Phobie sociale

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Phobies sociales
Classification et ressources externes
CIM-10 F40.1, F93.2
CIM-9 300.23
MeSH D010698
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La phobie sociale (PS), ou anxiété sociale est le plus fréquent des troubles anxieux[1], ce qui en fait l'un des troubles psychiatriques les plus fréquents. 12 % des américains ont pu en souffrir à un moment dans leur vie[2]. Il est caractérisé par une peur intense qui survient dans une ou plusieurs situations sociales[3],[4] et qui entraîne une gène et un handicap dans la vie quotidienne. Ces peurs peuvent être déclenchées par le fait d'être observé par les autres ou de penser qu'on l'est. Les patients craignent d'être vus comme anxieux, bizarres, distants ou idiots. Alors que ces peurs sont reconnues par la personne comme excessives et irrationnelles, il lui est très difficile de les surmonter. Les situations sociales sont donc progressivement évitées ce qui aggrave progressivement le trouble et entraîne un isolement.

Certaines personnes souffrant de phobie sociale ont peur de nombreuses situations sociales alors que ces difficultés sont limitées aux situation de performance chez d'autres (situation où l'on est jugé ou évalué par les autres). On parle alors de phobie sociale de performance.

Contrairement à d'autres troubles psychiatriques, on ne retrouve pas d'idées de persécution. Ses patients sont particulièrement vulnérables à d'autres troubles mentaux comme la dépression, les dépendances[1].

Les symptômes physiques qui accompagnent la PS sont : le fait de rougir ou de transpirer excessivement, des tremblements, des palpitations et des nausées. Un bégaiement peut être présent associé à un débit verbal rapide. Des attaques de panique peuvent apparaître lors de peur intense.

Souvent, la phobie sociale apparaît précocement. La moitié des patients l'ont développé avant l'âge de 11 ans et 80 % avant l'âge de 20 ans[réf. nécessaire]. Un diagnostic précoce pourrait aider à diminuer les symptômes et le développement de problèmes associés.

En première ligne, on propose les thérapies cognitivo-comportementales. Elles peuvent se faire en individuel ou en groupe[5]. On essaye de changer les pensées, les émotions et les comportements des patients face aux situations anxiogènes. Une prise en charge médicamenteuse peut être utile chez les patients qui n'ont pas accès aux psychothérapies[6]. L'attention pour ces troubles a augmenté depuis 1999 avec la mise sur le marché de médicaments antidépresseurs ISRS et IRSNa[7]. D'autres traitements utilisés sont les béta-bloquants et les benzodiazépines.

Historique[modifier | modifier le code]

Hippocrate avait déjà décrit la timidité aux alentours de 400 av. J.-C.[8].

Le terme de phobie sociale (« phobie des situations sociales ») n'apparaît que dans le cours des années 1900[9]. Dans les années 1930, des psychologues ont utilisé le terme de « névrose sociale » pour décrire les patients extrêmement timides. À la suite des travaux de Joseph Wolpe sur la désensibilisation systématique, les recherches sur les phobies et leurs traitements augmentent. L'idée que la phobie sociale est une entité à part des autres phobies est à mettre au compte du psychiatre britannique Isaac Marks durant les années 1960. Cette idée acceptée par l'association américaine de psychiatrie (AAP), a été officiellement incluse dans la troisième édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. La définition de la phobie a été revue en 1989 pour permettre une comorbidité avec le trouble de la personnalité évitante et intronisant ainsi une phobie sociale généralisée[10].

Symptômes[modifier | modifier le code]

Aspects cognitifs[modifier | modifier le code]

Dans les modèles cognitifs de phobie sociale, les patients redoutent comment ils vont être perçus par les autres. Ils sont excessivement focalisés sur eux-même et ont des attentes très élevées. D'après la théorie de l'auto-présentation développée en psychologie sociale, les patients essayent de créer une image positive d'eux mais sont incapables de le faire. Ils peuvent devenir extrêmement consciencieux, faire excessivement attention à toute erreur ou tout problème qui pourrait arriver et tentent de tout anticiper. Après l'épisode angoissant, ils peuvent avoir la perception qu'ils ont été mauvais. Par la suite, ils vérifieront tout ce qui pourrait être anormal ou embarrassant. Ces pensées peuvent durer plusieurs semaines[11]. Ces pensées sont souvent pessimistes, auto-défaitistes et infondées. Les patients interprètent souvent une expression neutre ou ambigüe de manière négative. De nombreuses études suggèrent que les personnes anxieuses se souviennent plus des souvenirs négatifs que les autres personnes[10]. Les distorsions cognitives sont une caractéristique principale de ce trouble. Elles sont identifiées et assouplies en thérapies cognitivo-comportementales.

Aspects comportementaux[modifier | modifier le code]

Les symptômes physiologiques possibles sont communs aux troubles anxieux et peuvent aller jusqu'à l'attaque de panique[12]. Ils appartiennent au registre de la réponse physiologique combat-fuite  :

Ces symtômes visibles peuvent être la cause d'un cercle vicieux car elle peuvent confirmer les cognitions des patients et renforcer ainsi l'anxiété.

Evitement[modifier | modifier le code]

Pour éviter ces désagréments, les patients évitent ces situations, ce qui empêche cette réponse physiologique, mais a tendance à les sensibiliser à aggraver leurs troubles à plus long terme. Ainsi, ils choisissent de s'isoler progressivement de la société.

Ils peuvent également se sentir mal à leur aise lorsqu'ils rencontrent de nouveaux individus et agir d'une manière distante lorsqu'ils sont en groupe.

On parle de comportements évitants mineurs lorsqu'un individu tente d'éviter tout contact visuel[13],[14] ou qu'il croise les bras pour éviter d'exposer un tremblement[10].

Aspects émotionnels[modifier | modifier le code]

Les effets physiologiques, similaires à ceux diagnostiqués dans d'autres troubles anxieux, sont présents chez les individus souffrant de phobie sociale[12]. Chez les adultes, elles peuvent causer des pleurs,

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Critères diagnostics[modifier | modifier le code]

Des discussions ont eu lieu concernant les études psychologiques menées et sur le diagnostic officiel de la phobie sociale. Le psychologue en:Ray Crozier explique qu'il est difficile de distinguer si un patient interrogé accède aux critères exposés dans le DSM-III-R ou bien s'il souffre d'une simple timidité[15].

On a montré l'existence d'un sous groupe auquel est associée une plus grande impulsivité et plus de comportements à risque, comme des suicides[16].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le diagnostic de phobie sociale a fait l'objet de controverses notamment autour de la question du rôle qu'a tenu l'industrie pharmaceutique dans sa constitution en 1999[17]. Les Anglo-Saxons évoquent ce scepticisme sous l'expression de disease mongering (ou sur diagnostic). Le diagnostic de phobie sociale reste un diagnostic à étudier sur le long terme quant à sa validité autre que pour la délivrance de psychotropes[18].

Echelles d'évaluation[modifier | modifier le code]

Comorbidités[modifier | modifier le code]

La phobie sociale est souvent associé à d'autres pathologies psychiatriques. 66% des patients ont au moins un autre trouble psychique associé[20].

Dépression[modifier | modifier le code]

La dépression est fréquemment associée. Elle serait entre 1,49 et 3,5 fois plus fréquente dans la PS[21],[22],[23]. Ceci pourrait être causé par un manque de relations personnelles et aux longues périodes d'isolement causées par l'évitement des situations sociales[24].

Dépendances[modifier | modifier le code]

Pour limiter ces effets désagréables, les patients peuvent parfois chercher à diminuer leur anxiété en consommant des drogues comme l'alcool. 20% des patients atteints souffrent aussi d'alcoolodépendance[25]. A contrario, d'autres études montrent que la PS n'est pas associée ou est même protectrice contre les problèmes d'alcoolodépendance[26],[27]. Les patients qui souffrent à la fois d'alcoolodépendance et de PS sont plus à risque de rechuter[28]. L'alcool pourrait aider au départ mais entraîner des difficulté lors de prise massive ou de syndrome de sevrage. Le même phénomène semble aussi exister avec les benzodiazépines[29].

Troubles anxieux[modifier | modifier le code]

D'autres troubles anxieux peuvent être associés, comme le trouble anxieux généralisé[30],[31], le trouble de la personnalité évitante avec des taux de comorbidité entre 25% et 89%[32],[33],[34].

Difficulté relationnelles[modifier | modifier le code]

D'autres troubles peuvent entraîner des difficultés relationnelles notamment à cause de déficits de théorie de l'esprit ce qui n'est habituellement pas le cas chez les patients PS. Si ces troubles sont mieux expliqués par un trouble du spectre autistique comme le syndrome d'Asperger, on ne peut pas poser le diagnostic de PS[35]. Cependant, 28 % de ces patients présentent les symptômes de ces deux troubles. Le handicap est plus important chez les patients qui ont un désir d'avoir des relations sociales mais qui sont conscients de leurs difficultés relationnelles[35].

Trouble bipolaire et TDAH[modifier | modifier le code]

La PS serait souvent associée au trouble bipolaire ou au trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité[36]. Certains chercheurs ont fait l'hypothèse d'une sensibilité cyclothymique-anxieuse[37]. Certaines études montrent que les patients avec PS traités avec des antidépresseurs développaient plus fréquemment une hypomanie que les non phobiques[38],[39].

Mécanismes[modifier | modifier le code]

Facteurs génétiques et familiaux[modifier | modifier le code]

La génétique jouerait un rôle important en interaction avec l'environnement. Des études de jumeaux monozygotes adoptés et élevés dans des familles différentes ont montré que si l'un des jumeaux a développé une PS, l'autre jumeau a un risque de 30 à 50 % supérieur de développer aussi ce trouble[40].

Avoir un parent de premier degré atteint augmente de 2 ou 3 fois les risques d'avoir une PS. Ceci peut être associé à des facteurs génétiques mais aussi à l'apprentissage des évitements grâce à l' apprentissage par observation et l'éducation parentale. Des études suggèrent que lorsque les parents sont atteints d'un trouble anxieux ou d'une dépression, alors leur enfant est plus susceptible de développer un trouble anxieux[41]. Les études suggèrent que les parents des patients atteints sont plus isolés socialement eux-même[42],[43]. La timidité chez les parents adoptifs est significativement correllée à la timidité des enfants adoptés[44].

Soutien familial[modifier | modifier le code]

Grandir avec des parents trop protecteurs ou hypercritiques est aussi associé avec la PS[13]. Des adolescents qui ont eu un attachement non sécure (anxieux-ambivalent) avec leurs mère avaient 2 fois plus de risque de développer un trouble anxieux dans la fin de leur adolescence[45] notamment la phobie sociale.

On trouve des situations d'environnement familial renfermé, diminuant les expériences de sociabilisation. La phobie devient acquise lors de l'adolescence, parfois à la suite d'un événement traumatisant..

Expériences sociales[modifier | modifier le code]

Une expérience sociale négative peut être déclencheuse d'une PS[46],[47]. Pour environ la moitié des patients, un traumatisme psychologique ou un évènement social humiliant semble associé avec l'apparition ou l'aggravation des troubles[48]. Ce type d'évènement semble particulièrement associé à une phobie spécifique de performance par exemple faire une présentation en public[49]. Par ailleurs le fait d'avoir eu des expériences directes ou indirectes en ayant pris connaissance d'expériences sociales désagréables chez d'autres pourrait rendre le développement de ce trouble plus fréquent[50].

La phobie sociale pourrait être causée par le fait d'être rejeté ou d'avoir des difficulté d'intégrations[51]. Des enfants timides ou évitants ont pointé des expériences négatives avec leurs pairs[52] ou du harcèlement[53]. La popularité pourrait être inversement corrélée avec la phobie sociale et les enfants rejettés par leurs pairs pourraient avoir un plus grand risque d'avoir une PS et une plus grande peur d'avoir des remarques négatives que les autres enfants [54]. Les enfants phobiques sociaux reçoivent moins souvent des réactions positives de leurs pairs[55] et ils peuvent s'isoler secondairement[56].

Facteurs sociaux et culturels[modifier | modifier le code]

Des facteurs culturels peuvent être liés à la PS notamment l'attitude de la société envers la timidité et les évitements, ce qui a des conséquences sur les relations interpersonnelles, l'accès à l'emploi, les relations scolaires et la honte[57]. L'éducation serait différente selon les cultures.

Les enfants américains seraient plus susceptible de développer ce trouble si les parents donnent de l'importance à l'opinion des autres et utilisent la culpabilisation comme stratégie éducative[58]. Cette association n'a pas été retrouvée chez les enfants chinois ou les sino-américains. Les enfants timides semblent plus acceptés par leurs pairs et sont plus respectés dans leur aptitudes à diriger ou à être compétent contrairement à ce qui se passe dans les pays occidentaux[59].

Des difficultés à développer des compétences sociales pourrait aggraver la PS à cause d'une incapactié ou diminution de la confiance à agir avec d'autres ou le moins bon accueil des autres avec moins de réactions positives. Les études sont cependant mitigées. Certaines n'ont pas réussi à démontrer des baisses de performances significatives[60] alors que d'autres si[61]. Cependant, les patients PS perçoivent leurs compétences sociales comme basses[62]. Il est possible que l'augmentation du besoin pour des compétences sociales sophistiquées pour créer des relations avec les autres ou une carrière, l'augementation du sentiment de compétition et du besoin d'affirmation de soi rend les problèmes d'affirmation de soi plus fréquents notamment parmi les classes moyennes[63]

Imagerie[modifier | modifier le code]

Une partie du cerveau nommée l'amygdale, située dans le système limbique, devient hyperactive lorsque des sujets se confrontent à des situations menaçantes. Les patients souffrant d'une PS montrent une plus grande activation de l'amygdale lors de la présentation de ces stimuli[64],[65],[66]. L'hyperactivité de l'amygdale des anxieux sociaux a ensuite été vérifiée dans de nombreuses situations. Par exemple, l'activation de leur amygdale à la vue de visages en colère ou effrayés est plus forte que chez les sujets témoins et l'ampleur de l'activation est positivement corrélée à la sévérité de leurs symptômes[67]. Une étude par imagerie tomographie par émission de positons (TEP) a confirmé ces résultats[68].

Une prise en charge en psychothérapies cognitivo-comportementales ou par un traitement par citalopram a montré une diminution de l'activité du complexe amygdalien chez les répondeurs dans les deux groupes comparés aux patients en liste d'attente mais aussi dans d'autres structures limbiques : l'hippocampe, le cortex péri-amygdalien, rhinal et parahippocampique. Moindre était cette activation, meilleur était le pronostic à un an de suivi[69].

Prévalence[modifier | modifier le code]

Pays Prévalence
États-Unis 2–7 %[70]
Royaume-Uni 0,4 %

(enfants)[71]

Écosse 1,8 %

(enfants)[71]

Pays de Galles 0,6 %

(enfants)[71]

Australie 1 à 2,7 %[72]
Brésil 4,7 à 7,9 %[73]

On a pu penser que la phobie sociale était un trouble relativement rare. Le contraire cependant a été établi. La phobie sociale est bel et bien répandue mais la majorité des patients ne cherchent aucune aide psychiatrique[10]. La prévalence varie grandement selon les symptômes liés au trouble.

L'enquête nationale de comorbidité (National Comorbidity Survey (en), NCS) conduite en 1994 auprès de plus de 8 000 Américains a montré une prévalence sur un an de 7,9 % et une prévalence tout au long de la vie de 13,3 % : la phobie sociale constitue ainsi, en prévalence, la troisième affection mentale après la dépression et l'alcoolisme, et le plus détectable des troubles anxieux[74]. D'après les statistiques épidémiologiques américaines de la National Institute of Mental Health, la phobie sociale affecte plus de 5,3 millions d'adultes américains en une année[75],[76]. Cependant, d'autres statistiques estiment de 2 à 7 pour cent la prévalence chez la population adulte américaine[77].

La phobie sociale est principalement diagnostiquée entre 10 et 13 ans[78]. La comorbidité est rare après 25 ans et peut être typiquement précédé par des troubles paniques et un épisode dépressif majeur[79]. La phobie sociale survient chez les femmes environ deux fois plus que chez les hommes, et les hommes recherchent en majorité à obtenir de l'aide[77]. La phobie frapperait particulièrement les individus caucasiens de classe aisée et mariés. En tant que groupe, les individus souffrant de phobie sociale généralisée étudient moins bien à l'école et les salaires qu'ils gagnent sont plus bas[80]. Des études menées en 2002 en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles recensent une prévalence variant entre 0,4 %, 1,8 % et 0,6 % respectivement[81].

Traitements[modifier | modifier le code]

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Psychothérapie[modifier | modifier le code]

Les thérapies les plus conseillées pour la phobie sociale incluant les thérapies comportementales et cognitives (TCC)[6],[82],[83],[84]. Elles sont délivrée seules ou en groupe.

La relaxation ou les thérapies basée sur la pleine conscience (MBCT) peuvent être utile[réf. souhaitée], les groupes d'affirmation de soi[réf. souhaitée] et les cours de théâtre (improvisation…)[réf. souhaitée] réservés aux personnes qui en souffrent.

Une baisse de l'estime de soi est couramment engendrée par ce trouble. Après des années elle peut engendrer une dépression. Si le trouble n'est pas résolu, un cercle vicieux peut se reproduire.

Ordre de priorité de traitement : la dépression (habituellement traitée comme une dépression classique) ; puis l'anxiété et le trouble en lui-même[réf. nécessaire].

Médicamenteux[modifier | modifier le code]

Un traitement médicamenteux peut être proposé en seconde intention à la place ou en complément d'une thérapie cognitivo-comportementale[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • J. Tignol, Les défauts physiques imaginaires, Paris, Odile Jacob, 2006.
  • Pelissolo, Roy, Ne plus rougir et accepter le regard des autres, Paris, Odile Jacob, 2009, (ISBN 2738123252).
  • Stefan G Hofmann, Patricia M DiBartolo. Social Anxiety, Second Edition: Clinical, Developmental, and Social Perspectives, (ISBN 0-1237-5096-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]