Guillaume de La Marck

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Assassinat du prince-évêque de Liège Louis de Bourbon par Guillaume de La Marck, surnommé le Sanglier des Ardennes, par Eugène Delacroix

Guillaume de la Marck (? † Exécuté en juin 1485 - Maastricht), également surnommé Sanglier des Ardennes ou Guillaume à la barbe, seigneur de Lumain et de Schleiden[1], est un des plus puissants seigneurs de la Principauté de Liège, fils de Jean, sire d'Arenberg et de Sedan, et d'Anne de Virnenbourg.

Présentation[modifier | modifier le code]

Armes du rameau de Lumain (Lummen) de la maison de La Marck : D'or, à la fasce échiquetée de gueules et d'argent, au filet en bordure d'azur.[2],[3] ; Cimier : Une tête de bélier d'argent, accornée d'or, issante d'une couronne du même, dont la base est échiquetée comme la fasce de l'écu, le tout sur une capeline d'argent.

Afin de consolider son autorité, le prince-évèque de Liège Louis de Bourbon l'éleva au rang de grand mayeur et lui octroya l'imprenable forteresse de Franchimont, près de Theux avant de le bannir pour sanctionner ses ambitions personnelles.

Guillaume de La Marck se réfugia en France, et fit entendre au roi Louis XI que s’il voulait lui donner un corps de troupes, il assurerait un passage libre aux Français par le pays de Liège, toutes les fois qu’ils voudraient entrer dans le Brabant. Louis accepta la proposition, et fournit une compagnie de cent lances et trente mille écus.

La Marck repassa en principauté de Liège avec une partie de sa troupe qui, pour se distinguer, portait un habit rouge avec une hure de sanglier brodée sur la manche. Il marcha sur Liège et y assassina le prince-évêque le 30 août 1482; il se rendit alors maître de presque tout le pays, mettant à feu et à sang tout ce qui refusait de se soumettre.

Il se fit nommer mambour[4] de la Principauté et fit ensuite élire son fils Jean à l'épiscopat, le 14 septembre, alors que la majorité des membres du chapitre élisaient à Louvain Jean de Hornes, bientôt reconnu comme l'évêque légitime par le Pape et l'Empereur. Une guerre sanglante s'ensuivit entre Maximilien Ier du Saint-Empire, qui gouvernait les Pays-Bas, et le mambour de Liège qui bénéficiait du soutien de Louis XI.

Guillaume accepta finalement, le 21 mai 1484, de reconnaître Jean de Hornes. L'année suivante, il fut arrêté dans une embuscade et conduit à Maastricht où il fut décapité le 18 juin 1485.

Descendance[modifier | modifier le code]

Marié avec Jeanne d'ARSCHOT , Dame de Schonhove dont

  • Jean de LA MARCK , Seigneur de Lumain marié en 1499 avec Margareta von RUNKEL
  • Guillaume de LA MARCK , Chevalier , Seigneur d'Aigremont, de Montbazon, de Sainte Maure et de Nouastre , décédé le 20 mai 1516 , Chambellan du Roi, épouse Renée du Fou dont Renée de LA MARCK mariée le 18 juillet 1520 avec Amé III de Sarrebruck-Commercy , Comte de Roucy.

Après sa mort[modifier | modifier le code]

Sa mort ne suffit pas à apaiser les conflits puisque ses frères Everard et Robert poursuivirent la guerre contre Jean de Hornes et Maximilien de Habsbourg.

Pendant sept ans, une guerre civile désola le pays de Liège. Évrard IV de La Marck, frère de Guillaume, s'empara trois fois de Liège. Il ne se réconcilia avec Jean de Hornes qu'après que celui-ci eut, publiquement, demandé pardon pour le crime judiciaire de Maastricht (juillet 1492).

Cet acte fut en connexion directe avec les paix de Cadzand et de Senlis. En somme, Everard de La Marck et Jean de Hornes s'étaient moins combattus par antagonisme personnel qu'en qualité d'agents d'expansion, l'un de Charles VIII, l'autre de Maximilien d'Autriche.

Cette même année 1492, la France et le Saint-Empire, réconciliés, tombèrent d'accord pour respecter le principe de la neutralité liégeoise, tel qu'il avait été énoncé par la déclaration de 1478.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Son histoire a inspiré à Walter Scott certaines péripéties de son Quentin Durward (1823), roman qui a fourni le sujet du Massacre de l'évêque de Liége peint par Delacroix.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir : Seigneurie de Schleiden (de)
  2. La bordure constitue une brisure, marque de branche cadette la famille comtale de La Marck.
    Source 
    Armorial Lalaing (« www.heraldique-europeenne.org », Armorial Lalaing, folio 77v (consulté le 17 décembre 2010)).
  3. « racineshistoire.free.fr », La Marck (consulté le 17 décembre 2010)
  4. En termes actuels, on pourrait dire qu'un mambour était à la fois un gestionnaire et un trésorier.
  5. Le marquis Olivier de Trazegnies est né en 1943. Juriste, économiste et passionné d'histoire, il œuvre depuis vingt-cinq ans à la protection du Patrimoine au sein de plusieurs associations européennes. Il habite dans une des dernières forteresses du XIIIe siècle : le château de Corroy le Château. Son ouvrage, le premier du genre, a été, écrit en collaboration avec le prince d'Arenberg, descendant direct de Guillaume de La Marck.