Hypersexualité

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Hypersexualisation.

L'hypersexualité, aussi appelée « sexualité compulsive », est un comportement sexuel humain qui se traduit par une recherche continue et persistante du plaisir sexuel.

Pour les femmes, l'hypersexualité est parfois appelée nymphomanie (composé de « nymphes », divinités féminines de la mythologie gréco-romaine souvent représentées sous les traits de jeunes filles nues, et du mot grec mania (μανια) signifiant « folie »). Pour les hommes, l'hypersexualité est aussi appelée satyriasis (de « satyres », créatures de la mythologie grecque qui incarnent la force vitale de la nature).

Le concept d'hypersexualité remplace au début du XXIe siècle les anciens concepts de nymphomanie et de satyriasisme. À ces anciens concepts était associé un trouble psychologique caractérisé par une obsession vis-à-vis du sexe entraînant une libido considérée comme trop active.

La limite à partir de laquelle on parle d'hypersexualité est sujette à débat, il est très difficile de définir un niveau « normal » de pulsions sexuelles. Certains se contentent d'un rapport sexuel épisodique, d'autres en ressentent le besoin quotidiennement, voire plus. Au début du XXIe siècle, on s'accorde à parler d'hypersexualité lorsque le comportement sexuel implique des conséquences négatives sur le plan social.

L'hypersexualité, chez la femme, ne doit pas être confondue avec le syndrome d'excitation génitale persistante.

Causes[modifier | modifier le code]

Causes psychologiques[modifier | modifier le code]

Il existe différentes théories sur la cause de l'hypersexualité. L'une des principales causes psychologiques pourrait être un manque d'amour, une forte carence affective[1], la dépression, ou encore la phase maniaque de la bipolarité. Une cause neurologique est rare et n'est à rechercher que si le sujet souffre d'hypersexualité brusquement alors qu'il était paisible jusque-là[2].

Causes neurologiques[modifier | modifier le code]

Des dommages au système limbique (amygdale, cortex frontal) peuvent la provoquer. Ces atteintes peuvent donner lieu à des préoccupations sexuelles excessives, une désinhibition verbale, des comportements de séduction exagérés, de l'exhibitionnisme, du voyeurisme ou encore des compulsions sexuelles.

Causes médicamenteuses[modifier | modifier le code]

Certains médicaments, dont des anti parkinsoniens (les agonistes dopaminergiques) pourraient favoriser des comportements addictifs dont l'hypersexualité[3].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Las edades de Lulú, Espagne, 1990, Bigas Luna et Tober Lopez
  • Black Snake Moan, avec Christina Ricci.
  • Le journal intime d'une nymphomane, Espagne
  • The Big Lebowski
  • Comment tuer son boss ? (Titre original : Horrible bosses), États-Unis, 2011, de Seth Gordon
  • Shame de Steve Mc Queen, raconte la vie d'un homme (Michael Fassbender) dépendant aux relations sexuelles.
  • Choke de Clark Gregg, États-Unis, 2008
  • Entre las piernas, de Manuel Gomez Pereira, Espagne, 1999
  • Q, de Laurent Bouhnik, France, 2010
  • Nymphomaniac, de Lars von Trier, France, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

Illustration humoristique de la « nymphomanie »: À la recherche du bonheur, par Sergueï Solomko.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Almudena Grandes, Les vies de Loulou, Pocket, 1999.
  • M.D.T. de Bienville, De la Nymphomanie ou traité de la fureur utérine, Coll La Boîte à Pandore, Paris, Le Sycomore, 1880. Consulter en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]