Dagobert II
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| Dagobert II | |
Tiers de sou de Dagobert II.
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| Titre | |
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| Roi des Francs d'Austrasie | |
| 676 – 23 décembre 679 | |
| Prédécesseur | Clovis III |
| Successeur | Thierry III (Réunion de tous les royaume francs) |
| Biographie | |
| Titre complet | Roi des Francs d'Austrasie |
| Dynastie | Mérovingiens |
| Date de naissance | vers 652 |
| Date de décès | 23 décembre 679 |
| Père | Sigebert III |
| Mère | Chimnechilde (possible) |
| modifier |
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Dagobert II, ou saint Dagobert, (né vers 652, décédé le 23 décembre 679 à Mouzay) est le fils du roi franc, Sigebert III et peut-être de Chimnechilde[1] ou Imnichilde[2]. Il règna sur le royaume d'Austrasie.
Sommaire |
[modifier] Biographie
En 656, Sigebert III est assassiné à l'instigation du maire du palais Grimoald. Childebert qui pourrait être le fils de Sigebert III adopté par Grimoald ou le fils de Grimoald adopté de Sigebert III est quoi qu'il en soit soutenu par le maire du palais.
Grimoald fait en effet tonsurer le jeune Dagobert, ce qui le prive de ses droits à la succession royale puis celui-ci s'exile. L'évêque Didon de Poitiers emmène ainsi Dagobert dans un cloître en Irlande. Grimoald répand alors le bruit de la mort de Dagobert, et Childebert peut ainsi monter sur le trône et régner sur l'Austrasie de 656 à 662.
Dagobert revient en 674 pour réclamer son royaume d'Austrasie, mais n'obtient que les régions proches du Rhin sur lesquelles il règne à partir de 676, après l'assassinat de son cousin le roi Childéric II dans la forêt de Lognes en 675.
Dagobert II supprime à son maire du palais Pépin de Herstal le droit de gouverner à sa place. Il s'oppose au désir d'indépendance des nobles et à l'expansion de l'église romaine. La capitale mérovingienne est établie à Stenay.
Cette politique suscite un complot instigué par le maire du palais Pépin de Herstal (ou, selon certains historiens, par le maire du palais de Neustrie, Ébroïn). Le 23 décembre 679, au cours d'une partie de chasse en forêt de Woëvre (proche de Stenay), il est assassiné.
Dagobert II est enterré dans la basilique Saint-Rémi de Stenay.
[modifier] Sources
- Vie de Wilfrid d'York d'Eddius Stephanus (vers 715) :
« [...] Le susdit roi [Dagobert II] avait été traitreusement exilé pendant sa jeunesse par ses ennemis au pouvoir ; après une heureuse traversée, grâce à Dieu, il aborda en Irlande [...]. »
- Vie du roi Sigebert II de Sigebert de Gembloux (vers 1090) :
« [...] Parce que Sigebert avait éprouvé en toutes circonstances la fidélité de son maire du palais Grimoald, il institue le fils de celui-ci, Childebert, héritier du royaume d’Austrasie, au cas ou lui-même mourrait sans enfants. Mais ensuite, le roi engendra un fils qu’il appela Dagobert ; il cassa son testament antérieur, et confia le soin d’élever cet enfant au maire du palais, Grimoald pour que, protégé contre tous par la puissance de celui-ci, il pût monter sur le trône d’Austrasie [...]. »
[modifier] Canonisation
Une tradition locale rapporte qu’en 872, un enfant découvre dans l’intérieur de l’autel de l’église Saint-Rémi de Stenay l’épigramme funéraire du roi Dagobert. Le roi Charles II le Chauve est informé de cette trouvaille. Il fait alors levé de terre le corps se trouvant près de l’inscription et l’expose à la vénération des fidèles sur l’autel de l’oratoire du palais de Douzy[3].
Le 10 septembre 872, en présence du roi, Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d’autres évêques procèdent à la canonisation de Dagobert. L’église de Stenay est rebaptisé « Eglise Saint-Dagobert »[3].
[modifier] Roman
- Nathalie Stalmans, La Conjuration des Fainéants, Terre de brume, 2008, (ISBN 978-2-84362-389-9).
[modifier] Articles connexes
[modifier] Notes
- Alain Decaux et André Castelot, Dictionnaire illustré de l'histoire de France. Editions Perrin.
- Maurice Bouvier-Ajam, Dagobert Roi des Francs. « Figures de proue », éditions Tallandier, 2000, page 410.
- Nicolas Roussel, Histoire ecclésiastique et civile de Verdun, 1863, pages 151-152 :
« M. [Etienne] Henriquet, dans sa Géographie historique du département de la Meuse [1839], raconte, sans doute d’après une tradition locale, qu’en 872, un enfant découvrit dans l’intérieur de l’autel d’une église de Stenay, dédiée à saint Rémi, une feuille de métal sur laquelle était gravée une inscription latine dont voici la traduction : « Ici repose le corps de Dagobert, roi et martyr, dont l’âme triomphante jouit du céleste bonheur dans la patrie réservée aux Saints. » Informé de cette découverte, Charles le Chauve, qui séjournait alors dans son palais de Douzy, se rendit à Stenay, accompagné de sa cour et d’un grand nombre d’évêques, Hincmar de Reims, Bérard de Verdun et les autres prélats présents, firent sur les lieux les informations nécessaires pour , et, le 10 septembre 872, le corps du monarque fut levé de terre et exposé à la vénération des fidèles sur l’autel de l’oratoire du palais. L’église de Saint-Rémi fut alors placée sous le vocable de Saint-Dagobert. Le tombeau du roi-martyr devint célèbre dans tout le pays ; une collégiale fut fondée et devint, dans la suite, sous le nom de Prieuré de Saint-Dagobert, une riche dépendance de l’abbaye de Gorze. En 1502, les Calvinistes ayant pris Stenay, enlevèrent la châsse d’argent ornée de fleurs de lys d’or, et qui renfermait les reliques de saint Dagobert [...]. »