Association psychanalytique internationale

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L’Association psychanalytique internationale (API) est une association internationale de psychanalystes freudiens et adeptes d'autres analystes comme Mélanie Klein, Wilfred Bion ou Donald Winnicott...

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur une proposition de Sándor Ferenczi, Sigmund Freud qui pourtant défend l'analyse profane, désire empêcher les psychanalystes auto-proclamés; il fonde lors du congrès de Nuremberg en 1910 l’Association psychanalytique internationale. L’API a été créée pour préserver la psychanalyse de dérives et par crainte que le terme ne recouvre des pratiques peu compatibles avec l'éthique de la psychanalyse.

Histoire de l'API[modifier | modifier le code]

L'API est une association traversée par de multiples courants (freudiens, kleiniens, etc.) avec des différences notables entre les différents continents et pays et leur histoire propre de l'implantation de psychanalyse. En Autriche, par exemple et dans une autre mesure en Allemagne, les mouvements psychanalytiques ont été anéanti par le nazisme[réf. nécessaire]. En Grande-Bretagne il a été marqué par l'immigration de nombreux analystes fuyant le nazisme qui amenaient aussi leurs divergences, notamment entre annafreudiens et kleiniens celui a donné naissance aux sous-groupes des deux écoles et au middle group. En France, après des débuts laborieux et les activités plus ou moins cachées durant la guerre, les dissensions dont celle de Lacan ont donné lieu à des divergences et ce sont finalement la Société psychanalytique de Paris et l'Association psychanalytique de France qui se sont maintenues au sein de l'API alors que d'autres associations se développaient en dehors et/ou contre l’association mondiale. En Suisse, des groupes, notamment à Zurich se sont opposés ses les questions de formation et d'accréditation mais une certaine unité a pu être préservée au sein de la Société suisse de psychanalyse. Aux États-Unis, c'est la médicalisation de la pratique des cures psychanalytiques qui a suscité des débats, le problème a été résolu par un jugement qui a permis aux psychologues de faire reconnaître leur statut d'anaylstes. L'influence numérique de l'Amérique du Nord a parfois joué un rôle déterminant dans la politique globale de l'API même si elle n'a pas empêché chaque groupe de préserver une certaine autonomie[1],[2] .

Formation[modifier | modifier le code]

Sur la question de la formation des analystes que de multiples dissensions se sont manifestées et de manière virulente entre associations de divers pays. Fallait-il être médecin, avoir commencé ou engagé ou terminé sa propre analyse de candidat; fallait-il se former avec des cures à quatre ou trois voire deux séances hebdomadaires, etc ? Les sujets de controverses n'ont pas manqués et ils ne concernaient pas exclusivement la psychanalyse en France. La formation didactique des psychanalystes (imposée en 1922) n'est plus uniformisée[3].

Critiques[modifier | modifier le code]

Erich Fromm s’est interrogé sur cette organisation et il constate que l’association de psychanalyse est « organisée selon des normes plutôt dictatoriales. »[4].

Elisabeth Roudinesco note que l'ipa en professionnalisant la psychanalyse, est devenu « une machine à fabriquer des notables». Elle note aussi qu'en France, «les lacaniens regardaient leurs collègues de l'IPA comme des bureaucrates qui avaient trahi la psychanalyse au profit d'une psychologie adaptative au service du capitalisme triomphant.» [5]. Elle parle du freudisme légitimiste de l'IPA, qu'on appelait à tort « orthodoxe » [6]

Homophobie[modifier | modifier le code]

Elisabeth Roudinesco la critique sur de multiples points et considère notamment que "l'homophobie" de cette association est le « déshonneur de la psychanalyse »[7]

Écoles reconnues par l’API[modifier | modifier le code]

L’API travaille avec 57 organisations dans 34 pays différents, et compte 11 000 membres.

Langue française[modifier | modifier le code]

Langue anglaise[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'API sur le site officiel
  2. Alain de Mijolla : Freud et la France, 1885-1945, éd. Presses Universitaires de France, 2010, (ISBN 2-13-054515-7), La France et Freud T.1 1946-1953, éd. Presses Universitaires de France, 2012, (ISBN 978-2-13-058295-3), La France et Freud T.2 1954-1964, éd. Presses Universitaires de France, 2012, (ISBN 978-2-13-060787-8), sous la direction :Dictionnaire international de la psychanalyse: (2 volumes coffret), Éd.: Fayard/Pluriel; édition revue et augmentée, 2013, Coll.: Grand Pluriel, (ISBN 2818503396)
  3. «Aujourd'hui même au sein de l'IPA, les modalités de la formation ne sont plus aussi uniformes dans toutes les associations qui lui sont affiliées.» Une introduction à la psychanalyse, Alain Vanier, Armand Colin, 2010.
  4. La mission de Sigmund Freud : une analyse de sa personnalité et de son influence, Erich Fromm, trad. de l'américain par Paul Alexandre. Bruxelles : Complexe, 1975 ainsi que dans Grandeurs et limites de la pensée freudienne, édition Laffont, 1980
  5. Elisabeth Roudinesco, Pourquoi la psychanalyse ? chapitre quatre, « critiques des institutions psychanalytiques ». Fayard, 1999
  6. E.Roudinesco " Généalogies" , p.60
  7. E. Roudinesco « la famille en désordre », cité et analysé dans Eric Fassin, « L’inversion de la question homosexuelle » Revue française de psychanalyse, 2003/1 (Vol. 67).