Chédigny

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Chédigny
La rue du lavoir.
La rue du lavoir.
Blason de Chédigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Développement
Maire
Mandat
Pierre Louault
2014-2020
Code postal 37310
Code commune 37066
Démographie
Gentilé Chédignois
Population
municipale
554 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 39″ N 1° 00′ 01″ E / 47.2108333333, 1.00027777778 ()47° 12′ 39″ Nord 1° 00′ 01″ Est / 47.2108333333, 1.00027777778 ()  
Altitude Min. 65 m – Max. 110 m
Superficie 23,17 km2
Localisation

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Liens
Site web chedigny.fr

Chédigny (prononcé [ ʃediɲi ]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre ; son existence est attestée par des sources écrites dès le XIIe siècle, mais des vestiges archéologiques protohistoriques ont été retrouvés. Cette petite commune de la vallée de l'Indrois, de tradition agricole, a amorcé en 1978 sa mutation en créant une zone artisanale qui emploie en 2011 près de 100 personnes dans 8 entreprises.

Chédigny s'est surtout fait connaître ces dernières années grâce au fleurissement de son bourg : elle a obtenu en 2013 le label national « Jardin remarquable ».

Ses habitants sont appelés les Chédignois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, Chédigny se situe à 31,5 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 9,6 km au nord de Loches[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée et à 13 km au sud de Bléré[3], seconde ville importante la plus proche de Chédigny après Loches.

Limites administratives de Chédigny.

Chédigny est limitrophe de six autres communes :

Communes limitrophes de Chédigny
Cigogné Sublaines
Reignac-sur-Indre Chédigny Saint-Quentin-sur-Indrois
Azay-sur-Indre Chambourg-sur-Indre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Chédigny sur la carte de Cassini.

La principale formation géologique de Chédigny consiste en un plateau de craie du Sénonien recouvert de calcaire lacustre de la fin de l'Éocène constituant la majorité du territoire communal, caractéristique de la petite région agricole fertile de la Champeigne tourangelle[4],[5]. Dans la partie sud-ouest du territoire communal, les calcaires lacustres de couverture sont remplacés par des limons éoliens battants, moins fertiles ; ces sols sont dénommés « bournais »[6]. Les vallées de l'Indrois et de ses affluents sont recouvertes d'alluvions fluviatiles récents, donnant des sols à tendance hydromorphe avec, bien souvent, une nappe phréatique peu profonde. Les pentes de raccordement entre les plateaux et les vallées sont recouvertes d'argile à silex et de dépôts limoneux ou caillouteux érodés[7] ; ce type de sol est appelé « perruche » dans la vallée de la Loire[8]. La représentation de Chédigny sur la carte de Cassini rend bien compte de cette disposition, même si elle exagère l'importance donnée aux vallées des cours d'eau.

Les altitudes minimale et maximale relevées à Chédigny sont respectivement de 65 m au bord de l'Indrois, en limite communale d'Azay-sur-Indre et 112 m sur le plateau, au nord-est du territoire ; l'ensemble du plateau, de part et d'autre de l'Indrois, se développe à une altitude supérieure à 85 m[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Indrois en amont de Chédigny (Villeloin-Coulangé).

Le territoire communal de Chédigny est parcouru dans sa moitié sud par la rivière Indrois[9]. À l'approche de son confluent avec l'Indre, 2,3 km au-delà des limites communales de Chédigny, l'Indrois présente une pente faible (0,5 m/km), propice à la formation de nombreux méandres, bras morts et zones marécageuses[4].

L'Indrois reçoit, sur sa rive droite, plusieurs petits ruisseaux au cours plus rapide, surtout dans leur partie terminale ; leur pente est de l'ordre de 3 m/km. D'une longueur de 5 à 12 km, ils prennent naissance au nord-est, sur le territoire communal de Chédigny ou légèrement en-dehors et coulent tous vers le sud-ouest pour se jeter dans l'Indrois[9]. Ils ont profondément entaillé le plateau qui supporte leur lit à moins qu'ils n'aient emprunté des réseaux de fractures pré-existantes[10],[Note 1].

Hydronymie[modifier | modifier le code]

C'est au XIe siècle qu'apparaît pour la première fois le nom de l'Indrois, dans la dénomination de la paroisse voisine de Chédigny, Saint-Quentin sur-Indrois : Sanctus Quintinus super Anderiscum[11]. On peut voir dans le mot Anderiscum un diminutif de l'Indre, la rivière dans laquelle il se jette ; l'origine du nom de cette dernière n'est pas établie[12].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

La carte communale des paysages naturels et la carte géologique de Chédigny sont intimement liées. Le plateau situé au nord et à l'est du bourg (74 % du territoire communal) offre un paysage de « champ ouvert », même si des toponymes comme le Bois-Nivert, la Fosse des Tailles, les Saules... indiquent que le boisement de Chédigny fut important[13]; au XIIe siècle, la forêt de Chênevose couvrait une bonne partie du territoire sud-est de l'Indre et Loire, dont toute la moitié sud du territoire communal de Chédigny, mais cette forêt a fait l'objet de défrichements successifs au cours des siècles ; la forêt domaniale de Loches en est un vestige[14]. Au nord du territoire, on trouve des pelouses calcaires et des landes abritant une flore et une flore endémiques bien spécifiques (voir section « Patrimoine naturel »). La partie sud de la commune (13 % du territoire), sur la rive gauche de l'Indrois, est parsemée de bois qui se densifient au fur et à mesure que l'on s'approche de la forêt de Loches. Les pentes de la vallée de l’Indrois restent également largement boisées ; les fonds des vallées de l'Indrois, et de ses affluents dans leur partie terminale, sont dévolus aux prairies, naturelles ou articielles, aux peupleraies et à quelques roselières ; ces deux derniers types de paysages représentent ensemble 13 % de la superficie de la commune[15].

Climat[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Chédigny soumet la commune à un climat tempéré océanique dit dégradé[16] ; la côte rochelaise est à 200 km « à vol d'oiseau » de Chédigny.

Ci-dessous les données météorologiques pour la station de Tours (32,7 km au nord-ouest de Chédigny) et la comparaison du climat de Tours à la moyenne nationale et à d'autres villes « références » en France (moyennes trentenaires 1971-2000).

Relevés à Tours-St Symphorien pour la période 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,9 3,9 5,6 9,2 12,1 14 13,8 11,1 8,6 4,6 2,5 7,5
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,5 12,3 15,2 19,1 22,8 25,5 25,5 21,8 16,8 10,9 7,5 16,1
Ensoleillement (h) 69,2 92 142,1 180,4 202,5 228,2 249,1 239 186 123,3 79,5 57,1 1 848
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : infoclimat : Tours[17]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Tours[18] 1 799 684 11 20 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

La comparaison des moyennes trentenaires à la station de Tours[19] (données ci-dessous) semble mettre en évidence une certaine élévation du niveau des températures (minimales, moyennes et maximales) sur les trois périodes de référence ; les paramètres d'ensoleillement et de précipitation n'évoluent pas de manière lisible[Note 2].

Évolution des moyennes trentenaires à la station de Tours (37)
1961-1990 1971-2000 1981-2010
température minimale moyenne (en°C) 6,9 7,1 7,5
température moyenne (en°C) 11,2 11,4 11,8
température maximale moyenne (en°C) 15,4 15,7 16,1
ensoleillement (en h) 1815,6 1799,0 1848,0
précipitations (en mm) 678,9 704,0 695,9

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

Le centre-bourg de Chédigny se trouve à l'écart de toute voie de communication reliant directement des centres urbains importants : côté sud-ouest et via Chambourg-sur-Indre, distant de 4,5 km, il est possible, depuis Chédigny, de rejoindre Tours ou Loches par la D943 ; côté est et via Saint-Quentin-sur-Indrois, à une distance de 2,5 km, la commune est reliée à Bléré et Loches par la D31[20].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Aucun transport en commun ne dessert directement Chédigny ; la commune n'a jamais été reliée à un réseau ferroviaire[21].

En 2014, les habitants de Chédigny peuvent se rendre à Loches ou Tours en train, en empruntant la ligne TER Centre Tours-Loches, accessible à partir de la halte de Chambourg-sur-Indre. Ils ont également la possibilité, à partir de Chambourg-sur-Indre ou Azay-sur-Indre, de rejoindre Tours ou Loches par une liaison TER Centre en autocar[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Ancien prieuré Saint-Jean de Jarry.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny voit son habitat traditionnel organisé selon deux systèmes[23] :

  • un bourg, bâti autour de la route principale du fond de la vallée de l'Indrois mais également autour de l'ancien château aujourd'hui disparu (l'église actuelle occupe sensiblement le même emplacement) ; ce bourg n'occupe pas le centre géographique du territoire communal, mais se trouve nettement décalé vers le sud ;
  • trente-quatre hameaux ou fermes (anciens fiefs ou châtellenies pour certains d'entre eux) qui maillent le territoire communal et où, traditionnellement, résidaient les agriculteurs exploitant les terres alentour.

La liste de ces hameaux est indiquée ci-dessous[4] :

  • l'Aubrière
  • l'Augerie
  • la Barbellerie
  • Bellevue
  • le Bois Nivert
  • Bretagne
  • le Breuil[Note 3]
  • la Champeigne
  • la Civrie
  • la Clémencerie
  • le Grand Cléret
  • le Petit Cléret
  • Code
  • les Foulons
  • la Gazillère
  • les Héraults
  • la Hubaudière
  • la Petite Hubaudière
  • Jarry[Note 4]
  • le Petit Jarry
  • la Joubardière
  • les Minées[Note 3]
  • Norçay
  • Orfeuil[Note 5]
  • l'Orge Bécherie
  • la Pagesserie
  • les Plantes
  • la Prioterie
  • la Rocherie
  • la Rochette
  • Saint Michel[Note 6]
  • la Saulaie
  • les Saules
  • la Touche
  • Vernelle

Cette disposition est conservée, même si le bourg a tendance à prendre plus d'importance, les logements neufs y étant majoritairement construits[L.Dév. 1], par rapport aux hameaux dont certains ne comportent plus qu'un seul « feu ».

Logement[modifier | modifier le code]

Résidences principales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison du logement à Chédigny et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011, au travers de quelques indicateurs[Insee 1],[Insee 2] :

Chédigny Indre-et-Loire variation
Part des résidences principales (en %) 80,4 88,4 - 9,0 %
Part des logements vacants (en %) 6,9 7,1 + 6,1 %
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 74,9 58,6 + 27,8 %

L'habitat à Chédigny se caractérise surtout par une forte proportion de ménages propriétaires de leur habitation, bien supérieure à la moyenne départementale ; le logement locatif ne représente que 25,1 % des résidences principales. En 2011, 51 % des ménages résidaient dans la commune depuis plus de 10 ans. Entre 1991 et 2008, 39 résidences principales ont été construites (presque exclusivement des maisons individuelles), soit une augmentation de 20,3 %[Insee 1],[Note 2].

Résidences secondaires ou occasionnelles[modifier | modifier le code]

Elles représentent 12,8 % des habitations de Chédigny, contre 4,4 % seulement dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire[Insee 1],[Insee 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Chédigny apparaît dans une charte de Marmoutier datée de 1136, sous le nom de Chedigniacum. L'origine du nom n'est pas formellement établie mais deux hypothèses, également vraisemblables, sont avancées[24] : un dérivé de Catinius, personnage (propriétaire terrien ?) à l'époque gallo-romaine, et du suffixe gallo-romain -acum (« le lieu de ») et Chédigny serait alors « le domaine de Catinius », ou bien une évolution du nom latin catanus (« genévrier »), cet arbuste fréquent dans les sous-bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Pointes d'épée de l'âge du bronze, origine inconnue, musée d'archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye.

Des silex du Néolithique ont été découverts sur plusieurs stations, notamment à proximité de « la Pierre bachelière », un menhir situé en limite nord de la commune[25]. Une cachette de fondeur datée du Bronze final, découverte en 1915, renfermait plusieurs dizaines de kilos d’objets divers[26]. Cette découverte peut être rapprochée des noms des lieudits situés à proximité, « les Minées » et « les Fourneaux », traduisant l’ancienneté de l’extraction et du traitement des métaux dans ce secteur[27],[28]. Une partie des objets découverts à cette occasion est conservée au musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny.

Antiquité[modifier | modifier le code]

De cette époque datent les vestiges découverts sur un site : des tuiles, de grandes quantités de céramique[29] et une grande meule gallo-romaine ; cette dernière découverte est peut-être l'indice d'une longue tradition d'agiculture céréalière dans cette zone[10]. La présence d'une voie antique est supposée, recouverte par l'actuelle D10 au niveau du franchissement de l'Indrois. Une maçonnerie gallo-romaine aurait été réutilisée lors de la construction du pont[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chédigny (on trouve aussi Cédigny ou Chédigné) était, sous le nom de Saint-Michel et depuis plusieurs siècles, une châtellenie dépendant du château de Loches, dont le premier seigneur connu fut Bochard de Saint-Michel, en 1204. Par la suite, et avant 1223, le roi Philippe Auguste fit don à Dreux V de Mello de la ville et du château de Loches et de leurs dépendances, dont Chédigny[31]. La châtellenie passa entre les mains successives d'au moins six grandes familles, dont la famille Cardonne[32] par l'intermédaire de Jean-François de Cardonne, général des finances de 1492 à 1516 sous Charles VIII, Louis XII et François I er, « seigneur du Grand et du Petit Chédigny en Touraine »[33], également propriétaire d'Azay-sur-Indre, appelée à cette époque et pour cette raison Azay-le-Cardonne[34].

Des temps modernes à l'Empire[modifier | modifier le code]

Il semble qu'au début du XVIIe siècle une séparation de la châtellenie en deux paroisses ait lieu : les registres paroissiaux de Saint-Pierre sont connus dès 1553 ; ils n'apparaîtront qu'en 1610 pour Saint-Michel[10]. La première école connue à Chédigny fut une école gratuite pour les filles, fondée en 1698 par Dreux le Hayer, seigneur de Chédigny[35].

Ancienne église Saint-Michel.

Le château féodal fortifié, connu dès 1204, ruiné dès la fin du XVIIe siècle, disparut entièrement un siècle plus tard. Il se situait au nord-est de l'église actuelle[30]. En 1789, la châtellenie de Chédigny appartenait par héritage au marquis de La Fayette, également propriétaire de six autres châteaux et plus de 2 300 hectares de terres dans les communes voisines[36]. À la Révolution, les biens du marquis de La Fayette, considéré comme émigré, furent saisis comme biens nationaux[37]et vendus. La période révolutionnaire de la Grande Peur s'accompagnera à Chédigny (comme dans d'autres communes) de scènes de pillages et de destruction dans les champs prêts à être récoltés[38]. Les habitants de Chédigny n'étaient pas particulièrement royalistes : à l'annonce de l'arrestation du roi Louis XVI en fuite, ils allumèrent un feu de joie[39].

Les deux paroisses ont coexisté jusqu'en 1790[40], séparées par l'Indrois, franchissable grâce à un bac jusqu'en 1808 avant la construction d’un pont en bois. Certains hameaux situés à la limite entre Saint-Michel et Chambourg-sur-Indre étaient dits « tournants et virants », c'est-à-dire qu'ils dépendaient de l'une ou l'autre paroisse en alternance annuelle avec, à la clé, un système complexe de compensation financière entre les paroisses concernées[41]. La paroisse Saint-Michel fut supprimée en 1792 ; une partie en fut rattachée à Chambourg-sur-Indre, l'autre à Chédigny avec Saint-Pierre pour seule paroisse. L'église Saint-Michel fut vendue comme bien national en 1798 ; elle existe toujours en partie, transformée en habitation[25] ; à compter de sa suppression, la paroisse de Saint-Michel vit sa population baisser pour ne plus compter que quelques maisons[10].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Salle Meusnier-Tulasne

En 1871, les troupes prussiennes occupèrent le village pendant quelques jours au début du mois de mars[42].

Entre 1940 et 1943, la ligne de démarcation traversait les communes de Reignac-sur-Indre et Cigogné, limitrophes de Chédigny, à l'ouest de leurs bourgs respectifs : Chédigny était donc en zone libre et fut rattachée, jusqu'à la suppression de la la ligne de démarcation, à la préfecture de l'Indre[43]. La situation géographique de Chédigny (et du Lochois[Note 7] en général), territoire en zone libre proche de l'Angleterre « à vol d'avion » et situé non loin de la ligne de démarcation va favoriser les actions de résistance à l'ennemi : le 27 août 1942, le Résistant Henri Sevenet, de retour d’Angleterre, fut parachuté dans les bois du château du Breuil, propriété familiale, avant de participer à de nombreuses actions en France ; la même année, Bernard et Jeanne Louault recueillirent et cachèrent dans leur ferme de Norçay deux jeunes Juifs. Ils se verront décerner en 2002 le titre de « Justes parmi les nations »[44].

Le 7 juillet 1946 eut lieu l'inauguration d'un foyer communal, tout récemment construit, par l'instituteur Gérard Meusnier et l'abbé Jean Tulasne, deux personnages emblématiques dans les petites communes rurales d'alors ; ils étaient respectivement président et vice-président de l’Amicale de la maison du prisonnier et foyer communal de Chédigny, association à l'origine de ce projet[45]. La salle sera baptisée de leurs deux noms en 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L’électorat chédignois semble assez versatile quant à ses choix politiques. Lors des deux dernières élections présidentielles (le scrutin de 2002 pouvant être considéré comme atypique), c’est le candidat de droite qui obtenu le meilleur score. Il en est de même pour deux élections législatives sur trois. Par contre, aux élections régionales, par deux fois, c’est le candidat de gauche qui est arrivé en tête. Le maire UDI de Chédigny, candidat aux élections cantonales, a obtenu dans sa commune un excellent score. Les résultats des élections européennes sont moins faciles à analyser, avec une participation relativement faible et un scrutin à un seul tour qui favorise l’éparpillement des voix[Note 2]. Le mode de constitution des listes pour les petites communes lors des scrutins municipaux ne permet pas de mettre en avant des tendances politiques claires.

Consultations électorales autres que les élections municipales[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, les 11 candidats ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 72,27 %[65].

Aux élections municipales de 2014, les 15 candidats ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 66,27 %[66].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Chédigny[67]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1804 Jean Pénicault    
1804 1813 Jacques Odart    
1813 1816 Pénicault    
1816 1818 Benoiste    
1818 1826 Quarré    
1826 1840 Damon-Perfus    
1840 1848 Pierre-Alexis Coulon    
1848 1860 Sylvain Rougé-Clément    
1860 1892 Adelin Moreau    
1892 1913 Pierre-Marie Céré   décède en cours de mandat
1913 1925 Lucien Bienvault    
1925 1928 Henri Berthaux   décède en cours de mandat
1928 1929 Achille Moreau   Adjoint faisant office de maire
1929 1937 Achille Moreau   décède en cours de mandat
1937 1938 Julien Ferrand   Adjoint faisant office de maire
1938 1947 Albert Clément PS  
1947 1952 ? Jean Leroy    
mars 1977 en cours
(au avril 2014)
Pierre Louault UDI Conseiller général

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15 ; il n'en comptait jusqu'alors que 11 membres (population inférieure à 500 habitants)[68],[Note 8].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jusqu'en fin 2009, les habitants de Chédigny relevaient de la juridiction du Tribunal d'instance de Loches. Depuis le 1er janvier 2010 et la réforme de la carte judiciaire, c'est le tribunal d'instance de Tours qui est compétent pour l'ensemble du département ; toutes les juridictions intéressant Chédigny sont ainsi regroupées à Tours, exception faite du tribunal administratif qui siège à Orléans[69].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chédigny fait partie, depuis sa création le 31 décembre 1995, de la communauté de communes Loches Développement qui regroupe vongt communes pour une population de 21 550 habitants, dont 6 455 pour la seule commune de Loches, en 2011.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Loches Développement gère la politique environnementale sur l'ensemble de son territoire.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Ancien abreuvoir.

La Régie eau potable et assainissement prend en charge l'organisation de la distribution d'eau potable et l'entretien du réseau d'assainissement[L.Dév. 2].

Pour les 146 abonnés de Chédigny (nombre arrêté au 31 décembre 2012), le traitement des eaux usées est assuré par[L.Dév. 3] :

  • une station d'épuration à disque biologique, d'une capacité de 500 EH (équivalent-habitant) pour le bourg ;
  • une fosse septique toutes eaux (FSTE) et un filtre à sable d'une capacité de 40 EH pour Norçay, le hameau le plus peuplé.

Une entreprise agro-alimentaire de Chédigny (fabrication de produits laitiers) dispose d'une autorisation de déversement d'eaux usées non-domestiques dans le réseau d'assainissement communal[L.Dév. 4].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Une collecte hebdomadaire des ordures ménagères est assurée. Des conteneurs pour les déchets recyclables sont disposés sur plusieurs sites du territoire communal. Les habitants de Chédigny peuvent en outre se procurer des bacs pour le compostage de leurs déchets végétaux. Enfin, ils ont accès aux déchetteries de Chanceaux-près-Loches ou de Tauxigny, respectivement distantes de 11 km et 14,6 km[L.Dév. 5].

Entretien de la voirie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des travaux de réaménagement des rues et trottoirs du centre-bourg conduits à partir de 2001, Chédigny a opté pour la mise en place de techniques alternatives d'entretien de sa voirie[70] visant à remplacer l'utilisation des herbicides par un paillage avec de la paille de céréales ou du bois raméal fragmenté (BRF) ; l'objectif est également de limiter le recours aux engrais chimiques grâce à une fertilisation à base de fumier de bovins.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente quelques éléments des finances locales de Chédigny, sur une période de neuf ans[71] :

Comptes de la commune de Chédigny de 2005 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant

Années Résultat comptable (Besoin) ou capacité de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Chédigny Moyenne de
la strate
Chédigny Moyenne de
la strate
Chédigny Moyenne de
la strate
2005
224 133 (247) 7 190 134
2006
670 139 (576) 17 238 140
2007
203 156 615 (25) 203 159
2008
127 142 336 12 127 146
2009
157 142 (334) 9 157 147
2010
124 143 194 7 124 150
2011
198 160 (370) 0 198 168
2012
149 160 19 3 149 168
2013
101 160 (450) 6 101 168

Quelques tendances générales, toujours en comparaison avec la moyenne de la strate (communes de 500 à 2000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé), se dégagent à l'examen de ces données [Note 2] :

Le besoin ou capacité de financement des investissements[Note 9] évolue fortement d'année en année, mais sans exprimer de tendance claire. Il en est de même pour le résultat comptable[Note 10].

De 2005 à 2007, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 11] était nettement supérieure à celle de la moyenne de la strate. Ensuite et jusqu'en 2011, elle évolue toujours autour du niveau moyen de la strate sans jamais s'en éloigner sensiblement. En 2012 et 2013, et pour deux années consécutives, la CAF est inférieure à la moyenne de la strate.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À la date du 30 juin 2014, Chédigny ne fait l'objet d'aucun jumelage[73].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 12],[Note 13].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555 610 651 696 643 650 659 718 728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
763 804 825 839 833 802 738 696 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
633 682 680 592 590 539 553 571 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
465 431 394 420 445 435 519 529 554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[74] puis Insee à partir de 2004[75].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Chédigny en 2009 en pourcentage[Insee 3].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
0,7 
9,0 
75 à 89 ans
11,0 
13,3 
60 à 74 ans
13,1 
24,3 
45 à 59 ans
24,8 
22,4 
30 à 44 ans
23,0 
11,4 
15 à 29 ans
10,2 
19,6 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2009 en pourcentage[Insee 4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,3 
7,1 
75 à 89 ans
10,2 
13,8 
60 à 74 ans
14,4 
20,5 
45 à 59 ans
20,0 
20,0 
30 à 44 ans
18,9 
19,5 
15 à 29 ans
18,8 
18,7 
0 à 14 ans
16,4 

L'évolution de la population à Chédigny est typique de celle d'une commune rurale : après un exode rural amorcé dès 1880 puis amplifié jusqu'à la fin des années 1970 malgré un léger sursaut dû au baby-boom de l'après-guerre 1939-1945, le nombre d'habitants augmente à nouveau depuis trente ans, conséquence de la rurbanisation pour une commune située à 35 minutes de trajet automobile de Tours ; le nombre d'habitants s'est accru de 40,6 % depuis 1975.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

Un Syndicat Intercommunal de Regroupement Scolaire (SIRS) couvre les communes de Chédigny, Azay-sur-Indre et Saint-Quentin-sur-Indrois[76]. Dans ce cadre, la commune de Chédigny accueille chaque année une cinquantaine d'enfants dans les deux classes de son école maternelle ; le bâtiment, renové en 2007, comprend deux classes, un dortoir qui sert également aux activités ludiques des enfants et une cantine ; quatre agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) assistent les enseignants[77]. Un dispositif de ramassage scolaire assure le transport des enfants entre leur commune de résidence et leur lieu de scolarisation.

Les établissements d'enseignement secondaire public ou privé les plus proches se trouvent à Loches.

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Quinze associations interviennent à Chédigny dans le domaine culturel, et cinq dans le domaine du service à la personne[78].

Rose Jeanne de Chédigny

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De 1997 à 2012, Chédigny a organisé au mois d'août un festival musical « Festival Blues in Chédigny » parrainé par le musicien américain Big Joe Turner (1944-2008)[Note 14], ancien bassiste des B. B. King. Ce festival accueillait chaque année entre 6 000 et 6 500 spectateurs[79].

Depuis 2006, le village accueille vers la fin du mois de mai un festival des roses avec un marché aux fleurs, des ateliers thématiques et des animations[70],[80] ; 10 000 visiteurs s'y sont rendus en 2012[81].

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Sous l'égide du Conseil général d'Indre-et-Loire, dans le cadre du réseau de la Direction de la Lecture publique et du Livre de Touraine, Chédigny dispose d'une bibliothèque[82].

Une galerie d'expositions est ouverte dans le centre-bourg[83].

Chédigny dispose d'un court de tennis et d'un terrain de football[84].

Santé[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-ès-Liens

La commune de Chédigny ne dispose pas de professionnels de santé sur son territoire. Les médecins généralistes les plus proches exercent à Chambourg-sur-Indre et Reignac-sur-Indre. Le centre hospitalier le plus proche se trouve à Loches.

Culte[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint Jean-des-Roches au sein du doyenné de Loches, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[85]. En 2014, cette paroisse dispose d'un lieu de culte à Chédigny, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, où le culte est célébré un dimanche sur deux[86].

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Début 2012, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a autorisé l'opérateur Orange à exploiter un réseau de téléphonie mobile sur le territoire de Chédigny, jusqu'alors considéré comme zone blanche[87]. En 2014, l'ensemble du réseau de téléphonie fixe déployé sur la commune est accessible à la technique ADSL[88].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Chédigny selon leur secteur d'activité[Insee 5] :

Structure de l’économie à Chédigny (37) au 31 décembre 2011
nombre d’établissements concernés
TOTAL 65
agriculture 18
industrie 7
construction 8
commerce, transport et services divers 28
administration publique, enseignement, santé, et action sociale 4

En 2012, deux entreprises ont été créées à Chédigny dans le secteur de la construction[Insee 6] ; une entreprise s'est créée en 2013 dans le secteur du commerce, des transports, et des services divers[Insee 7].


Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Chédigny selon leur taille (exprimée par le nombre de leurs salariés)[Insee 5] :

Taille des entreprises à Chédigny (37) au 31 décembre 2011
nombre d’établissements concernés
TOTAL 65
établissements sans salarié 47
établissements de 1 à 9 salariés 16
établissements de 10 salariés ou plus 2

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Chédigny, observées sur une période de 22 ans[89] :

Évolution de l’agriculture à Chédigny (37) entre 1998 et 2010
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 26 21 14
Équivalent Unité de travail annuel 35 21 17
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 1543 1709 1934
Cheptel (nombre de têtes) 302 236 164
Terres labourables (ha) 1448 1709 1836
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 55,7 81,4 138,1
Loge de vigne[Note 15],[90].

La superficie agricole utilisée à Chédigny représentait en 2010 1 934 ha, soit 83,5 % de la surface communale totale. L'examen des données présentées révèle qu'au cours des vingt-deux dernières années, le nombre d'exploitations a presque diminué de moitié[Note 16],[91],[Insee 8] ; l'agriculture procure de moins en moins d'emploi sur la commune, les exploitations agrioles étant dans leur presque totalité des structures sans salarié[Insee 9] ; la surface en terres labourables s'est fortement accrue (au détriment des prairies) corollaire d'un cheptel en baisse constante ; la taille des exploitations a augmenté d'un facteur de 2,4. Le seul paramètre stable est l'orientation de l'agriculture chédignoise, résolument tournée vers les céréales et la culture d'oléagineux et protéagineux.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la culture de la vigne occupait 220 à 250 hectares, soit 10 % de la superficie totale de la commune, implantée de préférence sur les pentes des coteaux, profitant des caractéristiques agronomiques favorables des sols de perruche[8]. L'invasion du phylloxéra, apparu en Touraine en 1882[92], a porté un coup sévère à cette culture. Malgré les replantations de cépages résistants, la surface consacrée à la vigne s'est progressivement réduite et ne représente plus, au début du XXIe siècle, que quelques dizaines d'ares.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny possède une zone artisanale d'une superficie de 3 hectares dont un hectare est encore disponible, implantée depuis 1978. Huit entreprises y sont installées, employant 94 personnes en 2011, dont l'une des deux PME de la commune (horlogerie-joaillerie) qui compte à elle seule 70 salariés[L.Dév. 6].

Les artisans, exerçant dans des domaines d'activité très variés, représentent la majorité des entreprises chédignoises ; plusieurs d'entre eux exercent des métiers d'art : artistes peintres, faïencier, céramiste, décorateur...

Des commerces de proximité sont également présents : boulangerie-épicerie (installée dans de nouveaux locaux en 2014), charcuterie, café-restaurant (Relais Poste), librairie.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, l'hébergement touristique proposé sur Chédigny regroupe au total 103 chambres réparties sur :

  • Chambres d’hôtes : 3 établissements[93] ;
  • Gîtes de France® : 8 établissements[94] ;
  • Village-vacances : 1 établissement (seconde PME de la commune).

Au 1er janvier 2013, la commune de Chédigny ne disposait pas d'hôtel ni de camping sur son territoire[Insee 10].

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 478 €, ce qui plaçait Chédigny au 14 978e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 11].

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Chédigny et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011 sont présentés ci-dessous[Insee 12],[Insee 13] :

Chédigny Indre-et-Loire variation
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 27 025 24 480 + 10,4 %
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 58,1 58,3 - 0,3 %

Le revenu moyen par foyer fiscal est nettement supérieur à la moyenne départementale, pour une proportion de foyers imposables sensiblement égale[Note 2].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Chédigny et leur évolution sur les cinq dernières années[Insee 14] :

Chédigny 2011 Chédigny 2006 évolution
Population de 15 à 64 ans 357 320 + 11,6 %
Actifs (en %) 76,6 81,6 - 6,5  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 71,8 73,3 - 2,0 %
Chômeurs (en %) 5,8 8,3 - 30,1 %
Chédigny 2011 Chédigny 2006 évolution
Nombre d'emplois dans la zone 193 186 + 3,8 %
Indicateur de concentration d'emploi 74,5 78,8 - 5,8 %


Sur cinq ans, la population active de Chédigny a augmenté, mais le taux d'emploi de cette population active a diminué ; le chômage a fortement régressé.

Si le nombre d'emplois dans la zone s'est accru, il a progressé moins vite que le nombre d'actifs, ce qui entraîne mathématiquement une diminution de l'indicateur de concentration d'emploi (environ 75 emplois proposés pour 100 actifs)[Note 2].

En 2011, les actifs résidant à Chédigny travaillent en majorité dans la commune (25,9 %) ou dans le département d'Indre-et-Loire (66,9 %). Ils ne sont que 7,2 % à travailler hors du département[Insee 15].

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Chédigny, « village-jardin »[modifier | modifier le code]

La « chaussée partagée »

Chédigny a obtenu en 2013 le label national « Jardin remarquable » attribué par le Ministère chargé de la Culture [95] pour une durée de 5 ans renouvelable. Dans le cas présent, et c'est une première en France, ce label n’a pas été attribué à un jardin spécifique, mais à l’ensemble de la commune, pour ses efforts d’aménagement paysager du centre-bourg[96].

C’est en 1991 que débutent les travaux aboutissant à la plantation de 800 rosiers et des milliers de plantes vivaces sur les trottoirs du bourg, alors que tous les réseaux sont enterrés et que les chaussées sont réaménagées pour permettre la circulation conjointe et sécurisée des véhicules et des piétons ; dans le même temps, une route de contournement du bourg est ouverte pour soulager la circulation automobile dans le centre ; ces travaux se sont terminés en 2008[70].

Chédigny avait obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris en 2007, puis quatre fleurs en 2014[97].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Localisation des lieux et monuments de Chédigny

La commune ne compte aucun monument à l'inventaire des monuments historiques[98] ni aucun monument ou objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[99],[100].

Plusieurs monuments et édifices, appartenant au patrimoine civil ou religieux de Chédigny, peuvent cependant être cités (voir leur localisation sur la carte ci-contre) :

  • Pierre bachelière (1) : ce menhir haut de 1,8 m dressé en plein champ au nord de la commune près des limites de Cigogné et de Sublaines semble dater de 2500 à 2000 avant J.C. (période finale d'érection des mégalithes protohistoriques[101]). Selon une tradition locale, les bachelets ou bacheliers (jeunes garçons entraînés au combat au bâton mais n'ayant pas encore le droit de porter l'épée) de Chédigny se réunissaient autour du menhir le 1er mai puis parcouraient la campagne de ferme en ferme, en quête de cadeaux[102] ;
  • église Saint-Pierre-ès-Liens de Chédigny (2) : la première église était la chapelle seigneuriale du château, dépendant de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin et située à l’emplacement du chœur de l’église actuelle. Le chœur actuel date du XIIe siècle, époque où cette chapelle fut élevée au rang d'église, le transept du XVe siècle, la nef a été reconstruite au XVIe siècle comme la façade. La pointe du clocher fut rebâtie au XVIIe siècle sur la base d’une petite chapelle du XIIIe siècle. Les vitraux furent fabriqués à la fin du XIXe siècle par les maîtres verriers tourangeaux Lucien-Léopold Lobin, né à Loches, et Armand Clément, natif de Chédigny, ainsi que par le maître verrier toulousain Louis-Victor Gesta[30] ; une statue de l'église en bois peint et doré, représentant « saint Michel terrassant le dragon » fait partie de l'inventaire des monuments historiques au titre d'« objet classé » depuis le 8 juin 1892[103] ;
  • ancien prieuré Saint-Jean-de-Jarry (3) : ce prieuré existait déjà au XIIe siècle. Dépendant de l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, près de Nogent-le-Rotrou, il fut rattaché à l’abbaye de la Trinité à Beaulieu-lès-Loches en 1695. Saisi comme bien national à la Révolution, sa chapelle fut transformée en bâtiment agricole, puis enfin en habitation[30]. Seule sa façade subsiste dans son état d’origine, notamment la porte romane en plein cintre. Elle abrite aujourd’hui l’atelier d’un artisan ;
Éolienne du Breuil
  • Orfeuil (4) , hameau de Chédigny, était au XIIIe siècle une propriété de la famille de Mello. De cette époque date un oratoire à sainte Agnès plus tard érigé en prieuré[104] mais interdit dès 1787 car il tombait en ruine[105] ;
  • ancienne église Saint-Michel (5) : église paroissiale du XVe siècle établie sur des fondations gallo-romaines, fermée au culte en 1792 au profit de Saint-Pierre-ès-Liens, vendue comme bien national en 1798 et reconvertie en habitation[32], elle fut achetée en 1874 par le maître verrier Armand Clément qui y installa son atelier ;
  • château du Breuil (6) : situé à l'orée des bois jouxtant la forêt de Loches, le château du Breuil (en ancien français, « bois enclos constituant une réserve de chasse », dérivé du gaulois bro -gilo[106]) date du XVe siècle et fut remanié au XIXe siècle. Il a appartenu, aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècles, à la famille le Breton (voir section Héraldique). Au début du XXe siècle, le château était alimenté en eau depuis l'Indrois par une éolienne Bollée, encore en place mais hors service ;
  • château de la Hubaudière (7) : ce château du XVe siècle, propriété de la chartreuse du Liget jusqu'à la Révolution, remanié au XIXe siècle, a accueilli entre 1852 et 1880 la première école d'agriculture de Touraine, qui venait de quitter Genillé[107] ;
  • les Minées (8) : cet ancien fief du XVIe siècle conserve deux constructions intéressantes : une chapelle érigée en 1520 et un ancien pigeonnier-porche sur base carrée, pourvu d'une toiture pyramidale, mais dont les entrées ont été murées[105].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny est intégrée depuis 2006, pour toute une grande moitié nord de son territoire, au Réseau Natura 2000. La Zone de Protection Spéciale (ZPS) ainsi constituée, dite « site Natura 2000 Champeigne », vise à la préservation de plusieurs espèces d’oiseaux, dont l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) et l’Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus)[L.Dév. 7], grâce à des mesures agrienvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées[108].

Certaines zones de la Champeigne, au nord du territoire communal de Chédigny, formant une bande allant de Reignac-sur-Indre jusqu'à Sublaines, incluses dans le site Natura 2000 de la Champeigne tourangelle, sont recouvertes de landes et de pelouses calcaires abritant une flore spécifique, dont l'anémone pulsatille (Anemone pulsatilla) et de nombreuses espèces d'orchidées sauvages comme l'ophrys abeille (Ophrys apifera)[109], pour ne citer que ces exemples. Les mesures adoptées dans le cadre du Réseau Natura 2000 doivent également favoriser le maintien de cette diversité floristique.

L'étang des Hubaudières ainsi que les marais qui le bordent, alimentés par l'un des ruisseaux de Chédigny, sont riches d'une faune très diversifiée, oiseaux, insectes ; 25 espèces de libellules y ont été recensées[15], dont l'Agrion joli (Coenagrion pulchellum), rarement observé[110].

Le castor d'Europe, (Castor fiber), en reconquête des cours d'eau de Touraine après sa réintroduction dans la Loire il y a environ trente ans, a été signalé en 2011 sur l'Indrois entre Chédigny et Azay-sur-Indre[111].

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La Fayette, par Joseph-Désiré Court (1834)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilbert du Motier de La Fayette (1757-1834), officier et homme politique, propriétaire de l'ancienne châtellenie de Chédigny jusqu'en 1789 ;
  • Armand Clément (1840-1894), maître verrier[112], Chédignois ;
  • Bernard Louault (1903-1983) et Jeanne Louault (1912-2011), « Justes parmi les nations »[44], Chédignois ;
  • Henri Sevenet (1914-1944), Résistant français mort au combat, Chédignois ;
  • Pierre Louault (né en 1949), maire de Chédigny depuis 1977, conseiller général UDI d'Indre-et-Loire depuis 2001, vice-président du Conseil général d'Indre-et-Loire depuis 2004[113] et président de la communauté de communes Loches Développement depuis 1996[114] ; Chédignois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chédigny

Les armes de Chédigny se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois colombes d'argent, à l'écusson du champ en cœur chargé d'une fleur de lys d'or, au chef du même chargé d'un lion issant de gueules.

Chédigny a adopté le blason de la famille le Breton de la Doinetrie (paroisse de Neuillé-Pont-Pierre) ; la fleur de lys a remplacé une étoile d'argent en 1638[115].

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages utilisés pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

  • Bernard Briais, Découvrir la Touraine - La Vallée de l'Indrois, C.L.D.,‎ 1979, 173 p..
  • Bernard Briais, Le Pays lochois à la Belle Époque, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ 1983, 141 p. (ISBN 978 2 85443 043 1).
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ 1987, 967 p. (ISBN 2 85443 136 7).
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, C. Bonneton,‎ 1998, 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - L'Indre-et-Loire, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ 1988, 141 p. (ISBN 2 87754 002 2).
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Mayenne, Imprimerie de la Manutention,‎ 1986, 735 p. (ISBN 978 2 855 54017 7).

Autres ouvrages traitant du sujet[modifier | modifier le code]

  • Sonia Lesot (ill. Georges Lévêque), Chédigny - la vie en roses, Association Roses de Chédigny,‎ 2013, 143 p. (ISBN 2 919 74702 9).
  • Jacques-Marie Rougé, Voyage en Touraine inconnue, C.L.D.,‎ 1976, 252 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'autres ruisseaux, aux caractéristiques similaires, arrosent les communes limitrophes de Chédigny situées sur le cours de l'Indrois.
  2. a, b, c, d, e et f Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  3. a et b Ancien fief.
  4. Ancien prieuré.
  5. Ancien fief et ancien prieuré.
  6. Ancien prieuré, siège d'une ancienne paroisse.
  7. Ne correspondant à aucune délimitation territoriale officielle, le Lochois peut cependant être sensiblement assimilé territorialement à l'arrondissement de Loches.
  8. Le chiffre de la population officiellement retenu pour l'élection municipale de 2008 était celui du recensement 1999, soit 435 habitants pour Chédigny.
  9. Le besoin ou capacité de financements des investissements est la différence entre les ressources et les emplois d'investissement ; si les ressources sont supérieures aux emplois, on parle de capacité de financement ; des emplois supérieurs aux ressources expriment un besoin de financement.
  10. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  11. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[72].
  12. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  13. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  14. À ne pas confondre avec son homonyme Big Joe Turner (1911-1985), de son vrai nom Joseph Vernon Turner.
  15. Les loges de vigne étaient utilisées par les personnes travaillant dans les vignes voisines ; elles s'y reposaient, y mangeaient et y entreposaient leurs outils.
  16. On peut constater une différence entre les données fournies par l'INSEE et par le Ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le Ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET).

Références[modifier | modifier le code]

Références consultables en ligne sur le site de l'INSEE[modifier | modifier le code]

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Autres références[modifier | modifier le code]

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