Institut psychanalytique de Berlin

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Le Berliner Psychoanalytisches Institut (Poliklinik und Lehranstalt) est fondé en 1920 par Max Eitingon et Ernst Simmel.

Plaque de l'Institut à la Potsdamer Straße au Tiergarten de Berlin

Histoire[modifier | modifier le code]

Les psychanalystes Max Eitingon et Ernst Simmel présentent un projet de policlinique à Karl Abraham, alors président de la Société psychanalytique de Berlin, en 1919. Leur projet prévoit de créer un lieu où les cures analytiques seront gratuites, à la portée de tous. Ce projet est complété par l'ouverture d'un institut de formation des analystes, au 29, Potsdamerstrasse.

Cet institut, financé et dirigé par Max Eitingon, fut le premier lieu de formation psychanalytique. D'autres policliniques furent ouvertes, notamment celle de Budapest, créée par Sándor Ferenczi, puis dirigée par Michael Balint. En 1928, l'institut s'installe au 10 Wichmannstrasse, dans des locaux plus grands.

La formation des psychanalystes[modifier | modifier le code]

C'est dans ce cadre berlinois que s'élabora le parcours de formation des futurs psychanalystes. Ceux-ci étaient acceptés après trois entretiens préliminaires. Ce cursus élaboré par Eitingon, Müller-Braunschweig et plus tard Sandor Rado repose sur :

  • la réalisation d'une analyse didactique de six mois au moins ;
  • le suivi d'un enseignement théorique ;
  • après deux semestres de formation théorique, la réalisation d'un stage à mi-temps, d'une durée minimale de deux ans, avec une supervision.

À l'issue de cette formation et sous réserve de leur acceptation, les candidats pouvaient exercer comme psychanalystes. Les candidats à l'analyse d'adultes devaient avoir réalisé un cursus d'études de médecine, même incomplet, alors que les analystes d'enfants devaient avoir un cursus de pédagogie, alors que la pratique psychanalytique n'était pas réservée aux médecins en Allemagne.

Cette formation a servi de modèle aux formations élaborées ultérieurement, par l'association psychanalytique internationale, à Londres, au sein de la Société britannique de psychanalyse et dans les autres sociétés psychanalytiques.

Hans Sachs en a été le premier analyste didacticien, il fut rejoint plus tard par d'autres analystes, Sandor Rado, Michael Balint et son épouse Alice Székely-Kovács, Franz Alexander ou encore Mélanie Klein. Des analystes viennois se sont aussi joints à ce groupe, Wilhelm Reich, Theodor Reik, Otto Fenichel, etc. Cette liste non-exhaustive donne une idée de l'importance que prit Berlin et cet institut pour le développement de la psychanalyse jusqu'à l'avènement du nazisme.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Regine Lockot, « Berliner Psychoanalytisches Institut », p. 193-194, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]