Histoire de la psychanalyse

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L'histoire de la psychanalyse commence avec Sigmund Freud et se continue de nos jours, avec plusieurs écoles et théories concurrentes qui coexistent.

Du temps de Freud[modifier | modifier le code]

Freud et l'invention de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

Freud, dans un texte de 1914, intitulé Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique, revient sur la question de l'invention de la psychanalyse. Il y rappelle avoir déclaré en 1904, que l'inventeur de la psychanalyse avait été Josef Breuer[1], mais affirme en être le véritable créateur, par le fait qu'il avait transformé la méthode cathartique de Breuer en rejetant l'hypnose et en introduisant l'association libre. Breuer n'a, par ailleurs, jamais revendiqué cette création[2].

Il est cependant difficile de retenir une date marquant cette invention de la psychanalyse, dans la mesure où ses débuts ont fait l'objet d'une longue élaboration par Freud. Roger Perron propose ainsi alternativement les dates de 1881-1882 lorsque Breuer soignait Anna O., de 1893-1896 avec l'hypothèse de l'étiologie des névroses et particulièrement 1895 avec la copublication avec Breuer des Études sur l'hystérie. Toutefois, il est possible, avec l'auto-analyse de Freud, de retenir la période 1897-1900 mais il convient alors d'y adjoindre les longs échanges entre Freud et Wilhelm Fliess de 1890 à 1900 avec comme date précise le 21 septembre 1897 lorsque Freud renonce à sa théorie sur l'étiologie sexuelle des névrose et introduit celle du fantasme. Mais l'on ne saurait sans doute dire que la psychanalyse s'est constituée sans prendre en compte la théorie du refoulement et il est alors nécessaire d'envisager toute la période allant de 1885 (le stage de Freud auprès de Jean-Martin Charcot) à 1915. Enfin la psychanalyse s'est-elle peut-être véritablement constituée avec la théorie d'une sexualité infantile et la publication en 1905 de Trois essais sur la théorie de la sexualité. Si Roger Perron ne situe donc pas précisément la naissance de la psychanalyse, il affirme cependant que l'histoire de la psychanalyse reste indissolublement liée à celle de Freud, son créateur[3].

Prémices[modifier | modifier le code]

Après son diplôme de médecine obtenu en 1881, et un passage par diverses spécialités dont la zoologie, la physiologie et la neurologie — il est par exemple l'un des découvreurs de l'anesthésie locale[4] — Freud suivra ensuite une formation de psychiatre[5] et sera en 1883 l'assistant de Theodor Hermann Meynert, un grand psychiatre viennois avant d'ouvir un cabinet en tant que médecin de ville spécialiste des maladies nerveuses[6].

En 1883, Josef Breuer, raconte à Sigmund Freud, comment il traite par une psychothérapie une de ses patientes, Bertha Pappenheim sous le pseudo Anna O., qui souffrait de troubles hystériques. Cette patiente devait se confier à Breuer qui analysait ses symptômes à partir d'une théorie qui reposait sur la recherche du traumatisme psychique et de son abréaction grâce à l'effet cathartique de cette prise de conscience verbale[7]. Son état se serait alors, au moins temporairement, amélioré mais Breuer, ignorant ou sous-estimant les effets du transfert et du contre-transfert ne se serait pas rendu compte que cette talking cure (thérapie par la parole) n'avait pas eu tous les effets escomptés. Henri Ellenberger a ensuite établi que cette patiente avait dû encore suivre des traitements avant d'aller mieux et de devenir assistante sociale puis se consacrer à la cause d'enfants juifs.

En 1885, ayant obtenu une bourse, Freud se rend à Paris en stage auprès du neurologue français Jean-Martin Charcot[8]. En 1886, il utilise pour la première fois le mot « psycho-analyse »[9], ouvre un cabinet médical à Vienne[10] pour recevoir des névropathes. L'hypnose sera utilisée de manière régulière à partir de 1887 mais sera rapidement abandonnée. Le neurologue rencontre Wilhelm Fliess dans la même année[10].

En 1889, Freud travaille selon la méthode cathartique de Breuer avec une nouvelle patiente. En 1893 paraissent des Communications préliminaires, rédigées par Freud et Breuer, qui décrivent le principe de souvenirs pathogènes et de l'abréaction, méthode cathartique. L'étiologie sexuelle de l'hystérie ne fait plus de doutes selon Freud. En 1894 apparaissent les termes de psychonévroses[11] et de libido[12] suivi en 1895 des Études sur l'hystérie[13]. L’année suivante l'amitié de Breuer et Freud prit fin en raison de désaccords sur la conception de la science, de l'hystérie et de la sexualité[14],[15].

En 1897, il renonce à sa « neurotica » dans une célèbre lettre à Wilhelm Fliess datée du 21 septembre[16]. La même année, Theodor Lipps donne une conférence sur l'inconscient et Leopold Löwenfeld publie les Leçons de psychothérapie générale.

Recherches, essor de la psychanalyse et premières ruptures[modifier | modifier le code]

Clark University, 1909 :
Brill, Jones, Ferenczi,
Freud, Hall et Jung

L'essor au tournant du siècle[modifier | modifier le code]

L'année 1900 est la date de parution de L'Interprétation des rêves qui mène à l'abandon définitif des idées neurophysiologiques au profit du complexe d'Œdipe présenté à travers l'auto-analyse de Freud[17]. C'est aussi cette année que Ida Bauer, le cas Dora, commence une cure avec Freud[18].

En 1901 est publiée la Psychopathologie de la vie quotidienne. En 1902, suite à un rapport favorable de Hermann Nothnagel et Richard von Krafft-Ebing, présidents de la société pychiatrique viennoise, Freud reçoit le titre prestigieux de « professeur extraordinaire » par l'empereur François-Joseph[19]. Cette année marque la fin de la relation épistolaire entre Freud et Wilhelm Fliess[20]. Avec Alfred Adler, Wilhelm Stekel, Max Kahane et Rudolf Reitler, la Société psychologique du Mercredi voit le jour[21].

L'année 1905 voit la publication de Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient et surtout des Trois essais sur la théorie sexuelle. Freud commence à analyser l'homme aux rats, Ernst Lanzer, en 1907[22], année à partir de laquelle, selon Ernest Jones, Freud commence à être reconnu à l'étranger[23] : en Suisse la Société Freud (qui deviendra l'Association psychanalytique de Zurich) est fondée cette même année par Jung[24].

A partir de 1905-1906 des publications par d'autres psychanalystes se multiplient : Ernst Jones publiera des articles destinés à faire connaître le travail de Freud pour un public anglophone ainsi que des travaux personnels ; Karl Abraham publiera des articles sur l'hystérie, la démence précoce, la psychose maniaco-dépressive ; Sandor Ferenczi sera quant à particulièrement fécond avec la publication d'une soixantaine d’articles (sur la période allant jusqu'à 1914) souvent des notes cliniques et techniques mais aussi théoriques avec par exemple la notion d’introjection[25].

L'année 1908 est riche en évènements : en avril a lieu le premier Congrès international de psychanalyse à Salzbourg et qui réunit 42 participants venant de six pays, dont Sándor Ferenczi, Carl Jung, Karl Abraham, avec des présentations informelles de cas (dont celui par Freud du petit Hans)[26] ; en aout en Allemagne, par l’intermédiaire de Max Eitingon et surtout de Karl Abraham est fondée l'Association psychanalytique de Berlin[23], en septembre se crée la Société psychanalytique de Vienne (W.P.V.)[27].

En septembre 1909 Freud, Ferenczi et Jung partent en Amérique où la psychanalyse rencontre un intérêt croissant et Freud y donne des conférences à l'Université Clark sur invitation de son président Stanley Hall, elles seront par la suite publiées sous le titre Cinq conférences sur la psychanalyse [28].

En janvier 1910 Freud prend en analyse Sergueï Pankejeff dont le cas est connu sous la dénomination de « l'homme aux loups »[29].

En 1910 seront publiés un recueil de tous ces cas princeps sous la désignation courante des Cinq psychanalyses auquel s'ajoute le cas du « Président Schreber », seule analyse d'une psychose celle de Daniel Paul Schreber (et qui fera également l’objet d'une publication séparée en 1911)[30].

Résistances, fondation de l'API et scissions[modifier | modifier le code]

En mars 1910, au congrès de Nuremberg et avec l’aide de Sándor Ferenczi, Freud fonde l'Association psychanalytique internationale — dont Carl G. Jung prend la présidence — avec pour but d'accompagner le développement de la psychanalyse dans le monde ainsi que de veiller au respect de règles techniques et déontologiques et à l'unité de la doctrine[31].

En parallèle de la période d'essor, la psychanalyse a subi des attaques particulièrement violentes, principalement de la part du monde médical : elle serait un « tissu de sottises », une régression vers « l’irrationalité du Moyen-Âge », un « amas de cochonnerie » notamment parce que Vienne était connue pour la libéralité de ses mœurs et que Freud serait un libertin[32]. Si Freud restait serein dans ce climat, il n’en allait pas toujours de même pour ses disciples qui pour certains perdaient même leur emploi[33].

Dès 1911, Alfred Adler quitte l'API en raison d'un désaccord théorique avec Freud — qui l’avait désavoué — autour des notions de névrose et de sexualité, il fonde la « Société libre de psychanalyse » pour donner naissance plus tard (à le suite de son émigration aux États-Unis) à la « psychologie individuelle »[34]. En 1912, c'est au tour de Wilhelm Stekel de quitter l'API[35].

En 1912 apparaissent des divergences inconciliables de vues avec Jung qui avait tendance à gommer de la psychanalyse les aspects les plus choquants pour l'époque autour de la sexualité et de la libido[36],[37]. Jung publie le premier volume de Symboles et métamorphoses de la libido[36], Freud publie le début de Totem et Tabou[38]. La revue Imago paraît[39].

A côté de la psychanalyse freudienne allaient alors apparaître deux autres branches — adlérienne et jungienne — qui n'avaient plus grand chose à voir avec la psychanalyse mais qui étaient accueillies favorablement par les opposants à la psychanalyse parce que plus présentables à l'égard des questions de pulsion et de sexualité[40]. C'est en réaction à ce danger que fut fondé, sur une idée d'Ernest Jones en 1912, le « Comité secret » composé de cinq proches de Freud : Karl Abraham, Sándor Ferenczi, Ernest Jones, Otto Rank, et Hanns Sachs (auxquels s'ajouta en 1919 Max Eitingon) ; ce comité contribuera à promouvoir et à défendre la psychanalyse freudienne, alors que la séparation avec Carl G. Jung et de ses amis apparaît comme irréversible et que la première Guerre mondiale entraînera de profonds bouleversements[41].

En 1914, Carl G. Jung démissionne de son poste de président de l'API[37] ; il commence à désigner sa méthode psychothérapeutique sous le nom de psychologie analytique[42]. En 1919, Oskar Pfister crée la Société suisse de psychanalyse[43].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale sont créées des sociétés psychanalytiques en Amérique, aux Pays-Bas, et en Espagne. En Hongrie, Ferenczi se voit accorder une chaire universitaire durant le régime de Béla Kun. En Angleterre, Ernest Jones poursuit ses activités pour diffuser les vues de la psychanalyse dans des sociétés médicales ou psychologiques ; il participe à la fondation de la nouvelle Société britannique de psychanalyse le 20 février 1919, dont il prend la direction.

La guerre va avoir une incidence sur la psychanalyse. Pendant le conflit mondial, les premiers psychanalystes vont étudier les névroses traumatiques. Sigmund Freud mesure les effets de cette affection chez un membre de sa famille[44]. Il appréhende cette pathologie dans ses écrits de guerre et d’après guerre. Plusieurs de ses disciples vont occuper des postes de médecin militaire. Karl Abraham, parent d’Hermann Oppenheim[45], peut par son activité auprès de soldats souffrant de traumatismes physiques enrichir sa compréhension des traumatismes psychiques[46]. Devenu psychiatre, il utilise dans sa pratique une « psychanalyse simplifiée ». À la fin de la guerre, il dirige à Allenstein, un service psychiatrique d’orientation psychanalytique, à partir duquel, il propose une contribution[47]. Ernst Simmel utilise une thérapeutique à l’origine de la psychanalyse, la technique cathartique et obtient avec elle des succès. Sandor Ferenczi montre que la psychiatrie qui s’oppose à la psychanalyse, va durant la guerre, en utilisant sa terminologie, s’en rapprocher[réf. souhaitée]. Ernest Jones qui n’est pas mobilisé, peut poursuivre des psychanalyses avec des soldats choqués en demandant des délais aux autorités[48]. Dans sa contribution, il insiste sur le conflit psychique et se rapproche de celle d’Abraham. Victor Tausk livre son expérience de psychiatre dans un texte où il s’intéresse aux psychoses de guerre, à la différence des autres psychanalystes tournés vers les névroses de guerre[49]. Il fait part d’une contribution originale sur le phénomène de la désertion[50]. Helene Deutsch étudie l’incidence symptomatologique de la guerre sur les femmes à partir d’un service dont elle a la charge à la clinique de Julius Wagner-Jauregg[51]. Enfin, pendant la guerre, Theodor Reik est mobilisé. Après la guerre, il s'intéressera à l'effroi dans plusieurs de ses travaux et articulera cette notion à la névrose traumatique[52]. La guerre va avoir une portée sur les décennies suivantes.

1920-1939[modifier | modifier le code]

À Vienne, la paix revenue, pour enquêter sur les forfaitures, une Commission dirigée par Julius Tandler est mise en place, dans laquelle Julius Wagner-Jauregg doit siéger. Or, à cette époque, sont décriées par un ancien patient Water Kauders les pratiques médicales dans des lieux dirigés par Wagner von Jauregg et Arnold Durig. Si bien que Wagner von Jauregg ne peut exercer ses fonctions au sien de la Commission et doit s’expliquer devant celle-ci sur l’utilisation du courant électrique. Sigmund Freud est mandaté en qualité d’expert sur les soins pouvant être prodigués aux névrosés de guerre. En février 1925, le psychanalyste Theodor Reik est par décret interdit de pratique. Freud en réaction écrit à Tandler. Les choses s’enchaînent. En 1926, Newton Murphy, un ancien patient de Reik se retourne contre son psychanalyste et lui intente un procès pour traitement nocif. Freud prend publiquement la défense de Reik. Les deux affaires sont à rapprocher. Elles se déroulent à la même période, dans la même ville, mettent en scène les mêmes personnes faisant autorité et concernent toutes deux les pratiques de soins (Tréhel, 2013). Le fait d'être mis au débat d'une scène public n'est pas sans effet dans la diffusion des idées psychanalytique.

Après la première guerre, Freud sera marqué. Il élaborera une seconde topique, postulera une pulsion de mort et une compulsion de répétition ; mais la pulsion de mort ne sera pas acceptée par tous et reste, de nos jours, débattue.

En 1920 se crée l'éphémère Société psychanalytique de Genève. Les années folles marqueront une profonde divergence quant à la psychanalyse des enfants. En 1925 meurt Karl Abraham. En 1926 est fondée la Société psychanalytique de Paris. En 1928 Melanie Klein écrit son premier article Les stades précoces du conflits œdipien qui sera suivi en 1932 de l'article fondateur: Contribution à l'étude de la psychogenèse des états maniaco-dépressifs

Sándor Ferenczi meurt en 1933. Toujours en 1933, Wilhelm Reich écrit un ouvrage important "La psychologie de masse du fascisme" ("Massenpsychologie des Faschismus") à propos du régime hitlérien avant d'être exclu, en 1934, de l'IPA[53].

Selon Roudinesco, « parmi toutes les écoles de psychiatrie dynamique, la psychanalyse était la seule à avoir reçu en tant que telle le qualificatif de "science juive" »[54], et le « nazisme ajouta à son programme la destruction radicale de la psychanalyse, de son vocabulaire, de ses concepts, de ses œuvres, de son mouvement, de ses institutions, de ses praticiens. Ce programme fut progressivement réalisé sous la houlette de Matthias Heinrich Göring »[54], en vue d’une « nazification de la psychanalyse en Allemagne »[55] qui conduit à bannir « tout ce qui pouvait évoquer la judéité sous quelque forme que ce soit : le mot psychanalyse ne devait plus être prononcé »[54] et Göring vérifie « qu'aucun terme freudien n'est utilisé. On a remplacé tous les concepts de la psychanalyse par d'étonnants synonymes et l'on prône une psychologie "aryenne" »[56]. Les psychanalystes juifs d’Europe continentale sont obligés de fuir et ceux qui n'y parviennent pas périssent dans les camps de concentration[54].

Freud publie en 1937 Analyse finie et analyse infinie, ou il reprend certaines questions posées par Ferenczi ; il meurt le .

Après Freud[modifier | modifier le code]

Voir aussi: écoles de psychanalyse

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale se développe la pratique de l'analyse de groupe, avec l'analyste anglo-saxon Wilfred Bion, ou en France, Didier Anzieu et René Kaës.

En 1940 est le début de ce qui deviendra la psychothérapie institutionnelle. En France, il y eut une activité psychanalytique pendant l'occupation qui n'est pas interdite[57].

La Société britannique de psychanalyse voit se dérouler, à partir de 1942, les Controverses scientifiques entre les partisans de Melanie Klein et ceux d'Anna Freud. Un certain nombre de psychanalystes prennent leurs distances à l'égard des deux groupes, constituant à partir de 1945 le Groupe des Indépendants, qui prend ce nom effectivement en 1962.

1942 voit la création de l'Asosiación Psicoanálitica Argentina.

En 1943, c'est la Svenska Psykoanalytisk Föreningen qui voit le jour.

Après la Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec l'immigration de nombreux psychanalystes d'Europe avant, pendant et après la guerre, la psychanalyse prend beaucoup d'importance aux États-Unis L'ego-psychology s'y développera beaucoup mais aussi les autres courants (freudiens, kleiniens, etc.).

1953 : Juliette Favez-Boutonier, Georges Favez, Daniel Lagache, Jacques Lacan et Françoise Dolto démissionnent de la Société psychanalytique de Paris. La Société française de psychanalyse, dont Favez-Boutonier devient présidente, est fondée. Pourtant, du fait notamment de la non-reconnaissance par l'Association psychanalytique internationale de la nouvelle structure mais aussi de différends avec Jacques Lacan qui portent sur la technique analytique, Didier Anzieu, Jean Laplanche, J.-B. Pontalis, Juliette Favez-Boutonier, notamment, participent à la création, en 1964, de l'Association psychanalytique de France.

Critiques de la psychanalyse d'après guerre[modifier | modifier le code]

En 1949, Guy Leclerc publie dans L'Humanité l'article « La psychanalyse, idéologie de basse police et d'espionnage ».

En 1952, Pie XII prononce un discours nommant les dangers de la psychanalyse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ayant eu l'occasion, en 1904, de parler pour la première fois publiquement de la psychanalyse, [...] j'avais déclaré que ce n'était pas moi qui avais donné le jour à la psychanalyse, que c'était Josef Breuer qui s'était acquis ce mérite. » in S. Freud « Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique » in Cinq leçons de psychanalyse, Paris, Payot, 1965, (p. 67 à 155), [1]
  2. « le "procédé cathartique" de Breuer constituait une phase préliminaire de la psychanalyse et que celle-ci datait du jour où, repoussant la technique hypnotique, j'avais introduit celle de l'association libre. [...] Je suis arrivé à la conclusion qu'après tout il n'y avait rien d'impossible à ce que je fusse le véritable auteur de tout ce qui la caractérise et la distingue. Je me fais un plaisir d'ajouter que jamais Breuer n'a fait la moindre tentative de rabaisser mon rôle dans la création de la psychanalyse tant décriée et qu'il n'a jamais prêté le moindre appui aux tentatives faites dans ce sens par mes détracteurs » in S. Freud « Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique » in Cinq leçons de psychanalyse, Paris, Payot, 1965, (p. 67 à 155), [2]
  3. Perron 2014, p. 3-9.
  4. Il sera par exemple l'un des inventeurs de l'ansthésie locale cf. BAILLIART J.-P., FAURE M., Histoire des Sciences Médicales, Paris, 1985, vol. 19, no1, p. 29-34
  5. « À la fin de cette première période Freud est un élève brillant de la psychiatrie universitaire, armé du bagage théorique et thérapeutique de pointe, de son époque. Les études concernant sa bibliothèque nous révèlent l’étendue de ses lectures (Gilman et al, 1994). Ses connaissances théoriques concernant la clinique et la thérapeutique psychiatrique sont importantes; les livres de Griesinger et de Kahlbaum sont très annotés, comme celui de Krafft-Ebing qui introduit en 1879[9] une classification étiologique fonctionnelle; où il distingue les psychonévroses, comme des troubles psychiques dans un cerveau sain. Freud traduit Charcot et plus tard Bernheim » in Nicolas Gougoulis « Freud et les psychiatres », Topique, 3/2004, (no 88), p. 17-35. DOI:10.3917/top.088.0017.
  6. « C’est dans ce contexte que se déroulent les années d’études de Freud que je me permettrai de commenter en détail car on trouve souvent l’affirmation que Freud n’était pas psychiatre mais neurologue. Ceci est à mon avis une affirmation anachronique. En effet, Freud n’a jamais été un aliéniste, un psychiatre des hôpitaux. Cependant il manifeste un intérêt pour la psychiatrie et devient l’assistant de Meynert, le maître de la psychiatrie viennoise. Freud connaît de près la théorie et la pratique de la psychiatrie telles qu’elles sont enseignées en son époque. » in Nicolas Gougoulis, « Freud et la psychiatrie » in J. Arveiller (dir.), Psychiatries dans l’histoire, Caen, PUC, 2008, p. 159-170
  7. Perron 2014, p. 28-32.
  8. Perron 2014, p. 30.
  9. Roudinesco et Plon 2011, p. 1216.
  10. a et b Roudinesco et Plon 2011, p. 535.
  11. Roudinesco et Plon 2011, p. 1058.
  12. Roudinesco et Plon 2011, p. 925.
  13. Roudinesco et Plon 2011, p. 417.
  14. Roudinesco et Plon 2011, p. 222.
  15. Catherine Clément, « BREUER Josef - (1842-1925) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mars 2013. URL : (texte en ligne) : « Comme on le constate souvent dans la vie de Freud, une amitié longue et une collaboration fructueuse se terminent par une rupture pénible. »
  16. Roudinesco et Plon 2011, p. 537.
  17. Perron 2014, p. 34-36.
  18. Roudinesco et Plon 2011, p. 142.
  19. Roudinesco et Plon 2011, p. 536.
  20. Roudinesco et Plon 2011, p. 468.
  21. Roudinesco et Plon 2011, p. 538.
  22. Roudinesco et Plon 2011, p. 912.
  23. a et b Roudinesco et Plon 2011, p. 42.
  24. Roudinesco et Plon 2011, p. 1513.
  25. Perron 2014, p. 49-49.
  26. Perron 2014, p. 42.
  27. Perron 2014, p. 39.
  28. Perron 2014, p. 40.
  29. Roudinesco et Plon 2011, p. 1113.
  30. Perron 2014, p. 46-47.
  31. Perron 2014, p. 42-44.
  32. Perron 2014, p. 49.
  33. Perron 2014, p. 49-50.
  34. Perron 2014, p. 50-51.
  35. Perron 2014, p. 51-52.
  36. a et b Roudinesco et Plon 2011, p. 829.
  37. a et b Perron 2014, p. 52.
  38. Roudinesco et Plon 2011, p. 1556.
  39. Roudinesco et Plon 2011, p. 726.
  40. Perron 2014, p. 52-53.
  41. Perron 2014, p. 53-54.
  42. Deirdre Bair, Jung. Une biographie, Paris, Flammarion, coll. « Grandes Biographies »,‎ , p. 386-387
  43. Roudinesco et Plon 2011, p. 1514.
  44. Gilles Tréhel. Freud (1856-1939) : un papa de guerre. L’Information Psychiatrique, 2008, 84, no 4, p. 329-342
  45. Gilles Tréhel. Karl Abraham (1877-1925) et Hermann Oppenheim (1857-1919) : rencontre autour des névroses traumatiques de paix. L’Information Psychiatriques, 2005, 81, no 9, p. 811-822
  46. Gilles Tréhel. Karl Abraham (1877-1925) : travail en chirurgie militaire et intérêt pour les névroses traumatiques de guerre. Cliniques méditerranéennes, 2007, no 76, p. 235-254
  47. Gilles Tréhel. Karl Abraham (1877-1925) : psychiatre de guerre à l’hôpital d’Allenstein. Perspectives Psy, 2010, no 2, p. 144-157
  48. Gilles Tréhel. Ernest Jones (1879-1958) : psychanalyse et choc de guerre. L’Information Psychiatrique, 2006, 82, no 7, p. 611-621
  49. Gilles Tréhel. Victor Tausk (1879-1919) et la médecine militaire. L’Information Psychiatrique, 2006, no 3, p. 239-247
  50. Gilles Tréhel. Victor Tausk (1879-1919) : une théorisation sur les psychoses de guerre. Perspectives Psy, 2011, no 2, p. 162-175
  51. Gilles Tréhel. Helene Deutsch (1884-1982) : théorisations sur les troubles psychiatriques des femmes pendant la Première Guerre mondiale. L’Information Psychiatrique, 2007, 83, no 4, p. 319-326
  52. Gilles Tréhel. Theodor Reik (1888-1969) : sur l'effroi, L'information psychiatrique, 2012, 88, no 6, p. 455-466
  53. "Wilhelm Reich and Anna Freud: His Expulsion from Psychoanalysis1" in: International Forum of Psycho-Analysis, 12:109-117(2003).
  54. a, b, c et d Roudinesco et Plon 2011, p. 1054
  55. Élisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France.2 1925-1985, Paris, Fayard, 1994, p. 165
  56. Élisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France.1 1885-1939, Paris, Fayard, 1994, p. 162
  57. « La pratique de la psychanalyse n'est pas interdite par les autorités mais le freudisme n'est pas en odeur de sainteté. » E.Roudinesco "histoire de la psychanalyse en France" tome.2, p166.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Livres

Revues

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]