Dysgraphie

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Dysgraphie/Agraphie
Classification et ressources externes
CIM-10 F81.1, R48.8, R27.8
CIM-9 315.2, 784.61, 784.69
MeSH D000381
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La dysgraphie est un terme désignant des difficultés à accomplir des gestes graphiques[1], contrairement à l'agraphie qui est une perte complète de la capacité à écrire. Ces troubles surviennent indépendamment des capacités à lire et ne sont pas liés à un un trouble psychologique[2]. La dysgraphie est un handicap de transcription, ce qui signifie que c'est un trouble graphique associé à des gestes graphiques handicapants, au codage orthographique (orthographe), et au mouvement des doigts lors de l'écriture[2]. Ce trouble peut s'accompagner d'autres troubles comme le trouble de la parole, de déficit de l'attention, ou dyspraxie développementale[3]. Dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), la dysgraphie est caractérisée par un trouble d'apprentissage dans la catégorie des expressions écrites. Le terme dysgraphie vient des mots grecs dys signifiant « handicap » et graphia, « écrire des lettres avec la main[2]. »

Selon le neuropsychiatre français Julian de Ajuriaguerra, est dysgraphique « un enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience[4]. »

Classification[modifier | modifier le code]

La dysgraphie est souvent, mais pas toujours, accompagnée d'autres troubles d'apprentissage comme la dyslexie ou le déficit de l'attention[2],[5] et ils peuvent créer un impact selon le type de dysgraphie dont souffre l'individu. Il existe trois sous-types connus de la dysgraphie. Il existe une information minime disponible sur les différents types de dysgraphie. Certains enfants pourraient avoir deux types, ou plus, de ces symptômes. Les trois sous-types incluent dysgraphie dyslexique, dysgraphie moteure et dysgraphie spatiale.

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

La dysgraphie est un trouble qui affecte l’écriture dans son tracé. Elle peut apparaître à l’école primaire ou plus tard à n’importe quel moment de la vie. Chez l’enfant ou l’adolescent elle est souvent à l’origine de l’échec scolaire. Chez l’adulte elle atteint la personnalité dans ce qu’elle a de plus intime, l’écriture, et peut entraîner de grandes difficultés tant dans la vie privée que dans la vie professionnelle. Par contre, la dysgraphie, au même titre que la dyslexie, est reconnue comme handicap par les autorités scolaires de certains pays et peut donner lieu à la possibilité d'aménagements raisonnables comme la possibilité d’utiliser le tiers-temps lors des examens[6].

Troubles associés[modifier | modifier le code]

La dysgraphie est fréquemment associée à la dyslexie qui provoque une mauvaise analyse visuelle et, par conséquent, une mauvaise graphie, mais aussi à la dyspraxie et dans de plus rare cas a une dysorthographie rendant les deux troubles de l'apprentissage plus graves[7].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Plusieurs échelles d'évaluation de la dysgraphie ont été mises au point. Parmi celles encore utilisées de nos jours[Quand ?], l'échelle E d'Ajuriaguerra est la plus pratiquée pour poser un diagnostic.

Traitements[modifier | modifier le code]

La graphomotricité traite la dysgraphie sous toutes ses formes. Le graphomotricien va travailler sur la décontraction du geste, la posture, la tenue de l’instrument, la forme des lettres, la motricité fine. Le but n’est pas de changer l’écriture de la personne mais de la réconcilier avec l’écrit en lui faisant trouver ou retrouver le plaisir d’écrire.

La rééducation des troubles graphomoteurs (à l'exception du langage écrit) fait partie du champ de compétences du psychomotricien (selon son Décret d'acte n°88-659 du 6 mai 1988) qui détient un diplôme d'état. Un enfant dysgraphique peut être pris en charge par un psychomotricien (spécialisé ou non en graphomotricité), un ergothérapeute, un graphothérapeute ou un pédopsychiatre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chivers, M. (1991). "Definition of Dysgraphia (Handwriting Difficulty)." Dyslexia A2Z. Retrieved from http://www.dyslexiaa2z.com/learning_difficulties/dysgraphia/dysgraphia_definition.html
  2. a, b, c et d (en) Berninger, V.W., B.J. Wolf, Teaching students with dyslexia and dysgraphia: Lessons from teaching and science, Baltimore, Maryland, Paul H. Brooks Publishing Co.,‎ 2009, 1–240 p. (ISBN 978-1-55766-934-6)
  3. (en) Nicolson RI, Fawcett AJ, Dyslexia, dysgraphia, procedural learning and the cerebellum, vol. 47,‎ janvier 2011, 117–27 p. (PMID 19818437, DOI 10.1016/j.cortex.2009.08.016)
  4. Ajuriaguerra, J. (de) et al. : 1964, p. 224.
  5. (en) Berninger VW, May MO, Evidence-based diagnosis and treatment for specific learning disabilities involving impairments in written and/or oral language, vol. 44,‎ 2011, 167–83 p. (PMID 21383108, DOI 10.1177/0022219410391189)
  6. Bulletin officiel no 1 du 4 janvier 2007 - Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
  7. (en) Kaplan, B. J., Crawford, S. G., Wilson, B. N., & Dewey, D. (1997) « Comorbidity of developmental coordination disorder and different types of reading disability » Journal of the International Neuropsychological Society 3,54(6):723–731.

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]