Clivage du Moi

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Le clivage du moi (allemand Ichspaltung[1]), est la séparation de la réalité psychique en deux parties.

Modèle : la psychose[modifier | modifier le code]

Dans la psychose, il y a rejet de la réalité, laquelle est remplacée par le délire. Le psychotique abandonnerait donc sa perception de la réalité, inconciliable avec les exigences pulsionnelles.
Le délire amène donc à ne plus s'avouer ce qui est et à le remplacer par des représentations plus supportables.

Cependant, dans toute psychose le malade garde pourtant un contact avec le réel, ce qui amène Sigmund Freud à penser la psychose comme séparation entre deux parties de la personnalité, l'une percevant la réalité et l'autre la déniant.

La particularité du clivage réside dans l'absence de communication entre les deux personnalités clivées. Ces deux personnalités ne s'influencent plus ; il n'y a donc pas de compromis.

Clivage et fétichisme sexuel[modifier | modifier le code]

Dans le fétichisme, le clivage du moi suppose le même modèle que dans la psychose, mais il protège de l'angoisse de castration. Une partie de la personnalité accepte l'existence d'une différence des sexes, les femmes n'ayant pas de pénis (mais l'important, le point significatif demeure bien le phallus et non l'organe réel). L'autre partie de la personnalité fétichiste dénie cette différence sexuelle et suppose chez la femme la présence du pénis, d'où l'apparition d'un fétiche permettant de soutenir la vérité de ce phallus féminin.

Clivage et névrose[modifier | modifier le code]

Si Freud ne parle pas de clivage du moi dans la névrose, il y reconnait la dénégation d'une partie de la réalité. D'autre part, le refoulement conduit bien, selon Freud, à ce qu'une partie du vécu psychique, la sexualité infantile présente en l'adulte, ne soit pas altérée par les expériences réelles - autrement dit l'inconscient n'évolue pas.

La pensée freudienne est donc souvent modifiée : dans la psychose le clivage se caractériserait par la multitude de personnalités n'interagissant pas, tandis que dans la névrose il n'y aurait formation que de quelques personnages.

Clivage de l'objet[modifier | modifier le code]

Pour Mélanie Klein, bien que le clivage du moi soit pertinent il peut également y avoir clivage de l'objet. L'objet pulsionnel, comme la mère, est coupé en plusieurs parties : il y aura par exemple formation d'une mère maternante, suffisamment bonne et d'une mère persécutrice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.psychanalyse.lu/articles/FreudScission.htm#fn1