Delirium tremens

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Delirium tremens
Classification et ressources externes
CIM-10 F10.4
CIM-9 291.0
DiseasesDB 3543
MedlinePlus 000766
eMedicine med/524 
MeSH D000430
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Le delirium tremens est une conséquence neurologique sévère lié au syndrome de sevrage d'alcool décrit pour la première fois en 1813[1] ; il s'agit d'un état d'agitation avec fièvre, tremblements des membres, onirisme et trouble de la conscience, propre à l'intoxication alcoolique. Le delirium tremens survient uniquement chez les alcooliques au cours d'un sevrage d'alcool non contrôlé par un traitement efficace du sevrage. Les benzodiazépines servent habituellement de traitement contre ce type de trouble neurologique[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Du latin delirium, folie (dérivé de deliriare, littéralement « sortir hors du sillon »), et tremens, tremblement. Le latin moderne delirium tremens, délire tremblant, a été introduit en 1813 par le médecin britannique Thomas Sutton, pour désigner « cette forme de delirium aggravée par le saignement mais améliorée par l'opium[3]. » Des synonymes de ce trouble peuvent inclure : délire alcoolique, délire hallucinatoire du sevrage à l'alcool, hallucinose du sevrage à l'alcool, et hyperactivité autonome associée à un sevrage à l'alcool[4].

Symptômes[modifier | modifier le code]

Les principaux symptômes du delirium tremens incluent les cauchemars, de l'agitation, une confusion globale, de la désorientation, des hallucinations visuelles[5] et sonore, de la fièvre, de l'hypertension, et autres signes d'hyperactivité (tachycardie et hypertension). Ces symptômes peuvent soudainement apparaître et se développer 2–3 jours après le début direct du sevrage, dont l'intensité s'élève après quatre ou cinq jours[6]. Également, les « caractéristiques de ces symptômes empirent plus durant la nuit[7]. » En général, le delirium tremens est considéré comme la pire manifestation du sevrage alcoolique, qui survient 3 à 10 jours après le dernier verre[5]. Un autre symptôme peut inclure la vision de nuisibles comme les insectes, les serpents, ou les rats.

Le delirium tremens est différent de l'hallucinose alcoolique, qui survient approximativement chez 20 % des alcooliques hospitalisés et qui ne menace pas réellement la vie du patient. En revanche, le delirium tremens survient chez 5 à 10 % des alcooliques, causant à 15 % une mortalité avec traitement, et à 35 % sans traitement[2].

Traitements[modifier | modifier le code]

Le delirium tremens lié au sevrage de l'alcool peut être traité aux benzodiazépines. Des fortes doses peuvent être nécessaires pour maintenir le patient en vie[8]. La pharmacothérapie est symptomatique et supportable. Typiquement, le patient doit être traité par benzodiazépines, incluant diazépam (Valium), lorazépam (Témesta), chlordiazépoxide (Librium), ou oxazépam (Seresta), notamment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Delirium Tremens (DTs) » (consulté le 25 juin 2013)
  2. a et b (en) « Approach Considerations » (consulté le 25 juin 2013)
  3. Entrée « Delirium tremens » sur Online Etymology Dictionary.
  4. Entrée « Delirium tremens » sur le site du CHU de Rouen.
  5. a et b (en) http://emedicine.medscape.com/article/166032-clinical
  6. (en) Hales, R.; Yudofsky, S.; Talbott, J., Textbook of Psychiatry, Londres, The American Psychiatric Press,‎ 1999
  7. (en) Gelder et al. 2005 p. 188. Psychiatry 3rd Ed. oxford: New York.
  8. (en) Wolf KM, Shaughnessy AF, Middleton DB, Prolonged delirium tremens requiring massive doses of medication, vol. 6,‎ 1993, 502–4 p. (PMID 8213241)