Paul Federn

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Paul Federn (né à Vienne en 1871 et mort à New York en 1950) était un psychanalyste autrichien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils de rabbin et fils d'un médecin généraliste très réputé à Vienne, il a été l'un des premiers psychanalystes proche de Sigmund Freud. Il a présidé la Société psychanalytique de Vienne (W.P.V.) et a émigré en 1938 aux États-Unis. IL s'est beaucoup intéressé aux applications sociales de la psychanalyse et a défendu l'ouverture de centres ambulatoires. Son ouvrage La psychologie du moi et les psychoses comporte néanmoins des prises de positions, qu'on qualifierait aujourd'hui d'eugénistes, ainsi que d'originales prescriptions techniques concernant le traitement de la schizophrénie. Comme par exemple, pour le premier point : « Les individus psychotiques ne font pas de bon parents et ne supportent pas facilement le renversement inconscient de la situation œdipienne dans la paternité. Pour ces raisons, et aussi en raison de l'hérédité, la stérilisation par vasectomie ou ligature des trompes est indiqué. » (opus cit., in La psychologie du moi et les psychoses, Puf, 1979, p.130) Ou bien, pour le deuxième point, à relativiser en fonction du contexte historique, celle d'une psychanalyse naissante : « Je promis de la faire sortir d'hôpital et n'omis pas de lui offrir du chocolat. On gagne facilement un bon transfert des psychotiques en utilisant leur régression au niveau oral » (ibid., p.131). Il faut préciser également que Paul Federn préconisait l'arrêt du traitement dès les premières manifestation du « transfert négagif » (ibid., p.130).


Du fait de son intérêt pour le travail social et la Heilpägagogik, il noue des relations avec August Aichhorn.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]