Jeanne Hachette

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49° 25′ 48″ N 2° 04′ 56″ E / 49.43, 2.08222 ()

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Statue de Jeanne Hachette sur la place de la mairie à Beauvais, par Gabriel-Vital Dubray (1851)[a 1]

Jeanne Laisné, ou dès le XVIe siècle dite Jeanne Fourquet[1],[a 2], mais plus connue depuis le XVIIe siècle sous le nom de Jeanne Hachette[a 3], née le 14 novembre 1456 à Beauvais dans l'actuelle rue Jeanne Hachette[2],[3], décédée dans la même ville à une date inconnue, est une figure emblématique de la résistance française face à Charles le Téméraire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Mathieu Laisné[a 4],[4], un bourgeois[5],[6], et, d'après certains auteurs, ancien officier supérieur des gardes du palais de Louis XI tué à la bataille de Montlhéry[7]. Selon une autre version, la tradition beauvaisine aurait conservé le nom de sa mère[8],[9].

En 1472, Charles le Téméraire envahit le nord du royaume de France, aidé par Jean II d'Alençon. Il dispose de plus de moyens financiers, de plus de soldats et d'une meilleure artillerie que Louis XI, mais ses troupes, harcelées par l'armée royale, s'épuisent en assaillant de petites places fortes. En effet, comme le duc de Bretagne François II tente simultanément d'attaquer le royaume de France, Louis XI et la moitié de l'armée royale doivent lutter contre les bretons, sans que ces derniers ne passent la frontière du duché d'Anjou[10]. Le 27 juin, le duc de Bourgogne met le siège devant Beauvais[11]. Jeanne Laisné, une jeune habitante de la ville, saisit une hache pour repousser un Bourguignon qui sautait de son échelle d'assaut du 9 juillet[12]. Enhardies, les femmes de la ville portèrent poudre et armes aux combattants. Il est assez possible qu'elles-mêmes combattaient sur les remparts, tout comme Jeanne Laisné[13],[14]. Ainsi les 80 000 assaillants furent-ils repoussés le 22 juillet, et l'avancée de Charles le Téméraire fut stoppée net. Certes, l'armée royale avait réussi à couper les lignes de ravitaillements des Bourguignons et les renforts étaient très bien organisés par ordonnance du roi. Cependant, ce siège fit remarquer et prouva que les bourgeois, notamment les femmes dont Jeanne Laisné[10], étaient effectivement capables de défendre une ville royale avec leur courage, car la ville de Beauvais avait dû se défendre seule pendant longtemps[15],[16],[17].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le roi de France Louis XI institua en son honneur la procession de l'Assaut, et la mémoire de Jeanne Hachette (car elle fut ainsi aussitôt désignée) est aujourd'hui célébrée à Beauvais par des défilés en costumes d'époque le dernier week-end de juin[18], organisés par l'association Les Amis des Fêtes Jeanne Hachette.

À cette occasion, les femmes précèdent les hommes dans le cortège. De plus, toutes les filles de Beauvais étaient autorisées, dès 1473, de mettre les ornements permis exclusivement aux femmes nobles, lors de leur mariage. Ces autorisations furent directement données, d'abord en juin 1473, par ordonnance de Louis XI :

« ........., [nous] avons en outre voulu et ordonne que icelles femmes aillent d'ores en avant en la procession, ......... et en oultre, toutes les femmes et filles qui sont a present et seront cy-apres en ladicte ville, se puissent et de chacune d'icelles a tousjours, le jour et sollempnite de leurs nopces, et toutes autres foiz que bon leur semblera, parer, vestir et aourner de tels vestements, atours, paremens, joyaulx et aornemens que bon leur semblera, ......... Donne a Amboise, au moys de Juin, l'an de grace mil CCCC soixante treize, et de nostre regne le douziesme. Ainsi signe : Par le Roy, le Comte de Dunois, le Vicomte de Narbonne, le sire de Linierez, Guyot Pot, bailli de Vermandois et autres presens. FLAMENG[19]. »

— Archives nationales, JJ194, fol. 207 v°, n°369

La volonté du roi était si profonde qu'une autre lettre destinée aux habitants de Beauvais fut à nouveau expédiée le 9 août[15] :

« De par le roy.

Tres chiers et bien amez, nous vous envoyons par ce porteur noz lettres patentes[19], par lesquelles nous avons decerne et ordonne une procession, messe et sermon selennelz doresenavant par chascun an estre faitz et celebrez perpetuellement et a tousjours en nostre ville de Beauvais le jour et solennite de Madame saincte Agadresme, a la louenge de Dieu, nostre createur, et de ladicte tres glorieuse saincte, en recordacion et memoire de la procession faicte en icelle ville, en laquelle le corps et tres precieux reliquiaire d'icelle saincte fut deffere et exore singulierement par les femmes, lorsque les Bourguignons, en l'annee derniere passee, s'efforcoient par plusieurs assaultz surprendre et mectre en leur obeissance ladicte ville ; ......... ; pour quoy nous avons bien voulu et ordonne que lesdictes femmes aient et que les souffrez doresenavant joyr des octroy et preeminences declarees en nosdictes lectres. ......... Donne a Alencon, le neufviesme jour d'aoust.
LOYS.
FLAMENG
A noz tres chiers et bien amez les maire, eschevins, pers, bourgeoiz, manans et habitans de nostre bonne ville de Beauvais[20] »

— Archives de Beauvais, EE 7, n°23 ainsi que Bibliothèque nationale, Collection de Picardie, vol. 163, fol. 38


Place de la mairie de Beauvais.

De nos jours, une statue monumentale de l'héroïne, œuvre de Gabriel-Vital Dubray, trône au centre de la place de la mairie, et son nom fut donné à l'un des lycées de la ville, ancien lycée de jeunes filles[21].

En 1851, les musiciens commencèrent à chanter auprès de cette statue, à la suite de l'inauguration de celle-ci. La première exécution fut un œuvre de Sigismond von Neukomm originaire de Salzbourg, la Cantate à Jeanne Hachette jouée par 734 musiciens[a 5]. Aujourd'hui, il s'agit du show de plusieurs fanfares européennes, sur la même place.

Cependant, sa mémoire fut réactivée en 1920, au moment de la canonisation de Jeanne d'Arc, par les républicains partisans de la laïcité. L'image de Jeanne Hachette devait en effet exclure les catholiques du consensus national en proposant un équivalent laïc de Jeanne d'Arc. L’action décisive des femmes de Beauvais faisait l’unanimité parmi les historiens, mais des voix remettant en cause l’authenticité des exploits attribués à Jeanne Hachette s’élevaient au XIXe siècle. Dans un article intitulé « Les on-dit de l’histoire. Jeanne Hachette » et paru dans le journal L'Assemblée nationale du 19 février 1850[a 6], l'érudit Paulin Paris nia même l’existence de Jeanne Hachette, jugeant qu'aucun auteur du XVe siècle n'en parlait et que le premier ouvrage à en faire état était l'Histoire de Navarre d'André Favin, parue en 1612[22],[a 7].

Si c'étaient principalement des écrivains spirituels dont Paulin Paris qui attaquaient l'existence de Jeanne Laisné, les membres du clergé et tous les évêques de Beauvais la défendaient[a 8].

Nonobstant, de nos jours, le nom de Jeanne Laisné se trouve effectivement dans des documents du XVe siècle. D'une part, il s'agit de la Compendium super Francorum gestis (1497), chronique de Robert Gaguin[23],[a 9].

D'autre part, en tant que documents plus importants, il existe des lettres patentes de Louis XI datées le 22 février 1474 de Senlis[a 10], concernant le mariage de « nostre chiere et bien amee Jeanne Laisne » et de Colin Pilon[24]. Avant l'expédition de ces lettres, le roi séjournait à Beauvais, au moins à partir du 28 janvier[25] jusqu'au 5 février. Si Jeanne Laisné n'avait pas demeuré encore à Beauvais en 1474, Louis XI n'aurait pas pu les expédier. De plus, les lettres suggèrent que cela pourrait être le roi qui organisa ce mariage[a 4]. Le roi revint encore à cette bonne ville du 27 juillet au 2 août 1475[26]. Donc, il est probable que la célébration de leur mariage fut tenue soit en 1474 soit en 1475.

La défense de Beauvais par Jeanne Hachette constitue le morceau de bravoure du film Le Miracle des loups de Raymond Bernard, réalisé en 1924.

Débat sur l'existence réelle de Jeanne Hachette[modifier | modifier le code]

Dans « Les effacé(e)s de l'Histoire (3/6): Jeanne Hachette, la guerrière », article paru dans le journal Le Monde le 30 juillet 2008, Philippe-Jean Catinchi et Josyane Savigneau expliquent :

« Dans une récente biographie de Charles le Téméraire (1433-1477) due à Henri Dubois (Fayard, 2004), elle n'est pas mentionnée, fût-ce pour récuser son existence historique. Elle était pourtant, depuis des siècles, une héroïne. Jusqu'au cinéma, dans le film Le Miracle des loups, de Raymond Bernard, en 1924. Mais elle avait disparu dans la version tournée par André Hunebelle en 1961.
A-t-elle donc vraiment existé ou est-elle seulement la figure mythique symbolisant la mobilisation des femmes et des jeunes filles de Beauvais face à l'agresseur ? Pour le biographe du Téméraire, la réponse semble certaine. Au moins aurait-il pu ne pas totalement effacer cette Jeanne-là, partir de sa légende, revivifiée au XXe siècle, quand, en 1920, Jeanne d'Arc est canonisée. Pour la gauche anticléricale, Jeanne Hachette devient alors le pendant laïque de la Pucelle. »

Pourtant, cette hypothèse journalistique niant l'existence de Jeanne Hachette manque évidemment de logique scientifique. Au contraire, il est certain que mentionnent Jeanne Laisné tous les bibliographes modernes de Louis XI, notamment écrits par des professeurs auprès des universités, ainsi que quelques livres des rois de France :

  • mentionnée dans leurs bibliographes :
  1. Jules Michelet : Louis XI, 1844 (réimpression 2008, p. 227)
  2. Paul Murray Kendall : Louis XI, 1971, traduction 1974 (p. 286)
  3. Georges Bordonove : Louis XI, 1986 (p. 170)
  4. Jacques Heers : Louis XI, 1999 puis 2003 (p. 71 et 281)
  5. Ivan Gobry : Louis XI, la force et la ruse, 2000 (p. 83)
  6. Jean Favier : Louis XI, 2001 (p. 640)
  7. Amable Sablon du Corail : Louis XI ou le joueur inquiet, 2011 (p. 298)
  • mentionnée
  1. Elisabeth Kirchhoff : Rois et Reines de France, 2005 (p. 68)
  2. Claude Gauvard, Joël Cornette et Emmanuel Fureix : Souverains et Rois de France, 2005 (p. 122)
  3. Philippe Valode : Rois, reines et favorites de l'Histoire de France, 2006 (p. 73)
  4. Didier Feuer et Jean d'Hendecourt : Dictionnaire des Souveraines de France et de leurs épouses, 2006 (p. 277)
  • non mentionnée
  1. Jean-Michel Billioud : Rois et Reines de France, 2005
  2. Hachette Collections : Les Rois de France, 2005

En effet, les lettres patentes de Louis XI expédiées en 1474 (Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVII, p. 583)[a 10] précisent et résument suffisamment ce personnage et ceux qui se passèrent[27] :

« ...l'annee derniere passe, par nostre chiere et bien amee Jeanne Laisne, fille de Mathieu Laisne, demeurant en nostre ville de Beauvais, a l'encontre les Bourguignons, nos rebelles et desobeissans subgects, qui, ladicte annee, s'efforcerent surprendre et gagner sur nous et nostre obeissance par puissance de siege et d'assaux nostredicte ville de Beauvais, tellement que, en donnant lesdicts assaux, elle gagna et retira devers elle ung estendart ou banniere desdicts Bourguignons, ainsi que nous, estant dernierement en nostredicte ville, avons este de ce deuement informes, nous avons, pour ces causes et aussi en faveur du mariage du Colin Pilon et elle,.........Donne a Senlis, le vingt deuxiesme Fevrier, l'an de grace mil CCCC soixante treize, et de nostre regne le treiziesme (1474 en raison d'avant Pâques). »

Aussi signé : Par le Roy, en son Conseil, AURILLOT, et scellé.


Par ailleurs, l'absence ou le silence dans des documents anciens serait expliqué par non seulement la tendance des historiens préférant les Bourguignons jusqu'au XVIIIe siècle[28] mais aussi les privilèges exceptionnels y compris ceux d'impôts attribués aux bourgeois de Beauvais[15]. À cette époque-là, sauf Louis XI qui appréciait ces derniers au lieu des nobles anciens, c'était assez étrange et incompréhensif. Le roi bouleversa effectivement la tradition, notamment en octroyant des distinctions pour la noblesse aux bourgeoises de cette ville[29].

Œuvres dédiés à Jeanne Hachette[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Pierre César Renet, Beauvais et Beauvaisis dans les temps modernes, 640 p., Slatkine -Megariotis Reprints, Genève 1977, p. 550 - 628, Jeanne Hachette, sa personnalité historique extrait (Ce livre fut publié auparavant, en 1898. Les études récentes peuvent corriger certains renseignements.)
  1. p.  577
  2. p.  596 ; son mariage avec Jean Fourquet en secondes noces, selon certains auteurs, est une invention récente, en 1812.
  3. p.  593 ; dans l'« Histoire de Navarre » d'André Favin, en 1620
  4. a et b p.  561
  5. a et b p.  585
  6. p.  550
  7. p.  551
  8. p.  554
  9. p.  573
  10. a et b p.  566
  11. p. 578-579
  12. a et b p.  579

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?id=CyltHQxkz0AC&pg=PA161 p. 161, Colette Beaune, Le Grand Ferré : premier héros paysan, Perrin, Paris 2013 ; « le fourquet est un instrument en métal utilisé par les briseresses de laines, nombreuses à Beauvais, capitale de la tapisserie au XVIIe siècle. »
  2. Nicolas-Jules-Henri Gourdon de Genouillac, Les françaises à toutes les époques de notre histoire, A. Hennuyer, 1909, 466 pages, p. 82.
  3. Gabrielle Claerr-Stamm, Pierre de Hagenbachle : le destin tragique d'un chevalier sundgauvien au service de Charles le Téméraire, Altkirch, Société d'histoire du Sundgau, 2004, 242 pages, p. 113.
  4. Selon les lettres patentes de Louis XI, la source la plus ancienne, aussi.
  5. Par exemple, d'après Jules Michelet, Histoire de France, tome VI, Louis XI, p. 227 (nouvelle édition 2008, Éditions des Équateurs (ISBN 978-2-84990-078-9), originalement publiée en 1844)
  6. Il est probable qu'elle était bourgeoise, car son trépas n'est pas connu même de nos jours.
  7. Il est peu probable que le père de Jeanne Laisné soit mort lors de son mariage, car en 1474, le roi dicta « fille de Mathieu Laisne ». Ce roi utilisait toujours le terme « feu » ou « feue » si celui ou celle qui concernait était déjà décédé(e). (Par exemple, « nostre chiere et bien amee Loyse Cosse, vefve de feu le seigneur Francisque de Saint Severin et fille de nostre ame et feal Jehan Cosse, », dans la lettre datée d'Ermenonville, le 20 mars 1474, publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, tome V, p. 219. Dans ce cas, son époux était mort alors que son père vivait.)
  8. Alfred Tranchant, Jules Ladimir, Les Femmes militaires de la France, Paris, Cournol, 1866, 464 pages, p. 150-151
  9. Fourquet d'Hachette, « Hachette (Jeanne Fourquet, surnommée) », dans Jean-Chrétien Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Firmin Didot frères, 1858, tome 23, p. 22
  10. a et b Didier Feuer et Jean d'Hendecourt, Dictionnaire des Souverains de France et de leurs épouses, p. 277, Pygmalion, Paris 2006
  11. Philippe de Commynes, Mémoire, livre III, chapitre X, p. 382, GF Flammarion, Paris 2007 ; « Mais Dieu voulut qu'il feist doubte la ou il n'y en avoit point ; car, pour ung petit ruisseau qui estoit a passer, il feist ceste difficulte ; et depuys qu'il y eut largement gens d'armes dedans, il le voulut faire, qui eust este mettre tout son ost en peril ; et a grand peyne l'en peult l'on desmouvoir. Et fut le XXVIIe jour de juing l'an MCCCCLXXII. » Ce jeune noble bourgignon s'enfuit après ce siège, le 7 août 1472 au soir, afin de servir à Louis XI.
  12. Amable Sablon du Corail, Louis XI ou le joueur inquiet, Belin, Paris 2011, p. 298
  13. Jacques Heers, Louis XI, p. 71, Perrin, Paris 2003
  14. Georges Bordonove, Louis XI, p. 168, Pygmalion, Paris 1986
  15. a, b et c Jean Favier, Louis XI, p. 640, Fayard, Paris 2001
  16. Jacques Heers, Louis XI, p. 281, Perrin, Paris 2003
  17. Amable Sablon du corail, Louis XI ou le joueur inquiet, p. 293, Belin, Paris 2011
  18. Selon la fête de Sainte Angadrême, 27 juin. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10528/Sainte-Angadr%EAme.html
  19. a et b http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA581 Lettres patentes de Louis XI, Privilèges accordés aux femmes et filles de la ville de Beauvais, Amboise, juin 1473
  20. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p.165-166, Librairie Renouard, Paris 1895
  21. http://hachette.lyc.ac-amiens.fr
  22. Philippe Tamizey de Larroque, « De l'existence de Jeanne Hachette », Revue des questions historiques, Librairie de Victor Palmé, vol. 1,‎ 1866, p. 610 (lire en ligne)
  23. http://books.google.fr/books?id=hWaGw1UdI-EC&pg=PA176 Franck Collard, Robert Gaguin, un historien au travail à la fin du XVe siècle, Librairie Droz, Genève 1996
  24. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA583 Lettre de Louis XI, Senlis, le 22 février 1474 (1473 avant Pâques), Ordonnances des rois de France de la troisième race, tome XVII, p.583
  25. Il est certain que le roi fut à Beauvais le 28 janvier 1474, car il existe une copie du temps de lettre du roi destinée au duc de Milan, conservée aux Archives de Milan dans Potenze estere, Francia : Illustrissime et potentissime princeps, carissime frater ac confederate nostrer, ......... Datum Belvaci, die XXVIIIa mensis januarij. LOYS. DE CERISAY. Illustrissimo et potentissimo principi Mediolanensi duci Carissimo fratri et confederato nostro. (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p.213 - 215, Société de l'Histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1895) ; d'ailleurs, selon une autre source Le journal de Jehan de Roye, le roi était parti d'Amboise en 1473, pour " Chartres, Meulan, Creil et autres lieux es marches de Beauvaisiz "(p. 304)
  26. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI, p. 153
  27. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA583,http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA581
  28. Jacques Heers, Louis XI, p. 12-16, Perrin, Paris 2003
  29. Paul Murray Kendall, Louis XI, p. 286, Fayard, Paris 1974
  30. http://books.google.fr/books?id=sB86AAAAcAAJ&pg=PA112

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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