Phénoménologie (philosophie)

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La phénoménologie (du grec : phainómenon, ce qui apparaît ; et lógos, étude) est un courant philosophique qui se concentre sur l'étude des phénomènes, de l’expérience vécue et des contenus de conscience. Edmund Husserl est considéré comme le fondateur de ce courant, dans sa volonté de systématiser l'étude et l'analyse des structures des faits de conscience[1].

Fondée au début du XXe siècle par Edmund Husserl, la phénoménologie s'étend au sein d'un cercle de disciples dans les universités de Göttingen et Munich en Allemagne (Edith Stein, Roman Ingarden, Martin Heidegger, Eugen Fink, Max Scheler, Nicolai Hartmann), et se propage rapidement à l'étranger, en particulier en France (grâce aux traductions et travaux de Paul Ricœur, d'Emmanuel Levinas, de Jean-Paul Sartre, de Maurice Merleau-Ponty) et aux États-Unis (Alfred Schütz et Eric Voegelin), souvent avec une très large prise de distance critique par rapport aux premiers travaux de Husserl, mais sans jamais que soit abandonnée sa volonté fondamentale de s'en tenir à l'expérience vécue.

Le terme de « phénoménologie » avant Husserl[modifier | modifier le code]

On attribue généralement l'invention du terme « phénoménologie » à Jean-Henri Lambert (1728-1777), qui dénomme ainsi dans la quatrième partie de son Nouvel Organon (1764) la « doctrine de l'apparence »[2]. Toutefois, ce terme est en réalité apparu pour la première fois sous la plume du théosophe piétiste allemand Friedrich Christoph Oetinger dans un un essai de 1736, Philosophie der Alten, pour désigner la "science divine des relations", à savoir la science des relations entre les choses du monde visible (phaenomenon) et non celle entre les choses cachées[3]. Ce dernier ouvrage ne sera cependant publié qu'en 1762, c'est-à-dire deux ans avant la publication du Nouvel Organon de Lambert.

C'est le contexte qui détermine si l'on parle de la phénoménologie au sens fichtéen, hégélien ou husserlien, même si en général, le terme de phénoménologie, pris isolément, désigne la philosophie et la méthode de Husserl ou de ses héritiers.

Kant[modifier | modifier le code]

Une section de la Critique de la raison pure de Kant devait s'appeler Phénoménologie ; mais Kant remplaça finalement ce nom par celui d'Esthétique transcendantale. Kant y opère la séparation entre la chose en soi et le phénomène, ce dernier étant donné dans le cadre transcendantal de l'espace, du temps et de la causalité :

« Il semble qu'une science toute particulière, quoique simplement négative (phaenomenologia generalis) doive précéder la métaphysique ; les principes de la sensibilité s'y verront fixer leur validité et leurs bornes, afin qu'ils n'embrouillent pas les jugements portant sur les objets de la raison pure, comme cela s'est presque toujours produit jusqu'à présent[4]. »

Fichte[modifier | modifier le code]

La phénoménologie est un concept central de la philosophie de Johann Gottlieb Fichte. Elle désigne la partie de la doctrine de la science qui développe la phénoménalisation (apparition, extériorisation) du fondement et du principe du savoir. Il ne peut y avoir de savoir absolu (qui n'est pas un savoir d'un objet mais de ce qui fait qu'un savoir est effectivement un savoir) que phénoménalisé. Aussi oppose-t-il, dès La Doctrine de la Science de 1804, à la doctrine de l'être et de la vérité la doctrine du phénomène ou phénoménologie. À la fin de sa vie, Fichte identifie même la phénoménologie à la doctrine de la science, parce que sans elle, le « savoir absolu » n'aurait pas d'existence.

Hegel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phénoménologie de l'esprit.

L’étude ou science de la conscience est la phénoménologie de l’esprit. Elle étudie la manifestation phénoménale d’un sujet en tant qu’il se rapporte à un objet, i. e. en tant que conscience. Contrairement à la psychologie, qui étudie le rapport interne de l'esprit à lui-même, la phénoménologie renvoie la conscience à l'objet qui la détermine. La phénoménologie est donc la « science de l’expérience de la conscience ». Georg Wilhelm Friedrich Hegel décrit l’évolution dialectique de la conscience par le jeu des négations successives au cours de l'histoire, mais tout en ayant en vue l'idée que cette description a également une valeur génétique. Il s'agit donc, en faisant la phénoménologie de l'esprit, d'analyser les étapes par lesquelles, partant de la connaissance sensible, la conscience devient conscience de soi, Raison, et s'élève jusqu'au savoir absolu.

« Dans ma Phénoménologie de l'Esprit, qui forme la première partie du système de la connaissance, j'ai pris l'Esprit à sa plus simple apparition ; je suis parti de la conscience immédiate afin de développer son mouvement dialectique jusqu'au point où commence la connaissance philosophique, dont la nécessité se trouve démontrée par ce mouvement même[5]. »

Schopenhauer[modifier | modifier le code]

Si pour Arthur Schopenhauer, le monde est notre représentation (c'est-à-dire que être et être une représentation, pour le sujet, c'est tout un), il s'agit toujours pour lui de chercher plus profond que cette évidence première : comment connaître ce que le monde peut être dans son être en soi ? Il s'agit pour lui de rechercher l’essence du phénomène à partir d'une étude descriptive préalable du donné phénoménal et en particulier, de la manière dont se donne à moi mon propre corps comme "volonté" :

« La Volonté, seule, lui [sc. à l'homme] donne la clef de sa propre existence phénoménale, lui en découvre la signification, lui montre la force intérieure qui fait son être, ses actions, son mouvement. Le sujet de la connaissance, par son identité avec le corps, devient un individu ; dès lors, ce corps lui est donné de deux façons toutes différentes : d'une part comme représentation dans la connaissance phénoménale, comme objet parmi d'autres objets et comme soumis à leur loi ; et d'autre part, en même temps, comme ce principe immédiatement connu de chacun, que désigne le mot Volonté[6]. »

L'idée de phénoménologie chez Husserl[modifier | modifier le code]

Edmund Husserl
Article détaillé : Edmund Husserl.

Définition et méthode[modifier | modifier le code]

Le philosophe et psychologue Franz Brentano, professeur de Sigmund Freud et d'Edmund Husserl est considéré comme le précurseur de la phénoménologie, notamment dans son cours sur l'intentionnalité chez Thomas d'Aquin, que l'on retrouve ensuite chez Husserl :

« Un trait distinctif des vécus qu'on peut tenir véritablement pour le thème central de la phénoménologie orientée « objectivement » : l'intentionnalité. Cette caractéristique éidétique concerne la sphère des vécus en général, dans la mesure où tous les vécus participent en quelque manière à l'intentionnalité, quoique nous ne puissions dire de tout vécu qu'il a une intentionnalité. C'est l'intentionnalité qui caractérise la conscience au sens fort et qui autorise en même temps de traiter tout le flux du vécu comme un flux de conscience et comme l'unité d'une conscience.[7] »

Le premier pas de la phénoménologie, c'est donc l'intention, ou la reprise détournée, du concept d'intentionnalité, que Husserl emprunte à son maître Franz Brentano : son principe en est simple, toute conscience doit être conçue comme conscience de quelque chose.

« On ne trouve dans la donnée immédiate [de la conscience] rien de ce qui, dans la psychologie traditionnelle, entre en jeu, comme si cela allait de soi, à savoir : des data-de-couleur, des data-de-son et autres data de sensation ; des data-de-sentiment, des data-de-volonté, etc. Mais on trouve ce que trouvait déjà René Descartes, le cogito, l'intentionalité, dans les formes familières qui ont reçu, comme tout le réel du monde ambiant, l'empreinte de la langue : le « je vois un arbre, qui est vert ; j'entends le bruissement de ses feuilles, je sens le parfum de ses fleurs, etc. » ; ou bien « je me souviens de l'époque où j'allais à l'école », « je suis inquiet de la maladie de mon ami », etc. Nous ne trouvons là, en fait de conscience, qu'une conscience de...[8] »

En conséquence, la phénoménologie prend pour point de départ la description des vécus de conscience afin d'étudier la constitution essentielle des expériences ainsi que l'essence de ce vécu. L'intuition fondamentale de Husserl, de ce point de vue, a consisté à dégager ce qu'il appelle l’a priori universel de corrélation, et qui désigne le fait que le phénomène tel qu'il se manifeste est constitué par le sujet, c'est-à-dire que le monde est « corrélé à ses modes subjectifs » :

« Jamais avant la première percée de la phénoménologie transcendantale dans les Recherches logiques, la corrélation du monde et de ses modes subjectifs de donnée n'avaient provoqué le thaumazein [émerveillement] philosophique, bien qu'il se soit déjà fait sentir dans la philosophie pré-socratique (...). Jamais cette corrélation n'a éveillé un intérêt philosophique propre, qui eût fait d'elle le thème d'une scientificité propre. On restait englué dans cette évidence, que chaque chose a chaque fois pour chaque homme une apparence différente[9]. »

En ce sens, on peut donc bien dire que la phénoménologie est une science des phénomènes, mais à condition d'y entendre qu'elle a une vocation descriptive des vécus (de l'expérience subjective). Pour autant, l'activité constitutive du sujet de la corrélation ne doit pas faire croire que la phénoménologie serait un pur subjectivisme. Comme le dit Merleau-Ponty, « le réel est un tissu solide, il n'attend pas nos jugements pour s'annexer les phénomènes », et en conséquence, « la perception n'est pas une science du monde, ce n'est même pas un acte, une prise de position délibérée, elle est le fond sur lequel tous les actes se détachent et elle est présupposée par eux »[10]

La phénoménologie husserlienne se veut également une science philosophique, c'est-à-dire universelle. De ce point de vue, elle est une science apriorique, ou éidétique, à savoir une science qui énonce des lois dont les objets sont des « essences immanentes ».

« La phénoménologie pure ou transcendantale ne sera pas érigée en science portant sur des faits, mais portant sur des essences (en science « éidétique ») ; une telle science vise à établir uniquement des « connaissances d'essence » et nullement des faits[11]. »

Ce caractère apriorique oppose la phénoménologie transcendantale de Husserl à la psychologie descriptive de son maître Franz Brentano, qui en fut néanmoins, à d'autres égards, un précurseur.

« Le moment est venu de déterminer l'essence qu'a en vue la distinction faite par Brentano entre les diverses classes de vécus, à savoir l'essence correspondante au concept de conscience, au sens d'acte psychique[12]. »

La phénoménologie de Edmund Husserl se définit d'abord comme une science transcendantale qui veut mettre au jour les structures universelles de l'objectivité. Elle propose une appréhension nouvelle du monde, complètement dépouillée des conceptions naturalistes. D'où ce leitmotiv des phénoménologues qu'est le retour aux choses mêmes. Les phénoménologues illustrent ainsi leur désir d'appréhender les phénomènes dans leur plus simple expression et de remonter au fondement de la relation intentionnelle.

Le projet de la phénoménologie fut d'abord de refonder la science en remontant au fondement de ce qu'elle considère comme acquis et en mettant au jour le processus de sédimentation des vérités qui peuvent être considérées comme éternelles. Husserl espère ainsi échapper à la crise des sciences qui caractérise le XXe siècle.

Les successeurs de Husserl[modifier | modifier le code]

Sa philosophie fut ensuite développée, et en des sens souvent infléchis, par des penseurs aussi divers que Maurice Merleau-Ponty, Max Scheler, Hannah Arendt, Gaston Bachelard, Dietrich von Hildebrand, Jan Patočka, Jean-Toussaint Desanti et Emmanuel Levinas.

Un disciple-dissident en particulier doit être isolé parmi les successeurs de Husserl, c'est Martin Heidegger. Hans-Georg Gadamer rapporte que Husserl disait que, au moins dans la période de l'entre-deux-guerres, « la phénoménologie, c'est Heidegger et moi-même. »[13] Dans une célèbre lettre à Husserl, Heidegger a bien mis en évidence le lieu qui le séparait de son maître :

« Nous sommes d'accord sur le point suivant que l'étant, au sens de ce que vous nommez "monde" ne saurait être éclairé dans sa constitution transcendantale par retour à un étant du même mode d'être. Mais cela ne signifie pas que ce qui constitue le lieu du transcendantal n'est absolument rien d'étant - au contraire le problème qui se pose immédiatement est de savoir quel est le mode d'être de l'étant dans lequel le "monde" se constitue. Tel est le problème central de Sein und Zeit - à savoir une ontologie fondamentale du Dasein. »[14]

Autrement dit, l'enquête phénoménologique, pour Heidegger, ne doit pas tant porter sur les vécus de conscience, que sur l'être pour qui on peut parler de tels vécus, et qui est par là capable de phénoménalisation, à savoir le Dasein, c'est-à-dire, l'existant.

Le conflit phénoménologique entre Husserl et Heidegger a influencé le développement d'une phénoménologie existentielle et de l'existentialisme : en France, avec les travaux de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir ; en Allemagne avec la phénoménologie de Munich (Johannes Daubert, Adolf Reinach) et Alfred Schütz ; en Allemagne et aux États-Unis avec la phénoménologie herméneutique de Hans-Georg Gadamer et de Paul Ricœur.

Plus généralement, la phénoménologie, conçue comme méthode d'appréhension des phénomènes, peut aussi être axée autour d'un concept, jugé par les philosophes qui le rattachent au terme de phénoménologie (ce sont les phénoménologie de) comme exprimant la légalité de l'apparaître, le but de la phénoménologie ou encore plus simplement son objet d'étude privilégié :

Applications pratiques[modifier | modifier le code]

La phénoménologie connaît aussi des applications pratiques.

La phénoménologie a aussi eu une grande influence sur la psychologie telle qu'elle se pratique encore de nos jours et plus généralement sur l'épistémologie. Elle a donné naissance à une clinique psychiatrique particulièrement riche, à partir des travaux du psychanalyste Ludwig Binswanger. En France, elle influença le courant de la psychothérapie institutionnelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf. E. Husserl, Ideen I, 1913, §50 ; trad. fr. P. Ricoeur : Idées directrices pour une phénoménologie, Paris, Gallimard, "Tel", 1950, p. 164.
  2. J.-H. Lambert, Nouvel Organon (1764). Quatrième section : Phénoménologie, trad. fr. G. Fanfalone, éd. Vrin, Paris, 2002, 221p.
  3. (de) Friedrich Christoph Oetinger, Die Philosophie der Alten wiederkommend in der güldenen Zeit, Frankfurt und Leipzig,‎ 1762, 171 p. (lire en ligne), p. 12
  4. E. Kant, Lettre à Lambert du 2 septembre 1770, trad. fr. J. Rivelaygues in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Pléiade, t. 1, p. 689.
  5. G. W. F. Hegel, Logik, §25 ; trad. fr. A. Vera : Science de la logique, Paris, Ladrange, 1859, t. 1, p. 257.
  6. A. Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation, trad. fr. A Burdeau, Paris, PUF, 1966, vol. 1, §18.
  7. E. Husserl, Ideen I, § 84 ; trad. fr., op. cit., p. 283.
  8. E. Husserl, Die Krisis der europäischen Wissenschaften und die tanszendentale Phänomenologie, La Haye, Martinus Nijhoff, 1954, § 68 ; trad. fr. G. Granel : La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale, Paris, Gallimard, Tel, 1976, p. 262.
  9. E. Husserl, Krisis, § 48 ; trad. fr., op. cit., p. 188.
  10. M. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, Tel, 1945, p. V.
  11. E. Husserl, Ideen I, Préface ; trad. fr., op. cit., p. 7.
  12. E. Husserl, Logische Untersuchungen, M. Niemeyer, Tübingen, 1968, Bd. II/1, p. 366 ; trad. fr. G. Guest.
  13. H.-G. Gadamer, « Martin Heidegger — 75 Years », Heidegger's Ways, Albany, Suny Press, 1994, p. 18.
  14. M. Heidegger, « Lettre à Husserl » du 22 octobre 1927, trad. fr. J.-F. Courtine in M. Haar (dir.), Martin Heidegger, Paris, Editions de l'Herne, coll. « Cahiers de l'Herne », 1983, pp. 67-68.

Annexes[modifier | modifier le code]

Fondateur[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie (littérature secondaire)[modifier | modifier le code]

  • Handbook of Phenomenological Aesthetics. Edited by Hans Rainer Sepp and Lester Embree. (Series: Contributions To Phenomenology, Vol. 59) Springer, Dordrecht / Heidelberg / London / New York 2010. ISBN 978-90-481-2470-1
  • Jean-François Courtine, Heidegger et la phénoménologie, J. Vrin, coll. « Bibliothèque d'histoire de la philosophie »,‎ 1990 (ISBN 2-7116-1028-4).
  • Jocelyn Benoist, Autour de Husserl: L'ego et la raison. Paris: Vrin, 1994.
  • Jocelyn Benoist, Intentionalité et langage dans les « Recherches logiques » de Husserl. Paris : PUF, 2001.
  • Jocelyn Benoist Bruno Karsenti, Phénoménologie et sociologie. Paris : PUF, 2001.
  • Rudolf Bernet, Iso Kern et Marbach, E., Edmund Husserl: Darstellung seines Denkens. Hambourg: Meiner, 1989.
  • Philippe Cabestan, Introduction à la phénoménologie. Paris: Ellipses, 2003.
  • Françoise Dastur, Husserl : Des mathématiques à l'histoire. Paris: PUF, 1999.
  • Françoise Dastur, La phénoménologie en questions: Langage, altérité, temporalité, finitude. Paris: Vrin, 2004.
  • Jacques Derrida, La voix et le phénomène, Paris: PUF, 1967.
  • François Doyon, « La méthode phénoménologie du jeune Heidegger », Montréal, Université de Montréal, 2006, http://academia.edu/1018929/La_methode_phenomenologique_du_jeune_Heidegger
  • Jean-Luc Marion, Etant donné, essai d'une phénoménologie de la donation, Paris, PUF 1997,1998.
  • Dermot Moran, Introduction to Phenomenology. Londres-New York: Routledge, 2000.
  • Alexander Schnell, Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive, coll. « Krisis », Grenoble, J. Millon, 2007.
  • Denis Seron, Introduction à la méthode phénoménologique. Bruxelles: De Boeck Université, 2001.
  • Denis Seron, Objet et signification: Matériaux phénoménologiques pour la théorie du jugement. Paris: Vrin, 2003.
  • Robert Sokolowski, Introduction to Phenomenology. Cambridge et New York : Cambridge University Press, 2000.
  • Barry Smith, David Woodruff Smith (eds.), The Cambridge Companion to Husserl. Cambridge-New York: Cambridge University Press, 1995.
  • Dan Zahavi, Husserl’s Phenomenology. Stanford: Stanford University Press, 2003.