Syndrome de Münchhausen
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| Syndrome de Münchhausen | |
| Classification et ressources externes | |
| CIM-10 | F68.1 |
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| CIM-9 | 301.51 |
| DiseasesDB | 8459 33167 |
| eMedicine | med/3543 emerg/322 |
| MeSH | D009110 |
Le syndrome de Münchhausen[1] — également appelée pathomimie ou trouble factice — est un terme désignant une pathologie psychologique caractérisée par un besoin de simuler une maladie ou un traumatisme dans le but d'attirer l'attention ou la compassion.
Les patients atteints de ce syndrome présentent de multiples cicatrices d'opérations à la suite d'hospitalisations répétées pour des affections simulées. Ils sont volontiers querelleurs, voire agressifs, s'ils n'obtiennent pas l'attention souhaitée. Il est classé comme « trouble factice avec symptômes physiques ». Les troubles provoqués volontairement les plus fréquents incluent convulsions, saignements dus à la prise d'anticoagulants, vomissements et diarrhées ainsi que fièvre et éruptions cutanées. Ce sont également des patients qui simulent des maladies ou ingèrent des substances médicamenteuses dans le but de provoquer de faux symptômes et ainsi gagner l'attention du milieu médical.
Le syndrome de Münchhausen est lié au syndrome de Münchhausen par procuration, dans lequel un individu blesse volontairement un autre, notamment un enfant, dans le but d'obtenir de l'attention.
Sommaire |
Description [modifier]
Le nom dérive du baron de Münchhausen (1720-1797), un militaire allemand auquel sont attribués des exploits invraisemblables rapportés par Rudolph Erich Raspe.
En 1951, Richard Asher fut le premier à décrire un schéma d'automutilation, où les patients s'inventaient des histoires de maladie[2]. Se souvenant du baron de Münchhausen, Asher a appelé cet état le syndrome de Münchhausen. Ce terme était auparavant utilisé pour désigner tous les types de troubles factices. Cependant, il existe un certain rang de troubles factices, et le diagnostic de « syndrome de Münchhausen » est réservé pour les cas sévères dans lesquels simuler une maladie est le but principal du patient.
En 1977, le pédiatre britannique Roy Meadow décrit une forme d'abus sur mineur dans laquelle les mères rapportaient délibérément des fausses maladies à leurs enfants. Il indique que ce comportement se réfère au syndrome de Münchhausen par procuration. Ce type de parents qui abusent volontairement leurs enfants souffrent notamment de dépression, de violences conjugales, de psychopathie ou de psychose. Dans de rares cas, plusieurs enfants de la même famille peuvent être soit des victimes de ce type d'abus ou soit des témoins qui doivent garder le silence.
Dans la culture populaire [modifier]
Le syndrome de Münchhausen a été abordé par plusieurs œuvres populaires telles The X-Files (Les Calusaris, saison 2, épisode 21),Docteur House (saison 2, épisode 9), Private Practice (saison 1, épisode 4), Grey's Anatomy (saison 2, épisode 4) ou encore "Nip/Tuck " (saison 3, épisode 4). C'est aussi le cas du film La mort en ligne du réalisateur japonais Takashi Miike.Sans oublier Sixième Sens, film de 1999, où un des enfants décédés a été empoisonné à petit feu par sa mère qui attire ainsi la compassion de son entourage lors de son deuil. Ainsi que dans l'épisode 14 de la troisième saison de la série Toute la vérité.
Le rappeur Eminem fait également mention de sa mère, atteinte du syndrome de Münchhausen, dans sa chanson "Cleaning out my closet".
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sciences et Avenir, no 2667.
- Dictionnaire médical de l'infirmière, éd Masson.