Genillé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Genillé
L'église et le centre.
L'église et le centre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Montrésor
Intercommunalité C.C. de Montrésor
Maire
Mandat
Jacques Herbert
2014-2020
Code postal 37460
Code commune 37111
Démographie
Gentilé Genillois
Population
municipale
1 613 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 11″ N 1° 05′ 46″ E / 47.1863888889, 1.0961111111147° 11′ 11″ Nord 1° 05′ 46″ Est / 47.1863888889, 1.09611111111  
Altitude Min. 71 m – Max. 144 m
Superficie 63,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte administrative d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Genillé

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Genillé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Genillé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Genillé
Liens
Site web genille.eu

Genillé (prononcé [ ʒənije ]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Important vicus attesté dès l'époque mérovingienne, ce bourg rural de la vallée de l'Indrois verra son histoire marquée par deux personnages, Adam Fumée proche conseiller de Charles VII, Louis XI puis Charles VIII dans la seconde moitié du XVe siècle puis Michel de Marolles au XVIIe siècle, abbé de Villeloin, grand collectionneur, homme de lettres et de salons.

Même si Genillé a connu, comme la très grande majorité des communes rurales de France, une baisse importante de sa population dès la fin du XIXe siècle, son statut de « gros bourg » de plus de 1 000 habitants lui a permis de rester suffisamment attractive pour maintenir une activité artisanale et commerciale. Depuis trente-cinq ans, la population augmente à nouveau et de nouvelles entreprises se créent sur la commune.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé se trouve dans le quart sud-est du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Genillé se situe à 38,7 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 8,7 km à l'ouest de Montrésor[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée et à 9,9 km au nord-est de Loches[3], seconde ville importante du département la plus proche de Genillé après Tours.

Genillé est limitrophe de neuf autres communes.

carte de l'Indre-et-Loire indiquant l'emplacement de Genillé.
L'indre-et-Loire et Genillé
La carte des limites territoriales de Genillé
Limites administratives de Genillé.
Communes limitrophes de Genillé
Saint-Quentin-sur-Indrois Luzillé, Le Liège Céré-la-Ronde, Orbigny
Genillé Beaumont-Village
Ferrière-sur-Beaulieu Sennevières Chemillé-sur-Indrois

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Genillé est installé sur un socle de tuffeau jaune du turonien supérieur. Ce socle est surmonté d'une couche de calcaire de sénonien, ou craie de Villedieu[4]. L'ensemble est irrégulièrement recouvert de limons éoliens battants, assez peu fertiles, formant des sols dénommés « bournais »[5]. Les vallées de l'Indrois et de ses affluents, qui ont entaillé le socle du plateau calcaire, sont recouvertes d'alluvions fluviatiles récentes donnant des sols à tendance hydromorphe avec, bien souvent, une nappe phréatique peu profonde. Les pentes de raccordement entre le plateau et les vallées sont recouvertes d'argile à silex et de dépôts limoneux ou caillouteux érodés[6] ; ce type de sol est appelé « perruche » dans la vallée de la Loire[7].

L'aire du territoire de Genillé est de 6 312 hectares (au 1er janvier 2014), ce qui en fait une grande commune, la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine étant de 1 510,2 hectares[Insee 1],[Insee 2] et la quatrième du département par sa superficie[8].

Son altitude varie entre 71 et 144 mètres[9]. Le point le plus bas se situe au bord de l'Indrois, en limite communale de Saint-Quentin-sur-Indrois et le plus haut sur le plateau, à l'est du territoire ; le plateau s'abaisse d'ailleurs sensiblement de l'est 144 m vers l'ouest 120 m[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indrois, coulant de l'est-sud-est vers l'ouest-nord-ouest au fond d'une vallée localement très encaissée. Six ruisseaux, trois sur chaque rive, viennent grossir le cours de l'Indrois dans sa traversée de Genillé. Le plus important, le ruisseau de Marolles, est pourtant temporaire dans la partie supérieure de son cours. Sur la distance qu'il parcourt sur le territoire genillois, soit environ 11,8 km, son dénivelé est de 10 m[10] ; sa pente très faible, de l'ordre de 0,8 m/km, a favorisé la création de nombreux méandres dont l'un, en amont du bourg, présente un pédoncule nettement rétréci[Note 1].

L'Indrois est une rivière moyennement abondante. Son débit est suivi depuis 1977 à Genillé. Le module de la rivière y est de 2,29 m3/s. L'Indrois présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver avec un débit mensuel moyen situé entre 3,43 et 4,65 m3/s, de janvier à mars inclus, avec un maximum en janvier. Dès fin mars, le débit chute progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, de juin à octobre ; le débit moyen mensuel peut alors descendre jusqu'à 0,54 m3 au mois d'août[11].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

La répartition des paysages naturels sur le territoire genillois est directement liée à la géologie et au relief de la commune.

L'importance des bois et des forêts doit être remarquée ; ce ne sont pas moins de 1 700 hectares qui leur sont consacrés, soit un peu plus du quart du territoire communal et plus que la superficie moyenne d’une commune métropolitaine, dont 1 200 hectares pour la seule forêt domaniale de Loches[10] ; le boisement naturel est composé majoritairement de chênes et de hêtres, complété par l’homme avec du pin sylvestre. Ce massif forestier est le vestige de la forêt de Chênevose qui couvrait, au Moyen Âge, tout le sud-est de la Touraine. Les bois recouvrent une grande partie du plateau au sud de l'Indrois, mais débordent également sur la rive droite ; ils couvrent aussi les pentes reliant le plateau aux vallées où, au début du XXe siècle, ils ont repris la place de la vigne jadis plantée par l'homme.

Les caractères agronomiques assez médiocres des sols de gâtine[6] donnent, sur la rive nord de l'Indrois, un paysage où l'homme a défriché la forêt pour implanter l'agriculture ; ce sont donc aujourd'hui des champs, avec un parcellaire de plus en plus grand après les remembrements dans lequel les haies et les boqueteaux disparaissent progressivement.

Enfin, le fond des vallées et réservé aux prairies, avec localement quelques roselières marécageuses là où la pente faible de l'Indrois et la présence à faible profondeur de la nappe phréatique favorisent la création de mares et d’étangs.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Genillé soumet la commune à un climat tempéré océanique dit dégradé[12] ; la côte rochelaise est à 200 km « à vol d'oiseau » de Genillé. Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Ci-dessous les données météorologiques pour la station de Tours (38,9 km au nord-ouest de Genillé).

Relevés à Tours-St Symphorien pour la période 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,9 3,9 5,6 9,2 12,1 14 13,8 11,1 8,6 4,6 2,5 7,5
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,5 12,3 15,2 19,1 22,8 25,5 25,5 21,8 16,8 10,9 7,5 16,1
Ensoleillement (h) 69,2 92 142,1 180,4 202,5 228,2 249,1 239 186 123,3 79,5 57,1 1 848
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : infoclimat : Tours[13]

La comparaison des moyennes trentenaires à la station de Tours[14] (données ci-dessous) semble mettre en évidence une certaine élévation du niveau des températures (minimales, moyennes et maximales) sur les trois périodes de référence ; les paramètres d'ensoleillement et de précipitation n'évoluent pas de manière lisible[Note 2].

Évolution des moyennes trentenaires à la station de Tours (37)
1961-1990 1971-2000 1981-2010
température minimale moyenne (en°C) 6,9 7,1 7,5
température moyenne (en°C) 11,2 11,4 11,8
température maximale moyenne (en°C) 15,4 15,7 16,1
ensoleillement (en h) 1 815,6 1 799,0 1 848 0
précipitations (en mm) 678,9 704,0 695,9

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé est traversée, du nord au sud, par la D764 reliant Montrichard à Loches et qui passe dans le centre-bourg ; d’ouest en est, cette fois, le territoire communal est parcouru par la D10, reliant Saint-Quentin-sur-Indrois à Montrésor ; les deux routes se croisent dans le centre de Genillé. En gagnant Saint-Quentin sur-Indrois à l’ouest par la D10, puis en empruntant la D31 vers le nord, on accède, après 17 km, à l'autoroute A85 par la sortie 11 Bléré qui permet de gagner Tours et l'autoroute A10 ou Vierzon et l'autoroute A71. Depuis l'ouverture du dernier tronçon, le 18 décembre 2007, Genillé est ramenée à 25 min de Tours au lieu de 45 auparavant.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Depuis la fermeture, le 31 décembre 1949, de la ligne ferroviaire Ligueil - Genillé - Montrésor exploitée par la compagnie de chemins de fer départementaux, Genillé n'est plus connectée à un réseau ferroviaire. La commune est, en 2014, desservie par la ligne TC du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil général d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Genillé à Descartes, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine ; elle n'est pas en service le week-end[15]. Elle passe par Ligueil et Loches où elle offre une correspondance avec le réseau TER Centre (desserte par train ou autocars selon les horaires)[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg de Genillé est construit sur une terrasse surplombant légèrement, sur sa rive droite, une boucle de la vallée de l'Indrois, au niveau du confluent de cette rivière avec le ruisseau de Marolles qui borde au sud cette terrasse et traverse la boucle[17].Des extensions du bourg ont été construites récemment : au nord, sur la pente reliant la vallée au plateau, le lotissement Saint-Pierre, sorti de terre à partir de 1980, comprend une trentaine de pavillons locatifs ; plus récemment encore, dans la vallée, entre le ruisseau de Marolles et l'Indrois, au pied du bourg, la zone pavillonnaire de la Varenne s'est étendue à partir de 2006 et compte en 2014 une soixantaine de maisons[M 1] ; enfin, une quarantaine d'habitations ont été édifiées vers l'est le long de la D10 en direction de Montrésor[17].

Parmi la cinquantaine de hameaux ou de fermes isolées qui jalonnent le territoire communal de Genillé, on peut citer Rassay (Raeciacum, « domaine de Raecius ») et Marsin (Muri-cinctus, « entouré d'un mur »), tous deux probablement d'origine tardo-antique comme le suggère leur toponyme[M 2], ou encore Hys, qui s'est construit autour d'un prieuré du XIe siècle[18].

Logement[modifier | modifier le code]

Résidences principales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison du logement à Genillé et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011, au travers de quelques indicateurs[Insee 3],[Insee 4] :

Genillé Indre-et-Loire Variation
Part des résidences principales (en %) 78,9 88,4 - 12,0 %
Part des logements vacants (en %) 6,9 7,1 - 2,8 %
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 72,3 58,6 + 23,4 %

L'habitat à Genillé se caractérise surtout par une forte proportion de ménages propriétaires de leur habitation, bien supérieure à la moyenne départementale ; le logement locatif ne représente que 27,7 % des résidences principales. En 2011, 58 % des ménages résidaient dans la commune depuis plus de 10 ans. Entre 1991 et 2008, 108 résidences principales ont été construites (presque exclusivement des maisons individuelles), soit une augmentation de 18,1 % du parc[Insee 3],[Note 2].

Résidences secondaires ou occasionnelles[modifier | modifier le code]

Elles représentent 14,2 % des habitations de Genillé, valeur très nettement supérieure à la moyenne de l'Indre-et-Loire qui s'établit à 4,4 %[Insee 3],[Insee 4].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Une nouvelle médiathèque devrait ouvrir en septembre 2014, dans un ancien cabinet médical réaménagé[19].

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

Entre 1982 et 2007, la commune de Genillé a fait l’objet de cinq arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle pour les motifs suivants (les années mentionnées sont celles des évènements ayant abouti à la reconnaissance de la catastrophe naturelle)[20] :

  • inondations et coulées de boue (1985) : un arrêté ;
  • mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse (1990, 1990-91 et 1990-93) : trois arrêtés ;
  • inondations, coulées de boue et mouvements de terrain (1999) un 1 arrêté .

Le risque inondations et coulées de boue est principalement lié au régime parfois torrentiel de l'Indrois et des ruisseaux qui s'y jettent.

Le risque mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse est dû à des phases successives de retrait-gonflement des argiles pouvant fragiliser les fondations des bâtiments[21]. Tout le plateau de Genillé, de part et d'autre de l'Indrois, est soumis à un aléa moyen face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), alors que les vallées ne sont pas concernées (aléa « faible » ou « a priori nul »)[22].

Vis-à-vis du risque sismique, Genillé est située en zone de sismicité faible, soit de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Genillé se trouve sur deux monnaies mérovingiennes du VIIe siècle sous la forme « GENILIACO VICO » . Cette mention peut être traduite par le domaine de Genilius, en référence probable à un personnage gallo-romain ou peut-être même gaulois (évolution du nom Genos)[24]. On trouvera Genillé sous son orthographe actuelle dès 1234[25]. Genillé, dont le nom ne renferme aucune allusion à la noblesse ou au clergé, n'a pas été temporairement débaptisée pendant la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la présence humaine sur la commune de Genillé se manifestent sous la forme d'outils, des bifaces datés de l'acheuléen, il y a 350 000 ans ; ces découvertes, faites à la fin du XIXe siècle, concernent deux sites dans la vallée de l'Indrois et un troisième sur le plateau. En raison de la rareté de ces vestiges, il est difficile de se prononcer sur le caractère sédentaire ou nomade des populations qui les ont laissés[M 3].

Il y a 6 000 ans, au Néolithique, de nouvelles populations s'installent sur le site de Genillé. Près du château de Marolles fut retrouvé vers la fin du XIXe siècle un polissoir rainuré en silex bleuâtre — ce type de pierre ne se rencontre pas localement — du turonien ; cette pièce est conservée au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye ; de la même zone proviennent des haches polies et une meule en poudingue ; des traces de défrichement ont également été repérées, signes possibles d'un début d'agriculture, donc de sédentarisation[M 4].

Plusieurs mégalithes furent certainement érigés sur le territoire communal de Genillé ; ils ont disparu mais des toponymes révélateurs subsistent : la « Pierrelée » (du latin petra lata : large pierre), la « Pierre levée », le « Chillou » (caillou)[M 5],[C 1]. Le seul mégalithe encore debout, dit « dolmen de Hys », ne se trouve pas sur le territoire communal de Genillé car si Hys est bien un hameau de Genillé, le dolmen lui-même se situe sur le territoire de la commune voisine du Liège.

Au cours du IVe siècle av. J.-C., les Turons, peuple celte peut-être venu d'une région situé entre Nuremberg et Bayreuth, dans une boucle du Main, en Allemagne, colonise la Touraine à partir de la Loire puis remonte les vallées de ses affluents et en se métissant avec les populations autochtones[C 1]. Les traces que laissent ces occupants sont rares, car leurs constructions en bois se dégradent vite ; pourtant, des toponymes comme Logny, Rigny, les Ouches, peuvent avoir une racine gauloise[26].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Cette période de l'histoire genilloise est assez mal connue : des villæ (vastes exploitations agricoles) ont été identifiées, mais aucune n'a fait l'objet de fouilles ; de rares toponymes peuvent suggérer une origine latine mais, l'usage du latin s'étant poursuivi bien au-delà de la chute de l'Empire romain, l'argument n'est pas décisif ; les vestiges archéologiques disséminés sur plusieurs sites sont plus convaincants, comme des dolia (grandes amphores), des vases de bronze, des lampes à huile et des monnaies qui permettent de préciser la datation : règnes d'Antonin le Pieux (138-161) et Dioclétien (284-305)[M 2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire médiévale de Genillé est très largement documentée par des vestiges archéologiques et des sources écrites.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La découverte de deux monnaies mérovingiennes[27], un triens[Note 3] en or trouvé à Genillé et un autre en argent doré trouvé à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), portant tous deux la mention « GENILIACO VICO », fournit de très intéressants renseignements sur Genillé à cette époque : le vicus devait être important puisqu'on y frappait des monnaies et que son rayonnement commercial s'étendait sur au moins 300 km ; la monnaie en or est nécessairement antérieure à 750 car, en raison de la rareté de ce métal, on a cessé d'en frapper dans toute l'Europe occidentale vers cette date ; la monnaie en argent doré est postérieure à 750 car le dorure dont elle était recouverte lui permettait d'opérer le change avec les anciennes monnaies en or[C 2] ; ces deux monnaies sont respectivement conservées à la Bibliothèque nationale de France et au Musée des beaux-arts de Limoges. Deux sarcophages retrouvés au abords de l'église actuelle et deux autres mis au jour sur un autre site, tous quatre datés de l'époque mérovingiennes, témoignent d'une évangélisation précoce car les rites funéraires employés sont typiques du culte chrétien : Genillé formait déjà une paroisse[M 6].

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

Une charte de l'abbaye de Marmoutier de 984 prononce l'accession de Genillé, dont c'est la première mention écrite, au rang de chef-lieu de viguerie[27].

En 987, le comte Foulque III, dit « Foulque Nerra », arrive à la tête du comté d'Anjou, dont il s'attache à multiplier les possessions en Touraine, au détriment de la maison de Blois[C 3]. La bataille de Nouy, en 1044, signe la victoire de Geoffroy II d'Anjou, fils de Foulque Nerra et allié pour la circonstance du roi Henri Ier ; de nombreuses terres, dont Genillé, deviennent la possession des partisans des comtes d'Anjou[C 4]. Contrôler un territoire qui va du Dunois à la Touraine, à l'Anjou et à la Saintonge se révèle difficile. Les petits seigneurs locaux nouent des alliances pour se rebeller contre le pouvoir comtal. Philippe Auguste, à partir de 1180, va tenter d'en profiter pour reprendre en main les possessions de la maison d'Anjou. C'est chose faire en 1190 pour Genillé et sa région.

Au XIIe siècle, mais surtout au XIIIe siècle, le paysage genillois se modifie sensiblement ; l'antique forêt de Chenevôse, qui couvrait toute la Touraine du Sud, exception faite des vallées des cours d'eau, est peu à peu défrichée par les seigneurs ainsi que les religieux qui y fondent abbayes, prieurés et fermes monastiques[C 5] ; sur l'Indrois, deux moulins banals sont installés à Genillé au milieu du XIIIe siècle[M 7].

Au XIIIe siècle, Genillé est une étape sur l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, entre Blois et Poitiers[C 6].

Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

Vers 1430, Adam Fumée naît à Tours. Ce personnage-clé de l'histoire de Genillé fait ses études de médecine à Montpellier. Il devient premier médecin à la cour de Charles VII. Tombé en disgrâce deux ans plus tard, il est réhabilité en 1461 par Louis XI qui l'emploie comme médecin mais aussi comme homme de confiance chargé des missions de négociation délicates. Il est nommé garde des sceaux de France en 1479 ; il garde la même charge sous le règne de Charles VIII ; toutes ses activités auprès des rois lui permettent d'accumuler une fortune immense grâce à laquelle il achète, en 1483, la seigneurie de Genillé ; il y fait construire au bord de l'Indrois un château pourvu d'une bibliothèque très richement dotée. Cinq ans plus tard, il achète, sur la commune voisine de Saint-Quentin-sur-Indrois, le château des Roches-Saint-Quentin. Adam Fumée, seigneur des Roches, de Saint-Quentin et de Genillé, meurt à Lyon en 1494. Il est inhumé dans chapelle du château des Roches-Saint-Quentin. Ses descendants, dont la famille de Menou, possèderont le château de Genillé jusqu'à la Révolution[M 8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Portrait de Michel de Marolles. Estampe au burin de Robert Nanteuil.
Michel de Marolles. Estampe au burin de Robert Nanteuil.

Attestée dès le XIIe siècle, la famille de Marolles va donner à Genillé deux représentants célèbres.

Claude de Marolles, né en 1564 à Genillé, militaire de renom, partisan de la Ligue, il se rangera aux côtés d'Henri IV dès son accession au trône ; entre deux campagnes militaires — sa carrière se poursuivra jusqu'à sa mort, en 1633 — il revient en Touraine. En 1600, il a son quatrième enfant, Michel.

Michel de Marolles est destiné dès son plus jeune âge à la carrière ecclésiastique. Âgé de neuf ans seulement, il est fait abbé de Baugerais, une abbaye cistercienne sur la paroisse voisine de Loché-sur-Indrois. En 1626, il est fait abbé de Villeloin, les revenus de cette riche abbaye bénédictine lui permettant d'aider substantiellement sa famille ; il préfère toutefois résider à Paris, où il mène une vie mondaine, vendant même son domaine de Genillé en 1647. Collectionneur acharné de plus de 100 000 estampes que Colbert achètera pour le compte du roi, mais aussi vulgarisateur, traducteur, il meurt en 1681 à Paris en laissant de très nombreux manuscrits[M 9].

De la Révolution française au second Empire[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 1789, les paroissiens de Genillé se réunissent pour élire les quatre députés qui porteront le cahier de doléances à Loches. en décembre de la même année, les biens du clergé sont confisqués et les nobles fuient le village. Le 28 février 1791 consacre l'acte de naissance officiel de la commune de Genillé dans ses limites territoriales, qui n'ont pas varié depuis. les hommes sont enrôlés de force à plusieurs reprises, les vivres réquisitionnées pour nourrir les soldats et approvisionner les grandes villes, les habitants sous le contrôle d'un comité de surveillance révolutionnaire[M 10].

L'Empire ramène le calme dans la commune ; à la tête de la municipalité, on retrouve les familles de l'ancien régime (la famille « de Menou » est devenue la famille « Menou ») ; des travaux importants de voirie sont entrepris sur les chemins à partir de 1812.

En 1844, Jacques-Philippe Dubreuil-Chambardel abandonne sa carrière de médecin, quand il hérite du domaine de Marolles, pour se lancer dans l’agriculture. En 1849, 400 ha sont ainsi défrichés et mis en culture : c’est alors la plus grande exploitation du département. Les productions sont variées : élevage, céréales et mûriers dont le feuillage est revendu à des éleveurs de vers à soie. En 1849, la ferme devient une ferme-école. Malheureusement, de grandes difficultés financières contraignent Dubreuil-Chambardel à se séparer petit à petit de certaines de ses terres. La ferme-école est supprimée en 1851 ; elle trouve refuge à Chédigny. De 1863 à 1873, Fernand Raoul-Duval, le nouveau propriétaire, constitue à Marolles, un domaine de 1 400 ha qu’il décide de mettre en culture par des méthodes modernes. L'exploitation démarre en 1877, à la suite d’une inauguration fastueuse de la ferme, en présence du président de la République Patrice de Mac-Mahon. Sur l’exploitation, une grande partie des terres est consacrée à la culture de la vigne, mais la crise du phylloxéra, arrivé en 1883, oblige à reconvertir la production vers la céréaliculture et l’élevage. L'exploitation sera poursuivie jusqu'en 1951[M 11].

Entre trois guerres[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé est tenue de participer financièrement à l'effort de guerre lors du conflit franco-prussien en 1870[M 12].

En 1889, Genillé est reliée aux voies ferrées qui se sont ouvertes depuis une quarantaine d'années, rayonnant à partir de Tours, grâce à la création d'une ligne transversale reliant Ligueil à Montrésor, exploitée par la Compagnie de chemins de fer départementaux[C 7]. En 1908, l'éclairage public des rues, jusque là assuré par des réverbères à gaz, devient électrique[M 13].

Carte de France montrant le tracé de la ligne de démarcation.
La ligne de démarcation.

En 1914, environ 250 hommes sont mobilisés, soit environ 10 % de la population. 81 genillois mourront lors de la Grande Guerre[M 14].

En juin 1940, le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux, avec une halte en Touraine du 11 au 14 juin ; c’est là que Paul Reynaud et Winston Churchill auront leur dernière entrevue avant la signature de l'armistice du 22 juin 1940 ; pendant ces quatre jours, Genillé abrite le ministère des Colonies. Lors de la partition de la France par la ligne de démarcation, Genillé se trouve placée en zone libre. Une partie du 32e régiment d'infanterie s'installe dans des baraquements à Genillé, sur les terres du château de Rassay ; son rôle est de sécuriser la ligne de démarcation en empêchant les incursions de soldats allemands en zone libre et en portant secours aux personnes ayant franchi la ligne clandestinement. En 1942, Georges Giraud, maire de Genillé et frère du général Giraud, est démis de ses fonctions par le gouvernement de Vichy et doit fuir. Le maquis Césario et le maquis d'Épernon, du nom de leurs chefs dans la clandestinité, se rattachant à l'organisation de résistance de l'armée (ORA), opèrent au printemps 1944 dans le sud de la Touraine et recrutent une partie de leurs membres sur Genillé et son secteur[Note 4] ; au mois d'août de la même année, le maquis d'Épernon absorbe le maquis Césario[28]. Le 10 septembre 1944, Genillé fête sa libération[M 15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vue de la façade de la mairie
La mairie.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Genillé fait partie du canton de Montrésor (10 communes), qui regroupe autour de Montrésor, le chef-lieu de canton, et outre Genillé, les communes de Beaumont-Village, Chemillé-sur-Indrois, Le Liège, Loché-sur-Indrois, Nouans-les-Fontaines, Orbigny, Villedômain et Villeloin-Coulangé.

Genillé est rattachée à l'arrondissement de Loches et à la 3e cironscription de l'Indre-et-Loire, dont la députée est Marisol Touraine, PS, depuis 2012[29].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au regard des résultats présentés ci-dessous, aucune tendance claire ne paraît se dégager dans l'électorat genillois. Lors des élections présidentielles, les électeurs ont globalement suivi la tendance nationale. Pour les élections municipales, ni le scrutin majoritaire en vigueur en 2008 ni le scrutin de listes de 2014, compte tenu des listes présentées, ne sont en mesure de faire ressortir une orientation politique décisive[Note 2].

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 55,45 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 44,56% des suffrages ; le taux de participation était de 84,75 %[30].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 51,55 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 48,45 % des suffrages ; le taux de participation était de 86,05 %[31].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, les 15 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 76,67 %[32].

Lors des élections municipales de 2014, les 19 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 77,91 %[33]. Ont obtenu :

  • Liste Genillé tous ensemble conduite par Jacques Herbert (divers droite) : 53,71% des suffrages exprimés ; 15 élus ;
  • Liste Agir pour Genillé conduite par Alain Mary (sans étiquette) : 46,28 % des suffrages exprimés ; 4 élus.

Ces deux listes ont obtenu respectivement 4 sièges et 1 siège au conseil communautaire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[M 16]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Chardon    
1791 1792 Mathurin-Louis Jousselin    
1792 1795 René Cathelin    
1795 1797 Hercule Jousselin    
1795 1799 Louis Roy    
1799 1800 Jean Sabard    
1800 1804 Jacques-François de Jussy    
1804 1815 Hercule Jousselin    
1815 1815 Louis Vénier    
1815 1816 Hercule Jousselin    
1816 1821 Pierre-François-Xavier le Gardeur de Repentigny    
1821 1823 Hercule Sellier    
1823 1827 Charles Roy    
1827 1831 Urbain-Charles de Brabançois    
1831 1837 Hercule Sellier    
1837 1840 Charles Roy    
1840 1852 Emmanuel de Marseul    
1852 1862 Étienne Meusnier    
1862 1865 Sylvain Cosnier    
1865 1871 Louis-Isidore Vénier    
1871 1909 Anthyme Vénier    
1909 1929 Auguste Babault    
1929 1942 Léon Heurtault    
1942 1942 Georges Giraud    
1942 1955 François Chaumier    
1955 1971 Paul Moreau    
1971 1989 Georges Normand    
1989 2001 Jean-Pierre Lafond    
mars 2001 en cours (au 1er août 2014) Jacques Herbert    
Les données manquantes sont à compléter.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19 à partir de 2014 ; il ne comptait jusqu'alors que 15 membres (population comprise entre 500 et 1499 habitants)[34],[Note 5].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jusqu'en fin 2009, les habitants de Genillé relevaient de la juridiction du tribunal d'instance de Loches. Depuis le 1er janvier 2010 et la réforme de la carte judiciaire, c'est le tribunal d'instance de Tours qui est compétent pour l'ensemble du département ; toutes les juridictions intéressant Genillé sont ainsi regroupées à Tours, exception faite du tribunal administratif qui siège à Orléans[35].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Genillé fait partie de la communauté de communes de Montrésor (CCM)[36]. Le territoire de compétences de cet organisme intercommunal est celui des dix communes constituant le canton de Montrésor. Se substituant à partir du 13 décembre 2000 à l'ancien SIVOM du canton de Montrésor, elle intervient dans de nombreux domaines : adduction d'eau potable et traitement des eaux usées en régie directe, gestion de la collecte des déchets en remplacement de l'ancien syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMITCOM) du Val d'Indrois[37], entretien de la voirie, développement économique...

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement du résau de distribution d'électricité. Fondé en 1937, il a progressivement évolué dans le contexte d'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence[38]. Par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008, toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel.

Un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU), auquel adhère la commune de Genillé au même titre que 48 autres communes du Lochois, prend en charge le transports des collégiens et lycéens entre leurs communes respectives et les établissements d'enseignement secondaire, publics comme privés, ouverts dans le périmètre de compétences de ce SIVU. Il s'agit du syndicat intercommunal de transport scolaire du Lochois dont le siège se trouve à Ferrière-sur-Beaulieu et qui opère en convention avec un transporteur professionnel[39].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Elle est de la compétence de la communauté de communes du canton de Montrésor sur l'ensemble de son territoire.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Une nouvelle station d'épuration, traitant les effluents domestiques de Genillé, a été inaugurée en janvier 2012. D'une capacité de 1 800 EH (équivalent-habitant), elle est de type biologique à boues activées. Les boues résiduelles sont épandues en zone agricole[40].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente quelques éléments des finances locales de Genillé, sur une période de neuf ans[41] :

Comptes de la commune de Genillé de 2005 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 500 à 2000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.

Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Genillé Moyenne de
la strate
Genillé Moyenne de
la strate
Genillé Moyenne de
la strate
2005
200 149 Besoin 114 Capacité 10 200 150
2006
164 160 Capacité 219 Besoin 4 164 161
2007
184 163 Capacité 33 Besoin 4 184 167
2008
167 162 Besoin 172 Capacité 3 175 166
2009
152 157 Besoin 197 Capacité 2 152 162
2010
99 166 Besoin 176 Capacité 10 99 173
2011
156 186 Capacité 167 Capacité 0 156 194
2012
222 186 Besoin 71 Capacité 17 149 168
2013
192 177 Besoin 90 Besoin 16 192 187

Quelques tendances générales, toujours en comparant Genillé avec la moyenne de sa strate (communes de 500 à 2000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé), se dégagent à l'examen de ces données[Note 2].

Le résultat comptable[Note 6] de la commune évolue toujours autour de la moyenne, sans différence sensible ou durable. Genillé s'est en trouvée plus souvent en « besoin » qu'en « capacité » de financer des investissements nouveaux[Note 7], avec parfois une différence importante par rapport à se strate, comme pendant la session 2008 à 2010. La capacité d'autofinancement[Note 8] semble observer des cycles assez longs, supérieure à la moyenne pendant quatre ans, puis inférieure pendant quatre autres années, elle s'est rétablie à une valeur supérieure à la référence de la strate en 2013.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Urcuit (France). La charte de jumelage avec cette commune des Pyrénées-Atlantiques a été signée en 1998[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 613 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 850 1 942 1 916 1 988 1 954 1 943 1 912 2 008 2 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 006 2 043 2 130 2 087 2 242 2 276 2 433 2 325 2 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 132 2 097 2 017 1 772 1 850 1 718 1 665 1 737 1 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 559 1 585 1 417 1 413 1 428 1 425 1 509 1 507 1 582
2011 - - - - - - - -
1 613 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges à Genillé en 2011 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
11,5 
75 à 89 ans
13,6 
18,8 
60 à 74 ans
19,7 
21,0 
45 à 59 ans
21,4 
17,9 
30 à 44 ans
16,8 
9,9 
15 à 29 ans
11,5 
20,5 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2011 en pourcentage[Insee 6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
7,5 
75 à 89 ans
10,5 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
20,2 
45 à 59 ans
19,8 
19,5 
30 à 44 ans
18,4 
19,2 
15 à 29 ans
18,3 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

L’évolution démographique est uniquement due, durant la période 1982 - 2010, au solde migratoire d’actifs, le solde naturel étant, lui, toujours négatif ou nul sur la période considérée, comme le montrent les données du tableau ci-dessous[Insee 7].

Soldes de variation annuelle de la population de Genillé
exprimés en pourcentages
1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2010
Taux de variation annuel de la population + 0,10 0,00 + 1,0
Solde naturel - 0,40 - 0,30 0,00
Solde migratoire + 0,50 + 0,20 + 1,00

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

Genillé dispose d'une école maternelle (69 élèves inscrits pour l'année scolaire 2013-2014) et d'une école élémentaire (98 élèves en 2013-2104)[46].

Le collège le plus proche se trouve à Montrésor[47] et les lycées les plus proches à Loches, avec deux lycées d'enseignement général, l'un public et l'autre privé, et un lycée public d'enseignement professionnel[48]. Le transport des collégiens et lycéens entre Genillé et Montrésor ou Loches est assuré par un service de cars.

Les établissements d'enseignement supérieur sont tous situés à Tours ou dans sa proche périphérie. Parmi eux, l'université pluridisciplinaire François-Rabelais propose, au sein d'une école polytechnique universitaire et de deux instituts universitaires de technologie s'appuyant sur une quarantaine de laboratoires de recherche, sept unités de formation et de recherche ; l'école supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers offre sur ses deux sites des formations Bac+3 ou Bac+5 ; l'école Brassart de Tours est spécialisée dans les arts graphiques[49]. Dans le domaine agricole, le lycée agricole de Tours-Fondettes prépare au diplôme du brevet de technicien supérieur (BTS, Bac+2)[50].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

37 associations interviennent à Genillé : 15 dans le domaine culturel, 14 dans le domaine sportif et 8 dans le domaine scolaire et social[51].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Vers la fin octobre se déroule chaque année à Genillé la traditionnelle Foire aux marrons, avec vide-greniers, animations et stands de dégustation[52]. Elle fête en 2014 sa 54e édition.

Le jumelage conclu en 1998 avec la commune d'Urcuit (Pyrénées-Atlantiques) est l'occasion d'organiser des rencontres annuelles à l'occasion des fêtes dans chacune des deux communes[53].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé dispose d'une piscine, ouverte en période estivale, d'un stade de football, de deux courts de tennis, de terrains de boules ainsi que d'une salle omnisports[54].

Santé[modifier | modifier le code]

Au 1er juin 2014, deux médecins généralistes, un infirmier, deux masseurs-kinésithérapeutes, deux orthophonistes, un chirurgien-dentiste et une pharmacie sont installés à Genillé[55].

Les établissements hospitaliers les plus proches se trouvent à Loches.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest, dans son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, consacre quelques pages à l’actualité du canton de Montrésor. La Renaissance lochoise, « l'hebdomadaire de la Touraine du Sud »[56] est un hebdomadaire d’informations locales sur les cantons du sud de la Touraine.

Dans le domaine des médias audiovisuels, deux chaînes de télévision de télévision numérique terrestre (TNT) sont accessibles à tous les habitants de Genillé et relaient les informations locales entre autres : France 3 Centre et TV Tours Val de Loire. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer France Bleu Touraine et Graffic[57], basée à Loches, plus spécialement dédiée à la musique et aux informations locales dans une zone allant de Tours à Poitiers et à Châteauroux.

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Jean-des-Roches au sein du doyenné de Loches, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[58]. En 2014, cette paroisse dispose d'un lieu de culte à Genillé, l'église Sainte-Eulalie.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

En 2014, l'ensemble du réseau de téléphonie fixe déployé sur Genillé est accessible à l'internet haut débit via la technique ADSL 2+[59].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Genillé selon leur secteur d'activité[Insee 8] :

Structure de l’économie à Genillé (37) au 31 décembre 2011.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 133
agriculture 45
industrie 7
construction 14
commerce, transport et services divers 55
administration publique, enseignement, santé, et action sociale 12

Sur les 133 entreprise implantées à Genillé en 2011, 98 ne font appel à aucun salarié, 32 comptent 1 à 9 salariés, 3 emploient entre 10 et 19 personnes ; la dernière a un effectif compris entre 20 et 49 employés[Insee 8].

En 2012 et 2013, 13 entreprises ont été créées à Genillé, 4 dans le secteur de la construction, 7 dans le secteur du commerce, du transport et des services divers et 2 dans celui de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, et de l'action sociale[Insee 9],[Insee 10].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Genillé, observées sur une période de 22 ans[60] :

Évolution de l’agriculture à Genillé (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 75 44 34
Équivalent Unité de travail annuel 82 50 35
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 3 509 3 403 3 199
Cheptel (nombre de têtes) 804 307 353
Terres labourables (ha) 3 215 3 320 3 109
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 46,8 77,3 94,1

La superficie agricole utilisée à Genillé représentait 3 199 ha en 2010, soit 50,7 % de la surface communale totale. L'examen des données présentées révèle qu'au cours des vingt-deux dernières années, le nombre d'exploitations a diminué de plus de moitié[Note 11],[61],[Insee 11] ; l'agriculture procure de moins en moins d'emploi sur la commune, les exploitations agricoles étant dans leur presque totalité des structures sans salarié[Insee 8] ; le cheptel a fortement diminué sur la période, même s'il s'est stabilisé sur la dernière décennie ; la taille des exploitations a doublé. L'agriculture genilloise reste tournée vers les céréales et la culture d'oléagineux et protéagineux. Dans le secteur de la sylviculture, rattaché statistiquement à l'agriculture, il convient de mentionner trois entreprises implantées à Genillé, en rapport avec la proximité de la forêt de Loches[62].

Au XIXe siècle, la culture de la vigne représentait 450 hectares sur le territoire communal. L'arrive du phylloxéra à Genillé en 1883 a fait disparaître presque totalement cette culture.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[63].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

De nombreuses entreprises opérant dans le domaine du BTP sont installées à Genillé : couverture et charpente, électricité, maçonnerie, plomberie…[64].

Les activités d'exploitation de la forêt de Loches ont permis le maintien d'une scierie à Genillé. Cet établissement emploie 13 salariés en 2011[65],[Insee 8].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Des commerces traditionnels de proximité sont ouverts à Genillé : supérette, boucherie, librairie-tabac…[66], ainsi qu’une boulangerie-pâtisserie. Un marché mensuel est organisé, tourné vers les produits de terroir.

La plus importante entreprise genilloise dans le secteur des services est aussi le plus gros employeur de la commune, une société spécialisée dans l'entreposage de livres et documents, avec 45 salariés au 31 décembre 2011[Insee 8],[64]. Dans le même domaine des services, on peut également citer 10 assistantes maternelles pour une capacité de prise en charge de 33 enfants[67].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, l'hébergement touristique proposé sur Genillé regroupe au total 47 lits réparties dans huit établissements chambres d'hôtes et (ou) Gîtes de France[68],[69],[70].

Six restaurants sont en outre présents dans le centre-bourg[71].

Par contre; la commune ne dispose pas de camping ni d'aire de stationnement pour camping-cars, et ne propose pas d'hébergement hôtelier.

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 132 €, ce qui plaçait Genillé au 21 902e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 12].

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Genillé et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011 sont présentés ci-dessous[Insee 13],[Insee 14] :

Genillé Indre-et-Loire Variation
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 21 057 24 480 + 14,0 %
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 50,7 58,3 - 15,0 %

Le revenu moyen par foyer fiscal est nettement inférieur à la moyenne départementale, pour une proportion de foyers imposables également beaucoup plus faible[Note 2].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Genillé et leur évolution sur les six dernières années[Insee 15],[Insee 16] :

Genillé 2011 Genillé 2006 Évolution
Population de 15 à 64 ans 927 854 + 8,5 %
Actifs (en %) 71,9 73,4 - 2,2  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 63,8 67,7 - 6,1 %
Chômeurs (en %) 8,1 5,7 - 42,1 %
Genillé 2011 Genillé 2006 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 301 303 - 0,6 %
Indicateur de concentration d'emploi 50,6 52,4 - 3,4 %

Sur six ans, la population active de Genillé a augmenté, mais le taux d'emploi de cette population active est en baisse de 6 points ; le chômage a fortement augmenté.

Si le nombre d'emplois dans la zone est resté stable, le nombre d'actifs a progressé, ce qui entraîne mathématiquement une diminution de l'indicateur de concentration d'emploi (environ 50 emplois proposés pour 100 actifs)[Note 2].

En 2011, les actifs résidant à Genillé travaillent en majorité dans la commune (31,6 %), soit près d'un actif sur trois, ou dans le département d'Indre-et-Loire (59,5 %). Ils ne sont que 8,9 % à travailler hors du département[Insee 17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le hameau d'Hys, à la limite nord-ouest du territoire communal de Genillé, est de création très ancienne ; désigné au Xe siècle dans une charte de Marmoutier sous le nom d'Yvis, il abrita au XIIe siècle un prieuré dépendant de l’abbaye de Villeloin ; bien que largement modernisées, certaines de ses maisons conservent des éléments architecturaux du XVe siècle[72] ;
  • Église Sainte-Eulalie. Cet édifice fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juin 1926[73]. La plus ancienne partie de l'église est la tour du clocher, dont les fondations remontent au XIe siècle ; des maçonneries en petit appareil sont encore visibles à sa base. L'église a été dévastée en 1145 au cours d'une bataille opposant Sulpice II d'Amboise à Robert le Fort, comte d'Anjou. La nef est consolidée au XIIIe siècle. Elle a été reconstruite en 1520 et couverte d'une charpente lambrissée dont les entraits (poutres horizontales) et les poinçons (poutres verticales) sont apparents. Le décor a été peint au XIXe siècle.
La travée sous le clocher est couverte d'une voûte du XIIIe siècle.
L'abside a été réalisée en pierre de taille alors que le reste de l'église a été réalisé en moellons. Les statues qui se trouvaient dans les niches ont été détruites à la Révolution. Le chœur est une construction de la Renaissance, peut-être par Adam II Fumée, fils d'Adam Fumée, conseiller au parlement de Paris et seigneur de Genillé en 1523. La chapelle seigneurale des Fumée, accolée au sud du chœur, a été transformée en sacristie en 1840. Les grandes baies des façades latérales ont été réalisées en 1870. Les vitraux sont l'œuvre de Lucien-Léopold Lobin et de J.-P. Florence, son successeur, maîtres verriers à Tours ; ils ont été réalisés entre 1871 et 1903.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Ancienne camuserie.
  • L'ancienne camuserie. Ce bâtiment, reconnaissable à sa tour d'escalier octogonale, a été construit au XVIe siècle par la famille Menou. C'était alors la camuserie, c'est-à-dire le bureau du comptable des domaines du seigneur de Genillé[74]. En 1848, le bâtiment servait de mairie et de presbytère. Depuis que Genillé n'a plus de cure attitrée, le presbytère est reconverti en logements.
  • Le château de Rassay, construit au XVIIe siècle, fut partiellement reconstruit dans la première moitié du siècle suivant. Les registres paroissiaux de Genillé relatent en effet que « le 10 décembre 1711, sur les huit heures du matin, il s'éleva un vent furieux. La moitié du château de Mersain fut emportée… »[75] ;
  • Le château de Marolles, s'élève sur un fief connu depuis 1130 ; réaménagé au XVIIe siècle, il a été très largement remanié au XIXe siècle[75] ;
  • Le château de Genillé fut construit au XVe siècle par la famille Fumée et agrandi deux siècles plus tard par la famille de Menou. Les quatre coins du corps de bâtiment principal sont flanqués de deux tours cylindriques et de deux échauguettes posées sur des culs-de-lampe[27]. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 novembre 1951[76] ;
  • L'abbaye de la Bourdillière était un couvent de moniales cisterciennes fondé en 1662 par Louis de Menou ; les 24 premières religieuses appartenaient à sa famille. D’abord simple prieuré, il fut érigé en abbaye en 1688 mais supprimé en 1770 pour insuffisance de revenus. Un bâtiment du XVe siècle appartenant à l’ancien château est encore visible, flanqué de deux tours[77]. L'abbaye de la Bourdillière fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 novembre 1951[78].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Ayant pour objectif un inventaire des espèces animales ou végétales qui y sont présentes, la création des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de Genillé est intégré, à des degrés divers, à trois ZNIEFF.

  • Massif forestier de Loches : cette ZNIEFF de 5 066 hectares s'étend sur 10 communes, dont Genillé pour la partie de son territoire située sur la rive gauche de l'Indrois. Considérée comme l’un des massifs boisés les plus riches d’Indre-et-Loire, la forêt de Loches héberge plusieurs espèces animales remarquables : l'engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus) y est très présent et les larves du grand capricorne (Cerambyx cerdo) trouvent refuge dans les troncs de ses chênes[79] ;
  • Pelouses des Blavetières : cette petite ZNIEFF, propre à Genillé, couvre 4,25 hectares sur les pentes de la rive gauche de l'Indrois, à proximité immédiate du centre-bourg. Son existence est menacée. On y trouve des landes à genévrier et des pelouses sèches avec au moins trois espèces de plantes protégées, dont la céphalanthère à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia)[80],[81] ;
  • Plateau de Champeigne entre Bléré et Loches : Cette grande ZNIEFF (9 032 hectares s'étend sur 11 communes ; elle n'intéresse que la pointe nord du territoire de Genillé, limitrophe des communes de Saint-Quentin sur-Indrois, Luzillé et le Liège. Pas moins de 50 espèces d'angiospermes et 8 espèces d'oiseaux protégés ou rares y ont été recensées, parmi lesquelles l'outarde canepetière (Tetrax tetrax)[82].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune de Genillé est intégrée depuis 2006 au réseau Natura 2000. La zone de protection spéciale (ZPS) ainsi constituée, dite « site Natura 2000 Champeigne », se superpose à la ZNIEFF du Plateau de Champeigne entre Bléré et Loches ; elle vise à la préservation de plusieurs espèces d’oiseaux, dont l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) et l’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus)[83], grâce à des mesures agroenvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées[84]. La constitution de cette ZPS s'inscrit dans le cadre de la Directive Oiseaux du 30 novembre 2009 édictée par l'Union européenne.

Autres éléments du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Castor d'Eurasie (Castor fiber), en reconquête des cours d'eau de Touraine après sa réintroduction dans la Loire il y a environ trente ans, ainsi que la Loutre d'Europe (Lutra lutra) sont présents sur l'Indrois, à Genillé, pour la saison 2014-2015[85].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Vue d'un fromage de Valençay en coupe
Fromage de Valençay.

La commune de Genillé est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 12] ou appellation d'origine contrôlée (AOC)[Note 13] de 12 produits : les fromages de chèvre de Sainte-Maure-de-Touraine et Valençay[63] ainsi que dix types de vins différents.

Le territoire de Genillé est également intégré aux aires de productions de 24 produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : rillettes de Tours, volailles du Berry et 22 types de vins[86].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Genillé

Les armes de Genillé se blasonnent ainsi : De gueules à la bande d'or, à une épée renversée d'argent, accostée de deux plumes du même, le tout brochant[87].

Ce blason a été créé en 1966 par l'abbé Bourderioux, historien local. Il est inspiré des écus des familles de Menou (de gueule à bande d'or) et de Marolles (épée d'argent, posée en pal, la pointe en bas, entre deux pennes, d'argent, aussi posées en pal).

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Mary-Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours,‎ 1987, 967 p. (ISBN 2 85443 136 7).
  • Claude Croubois (dir.), L’indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents »,‎ 1986, 470 p. (ISBN 2 90350 409 1).
  • Christophe Meunier, Genillé... au fil des temps, Chemillé-sur-Indrois, Éditions Hugues de Chivré,‎ 2006, 255 p. (ISBN 2 91604 310 1).
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Mayenne, Imprimerie de la Manutention,‎ 1986, 735 p. (ISBN 2 85554 017 8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette typologie de méandre se retrouve dans plusieurs régions françaises, notamment le Périgord où ces méandres fermés sont appelés « cingles ».
  2. a, b, c, d, e et f Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistique des données présentées. Elles n'ont qu'une valeur indicative.
  3. Le triens était une pièce de monnaie d’une valeur d’un tiers de sou.
  4. La proximité de la forêt de Loches, dans laquelle les recherches sont difficiles, procure à ces groupes des cachettes nombreuses.
  5. Le chiffre de la population officiellement retenu pour l'élection municipale de 2008 était celui du recensement 1999, soit 1 426 habitants pour Genillé.
  6. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  7. Le besoin ou capacité de financements des investissements est la différence entre les ressources et les emplois d'investissement ; si les ressources sont supérieures aux emplois, on parle de capacité de financement ; des emplois supérieurs aux ressources expriment un besoin de financement.
  8. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[42].
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  11. On peut constater une différence entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET) et la prise en compte, dans les enquêtes de l'Insee, des exploitations de sylviculture.
  12. Nomenclature européenne.
  13. Nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

Références consultables en ligne sur le site de l'INSEE[modifier | modifier le code]

  1. code officiel géographique - présentation [lire en ligne]
  2. Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013 [lire en ligne]
  3. a, b et c « Chiffres clés - Logement en 2011 à Genillé ».
  4. a et b « Chiffres clés - Logement en 2011 en Indre-et-Loire ».
  5. Pyramide des âges de Genillé en 2011 Consulté le 27/08/2014.
  6. Pyramide des âges de l'Indre-et-Loire en 2011. Consulté le 27/08/2104.
  7. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 3 août 2014).
  8. a, b, c, d et e « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011 » (consulté le 11 août 2014).
  9. « DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2012 » (consulté le 29 juillet 2014).
  10. « DEN T4 - Créations d'établissements par secteur d'activité en 2013 » (consulté le 11 août 2014).
  11. Maurice Desriers, L'agriculture française depuis cinquante ans : des petites exploitations familiales aux droits à paiement unique, in L’agriculture, nouveaux défis, édition 2007, p. 18, [lire en ligne].
  12. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 16 novembre 2013).
  13. « REV T1 Impôt sur le revenu des foyers fiscaux - Genillé ».
  14. « REV T1 Impôt sur le revenu des foyers fiscaux - Indre-et-Loire ».
  15. « EMP T1 - Population de 14 à 64 ans par type d'activité. ».
  16. « EMP T5 - Population Emploi et activité. ».
  17. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone ».

Autres références[modifier | modifier le code]

  • Source : Claude Croubois (dir.), L’indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents »,‎ 1986, 470 p. (ISBN 2 90350 409 1).
  1. a et b p. 33 - Pierre Audin, Les temps préhistoriques.
  2. p. 112 - Suzanne Périnet, Le Moyen Âge.
  3. p. 133 - Suzanne Périnet, Le Moyen Âge.
  4. p. 139 - Suzanne Périnet, Le Moyen Âge.
  5. p. 151-154 - Suzanne Périnet, Le Moyen Âge.
  6. p. 177 - Suzanne Périnet, Le Moyen Âge.
  7. p. 354-355 - Raymond Bailleul, XIXe et XXe siècles (1789-1939).
  • Source : Christophe Meunier, Genillé... au fil des temps, Chemillé-sur-Indrois, Éditions Hugues de Chivré,‎ 2006, 255 p. (ISBN 2 91604 310 1).
  1. p. 249 - Vers de nouveaux territoires (de l'après-guerre à nos jours).
  2. a et b p. 23 - Des premiers hommes à la première paroisse (de la préhistoire au IXe siècle de notre ère).
  3. p. 13 - Des premiers hommes à la première paroisse (de la préhistoire au IXe siècle de notre ère).
  4. p. 15 et 16 - Des premiers hommes à la première paroisse (de la préhistoire au IXe siècle de notre ère).
  5. p. 19 - Des premiers hommes à la première paroisse (de la préhistoire au IXe siècle de notre ère).
  6. p. 31-32 - Guerriers et paysans en pays genillois (IXe-XVe siècles).
  7. p. 39 et 40 - Guerriers et paysans en pays genillois (IXe-XVe siècles).
  8. p. 52 - 58 - Guerriers et paysans en pays genillois (IXe-XVe siècles).
  9. p. 83 - 96 - Villégiature de nobles sous l'Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècles).
  10. p. 102-122 - Genillé sous la Révolution (1789-1848).
  11. p. 145-164 - Le Glorieux XIXe siècle et la gestion républicaine (1848-1939).
  12. p. 191Le Glorieux XIXe siècle et la gestion républicaine (1848-1939).
  13. p. 165 - 178 - Le Glorieux XIXe siècle et la gestion républicaine (1848-1939).
  14. p. 194 - 195Le Glorieux XIXe siècle et la gestion républicaine (1848-1939).
  15. p. 206-231 - Les années sombres (1935-1955).
  16. p. 100, 134, 202 et 234 - Listes des maires de Genillé.
  • Autres sources
  1. « Orthodromie entre "Genillé" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 août 2014).
  2. « Orthodromie entre "Genillé" et "Montrésor" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 août 2014).
  3. « Orthodromie entre "Genillé" et "Loches" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 août 2014).
  4. Carte géologique de Genillé sur Géoportail. Consulté le 9 août 2014..
  5. « Les sols », sur le site de la chambre départementale d'agriculture d'Indre-et-Loire (consulté le 29 juillet 2014).
  6. a et b Étude des paysages de l'Indre-et-Loire faite en 1999-2001 pour la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, chapitre Les gâtines du Sud, p. 279-291, [lire en ligne].
  7. Régis Maury, « Les vignobles de la Touraine », Norois, no 95 ter,‎ novembre 1977, p. 146 (lire en ligne)
  8. « Géographie de la commune », sur le site de la commune (consulté le 29 juillet 2014).
  9. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  10. a, b et c Couderc, p. 417.
  11. « l'Indrois à Genillé - Station K7433030 », sur le site de la BanqueHydro (consulté le 9 août 2014).
  12. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 31 juillet 2014).
  13. « Normes et records 1981-2010 - Tours-St Symphorien (37) - altitude 112 m », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 29 juillet 2014).
  14. « Normes météorologiques pour Tours », sur le site de l'association Météo-Centre (consulté le 29 juillet 2014).
  15. Fiche horaire de la ligne TC Genillé-Descartes à partir du 3 septembre 2013, [lire en ligne].
  16. Fiche horaire de la ligne Tours-Loches pour la période du 15 décembre 2013 au 13 décembre 2014, [lire en ligne].
  17. a et b Carte topographique du bourg de Genillé sur Géoportail. Consulté le 10 août 2014..
  18. Couderc, p. 419.
  19. « Les travaux de la future bibliothèque avancent », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ 22 avril 2014 (lire en ligne).
  20. Arrêté préfectoral relatif à l’information (…) sur les risques naturels et technologiques majeurs dans la commune de Genillé sur le site de la Préfecture d’Indre-et-Loire, [lire en ligne], consulté le 3 août 2014.
  21. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Argiles » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le 3 août 2014).
  22. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Genillé », sur le site « Argiles » du BRGM (consulté le 10 août 2014).
  23. « Didacticiel de la règlementation parasismique pour Genillé (37) », sur planseisme.fr, le site internet de prévention du risque sismique du BRGM (consulté le 3 août 2014).
  24. Stéphane Gendron, L'origine des noms de l'Indre-et-Loire, Éditions Hugues de Chivré,‎ 2012, 304 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 123-124.
  25. Jean-Mary-Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours,‎ 1987, 967 p. (ISBN 2 85443 136 7), p. 417.
  26. Stéphane Gendron, « Les noms de lieux de la commune de Genillé (étude partielle) », Le Val de l'Indre, no 5,‎ 1993.
  27. a, b et c Ranjard, p. 371.
  28. Bernard Briais, Le Lochois pendant la guerre - 1939-1945, Chambray-lès-Tours, C.L.D., 1988, 191 p., p. 40.
  29. « Résultats des élections législatives 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2014).
  30. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2014).
  31. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2014).
  32. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2014).
  33. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2014).
  34. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  35. « Les juridictions », sur le site du conseil départemental de l'accès aux droits d'Indre-et-Loire (consulté le 29 juillet 2014).
  36. « La communauté de communes », sur le site de Montrésor (consulté le 17 août 2014).
  37. « La fin du Smitcom du Val d'Indrois », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ 23 décembre 2013 (lire en ligne).
  38. « Missions et compétences », sur le site du syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (consulté le 29 juillet 2014).
  39. « Compte-rendu de la réunion du SI de transport scolaire du Lochois du 24 novembre 2008 », sur le site de Ferrière-sur-Beaulieu (consulté le 19 août 2014).
  40. « Biologique, la station d'épuration », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ 16 janvier 2012 (lire en ligne).
  41. « Comptes de la commune de Genillé », sur le site du ministère des Finances (consulté le 22 juillet 2014).
  42. [PDF] Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  43. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 août 2014).
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  46. « Annuaire des établissements d'enseignement public - Genillé », sur le site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 juillet 2014).
  47. « Annuaire des établissements d'enseignement public - Collège de Montrésor », sur le site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 10 août 2014).
  48. « Annuaire des établissements d'enseignement public - Lycées de Loches », sur le site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 juillet 2014).
  49. « Découverte du territoire / Enseignement supérieur et recherche », sur le site de la communauté d'agglomération Tour(s) Plus (consulté le 12 septembre 2014).
  50. « Tours-Fondettes agrocampus », sur le site du ministère de l'Agriculture) (consulté le 12 septembre 2014).
  51. « Page d'accueil », sur le site de la commune (consulté le 17 août 2014).
  52. « Foire aux marrons », sur le site de la commune (consulté le 17 août 2014).
  53. « Jumelage avec Urcuit (64) », sur le site de la commune (consulté le 17 août 2014).
  54. « équipements », sur le site de la commune (consulté le 12 août 2014).
  55. « Services de santé », sur le site de la commune,‎ 6 juin 2014 (consulté le 10 août 2014).
  56. « Page d’accueil », sur le site de « La Renaissance lochoise » (consulté le 5 août 2014).
  57. « Page de présentation », sur le site de « Graffic » (consulté le 5 août 2014).
  58. « La paroisse Saint-Jean-des-Roches », sur le site de l'archidiocèse de Tours (consulté le 10 août 2014).
  59. « Central de Genillé (37111GE1 - GE137) », sur le site de la société Ariase SARL (consulté le 29 juillet 2014).
  60. « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. (consulté le 29 juillet 2014).
  61. Recensement agricole 2010 - Méthodologie, instructions aux enquêteurs, p. 5-8,[lire en ligne].
  62. « Les entreprises du secteur sylviculture (…) du département d’Indre-et-Loire », sur le site Infogreffe (consulté le 29 juillet 2014).
  63. a et b Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  64. a et b « Artisanat, Entreprises », sur le site de la commune (consulté le 17 août 2014).
  65. « Les entreprises du secteur sciage et rabotage du bois, hors imprégnation, du département d’Indre-et-Loire », sur le site Infogreffe (consulté le 17 août 2014).
  66. « Commerces », sur le site de la commune (consulté le 17 août 2014).
  67. « Recherche par commune : Genillé », sur le site « Assistantes maternelles 37 » du conseil général d'Indre-et-Loire (consulté le 8 août 2014).
  68. « Chambres d'hôtes », sur le site de l'office de tourisme Val d'Indrois-Montrésor (consulté le 17 août 2014).
  69. « Meublés et gîtes », sur le site de l'office de tourisme Val d'Indrois-Montrésor (consulté le 17 août 2014).
  70. « Gîtes de groupe », sur le site de l'office de tourisme Val d'Indrois-Montrésor (consulté le 17 août 2014).
  71. « Gîtes de groupe », sur le site de l'office de tourisme Val d'Indrois-Montrésor (consulté le 17 août 2014).
  72. Ranjard, p. 373–374.
  73. « Notice no PA00097765 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  74. « Tourisme - Dans la commune », sur le site de la commune (consulté le 12 août 2014).
  75. a et b Bernard Briais, Découvrir la Touraine – la vallée de l'Indrois, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ 1979, 173 p., p. 134.
  76. « Notice no PA00097764 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. Ranjard, p. 372–373.
  78. « Notice no PA00097763 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  79. « ZNIEFF 240031220 - Massif forestier de Loches », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 15 août 2014).
  80. Jean-Claude Roberdeau (dir.), Les orchidées sauvages de la région Centre, Société d'Orchidophilie Centre Loire,‎ 2002, 190 p. (ISBN 2 95181 880 7), p. 11-20.
  81. « ZNIEFF 240009741 - Pelouses des Blavetières », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 août 2014).
  82. « ZNIEFF 240030909- Plateau de Champeigne entre Bléré et Loches », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 14 août 2014).
  83. « Le site Natura 2000 de la Champeigne tourangelle », sur le site de l'Atelier technique des espaces naturels du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 29 juillet 2014).
  84. « Les mesures agri-environnementales territorialisées », sur le site de l'Atelier technique des espaces naturels du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 29 juillet 2014).
  85. « Arrêté définissant les secteurs où la présence de la loutre ou du castor d'Eurasie est avérée pour la campagne 2014-2015 » [PDF], sur le site de la Fédération régionale des chasseurs du Centre. (consulté le 24 août 2014).
  86. Liste des produits par commune - Genillé, Institut national de l'Origine et de la Qualité (INAO), [lire en ligne].
  87. Le blason de la commune sur le site officiel de la mairie. Consultation : mars 2009.