Genillé

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Genillé
L'Eglise et le centre
L'Eglise et le centre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Montrésor
Intercommunalité C.C. de Montrésor
Maire
Mandat
Jacques Herbert
2008-2014
Code postal 37460
Code commune 37111
Démographie
Gentilé Genillois
Population
municipale
1 613 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 11″ N 1° 05′ 46″ E / 47.1863888889, 1.09611111111 ()47° 11′ 11″ Nord 1° 05′ 46″ Est / 47.1863888889, 1.09611111111 ()  
Altitude Min. 71 m – Max. 144 m
Superficie 63,12 km2
Localisation

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Liens
Site web genille.eu

Genillé est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genillé est un très ancien village dont le nom apparaît sur des monnaies dès l'époque mérovingienne (VIIe siècle). La grande famille qui fait rentrer Genillé dans l'histoire est celle d'Adam Fumée, médecin humaniste et grand serviteur des rois Charles VII et Louis XI. C'est lui qui fait reconstruire l'église Sainte-Eulalie (XIIe siècle-XVIe siècle) et qui commence à édifier le château Adam Fumée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Genillé

Les armes de Genillé se blasonnent ainsi : De gueules à la bande d'or, à une épée renversée d'argent, accostée de deux plumes du même, le tout brochant[1].

Il a été créé en 1966 par l'abbé Bourderioux, historien local. Il est inspiré des écus des familles de Menou (de gueule à bande d'or) et de Marolles (épée d'argent, posée en pal, la pointe en bas, entre deux pennes, d'argent, aussi posées en pal.).

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie













Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en mars 2008 Jacques Herbert    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 613 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 850 1 942 1 916 1 988 1 954 1 943 1 912 2 008 2 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 006 2 043 2 130 2 087 2 242 2 276 2 433 2 325 2 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 132 2 097 2 017 1 772 1 850 1 718 1 665 1 737 1 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 559 1 585 1 417 1 413 1 428 1 425 1 509 1 507 1 582
2011 - - - - - - - -
1 613 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eglise Sainte-Eulalie. La plus ancienne partie de l'église est la tour du clocher. Ses fondations remontent au XIe siècle. L'église a été dévastée en 1145 au cours d'une bataille opposant Sulpice d'Amboise à Robert le Fort, comte d'Anjou. La nef est consolidée au XIIIe siècle. Elle a été reconstruite en 1520. La nef est couverte d'une charpente lambrissée du XVIe siècle dont les entraits (poutres horizontales) et les poinçons (poutres verticales) sont apparents. Le décor a été peint au XIXe siècle.

La travée sous le clocher est couverte d'une voûte du XIIIe siècle.
L'abside a été réalisée en pierre de taille alors que le reste de l'église a été réalisé en moellons. Les statues qui se trouvaient dans les niches ont été détruites à la Révolution. Le chœur est une construction de la Renaissance, peut-être par Adam II Fumée, fils d'Adam Fumée, conseiller au parlement de Paris et seigneur de Genillé en 1523. La chapelle seigneurale des Fumées a été transformée en sacristie en 1840. Les grandes baies des façades latérales ont été réalisées en 1870.

Les vitraux sont réalisés et mis en place après 1881. Dans l'abside :

  • Le jugement de sainte Eulalie dans l'axe : le vitrail a été réalisé en 1871 par Lucien-Léopold Lobin, de Tours. Eulalie refuse d'adorer les idoles païennes qu'elle renverse. Le gouverneur romain la condamne au supplice.
  • À gauche, les quatre évangélistes - Matthieu, Marc, Luc et Jean, par J.-P. Florence, de Tours, en 1893.
  • À droite, les quatre prophètes - Daniel, Ezéchiel, Jérémie et Isaïe, par J.-P. Florence, de Tours, en 1893.

Dans la nef, le vitraux ont été exécutés entre 1881 et 1903 par J.-P. Florence, maître-verrier de Tours, successeur des Lobin.

  • Le presbytère ou l'ancienne camuserie. Le presbytère a été construit au XVIe siècle par la famille Menou. C'était alors une camuserie, c'est-à-dire le bureau du comptable ds domaines du seigneur de Genillé. En 1848, le bâtiment servait de mairie et de presbytère. C'est aujourd'hui un bâtiment de logements.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Urcuit (France)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur le site officiel de la mairie. Consultation : mars 2009.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]