Catatonie

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Catatonie
Classification et ressources externes
CIM-10 F20.2
CIM-9 295.2
MeSH D002389
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La catatonie est un syndrome psychiatrique s'exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice. Elle constitue une forme d'expression de la schizophrénie (schizophrénie hébéphrénocatatonique). Le TLFi, définit la catatonie comme une « forme de schizophrénie caractérisée par des périodes de passivité et de négativisme alternant avec des excitations soudaines. »

Dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) publié par l'Association américaine de psychiatrie (AAP), elle n'est pas reconnue en tant que trouble à part, mais plutôt associée à des troubles tels que la schizophrénie (type catatonique), le trouble bipolaire, le trouble de stress post-traumatique, la dépression et autres troubles mentaux, aussi bien qu'aux abus de substances et/ou à l'overdose. Elle peut également être perçue en tant qu'infection médicale notamment comme l'encéphalite, troubles auto-immunes et le sevrage aux benzodiazépines[1],[2],[3].

Sommaire

Symptômes [modifier]

Les signes suivants y sont généralement associés :

  • le négativisme, c’est-à-dire l'opposition à toute proposition. Celui-ci a été défini par Henri Ey comme le « refus de tout contact avec autrui et avec le réel ». Cela peut comprendre un refus du regard, un mutisme, une anorexie ou un apragmatisme total ;
  • la passivité : paradoxalement, le sujet peut également avoir occasionnellement des attitudes d'acceptation passive, par suggestibilité ;
  • le syndrome moteur : perte de l'initiative motrice, raideur généralisée, attitude figée, résistance active aux tentatives de mobilisation. Parfois, on observe le syndrome de la catalepsie, dite flexibilité cireuse, le patient gardant les attitudes imposées par autrui même lorsqu'elles sont inconfortables (c'est par exemple le signe de l'oreiller : la tête reste soulevée lorsque l'oreiller est retiré). Des phénomènes parakinétiques (maniérisme, stéréotypies, pathétisme, impulsions), une écholalie ou encore une échopraxie sont observés. Parfois, l'évolution est ponctuée par des accès d'agitation psychomotrice soudaine ou par des crises clastiques.

Des symptômes somatiques associés incluent des signes de dysautonomie, troubles tensionnels, œdèmes des membres inférieurs, sueurs profuses, cyanose des extrémités, hypersalivation.

Le DSM-IV l'a défini comme un syndrome, sans préjuger de son étiologie : schizophrénie, troubles de l'humeur (mélancolie majoritairement), affections neurologiques. Son évolution sans traitement peut aboutir à la mort par anorexie ou déshydratation.

Traitements [modifier]

Les benzodiazépines sont les premiers traitements et de hautes doses sont souvent requises. En France, le zolpidem a également été utilisé durant la même période.

Histoire [modifier]

Sa description a été établie par Karl Ludwig Kahlbaum en 1874[4].

Emil Kraepelin la définit comme une des formes de démence précoce, démence précoce qui est au demeurant l'ancêtre théorique de la schizophrénie.

Eugen Bleuler l'inclut parmi les formes de schizophrénie. Ce dernier en définit la nature de symptômes extrêmes de la dissociation psychomotrice et y repère l'expression combinée du négativisme et de l'autisme au sens bleulerien.

Notes et références [modifier]

  1. (en) Rosebush PI, Catatonia after benzodiazepine withdrawal, vol. 16, août 1996, 315–9 p. 
  2. (en) Deuschle M, Lederbogen F, Benzodiazepine withdrawal-induced catatonia, vol. 34, janvier 2001, 41–2 p. 
  3. (en) Kanemoto K, Miyamoto T, Abe R, Ictal catatonia as a manifestation of de novo absence status epilepticus following benzodiazepine withdrawal, vol. 8, septembre 1999, 364–6 p. [lire en ligne] 
  4. Kahlbaum, K.: Die Katatonie oder das Spannungsirresein. Eine klinische Form psychischer Krankheit. Berlin: A. Hirschwald 1874

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