Reignac-sur-Indre

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Reignac-sur-Indre
Église paroissiale Saint-Etienne
Église paroissiale Saint-Etienne
Blason de Reignac-sur-Indre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Développement
Maire
Mandat
Loïc Babary
2014-2020
Code postal 37310
Code commune 37192
Démographie
Gentilé Reignacois
Population
municipale
1 213 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 00″ N 0° 55′ 03″ E / 47.2333333333, 0.917547° 14′ 00″ Nord 0° 55′ 03″ Est / 47.2333333333, 0.9175  
Altitude Min. 60 m – Max. 101 m
Superficie 22,44 km2
Localisation

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Reignac-sur-Indre

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Reignac-sur-Indre

Reignac-sur-Indre est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Chambourg-sur-Indre se trouve dans le quart sud-est du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Reignac-sur-Indre se situe à 25,4 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 12,4 km au nord de Loches[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée.

La carte des limites territoriales de Reignac-sur-Indre
Limites administratives de Reiganc-sur-Indre.

Reignac-sur-Indre est limitrophe de sept autres communes :

Communes limitrophes de Reignac-sur-Indre
Truyes, Courçay Cigogné
Tauxigny Reignac-sur-Indre Chédigny
Dolus-le-Sec Chambourg-sur-Indre

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Reignac-sur-Indre est l'une des communes dont le nom est cité dès le VIe siècle. Grégoire de Tours mentionne Brixis dans l'Histoire des Francs, chapitre X. Ce nom semble d'origine celtique avec le sens de « forêt humide ». On retrouve Brixis vico sur des monnaies mérovingiennes du VIIe siècle, puis différentes appellations voisines jusqu'à Brisco dans un cartulaire de l'abbaye de Cormery en 1258. Ce nom évolue au cours du XIIIe siècle avec Brays, qui traduit une fausse interprétation des anciennes dénominations, la nouvelle racine bray signifiant « lieu humide ». Au XVe siècle, Jean du Fau, propriétaire de la seigneurie du lieu, lui donne son nom : La terre du Fau. Cette dénomination subsistera jusqu'à ce qu'un nouveau propriétaire, Louis Barberin, comte de Reignac (Charente), n'impose son nom de terre à sa nouvelle acquisition en 1710, autorisé par lettres patentes de Louis XIV. Cette situation perdurera jusqu'à la Révolution française où la seigneurie sera transformée en commune sous le nom de Val Indre, qu'elle ne gardera que peu de temps avant de retrouver son appellation antérieure. Le nom de Reignac sera, par arrêté du 13 août 1920, complété avec la mention -sur-Indre, pour éviter les confusions avec Reignac en Charente[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village était connu à l'époque romaine sous le nom de Brica, et plus tard Bray, nom qui viendrait celtique Bry, qui signifie "zone marécageuse" ou "terrain des fougères", une autre origine de Bray viendait de Brig qui a donné bridge en anglais qui signifie pont ou passage qui effectivement existait à cet endroit et était le seul lieu de passage de l'indre sur plusieurs kilomètres et qui fit la fortune du village pendant tout le moyen age, le Seigneur du lieu percevant d'ailleurs un droit de passage. Le premier seigneur connu du lieu était Raoul, aux XIe siècle. En 1420, Jean du Fau devint seigneur de Bray, et donna son nom à la localité la "Terre du Fau", à la même époque Reignac-sur-Indre était sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, une position très favorable: en 1442, il y avait sept hôtels.

En 1700, Louis Barberin de Reignac en Charente devient seigneur de la Terre du Fau; dix ans plus tard, Louis XIV le nomma marquis et l'autorisa à donner son nom à sa terre du Fau, Reignac qui ne deviendra Reignac sur Indre qu'en 1920 pour éviter de le confondre avec les autres Reignac de Charente et de Côte de Blaye.

A la Révolution, les derniers seigneurs de Reignac étaient La Fayette et Thibault de Lusignan, alors que le village comptait 490 habitants. Le premier maire élu fut le notaire Victor Rossignol, plus tard emprisonné comme suspect. On remplaça même le nom de Reignac, jugé trop aristocratique, en Val-Indre. En 1920, la commune jusqu'alors nommée simplement Reignac, ajoute -sur-Indre à son nom.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation passait sur le territoire communal, le seul point de passage était situé au lieu-dit du Café Brulé, sur la route départementale 943[4].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Loïc Babary    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 508 529 593 705 684 684 702 731
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 785 759 763 763 801 771 786 744
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719 731 747 718 751 733 714 704 738
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
653 645 685 842 909 1 068 1 171 1 201 1 213
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Reignac-sur-Indre, observées sur une période de 22 ans[7] :

Évolution de l’agriculture à Reignac-sur-Indre (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 30 15 11
Équivalent Unité de travail annuel 40 17 14
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 1 549 1 322 1 565
Cheptel (nombre de têtes) 748 8 0
Terres labourables (ha) 1 421 1 318 1 564
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 51,6 88,1 142,3

L’agriculture de la commune a fortement évolué au cours des vingt dernières années : les exploitations ont vu leur nombre presque divisé par trois [Note 3],[8],[Insee 1] alors que leur superficie augmentait sensiblement dans les même proportions ; le cheptel bovin a totalement disparu, de même que les prairies nécessaires à son alimentation : en 2010, les terres labourables représentent 99,9 % de la surface agricole utile ; l’agriculture reignacoise est résolument orientée vers la production de céréales, et d’oléo-protéagineux. Ces cultures, totalement mécanisées, ne sont pas génératrices de main d’œuvre salariale et l’exploitant est seul à travailler sur ses terres : le nombre d’unités de travail agricole est pratiquement identique au nombre d’exploitations.

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 319 €, ce qui plaçait Reignac-sur-Indre au 10 249e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon de Brion, plus connu sous le nom de Martin IV.
  • Jean du Fau, ministre de Henry IV.
  • Georges Fontenis militant Libertaire
  • Louis de Barberin, comte de Reignac en Saintonge, Marquis de Reignac en Touraine Maréchal de camps de Louis XIV.
  • Gilbert du Mottier, marquis de Lafayette dernier seigneur de Reignac.
  • Louis Texier-Olivier, commissaire central de l'Indre-et-Loire à Tours, puis premier préfet des Basses-Alpes à Digne et ensuite préfet de la Haute-Vienne à Limoges et baron d'Empire.
  • Colonel Charpentier, militaire qui fit toutes les campagnes de l'Empire.
  • Édouard Muller, maire de Reignac fin XIXe et début XXe banquier et député de l'arrondissement de Loches.
  • Roland Chanco, artiste peintre né à Reignac le 5 février 1914.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Reignac

Les armes de Reignac se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'azur aux trois abeilles d'or qui ont piquées le roi de Bry, au second de gueules aux trois fasces d'argent[9].

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le site de la commune

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. On peut constater une différence entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Maurice Desriers, « L'agriculture française depuis cinquante ans : des petites exploitations familiales aux droits à paiement unique », in L’agriculture, nouveaux défis, édition 2007, p. 18, [lire en ligne].
  2. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 2 septembre 2014).

Site de la commune[modifier | modifier le code]

Site de la communauté de communes Loches Développement[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Reignac-sur-Indre" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 août 2014).
  2. « Orthodromie entre "Reignac-sur-Indre" et "Loches" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 18 août 2014).
  3. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré,‎ août 2012, 303 p. (ISBN 978 2 91604 345 6), p. 184.
  4. Découvrir la Touraine, la vallée de l'Indre, Bernard Brias, CLD.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. (consulté le 29 juillet 2014).
  8. [PDF] Recensement agricole 2010 - Méthodologie, instructions aux enquêteurs, p. 5-8,[lire en ligne].
  9. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.