Claustrophobie

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Être piégé dans un espace confiné, suite à un éboulement ou à la découverte d'un animal dangereux, peut développer un cas de claustrophobie.

La claustrophobie est la peur des espaces confinés, des lieux clos, des petites pièces et de l'enfermement. Elle est classifiée en tant que trouble anxieux et peut causer une crise de panique.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce terme forgé par le docteur Andrea Verga (it), de Milan, à partir du latin claustra, «fermeture, clôture » et du grec φόβος, phóbos, «la peur », a été introduit et popularisé en France par le professeur Benjamin Ball, dans un mémoire intitulé De la claustrophobie, lu en 1879 à la Société Médico-psychologique[1].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Une étude indique que 5–7 % de la population mondiale serait affecté de claustrophobie sévère, mais seulement un petit pourcentage d'entre eux reçoivent un traitement pour soigner ce trouble[2].

Symptômes[modifier | modifier le code]

La claustrophobie posséderait deux symptômes clés : la peur d'être restreint et la peur de suffoquer. Un individu claustrophobe montrerait souvent, mais pas toujours, des signes dans les pièces suivantes : petites salles, salles fermées à clé, ascenseurs, voitures, tunnels, prisons, escalators, métros souterrains, caves, avions et zones confinées[2]. Cependant, un claustrophobe n'est pas forcément effrayé par l'endroit en lui-même, mais il a plutôt peur de ce qui pourrait lui arriver s'il était coincé à cet endroit. Souvent, lorsqu'il est confiné, l'individu est effrayé par l'idée de manquer d'air[2].

La plupart des claustrophobes retirent leurs vêtements, pensant que cela minimisera les symptômes. Si plusieurs de ces symptômes précédemment cités apparaissent en même temps, il existe un risque de crise de panique. Cependant, les individus font leur possible pour éviter ces types de situations[2].

Causes[modifier | modifier le code]

La peur des espaces confinés est une phobie. Les individus claustrophobes qui se découvrent eux-mêmes dans une salle sans fenêtre savent qu'ils ne sont pas en danger, cependant ils seront effrayés, possiblement terrifiés à une idée d'être incapable d'en sortir, et un bon nombre d'entre eux ne connaissent pas la cause de cette idée. La cause exacte de la claustrophobie est inconnue, mais il existe plusieurs théories[3][réf. insuffisante].

Amygdale[modifier | modifier le code]

Amygdale
La structure indiquée en rouge est l'amygdale.

L'amygdale est l'une des plus petites structures du cerveau humain, mais de loin l'une des plus puissantes. L'amygdale conditionne la peur ou la raison de la réponse combat-fuite. Une réponse combat-fuite est générée, lorsqu'un stimulus est associée à une situation de danger.

Conditionnement classique[modifier | modifier le code]

La claustrophobie se développe lorsque les espaces confinés sont psychologiquement synonymes de danger imminent[4][réf. insuffisante]. Elle est la conséquence d'une expérience traumatisante vécue durant l'enfance[5], bien que les symptômes peuvent apparaître à n'importe quel moment dans la vie d'un individu. Une telle expérience peut se produire une ou plusieurs fois pour marquer l'esprit[3]. La majorité des claustrophobes, participants à une étude menée par Lars-Göran Öst, ont rapporté que leur phobie s'était « développée lors d'un conditionnement[6][réf. insuffisante]. » Dans la plupart des cas, la claustrophobie semble être le résultat d'une expérience auparavant vécue.

Phobie préparée[modifier | modifier le code]

Il existe une recherche suggérant que la claustrophobie n'est pas totalement une phobie acquise ou classiquement conditionnée. Elle n'est pas forcément une peur innée, mais plutôt ce qui est nommé une « phobie préparée ». Selon Erin Gersley, dans son ouvrage intitulé Phobias: Causes and Treatments, les humains sont génétiquement prédisposés à la peur. La claustrophobie pourrait tomber dans cette catégorie entre autres à cause de sa « large répartition[7][réf. insuffisante]. »

Traitements[modifier | modifier le code]

La thérapie cognitive est un traitement efficace pour la plupart des troubles anxieux[8].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benjamin Ball, « De la claustrophobie », sur www.psychanalyse-paris.com
  2. a, b, c et d (en) Phobias: A Handbook of Theory, Research, and Treatment. Chichester ;New York: Wiley, 1997.
  3. a et b (en) Walding
  4. (en) ’’What Causes Claustrophobia?’’
  5. (en) Fritscher
  6. (en) Rachman, ‘’Claustrophobia,’’ 168
  7. (en) Rachman, ‘’Claustrophobia,’’ 170
  8. (en) Choy, Yujuan, Abby J. Fyer, and Josh D. Lipsitz. « Treatment of Specific Phobia in Adults » Clinical Psychology Review 2007;27(3):266–86. PMID 17112646

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]