

Cette acception qui met en jeu le Moi dans une perspective d'adaptation a été plusieurs fois reformulée par Freud et ses successeurs notamment par Anna Freud puis, d'un point de vue différent par Mélanie Klein. La traduction du mot « moi » est mauvaise du « ich » allemand qui doit être traduit par « je ». Les mécanismes de défenses se rapportent dès lors soit au « je » soit au « soi » (self) lorsqu'ils mettent notamment en cause le narcissisme[2].

En 2005, Ionescu, Jacquet et Lhote, dans cette quatrième réédition de 2001, font le point sur l'évolution du concept de mécanisme de défense. Les mécanismes de défense sont utilisés dans diverses branches de la psychologie et entrés dans le DSM 3 et 4  :

- l’approche développementale (pour l’ontogenèse et la perspective cycle de vie)

- l'approche quantitative-comporte (pour évaluation)

- l'approche cognitive (étude des relations dans les stratégies de coping)

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'ensemble des opérations dont la finalité est de réduire, de supprimer toute modification susceptible de mettre en danger l'intégrité et la constance de l'individu bio-psychologique[3]. Pour la psychanalyse, les mécanismes de défense - à la différence de ce qu'exposent des philosophes comme Alain ou J.-P. Sartre - ne sont pas des stratégies conscientes. Ils représentent des processus psychiques visant à défendre de dérivés des pulsions jugées inconciliables et douloureuses pour le Moi (incluant le surmoi et l'idéal). Le Moi défend le fonctionnement psychique avant tout contre l'angoisse. Le sujet est ainsi inconsciemment porté à mettre en œuvre des moyens de défenses pour rendre la réalité moins menaçante en rejetant certaines représentations d'affects hors de sa conscience, c'est le modèle premier du refoulement, les autres mécanismes, projection, clivage, etc. viennent ensuite basés sur le même principe : éviter la douleur d'une instance (Moi, ça, surmoi) du fait des besoins ou désirs d'un autre (l'Inconscient ou le ça).

Sublimation[modifier | modifier le code]

La sublimation est la capacité de satisfaire la pulsion sans atteindre le but originel. Le désir sexuel peut se trouver purgé sans qu'il y ait sexualité. La sublimation est à l'œuvre dans les processus sociaux, comme l'art ou les sports. Parmi les défenses, la sublimation occupe un statut particulier, puisqu'elle ne nécessite pas de refoulement. Une pulsion consciente peut trouver une sublimation. Il ne s'agit donc pas d'une défense à proprement parler. La sublimation est l'un des quatre destins de la pulsion chez Freud. Ce n'est donc pas un mécanisme de défense du Moi à proprement parler.

Introjection[modifier | modifier le code]

L'introjection est un processus psychique qui désigne le devenir conscient d'un élément vécu, assimilé de façon personnelle : le sujet s'approprie une réalité existentielle à partir du dialogue avec une personne de confiance (parent, ami, professeur ou psychanalyste). Le processus d'introjection, sain, s'oppose au fantasme d'incorporation, qui est lui, un mécanisme de défense d'ordre magique.[pas clair] Ce sujet a été traité par Sándor Ferenczi, Maria Torok et Claude Nachin, entre autres.

Psychopathologie[modifier | modifier le code]

Lorsqu'un conflit entre les différentes instances psychiques (Ça, Moi, Idéal du Moi, Surmoi), ou entre certaines de ces instances et la réalité, s'intensifie, ou bien si les mécanismes sont trop rigides ou mal adaptés, le fonctionnement psychique perd alors de sa souplesse et les mécanismes de défense génèrent alors des comportements psychopathologiques.

Mécanisme de niveau adaptatif élevé[modifier | modifier le code]

L'humour est la plus élaborée des défenses. C'est une réponse soulignant les aspects amusants et ironiques des conflits, ce qui permet de prendre une distance par rapport aux choses. Dans la sublimation, la pulsion est canalisée vers une autre voie culturelle. La répression est une réponse transitoire au conflit ou au stress, qui permet d'éviter de penser au problème. Ainsi le problème sera abordé à un moment plus opportun. Ce mécanisme est différent de l'évitement ou de la mise à l'écart.

Mécanismes « névrotiques »[modifier | modifier le code]

Refoulement et isolation[modifier | modifier le code]

Le refoulement est le premier mécanisme décrit par Sigmund Freud, en 1895. Il s'agit d'un processus actif qui maintient hors de la conscience les représentations inacceptables. Trois niveaux sont distingués. Le premier est le refoulement originaire ; à une époque archaïque de l'histoire du sujet, ce refoulement inaugural porte sur une représentation particulièrement gênante (séduction par un adulte, images de la scène primitive…) sans que cette représentation ne soit consciente. Ce refoulement primaire détermine en quelque sorte l'orientation future des autres refoulements. Le second niveau est le refoulement proprement dit ; en premier lieu, le refoulement primaire attire les représentations qui lui sont proches et, ensuite, les instances de censure (le Surmoi allié au Moi) repoussent ces représentations dans l'inconscient. Le troisième et dernier niveau est le retour du refoulé ; les représentations qui ont été refoulées dans l'inconscient peuvent se lier entre elles. À l'occasion, certaines représentations, altérées ou déguisées, peuvent réapparaître dans le conscient sous la forme de rêves, de fantasmes, de lapsus, d'actes manqués, et enfin, sous la forme de symptômes signalant alors l'échec du processus de refoulement. On[Qui ?] considère le fantasme comme un retour classique et salutaire du refoulé, nécessaire telle une soupape.

Sigmund Freud, décrit également, en 1894, pour la première fois le fonctionnement du mécanisme de défense qu'est l'isolation. Elle permet de séparer complètement la représentation de l'affect, lequel se retrouve alors libre. La représentation privée de toute association peut alors rester dans le conscient. L'isolation, ainsi que d'autres mécanismes, est à l'œuvre après l'échec d'un refoulement. À la suite de l'isolation, l'affect libéré peut être déplacé sur une autre représentation. Le déplacement est une défense du processus primaire à l'œuvre dans tout contenu manifeste et conscient. Par exemple, la conversion somatique dans la névrose hystérique est un déplacement spécifique d'un affect sur le corps. Le refoulement est alors en partie raté car la symbolique de ce symptôme permet de remonter par le processus de régression jusqu'à la représentation inconciliable et refoulée.[pas clair] Le déplacement est le mécanisme de défense privilégié dans la névrose obsessionnelle (ou névrose de contrainte) où la représentation sexuelle inconciliable avec l'instance du surmoi, est substituée à une autre sur les voies associatives.[pas clair]

Identifications[modifier | modifier le code]

L'identification est un mécanisme élaboré. Elle consiste à se reconnaître en quelqu'un d'autre, à se prendre pour lui. Néanmoins, de nombreuses identifications différentes ont été distinguées par Freud lui-même. Il existe aussi le « désir mimétique » du modèle-obstacle de René Girard qui conteste Freud sur le terrain du désir et Marx sur celui de la valeur. L'identification à l'agresseur est un mécanisme décrit par Sándor Ferenczi puis Anna Freud. Son expression la plus banale se retrouve dans les jeux enfantins : jouer au voleur, au loup, au docteur... Il s'agit d'une croyance magique où devenir celui qui fait peur permet de le neutraliser, ou en tout cas d'essayer de maîtriser la peur qu'il inspire. Il s'agit d'une inversion des rôles. Ce mécanisme peut être plus radical et consister en une véritable incorporation de l'objet dangereux et de ses exactions.

Annulation rétroactive[modifier | modifier le code]

Dans le cas de l'annulation rétroactive, le sujet n'assume pas certaines représentations lors d'actes ou de pensées. Il va tout mettre en œuvre pour considérer que ces actes ou pensées n'ont jamais existé. C'est un mécanisme de défense très régressif car il porte non pas sur une représentation mais sur un acte même, c'est-à-dire sur la réalité. On[Qui ?] trouve des exemples d'annulation dans certains rites animistes et dans beaucoup d'activités obsessionnelles : les actes de l'obsessionnel, répétés inlassablement, ont pour objectif l'annulation d'autres actes ou pensées.

Condensation[modifier | modifier le code]

Le travail de la condensation est particulièrement apparent lors du rêve. Une seule représentation va en remplacer plusieurs autres. C'est ce qui nous fait dire au réveil, par exemple : « J'étais dans mon appartement, mais ce n'était pas vraiment mon appartement ». Elle est également à l'œuvre dans les actes manqués, les jeux de mots…

Retournement sur la personne propre[modifier | modifier le code]

Le retournement sur la personne propre est un destin pulsionnel au sens de Freud. Cela consiste à retourner la pulsion contre soi-même. Ce mécanisme est particulièrement visible dans le masochisme secondaire d'une névrose obsessionnelle lorsque la personne retourne contre elle-même sa propre agressivité par des auto-punitions ou des auto-mutilations. Il est également appelé agression passive.

Renversement en son contraire[modifier | modifier le code]

Le renversement en son contraire fait partie des mécanismes de défense névrotiques. Le renversement en son contraire est un autre destin pulsionnel, avec le « refoulement », « le renversement sur la personne propre » et « la sublimation ». Dans le renversement en son contraire la pulsion originelle est inversée au niveau de son but. Par exemple, le sadisme se transforme en masochisme, la rétention en expansion…

Contre-investissement[modifier | modifier le code]

Plutôt que mécanisme de défense à proprement parler, le contre-investissement est un "processus économique postulé par Freud comme support de nombreuses activités défensives du Moi." (Laplanche et Pontalis, Vocabulaire de psychanalyse p. 101). Il aide au maintien du refoulement par l'investissement de représentations opposées à ce qui a été refoulé, ces représentations conservant cependant un lien associatif inconscient avec la représentation interdite. "L'élément contre-investi peut être une formation substitutive comme l'animal dans la phobie ou une formation réactionnelle : sollicitude exagérée d'une mère pour ses enfants recouvrant des désirs agressifs, souci de proprété venant lutter contre des tendances anales." (Laplanche-Pontalis, idem).

Dénégation[modifier | modifier le code]

La dénégation est le refus d'admettre une vérité. Le névrosé dira pas du tout, au contraire, là où il se sent menacé. Freud en donne un exemple : un névrosé lui relate qu'il a rêvé d'une femme. Il dit ne plus se souvenir de l'identité de cette femme, mais être certain, en tout cas, qu'il ne s'agit pas de sa mère. Le sujet nie la représentation incestueuse, mais la révèle par le fait même de la nier. Il ne faut pas confondre déni et dénégation.

Formations[modifier | modifier le code]

La formation réactionnelle amène le sujet à se conduire à l'inverse de ce qu'il désire. La représentation d'un désir frappé d'interdit se trouve refoulé dans l'inconscient. Selon le principe de plaisir, il existe donc un manque que le Moi va essayer de compenser. Le Moi va substituer à cette représentation initiale d'un désir une autre représentation qui va discrètement, par des associations d'idées, évoquer le désir initial. Ce mécanisme est par exemple à l'œuvre lors d'une transe mystique : en apparence, il n'y a rien de sexuel dans cette manifestation, mais elle se trouve pourtant liée à un affect de nature sexuelle. C'est un des modes de retour du refoulé (voir plus haut #Refoulement et isolation).

La formation de compromis constitue elle aussi un mode de retour du refoulé, mais ce dernier sera suffisamment déformé pour ne pas être reconnu. Il y aura compromission entre les désirs inconscients (interdits) et les interdictions. Ce mécanisme est particulièrement apparent dans les rêves, dans certains symptômes (le besoin systématique d'un objet contra-phobique), ainsi que dans certaines œuvres artistiques[Lesquelles ?].

Régression[modifier | modifier le code]

Face à certaines relations conflictuelles, le sujet cherche à résoudre le conflit en revenant à un stade précoce. Sa libido va retourner à un stade où elle avait trouvé une gratification.

Mécanismes d'ordre psychotique[modifier | modifier le code]

Projection[modifier | modifier le code]

La projection consiste à attribuer à autrui ses propres motifs, émotions, idées ou pulsions inacceptables. La projection n'est pas présente uniquement dans les psychoses mais aussi dans toutes les formes de la névrose. Ainsi le phobique projette son angoisse sur un objet extérieur (objet phobique) ; l'hystérique projette son angoisse sur une partie de son corps (conversion) ; et l'obsessionnel projette son angoisse sur des pensées substitutives (obsessions idéatives).

Clivage du Moi[modifier | modifier le code]

Dans le mécanisme de clivage du Moi ("Ichspaltung"), le Moi ne parvient pas à maintenir son unité. Plutôt que de maintenir un dialogue, un conflit interne, il se divise en plusieurs fragments ne communiquant pas entre eux. Ainsi, dans le cas du fétichisme, le fétichiste se clive : une partie de lui-même reconnaît l'angoisse de castration, une autre partie ne la reconnaît pas. Le clivage du Moi se caractérise, dans la psychose, par la multitude de personnalités qu'il génère, résultat différent du dédoublement de personnalité. Le névrosé a recours au clivage du Moi, mais de manière largement moins marquée que le psychotique.

Clivage de l'objet[modifier | modifier le code]

De même que le Moi peut être fractionné en plusieurs morceaux, l'objet pulsionnel peut ne plus être reconnu dans son intégrité : il y aura clivage de l'objet. Pour Wilfred Bion, cela peut mener à la formation d'objets bizarres. Le clivage résulte souvent de la différenciation entre un bon objet et un mauvais objet : ainsi, un objet unique est différencié en fonction des actions qu'il entreprend plutôt que d'être intégré en un tout capable du bon comme du mauvais. Exemple, pour un enfant, il y a la bonne mère, qui le nourrit et le réconforte et la mauvaise mère qui le punit et ne satisfait pas immédiatement ses besoins. Le fait de cliver est sécurisant dans le sens où cela laisse libre d'aimer le bon objet et de haïr le mauvais sans culpabilité.

Dédoublement des images[modifier | modifier le code]

Déni[modifier | modifier le code]

Le déni peut se comprendre comme équivalent psychotique de la dénégation. Il porte sur le réel, alors que la dénégation porte sur les contenus intra-psychiques. Cela consiste à refuser la réalité d'une perception, parce qu'elle est vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le Moi. Sigmund Freud, en donne un exemple prototypique : le déni de la perception de l'absence de pénis chez la femme. Les sujets féminins fétichistes perçoivent visuellement cette absence, mais, psychiquement, sont incapables de la symboliser ; ils utilisent la focalisation sur un objet sexuel ou une partie du corps qui viendra symboliser le pénis (ce que l'on nomme l'objet fétiche).

Identification projective[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Identification projective.

Ce mécanisme de défense a été identifié et décrit par Melanie Klein ; il est à l'œuvre au cours de la position schizo-paranoïde. L'enfant se projette fantasmatiquement à l'intérieur de la mère pour y exercer sa toute-puissance, elle aussi fantasmée. Cette toute-puissance se manifeste par le fantasme de possession voire de destruction du corps de la mère, le contrôle des objets précédemment projetés dans la mère (le pénis du père, les autres enfants…). Il est nécessaire que la mère, à un niveau inconscient, puisse accepter ce type de fantasme. Si un interdit rigide est posé par la mère à l'encontre de ces fantasmes, il y aura réintrojection chez l'enfant d'objets partiels et menaçants (sein inquiétant, vagin avide), autant d'objets qui vont appauvrir le Moi.

Fantaisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fantaisie.

Le sujet cherche satisfaction en lui-même en se créant une vie imaginaire, des amis imaginaires, etc. Ce type de mécanisme est souvent observé dans les personnalités de type schizoïde c'est-à-dire présentant une personnalité solitaire et étrange.

Jacques Lacan[modifier | modifier le code]

Pour Jacques Lacan, c'est le langage qui va fournir au Moi, instance imaginaire, tous ses mécanismes de défense. Ces mécanismes sont des figures de rhétorique, des tropes, exerçant sur le discours provenant de l'inconscient une censure au sens littéraire ou journalistique du terme[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sigmund FreudMétapsychologie, Editeur : Flammarion, Collection : Champs Classiques, ISBN 208125753X
  2. Jean Bergeret et al., Psychologie pathologique: théorique et clinique, Paris, Masson,‎ 2008, 10e éd. (ISBN 9782294701740)
  3. Jean Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse, PUF,‎ 2007 (ISBN 978-2-13-056050-0)
  4. Jacques Lacan :

    « C’est là la raison pour laquelle une exhaustion des mécanismes de défense, aussi sensible que nous la fait un Fenichel […], se manifeste, sans qu’il en rende compte ni même qu’il s’en rende compte, comme l’envers dont les mécanismes de l’inconscient serait l’endroit. La périphrase, l’hyperbate, l’ellipse, la suspension, l’anticipation, la rétractation, la dénégation, la digression, l’ironie, ce sont les figures de style (figurae sententiarum de Quintilien), comme la catachrèse, la litote, l’antonomase, l’hypotypose sont les tropes, dont les termes s’imposent à la plume comme les plus propres à étiqueter ces mécanismes. Peut-on n’y voir qu’une simple manière de dire, quand ce sont les figures mêmes qui sont en acte dans la rhétorique du discours effectivement prononcé par l’analysé ? »

    — Jacques Lacan, L’instance de la lettre dans l’inconscient ou la raison depuis Freud in Écrits, Paris, Seuil, 1966

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anna Freud, Le Moi et les mécanismes de défense, Paris, Presses Universitaires de France,‎ 2001 (ISBN 2130518346)
  • Jacques Lacan, « Le Moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse », dans Séminaires de Jacques Lacan
  • Claude Nachin, La méthode psychanalytique, Paris, Armand Colin,‎ 2004
  • P.-C. Racamier, Les schizophrènes, Payot, coll. « Petite bibliothèque Payot »,‎ 2001 (1re éd. 1980), 242 p. (ISBN 9782228894272)
  • René Roussillon et al., Manuel de psychologie et de psychopathologie clinique générale, Paris, Masson,‎ 2007 (ISBN 9782294049569)
  • S. Ionescu, M.-M. Jacquet et C. Lhote, Les mécanismes de défense : Théorie et Clinique, Paris, Nathan,‎ 1997