Beaulieu-lès-Loches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Beaulieu-lès-Loches
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Développement
Maire
Mandat
Sophie Métadier
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37020
Démographie
Gentilé Bellilociens
Population
municipale
1 773 hab. (2011)
Densité 457 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 45″ N 1° 00′ 58″ E / 47.1291666667, 1.01611111111 ()47° 07′ 45″ Nord 1° 00′ 58″ Est / 47.1291666667, 1.01611111111 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 121 m
Superficie 3,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte administrative d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Beaulieu-lès-Loches

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
City locator 14.svg
Beaulieu-lès-Loches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaulieu-lès-Loches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaulieu-lès-Loches

Beaulieu-lès-Loches est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comte d'Anjou Foulques Nerra a fondé vers l'an 1007 une abbaye, confiée aux Bénédictins, au lieu-dit « Belli loci » pour se racheter du meurtre d'Hugues de Beauvais, comte palatin. Foulques Nerra est enterré dans l'abbatiale. Autour de l'abbaye, une ville s'est développée. Elle bénéficia, chose rare à cette époque et dans cette région, d'une charte de fondation avec des droits de marché et de foire ; et pour l'abbaye celui de battre monnaie.

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville mal protégée fut occupée par les Anglais en 1359 et 1412. L'appellation de la rue Brûlée vient du souvenir de ce deuxième sac. Plus tard, en 1562, à l'époque des guerres de religion, ce sont les Huguenots qui pillent les biens de l'Église[1].

L’édit de Beaulieu est signé par Henri III de France et met fin à la cinquième guerre de religion française, le 6 mai 1576. Très libéral envers les protestants qui voient leurs revendications satisfaites, il obtempère également aux demandes financières exorbitantes des princes. Il déclenche immédiatement la sixième guerre de religion.

Beaulieu avait une économie dynamique, au XIXe siècle, on considérait le bellilocien comme plus entreprenant, plus apte au commerce que le lochois son voisin[2]. La commune fortement décliné à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, elle est avant tout une cité dortoir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu-lès-Loches

Les armes de Beaulieu-lès-Loches se blasonnent ainsi :

D'argent à une fleur de lys de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles du champ[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Renard PS  
mars 2008 en cours Sophie Métadier    
Les données manquantes sont à compléter.

Beaulieu a été renommée Beaulieu-les-Loches le 1er mars 1957.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 773 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 012 2 153 2 134 2 127 2 222 1 986 1 887 1 945 1 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 773 1 740 1 586 1 642 1 591 1 674 1 594 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 593 1 562 1 443 1 275 1 342 1 362 1 443 1 662 1 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 827 1 756 1 769 1 768 1 864 1 720 1 690 1 686 1 773
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans la ville[modifier | modifier le code]

L'Abbatiale
L'Abbatiale de Beaulieu-lès-Loches.

Trois églises ont été bâties dans la ville : Saint-Pierre, Saint-Laurent et Saint-André ; aujourd'hui seules les deux premières sont encore debout, Saint-Laurent n'est plus utilisée pour le culte, mais pour des manifestations culturelles.

Il existait aussi un quartier aristocratique avec plusieurs hôtels dont la Maison des Templiers et la maison du « Grenier à sel ».

De l'abbaye, aujourd'hui nous avons encore le Logis du Prieur, quelques bâtiments conventuels où se trouvent la mairie et des arcades du cloître dans les jardins entourant l'abbaye.

Le couvent des Viantaises, aujourd'hui disparu, a été fondé en 1643, par Catherine-Angélique et Rénée-Thérèse de Boursault, filles du marquis de Viantais, le seigneur de Bridoré. Les nonnes qui y vivaient étaient les chanoinesses régulières de l'Ordre de Saint-Augustin, filles de la mère de Dieu et elles étaient issues des plus grandes familles de la région. Isolé du monde par un mur de cinq mètre de haut, toujours visible, le couvent était situé dans une zone marécageuse, néfaste à la santé des religieuses dont un certain nombre mourait de fièvre, malgré leur jeune âge. Ce monastère a été dissous en 1791, à la suite de l'opposition des nonnes à la réorganisation de l'Eglise amenée par la Révolution française[6].

Hors la ville[modifier | modifier le code]

Une léproserie, bâtie au XIIe siècle, est encore visible hors les murs de la ville. De la maladrerie de la Madeleine ne subsiste que la chapelle. Vous pouvez voir le canal de Beaulieu commandé par les moines pour drainer les eaux de l'Indre et faciliter la construction des moulins. Les remparts sont encore visibles mais les portes ont disparu à la fin du XVIIIe siècle car elles gênaient le transport du bois. Dans le bâti remarquable de la ville, vous avez la Tour Chevaleau datant du XIIe siècle. Un petit donjon sur la route de Jérusalem.

Durant la Guerre de Cent Ans, la ville est assiégée, mise à sac et sert de quartier général aux troupes assiégeant la forteresse de Loches. De cette période difficile, la ville de Beaulieu ne se relève pas. Malgré le retour des rois en Touraine (Charles VII ayant vécu à Loches) et des installations de familles nobles dans la ville (maison d'Agnès Sorel), la situation ne s'améliore pas. Les Guerres de Religion ramènent les troubles dans la ville qui s'endort doucement.

Aujourd'hui, la ville conserve un superbe patrimoine architectural et de nombreux bâtiments d'un grand intérêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Mandé Sigogne, prêtre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Loches et la Touraine du Sud, Bernard Briais, CLD
  2. Histoire de l'abbaye de la ville de Beaulieu, L. Archambault
  3. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Découvrir la Touraine, la vallée de l'Indre, Bernard Brias, CLD


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]