Chédigny

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Chédigny
La rue du Lavoir.
La rue du Lavoir.
Blason de Chédigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Développement
Maire
Mandat
Pierre Louault
2014-2020
Code postal 37310
Code commune 37066
Démographie
Gentilé Chédignois
Population
municipale
554 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 39″ N 1° 00′ 01″ E / 47.2108333333, 1.0002777777847° 12′ 39″ Nord 1° 00′ 01″ Est / 47.2108333333, 1.00027777778  
Altitude Min. 62 m – Max. 110 m
Superficie 23,17 km2
Localisation

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Liens
Site web chedigny.fr

Chédigny (prononcé [ ʃediɲi ]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre. La présence de l'Homme sur son territoire est avérée depuis la Préhistoire. Si la commune actuelle est née à la Révolution de la fusion de deux anciennes paroisses, le nom de Chedignacum apparaît au milieu du XIIe siècle alors que l’existence d’une châtellenie est attestée par des sources écrites au début du XIIIe siècle.

Cette petite commune de la vallée de l'Indrois, de tradition agricole, qui avait connu un exode rural massif depuis la fin du XIXe siècle, a amorcé en 1978 sa mutation en créant une zone artisanale au moment même où sa population recommençait à croître ; cette zone d'activités accueille, en 2011, huit entreprises qui emploient près de cent personnes.

Chédigny a régulièrement organisé depuis le milieu des années 70 des manifestations culturelles (spectacles montés et joués par ses habitants, festival de blues), mais elle s'est surtout fait connaître ces dernières années grâce au fleurissement de son bourg : elle a obtenu en 2013 le label national « Jardin remarquable » attribué, pour la première fois, à une commune dans son ensemble. Enfin, elle possède un patrimoine naturel diversifié, son territoire étant intégré, à des degrés divers, à cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et à un site du réseau Natura 2000.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny se trouve dans le quart sud-est du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Chédigny se situe à 31,5 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 9,6 km au nord de Loches[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée et à 13 km au sud de Bléré[3], seconde ville importante la plus proche de Chédigny après Loches.

La carte des limites territoriales de Chédigny
Limites administratives de Chédigny.

Chédigny est limitrophe de six autres communes :

Communes limitrophes de Chédigny
Cigogné Sublaines
Reignac-sur-Indre Chédigny Saint-Quentin-sur-Indrois
Azay-sur-Indre Chambourg-sur-Indre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Une représentation de Chédigny sur la carte de Cassini
Chédigny sur la carte de Cassini.

La principale formation géologique de Chédigny consiste en un plateau de craie du Sénonien recouvert de calcaire lacustre de la fin de l'Éocène constituant la majorité du territoire communal, caractéristique de la petite région agricole fertile de la Champeigne tourangelle[4],[5],[Note 1]. Dans la partie sud-ouest du territoire communal, sur la rive gauche de l'Indrois, les calcaires lacustres de couverture sont remplacés par des limons éoliens battants, moins fertiles ; ces sols sont dénommés « bournais »[6]. Les vallées de l'Indrois et de ses affluents sont recouvertes d'alluvions fluviatiles récentes donnant des sols à tendance hydromorphe avec, bien souvent, une nappe phréatique peu profonde. Les pentes de raccordement entre les plateaux et les vallées sont recouvertes d'argile à silex et de dépôts limoneux ou caillouteux érodés[7] ; ce type de sol est appelé « perruche » dans la vallée de la Loire[8]. La représentation de Chédigny sur la carte de Cassini rend bien compte de cette disposition, même si elle exagère l'importance donnée aux vallées des cours d'eau.

La superficie de la commune est de 2 317 hectares (au 1er janvier 2014, la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 1 510,2 hectares[Insee 1],[Insee 2]) ; son altitude varie entre 62 et 110 mètres[9]. Le point le plus bas se situe au bord de l'Indrois, en limite communale d'Azay-sur-Indre et le plus haut sur le plateau, au nord-est du territoire ; l'ensemble du plateau, de part et d'autre de la vallée de l'Indrois, se développe à une altitude supérieure à 85 m[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Une vue de la rivière Indrois depuis le pont de Chédigny
L'Indrois à Chédigny.

Chédigny est située dans la bassin hydrographique de la Loire. Son territoire communal est parcouru dans sa moitié sud par la rivière Indrois[10]. À l'approche de son confluent avec l'Indre, 2,3 km au-delà des limites communales de Chédigny, l'Indrois présente une pente faible (0,5 m/km), propice à la formation de nombreux méandres, bras morts et zones marécageuses[11]. La rivière peut provoquer des inondations dévastatrices ; chroniques communales et registres paroissiaux, comme ceux de Chédigny, en conservent le témoignage : « Le 25 novembre 1770, jour de Sainte Catherine, inondation si considérable qu'elle surpassa de trois pieds les ponts de Saint-Quentin qu'elle emporta et démolit les principales arches... »[12].

L'Indrois reçoit, sur sa rive droite, cinq petits ruisseaux au cours plus rapide, surtout dans leur partie terminale ; leur pente, de l'ordre de 3 m/km, peut les soumettre, en cas de fortes pluies, à un régime torrentiel. D'une longueur de 5 à 12 km, ils prennent naissance au nord-est, sur le territoire communal de Chédigny ou légèrement en-dehors et coulent tous vers le sud-ouest pour se jeter dans l'Indrois[10]. Ils ont profondément entaillé le plateau qui supporte leur lit à moins qu'ils n'aient emprunté des réseaux de fractures pré-existantes[13],[Note 2].

L'Indrois est mentionné pour la première fois au IXe siècle sous le nom Angeriscus. Il faut y voir un diminutif de Angerem, nom sous lequel Grégoire de Tours désignait l'Indre au VIe siècle[14].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Un paysage de pente boisée descendant vers l'Indrois à Chédigny
La « pente du Merlaudier ».

La carte communale des paysages naturels et la carte géologique de Chédigny sont intimement liées. Le plateau situé au nord et à l'est du bourg (74 % du territoire communal) offre un paysage de « champ ouvert », même si des toponymes comme le Bois-Nivert, la Fosse des Tailles ou encore les Saules indiquent que le boisement de Chédigny fut important[15]; au XIIe siècle, la forêt de Chênevose couvrait une bonne partie du territoire sud-est de l'Indre-et-Loire, dont toute la moitié sud du territoire communal de Chédigny, mais cette forêt a fait l'objet de défrichements successifs au cours des siècles ; la forêt domaniale de Loches en est un vestige[16].

Au nord du territoire, on trouve des pelouses calcaires et des landes abritant une flore et une flore remarquables, justifiant la mise en place de mesures de protection particulières. La partie sud de la commune, soit 13 % du territoire, sur la rive gauche de l'Indrois, est parsemée de bois qui se densifient au fur et à mesure que l'on s'approche de la forêt de Loches. Les pentes de la vallée de l’Indrois restent également largement boisées ; les fonds des vallées de l'Indrois, et de ses affluents dans leur partie terminale, sont dévolus aux prairies, naturelles ou articielles, aux peupleraies et à quelques roselières ; ces deux derniers types de paysages représentent ensemble 13 % de la superficie de la commune[17].

Climat[modifier | modifier le code]

La situation géographique de Chédigny soumet la commune à un climat tempéré océanique dit dégradé[18] ; la côte rochelaise est à 200 km « à vol d'oiseau » de Chédigny. Ce type de climat, soumis à un flux d'ouest dominant sur l'année, se caractérise par des températures clémentes, les moyennes mensuelles minimales n'étant jamais négatives, même en hiver, alors qu'en été il est fréquent d'observer un épisode caniculaire de quelques jours. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm.

Ci-dessous les données météorologiques pour la station de Tours (32,7 km au nord-ouest de Chédigny).

Relevés à Tours-St Symphorien pour la période 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,9 3,9 5,6 9,2 12,1 14 13,8 11,1 8,6 4,6 2,5 7,5
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,5 12,3 15,2 19,1 22,8 25,5 25,5 21,8 16,8 10,9 7,5 16,1
Ensoleillement (h) 69,2 92 142,1 180,4 202,5 228,2 249,1 239 186 123,3 79,5 57,1 1 848
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : infoclimat : Tours[19]

La comparaison des moyennes trentenaires à la station de Tours[20] (données ci-dessous) semble mettre en évidence une certaine élévation du niveau des températures (minimales, moyennes et maximales) sur les trois périodes de référence ; les paramètres d'ensoleillement et de précipitation n'évoluent pas de manière lisible[Note 3].

Évolution des moyennes trentenaires à la station de Tours (37)
1961-1990 1971-2000 1981-2010
température minimale moyenne (en°C) 6,9 7,1 7,5
température moyenne (en°C) 11,2 11,4 11,8
température maximale moyenne (en°C) 15,4 15,7 16,1
ensoleillement (en h) 1 815,6 1 799,0 1 848 0
précipitations (en mm) 678,9 704,0 695,9

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

Le centre-bourg de Chédigny se trouve à l'écart de toute voie de communication reliant directement des centres urbains importants[21]. Côté sud-ouest et via Chambourg-sur-Indre, distant de 4,5 km, il est possible, depuis Chédigny, de rejoindre Tours ou Loches par la D943 ; côté est et via Saint-Quentin-sur-Indrois, à une distance de 2,5 km, la commune est reliée à Bléré et Loches par la D31. L'embranchement autoroutier le plus proche est celui de l'A85, sortie 11 Bléré, distant de 9,5 km vers le nord, qui permet de gagner Tours et l'autoroute A10 ou Vierzon et l'autoroute A71.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Aucun transport en commun ne dessert directement Chédigny ; la commune n'a jamais été reliée à un réseau ferroviaire[22]. En 2014, les habitants de Chédigny peuvent se rendre à Loches ou Tours en empruntant la ligne TER Centre Tours-Loches, soit en train accessible à partir de la halte de Chambourg-sur-Indre, soit en car à partir de Chambourg-sur-Indre ou Azay-sur-Indre, selon les horaires[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Une vue actuelle de l'ancien prieuré Saint-Jean de Jarry
Ancien prieuré Saint-Jean de Jarry.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'habitat traditionnel de la commune est organisé selon deux systèmes[24] :

  • un bourg, bâti le long de la route principale, un peu au-dessus du fond de la vallée de l'Indrois, mais également autour de l'ancien château aujourd'hui disparu (l'église actuelle occupe sensiblement le même emplacement) ; ce bourg n'occupe pas le centre géographique de son finage, mais se trouve nettement décalé vers le sud ;
  • trente-quatre hameaux ou fermes (anciens fiefs ou prieurés pour certains d'entre eux) qui maillent le territoire communal et où, traditionnellement, résidaient les agriculteurs exploitant les terres alentour. On peut citer le Breuil et les Minées, anciens fiefs, Jarry et Orfeuil, anciens prieurés, Saint-Michel, ancienne paroisse ou encore Norçay, hameau le plus peuplé au début du XXIe siècle.

Cette disposition est conservée, même si le bourg a tendance à prendre plus d'importance, les logements neufs étant majoritairement construits à sa périphérie[L.Dév. 1], par rapport aux hameaux dont certains ne comportent plus qu'un seul « feu » : le premier lotissement construit à Chédigny à partir de 1977 fut celui des « Pentes », à vocation locative, accroché à la pente du coteau surplombant la rive droite de L'Indrois, au sud-est du bourg[25]. Certains hameaux, autrefois distincts du centre-bourg comme la Prioterie, y sont aujourd’hui intégrés en raison de la construction de nouvelles habitations dans l’intervalle jadis non bâti. De fait, l'habitat dispersé traditionnel d'un territoire agricole est, à Chédigny, en train d'évoluer vers un habitat de plus en plus groupé.

Logement[modifier | modifier le code]

Résidences principales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison du logement à Chédigny et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011, au travers de quelques indicateurs[Insee 3],[Insee 4] :

indicateurs de logement - Chédigny, 2011
Chédigny Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 80,4 88,4
Part des logements vacants (en %) 6,9 7,1
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 74,9 58,6

L'habitat à Chédigny se caractérise surtout par une forte proportion de ménages propriétaires de leur habitation, supérieure de plus de 16 points à la moyenne départementale ; le logement locatif ne représente que 25,1 % des résidences principales. En 2011, 51 % des ménages résidaient dans la commune depuis plus de 10 ans. Entre 1991 et 2008, 39 résidences principales ont été construites (presque exclusivement des maisons individuelles), soit une augmentation de 20,3 % du parc[Insee 3],[Note 3].

Résidences secondaires ou occasionnelles[modifier | modifier le code]

Elles représentent 12,8 % des habitations de Chédigny, valeur très nettement supérieure à la moyenne de l'Indre-et-Loire qui s'établit à 4,4 %[Insee 3],[Insee 4].

Risques naturels majeurs[modifier | modifier le code]

L'ancien abreuvoir de Chédigny réaménagé en jardin aquatique
Ancien abreuvoir.

La configuration du bourg de la commune, un bourg bâti au flanc d'un coteau arrosé par un ruisseau au débit parfois imprévisible, mais aussi la géologie de la zone, soumettent Chédigny à des risques naturels.

Le 21 juin 1889, en pleine nuit, deux ruisseaux de la commune sortirent de leur lit à la suite de trombes d'eau : « Il y avait jusqu’à 1,50 mètre d’eau dans certaines maisons, mentionne Armand Girard, dans sa monographie de Chédigny. Un brave homme, sa femme et son chien furent soulevés avec leur lit jusqu’au plafond. Un vieillard monté sur un buffet avait de l’eau jusqu’aux genoux … Une jeune fille s’était réfugiée sur une armoire … »[26].

Plus récemment, entre 1982 et 2007, la commune de Chédigny a fait l’objet de six arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle pour les motifs suivants (les années mentionnées sont celles des évènements ayant abouti à la reconnaissance de la catastrophe naturelle)[27] : deux arrêtés pour inondations et coulées de boue (1982 et 1985) ; trois arrêtés pour mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse (1989, 1990-91 et 1992-93) : trois arrêtés ; un arrêté pour inondations, coulées de boue et mouvements de terrain (1999).

Le risque d'inondations et de coulées de boue est principalement lié à la présence des ruisseaux, dont celui d'Orfeuil qui traverse le bourg et alimente un ancien abreuvoir avant de se jeter dans l'Indrois, au terme d'un cours dont la partie qui précède la traversée du centre-bourg accuse une forte pente, de l'ordre de 10 m/km.

Le risque de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse est dû à des phases successives de retrait-gonflement des argiles pouvant fragiliser les fondations des bâtiments[28]. Tout le plateau de Chédigny, de part et d'autre de l'Indrois, est soumis à un aléa moyen ou fort face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[29].

Vis-à-vis du risque sismique, Chédigny est située en zone de sismicité faible, soit de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Chédigny apparaît dans une charte de Marmoutier datée de 1136, sous la forme Chedigniacum[31], on trouve ensuite Chepdiniacum (XIIe siècle), Cedigny (XIIIe siècle)[32] ou Chédigné dans un arrêté du 5 vendémiaire an X (27 septembre 1801)[33].

L'étymologie du toponyme n'est pas formellement établie, mais deux hypothèses se dégagent :

  • un dérivé en -acum, suffixe d'origine gauloise localisant ou indiquant la propriété, sur la base de l'anthroponyme (gallo-)roman Catinius[34],[35],[36].
  • un autre toponyme en -acum, mais sur la base du nom d'arbre bas latin catanus « genévrier »[37].

Remarque : dans l'hypothèse Catinius le [t] intervocalique aurait dû s'amuïr complètement comme dans Chagny (Saône-et-Loire, de Caaniaco vers 1150), Chagny (Ardennes, in Cadiniaco IXe siècle) et le nom commun chaine issu du latin catena. Albert Dauzat et Charles Rostaing émettent l'hypothèse du nom d'arbre catanus « genévrier », suivi du suffixe collectif -eum + -acum, uniquement pour ces deux derniers toponymes[38].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Des pointes d'épée datant de l'âge du bronze
Pointes d'épée de l'âge du bronze, origine inconnue, musée d'archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye.

Des silex du Néolithique ont été découverts sur plusieurs stations, notamment à proximité de « la Pierre bachelière », un menhir situé en limite nord de la commune[32]. Une cachette de fondeur datée du Bronze final, surnommée « le trésor de Code », du nom du hameau proche du site, découverte en 1915, renfermait plusieurs dizaines de kilos d’objets divers[39]. Cette découverte fortuite, à la faveur d'un simple labour, peut être rapprochée des noms des lieudits situés à proximité, « les Minées » et « les Fourneaux », traduisant l’ancienneté de l’extraction et du traitement des métaux dans ce secteur[40],[41]. Quelques objets découverts à cette occasion sont conservés au musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny, mais la plus grande partie de la collection a été dispersée[42].

Antiquité[modifier | modifier le code]

De cette époque datent les vestiges découverts sur un site : des tuiles, de grandes quantités de céramiques[43] et une grande meule gallo-romaine ; cette dernière découverte est peut-être l'indice d'une longue tradition d'agriculture céréalière dans cette zone[13]. La présence d'une voie antique est supposée, recouverte par l'actuelle D10 au niveau du franchissement de l'Indrois. Une maçonnerie gallo-romaine aurait été réutilisée lors de la construction du pont[44].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Entre les écrits de Grégoire de Tours au VIe siècle et les nombreuses chartes des grandes abbayes au XIe siècle, l’histoire de la Touraine manque cruellement de sources écrites[45] ; Chédigny ne fait pas exception et son histoire pendant le haut Moyen Âge n’est pas renseignée ; par exemple, on ignore si ce territoire a été concerné par les affrontements qui ont opposé les comtes d’Anjou et de Blois à la charnière du Xe siècle et du XIe siècle pour la possession de la Touraine[46]. Le fil de l'histoire locale reprend en 1204 ; Chédigny est alors, sous le nom de Saint-Michel, une châtellenie dépendant du château de Loches, dont le premier seigneur connu est Bochard (ou Bodard) de Saint-Michel[47]. Peu de temps après, et avant 1223 en tout cas, le roi Philippe Auguste fait don à Dreux V de Mello de la ville et du château de Loches et de leurs dépendances, dont Chédigny[48]. La châtellenie passe entre les mains successives d'au moins six grandes familles, dont la famille Cardonne[47] par l'intermédaire de Jean-François de Cardonne, général des finances de 1492 à 1516 sous Charles VIII, Louis XII et François I er, « seigneur du Grand et du Petit Chédigny en Touraine »[49], également propriétaire d'Azay-sur-Indre, appelée à cette époque et pour cette raison Azay-le-Cardonne[50].

Des temps modernes à l'Empire[modifier | modifier le code]

une vue actuelle de l'ancienne église Saint-Michel
Ancienne église Saint-Michel.

Il semble qu'au début du XVIIe siècle une séparation de la châtellenie en deux paroisses ait lieu : les registres paroissiaux de Saint-Pierre de Chédigny sont connus dès 1553 ; ils n'apparaîtront qu'en 1610 pour Saint-Michel de Chédigny[13]. Les deux paroisses coexistent jusqu'en 1790[51], séparées par l'Indrois, franchissable grâce à un bac jusqu'en 1808 avant la construction d’un pont en bois. Certains hameaux situés à la limite entre Saint-Michel et Chambourg-sur-Indre sont alors dits « tournants et virants », c'est-à-dire qu'ils dépendent de l'une ou l'autre paroisse en alternance annuelle avec, à la clé, un système complexe de compensation financière entre les paroisses concernées[52]. La paroisse Saint-Michel est définitivement supprimée en 1792 ; une partie en est rattachée à Chambourg-sur-Indre, l'autre à Chédigny avec Saint-Pierre pour seule paroisse. À compter de la suppression de sa paroisse, le hameau de Saint-Michel voit sa population baisser pour ne plus compter que quelques maisons[13]. L'église Saint-Michel est vendue comme bien national en 1798 ; elle existe toujours en partie, transformée en habitation[32].

La première école connue à Chédigny est une école gratuite pour les filles, fondée en 1698 par Dreux le Hayer, seigneur de Chédigny[53].

Le château féodal fortifié, connu dès 1204, ruiné dès la fin du XVIIe siècle, disparaît entièrement un siècle plus tard. Il se situait au nord-est de l'église actuelle[44]. En 1789, la châtellenie de Chédigny appartient par héritage au marquis de La Fayette, également propriétaire de six autres châteaux et plus de 2 300 hectares de terres dans les communes voisines[54]. À la Révolution, les biens du marquis de La Fayette, considéré comme émigré[55], sont saisis comme bien nationaux et vendus. La période révolutionnaire de la Grande Peur s'accompagne à Chédigny (comme dans d'autres communes) de scènes de pillages et de destruction dans les champs prêts à être récoltés[56]. Les habitants de Chédigny ne sont pas particulièrement royalistes : à l'annonce de l'arrestation du roi Louis XVI en fuite, ils allument un feu de joie[57].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

une vue de la façade de la salle des fêtes de Chédigny
Salle Meusnier-Tulasne.

En 1871, les troupes prussiennes occupent le village pendant quelques jours au début du mois de mars[58].

Quarante-neuf Chédignois meurent au combat pendant la première Guerre mondiale[59], soit environ 1 habitant sur quatorze.

Entre le 22 juin 1940 et le 28 février 1943, la ligne de démarcation traverse les communes de Reignac-sur-Indre et Cigogné, limitrophes de Chédigny, à l'ouest de leurs bourgs respectifs : Chédigny est donc en zone libre et se trouve rattachée, jusqu'à la suppression de la ligne de démarcation, à la préfecture de l'Indre[60]. La situation géographique de Chédigny (et du Lochois[Note 4] en général), territoire en zone libre proche de l'Angleterre « à vol d'avion » et situé non loin de la ligne de démarcation, va favoriser les actions de résistance à l'ennemi[61] :

Carte de France avec le tracé de la ligne de démarcation
Tracé de la ligne de démarcation.

le 6 mai 1941, en pleine nuit, un opérateur radio est parachuté, avec tout son équipement dans les bois du château du Breuil où il s'installe ; le 27 août 1942, le Résistant Henri Sevenet, de retour d’Angleterre, est à son tour parachuté au-dessus du Breuil, propriété familiale, avant de participer à de nombreuses actions en France ; la même année, Bernard et Jeanne Louault recueillent et cachent dans leur ferme de Norçay deux jeunes Juifs. Ils se verront décerner en 2002 le titre de « Justes parmi les nations »[62]. Le 7 juillet 1946 a lieu l'inauguration d'un foyer communal, tout récemment construit, par l'instituteur Gérard Meusnier et l'abbé Jean Tulasne, deux personnages emblématiques dans les petites communes rurales d'alors ; ils sont alors respectivement président et vice-président de l’Amicale de la maison du prisonnier et foyer communal de Chédigny, association à l'origine de ce projet[63]. La salle sera baptisée de leurs deux noms en 2011. Les rapports des Chédignois avec leur curé ne sont pas toujours aussi apaisés : en 1913, le conseil municipal avait refusé que soit donné au curé le bois d'une croix qu'on venait d'abattre dans le haut du bourg[64].

De 1976 à 1997, les habitants de Chédigny proposent chaque année un spectacle thématique : les vieux métiers d'antan, la vie au village, les révoltes paysannes, la Révolution française, spectacle joué à Memphis en Tennessee en 1990[65]. De 1997 à 2012, Chédigny organise au mois d'août un festival musical « Festival Blues in Chédigny » parrainé par le musicien américain Big Joe Turner (1944-2008)[Note 5], ancien bassiste des B. B. King ; ce festival a accueilli chaque année entre 6 000 et 6 500 spectateurs[66].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Chédigny fait partie du canton de Loches, qui regroupe vingt communes autour de Loches, le chef-lieu de canton. Elle est rattachée à l'arrondissement de Loches et à la 3e cironscription de l'Indre-et-Loire, dont la députée est Marisol Touraine, PS, depuis 2012[67].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L’électorat chédignois semble assez versatile quant à ses choix politiques. Lors des deux dernières élections présidentielles (le scrutin de 2002 pouvant être considéré comme atypique), c’est le candidat de droite qui a obtenu le meilleur score. Il en est de même pour deux élections législatives sur trois. Par contre, aux élections régionales, par deux fois, c’est le candidat de gauche qui est arrivé en tête. Le maire UDI de Chédigny, candidat aux élections cantonales, a obtenu dans sa commune un excellent score. Les résultats des élections européennes sont moins faciles à analyser, avec une participation relativement faible et un scrutin à un seul tour qui favorise l’éparpillement des voix[Note 3]. Le mode de constitution des listes pour les petites communes lors des scrutins municipaux ne permet pas de mettre en avant des tendances politiques claires.

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 52,47 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 47,53 % des suffrages ; le taux de participation était de 87,24 %[88].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait obtenu 46,22 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 53,78 % des suffrages ; le taux de participation était de 82,86 %[89].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, les 11 candidats ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 72,27 %[90].

Aux élections municipales de 2014, les 15 candidats ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 66,27 %[91].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Chédigny[92]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1804 Jean Pénicault    
1804 1813 Jacques Odart    
1813 1816 Pénicault    
1816 1818 Benoiste    
1818 1826 Quarré    
1826 1840 Damon-Perfus    
1840 1848 Pierre-Alexis Coulon    
1848 1860 Sylvain Rougé-Clément    
1860 1892 Adelin Moreau    
1892 1913 Pierre-Marie Céré   Décède en cours de mandat
1913 1925 Lucien Bienvault    
1925 1928 Henri Berthaux   Décède en cours de mandat
1928 1929 Achille Moreau   Adjoint faisant office de maire
1929 1937 Achille Moreau   Décède en cours de mandat
1937 1938 Julien Ferrand   Adjoint faisant office de maire
1938 1947 Albert Clément SFIO  
1947 1952 ? Jean Leroy    
mars 1977 en cours
(au 1eraoût 2014)
Pierre Louault UDI Agriculteur, Conseiller général

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15 à partir de 2014 ; il ne comptait jusqu'alors que 11 membres (population inférieure à 500 habitants)[93],[Note 6].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jusqu'en fin 2009, les habitants de Chédigny relevaient de la juridiction du tribunal d'instance de Loches. Depuis le 1er janvier 2010 et la réforme de la carte judiciaire, c'est le tribunal d'instance de Tours qui est compétent pour l'ensemble du département ; toutes les juridictions intéressant Chédigny sont ainsi regroupées à Tours, exception faite du tribunal administratif qui siège à Orléans[94].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité de Loches.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chédigny fait partie, depuis sa création le 31 décembre 1995, de la communauté de communes Loches Développement qui regroupe vingt communes pour une population de 21 550 habitants, dont 6 455 pour la seule commune de Loches, en 2011.

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement du réseau de distribution d'électricité. Fondé en 1937, il a progressivement évolué dans le contexte d'ouverture des marchés de l'énergie à la concurrence[95]. Par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008, toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel.

Chédigny, Azay-sur-Indre et Saint-Quentin-sur-Indrois ont créé en 1983 un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU)[96] chargé d'organiser et assurer le transport scolaire des enfants dans le cadre d'un regroupement scolaire. Son siège social se trouve à Chédigny.

Un autre SIVU, auquel adhère la commune de Chédigny au même titre que 48 autres communes du Lochois, prend en charge le transport des collégiens et lycéens entre leurs communes respectives et les établissements d'enseignement secondaire, publics comme privés, ouverts dans le périmètre de compétences de ce SIVU. Il s'agit du syndicat intercommunal de transport scolaire du Lochois dont le siège se trouve à Ferrière-sur-Beaulieu et qui opère en convention avec un transporteur professionnel[97].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Loches Développement gère la politique environnementale sur l'ensemble de son territoire.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2012, la Régie eau potable et assainissement prend en charge l'organisation de la distribution d'eau potable et l'entretien du réseau d'assainissement[L.Dév. 2].

Au 31 décembre 2012, le service d'adduction d'eau potable bénéficie à 305 abonnés. Celle-ci est prélevée dans trois forages exploitant la nappe du séno-turonien[98] sur le territoire de la commune de Reignac-sur-Indre. Après déferrisation et traitement UV, l'eau est distribuée ou envoyée dans un réservoir de stockage à Chédigny[L.Dév. 3],[99].

Pour les 146 abonnés de Chédigny (nombre arrêté au 31 décembre 2012), le traitement des eaux usées est assuré par[L.Dév. 4] :

  • une station d'épuration à disque biologique, d'une capacité de 500 EH (équivalent-habitant) pour le bourg ;
  • une fosse septique toutes eaux (FSTE) et un filtre à sable d'une capacité de 40 EH pour Norçay, le hameau le plus peuplé.

Une entreprise agro-alimentaire de Chédigny (fabrication de produits laitiers) dispose d'une autorisation de déversement d'eaux usées non-domestiques dans le réseau d'assainissement communal[L.Dév. 5].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Une collecte hebdomadaire des ordures ménagères (OM) et des emballages ménagers (EM) est assurée en porte-à-porte. Des conteneurs pour le verre et les journaux-revues-magazines (JRM) sont disposés sur deux sites du territoire communal. Une collecte des encombrants est réalisée une fois par an en porte-à-porte. Les habitants de Chédigny, nombreux à posséder un jardin, peuvent en outre se procurer des bacs pour le compostage de leurs déchets végétaux. Enfin, ils ont accès aux déchetteries de Chanceaux-près-Loches ou de Tauxigny, respectivement distantes de 11 km et 14,6 km[L.Dév. 6].

Entretien de la voirie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des travaux de réaménagement des rues et trottoirs du centre-bourg conduits à partir de 2001, Chédigny a opté pour la mise en place de techniques alternatives d'entretien de sa voirie[100] visant à remplacer l'utilisation des herbicides par un paillage avec de la paille de céréales ou du bois raméal fragmenté (BRF) ; l'objectif est également de limiter le recours aux engrais chimiques grâce à une fertilisation à base de fumier de bovins.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente quelques éléments des finances locales de Chédigny, sur une période de neuf ans[101] :

Comptes de la commune de Chédigny de 2005 à 2013
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 200 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé jusqu'à 2008 inclus,
communes de 500 à 2000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé depuis 2009.
Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Chédigny Moyenne de
la strate
Chédigny Moyenne de
la strate
Chédigny Moyenne de
la strate
2005
224 133 Besoin 247 Capacité 7 190 134
2006
670 139 Besoin 576 Capacité 17 238 140
2007
203 156 Capacité 615 Besoin 25 203 159
2008
127 142 Capacité 336 Capacité 12 127 146
2009
157 142 Besoin 334 Capacité 9 157 147
2010
124 143 Capacité 194 Capacité 7 124 150
2011
198 160 Besoin 370 0 198 168
2012
149 160 Capacité 19 Capacité 3 149 168
2013
101 160 Besoin 450 Capacité 6 101 168

Quelques tendances générales, toujours en comparaison avec la moyenne de la strate, se dégagent à l'examen de ces données [Note 3], en sachant que Chédigny se situe à la charnière entre deux strates (546 habitants en 2013). Le besoin ou capacité de financement des investissements[Note 7] évolue fortement d'année en année, mais sans exprimer de tendance claire. Il en est de même pour le résultat comptable[Note 8].

De 2005 à 2007, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 9] était nettement supérieure à celle de la moyenne de la strate. Ensuite et jusqu'en 2011, elle évolue toujours autour du niveau moyen de la strate sans jamais s'en éloigner sensiblement. En 2012 et 2013, et pour deux années consécutives, la CAF est inférieure à la moyenne de la strate.

Jumelages[modifier | modifier le code]

À la date du 30 juin 2014, Chédigny ne fait l'objet d'aucun jumelage[103].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Chédignois[104].

En 2011, la commune comptait 554 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 10],[Note 11].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555 610 651 696 643 650 659 718 728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
763 804 825 839 833 802 738 696 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
633 682 680 592 590 539 553 571 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
465 431 394 420 445 435 519 529 554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[105] puis Insee à partir de 2004[106].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Chédigny en 2011 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
1,1 
7,5 
75 à 89 ans
9,6 
14,3 
60 à 74 ans
15,6 
21,1 
45 à 59 ans
21,3 
22,6 
30 à 44 ans
21,3 
14,7 
15 à 29 ans
13,8 
18,6 
0 à 14 ans
17,4 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2011 en pourcentage[Insee 6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
7,5 
75 à 89 ans
10,5 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
20,2 
45 à 59 ans
19,8 
19,5 
30 à 44 ans
18,4 
19,2 
15 à 29 ans
18,3 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

L'évolution de la population à Chédigny est typique de celle d'une commune rurale : après un exode rural amorcé dès 1880 puis amplifié jusqu'à la fin des années 1970 malgré un léger sursaut dû au baby boom de l'après-guerre 1939-1945, le nombre d'habitants augmente à nouveau depuis trente ans, conséquence de la rurbanisation pour une commune située à 35 minutes de trajet automobile de Tours ; le nombre d'habitants s'est accru de 40,6 % depuis 1975.

L’évolution démographique est uniquement due, durant la période 1982 - 2010, au solde migratoire d’actifs, le solde naturel étant, lui, toujours négatif sur la période considérée, comme le montrent les données du tableau ci-dessous[Insee 7].

Soldes de variation annuelle de la population de Chédigny
exprimés en pourcentages
1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2010
Taux de variation annuel de la population + 0,70 - 0,30 + 2,10
Solde naturel - 0,50 - 0,60 - 0,30
Solde migratoire + 1,20 + 0,30 + 2,40

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

Un syndicat intercommunal de regroupement scolaire (SIRS) couvre les communes de Chédigny, Azay-sur-Indre et Saint-Quentin-sur-Indrois[107]. Au sein de ce regroupement, la commune de Chédigny accueille chaque année une cinquantaine d'enfants dans les deux classes de son école maternelle ; le bâtiment, renové en 2007, comprend deux classes, un dortoir qui sert également aux activités ludiques des enfants et une cantine ; quatre agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) assistent les enseignants[108]. Le transport des enfants entre leur commune de résidence et leur lieu de scolarisation est assuré par un minibus dans le cadre d'un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU).

En 2014, les établissements d'enseignement secondaire les plus proches se trouvent à Loches, avec deux collèges, l'un public, l'autre privé[109], et trois lycées, dont deux lycées d'enseignement général, l'un public et l'autre privé, et un lycée public d'enseignement professionnel[110]. Le transport des collégiens et lycéens à destination de Loches est assuré par un service d'autocars.

Les établissements d'enseignement supérieur sont tous situés à Tours ou dans sa proche périphérie. Parmi eux, l'université pluridisciplinaire François-Rabelais propose, au sein d'une école polytechnique universitaire et de deux instituts universitaires de technologie s'appuyant sur une quarantaine de laboratoires de recherche, sept unités de formation et de recherche ; l'école supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers offre sur ses deux sites des formations Bac+3 ou Bac+5 ; l'école Brassart de Tours est spécialisée dans les arts graphiques[111]. Dans le domaine agricole, le lycée agricole de Tours-Fondettes prépare au diplôme du brevet de technicien supérieur (BTS, Bac+2)[112].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

une vue rapprochée de la rose Jeanne de Chédigny
Rose Jeanne de Chédigny.

Quinze associations interviennent à Chédigny dans le domaine culturel, cinq dans le domaine du service à la personne et une dans le domaine sportif[113],[114].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, le village accueille vers la fin du mois de mai un festival des roses avec un marché aux fleurs, des ateliers thématiques et des animations[100],[115] ; 10 000 visiteurs s'y sont rendus en 2012[116].

Depuis 2013, le premier week-end du mois d’août, Chédigny propose aux visiteurs, pour son festival « De bouche et d’oreille » qui a lieu au début du mois d’août, un repas gastronomique de plats traditionnels élaborés avec l’appui de chefs cuisiniers ainsi que des animations dans le village. En 2013, 2 500 repas ont été servis sur deux jours[117].

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Sous l'égide du conseil général d'Indre-et-Loire, dans le cadre du réseau de la « direction de la lecture publique et du livre de Touraine », Chédigny met à la disposition de ses habitants une bibliothèque[118]. Une galerie d'expositions est ouverte dans le centre-bourg[119]. Chédigny dispose par ailleurs d'un court de tennis et d'un terrain de football.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny ne dispose pas de professionnel de santé sur son territoire. Les médecins généralistes les plus proches exercent à Chambourg-sur-Indre et Reignac-sur-Indre. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier des Rives de l'Indre à Loches[120].

Le centre d'incendie et secours le plus proche se trouve à Chambourg-sur-Indre.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest, dans son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, consacre quelques pages à l’actualité du canton de Loches. La Renaissance lochoise, « l'hebdomadaire de la Touraine du Sud »[121] est un hebdomadaire d’informations locales sur les cantons du sud de la Touraine.

Dans le domaine des médias audiovisuels, deux chaînes de télévision de télévision numérique terrestre (TNT) sont accessibles à tous les habitants de Chédigny et relaient les informations locales entre autres : France 3 Centre et TV Tours Val de Loire. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer France Bleu Touraine et Graffic [122], basée à Loches, plus spécialement dédiée à la musique et aux informations locales dans une zone allant de Tours à Poitiers et à Châteauroux.

Culte[modifier | modifier le code]

une vue générale de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Chédigny
Église Saint-Pierre-ès-Liens.

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Jean-des-Roches au sein du doyenné de Loches, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que cinq autres doyennés[123]. En 2014, cette paroisse dispose d'un lieu de culte à Chédigny, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, où le culte catholique est célébré un dimanche sur deux[124].

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Début 2012, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a autorisé l'opérateur Orange à exploiter un réseau de téléphonie mobile sur le territoire de Chédigny, jusqu'alors considéré comme zone blanche[125]. En 2014, l'ensemble du réseau de téléphonie fixe déployé sur la commune est accessible à la technique ADSL[126].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Chédigny selon leur secteur d'activité[Insee 8] :

Structure de l’économie à Chédigny (37) au 31 décembre 2011.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 65
Agriculture 18
Industrie 7
Construction 8
Commerce, transport et services divers 28
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 4

Sur les 65 entreprises recensées à Chédigny au 31 décembre 2011, 47 n'emploient aucun salarié, 16 comptent entre 1 et 9 salariés, et 2 seulement ont un effectif supérieur ou égal à 10 salariés[Insee 8]. En 2012, deux entreprises ont été créées à Chédigny dans le secteur de la construction[Insee 9] ; une entreprise s'est créée en 2013 dans le secteur du commerce, des transports, et des services divers[Insee 10].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Chédigny, observées sur une période de 22 ans[127] :

Évolution de l’agriculture à Chédigny (37) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 26 21 14
Équivalent Unité de travail annuel 35 21 17
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 1 543 1 709 1 934
Cheptel (nombre de têtes) 302 236 164
Terres labourables (ha) 1 448 1 709 1 836
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 55,7 81,4 138,1
Une ancienne loge de vigne abandonnée à Chédigny
Loge de vigne[Note 12],[128].

La superficie agricole utilisée à Chédigny représentait 1 934 ha en 2010, soit 83.5 % de la surface communale totale. L'examen des données présentées révèle qu'au cours des vingt-deux dernières années, le nombre d'exploitations a presque diminué de moitié[Note 13],[129],[Insee 11] ; l'agriculture procure de moins en moins d'emploi sur la commune, les exploitations agricoles étant dans leur presque totalité des structures sans salarié[Insee 12] ; la surface en terres labourables s'est fortement accrue (au détriment des prairies) corollaire d'un cheptel en baisse constante ; la taille des exploitations a augmenté d'un facteur de 2,4. Le seul paramètre stable est l'orientation de l'agriculture chédignoise, résolument tournée vers les céréales et la culture d'oléagineux et protéagineux.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la culture de la vigne occupait 250 hectares, soit près de 20 % de la surface agricole utile de la commune à l'époque[130], implantée de préférence sur les pentes des coteaux, profitant des caractéristiques agronomiques favorables des sols de perruche[8]. Une partie de la production était même exportée et les vignerons de Chédigny avaient créé, vers 1875, une société de secours mutuel de plus de 70 membres leur permettant, en cas de maladie, de recevoir une aide financière à moins qu'ils ne préfèrent faire exécuter les travaux nécessaires dans leurs vignes par les autres sociétaires[130]. L'invasion du phylloxéra, apparu en Touraine en 1882[131], a porté un coup sévère à la culture de la vigne. Malgré les replantations de cépages résistants, la surface consacrée à la vigne s'est progressivement réduite et ne représente plus, au début du XXIe siècle, que quelques dizaines d'ares.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

La zone artisanale de Chédigny.

La commune de Chédigny possède une zone artisanale d'une superficie de trois hectares dont un hectare est encore disponible, implantée depuis 1978. Huit entreprises y sont installées, employant 94 personnes en 2011, dont l'une des deux PME de la commune (horlogerie-joaillerie) qui compte à elle seule 70 salariés[L.Dév. 7].

Les artisans, exerçant dans des domaines d'activité très variés, fabrication de produits laitiers, bâtiment et travaux publics (BTP), couture, etc., représentent la majorité des entreprises chédignoises ; plusieurs d'entre eux exercent des métiers d'art : artistes peintres, faïencier, céramiste, décorateur…

Commerce et services[modifier | modifier le code]

Des commerces de proximité se sont maintenus ou réinstallés à Chédigny : boulangerie-épicerie (bénéficiant de nouveaux locaux en 2014), boucherie-charcuterie-traiteur, café-restaurant (relais poste), salon de coiffure et librairie. On peut également citer, dans le domaine des services, quatre assistantes maternelles[132], une entreprise de commerce en gros de produits agricoles et une société de conseil en systèmes et logiciels informatiques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, la commune de Chédigny ne disposait pas d'hôtel ni de camping sur son territoire[Insee 13]. En 2014, l'hébergement touristique proposé sur Chédigny regroupe au total 96 chambres réparties dans huit établissements chambres d'hôtes et (ou) Gîtes de France[133],[134] et un établissement Village-vacances qui est la seconde PME de la commune.

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 478 €, ce qui plaçait Chédigny au 14 978e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 14].

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Chédigny et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2011 sont présentés ci-dessous[Insee 15],[Insee 16] :

Indicateurs de revenus et fiscalité - Chédigny, 2011
Chédigny Indre-et-Loire
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 27 025 24 480
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 58,1 58,3

Le revenu moyen par foyer fiscal est supérieur de 10 % à la moyenne départementale, pour une proportion de foyers imposables sensiblement égale[Note 3].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Chédigny et leur évolution sur les cinq dernières années[Insee 17] :

Structure de la population active
Chédigny 2011 Chédigny 2006 Évolution
Population de 15 à 64 ans 357 320 + 11,6 %
Actifs (en %) 77,6 81,6 - 6,5  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 71,8 73,3 - 2,0 %
Chômeurs (en %) 5,8 8,3 - 30,1 %
Évolution de l'emploi local
Chédigny 2011 Chédigny 2006 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 193 186 + 3,8 %
Indicateur de concentration d'emploi 74,5 78,8 - 5,8 %

Sur cinq ans, la population active de Chédigny a augmenté, mais le taux d'emploi de cette population active a diminué ; le chômage a fortement régressé.

Si le nombre d'emplois dans la zone s'est accru, il a progressé moins vite que le nombre d'actifs, ce qui entraîne mathématiquement une diminution de l'indicateur de concentration d'emploi (environ 75 emplois proposés pour 100 actifs)[Note 3].

En 2011, les actifs résidant à Chédigny travaillent en majorité dans la commune (25,9 %) ou dans le département d'Indre-et-Loire (66,9 %). Ils ne sont que 7,2 % à travailler hors du département[Insee 18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chédigny, « village-jardin »[modifier | modifier le code]

Des piétons et des automobiles cohabitent dans une rue de Chédigny
La « chaussée partagée ».

Chédigny a obtenu en 2013 le label national « Jardin remarquable » attribué par le ministère chargé de la Culture [135] pour une durée de cinq ans renouvelable. Dans le cas présent, et c'est une première en France, ce label n’a pas été attribué à un jardin spécifique, mais à l’ensemble de la commune, pour ses efforts d’aménagement paysager du centre-bourg[136].

C’est en 1991 que débutèrent les travaux aboutissant à la plantation de 800 rosiers et des milliers de plantes vivaces sur les trottoirs du bourg, alors que tous les réseaux étaient enterrés et que les chaussées étaient réaménagées pour permettre la circulation conjointe et sécurisée des véhicules et des piétons ; dans le même temps, une route de contournement du bourg était ouverte pour soulager la circulation automobile dans le centre ; ces travaux se sont terminés en 2008[100].

Chédigny a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris en 2007, puis quatre fleurs en 2014[137].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une carte matérialisant l'emplacement des lieux et monuments sur le territoire de Chédigny
Localisation des lieux et monuments de Chédigny.

La commune ne compte aucun monument à l'inventaire des monuments historiques[138] ni aucun monument ou objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[139],[140].

Plusieurs monuments et édifices, appartenant au patrimoine civil ou religieux de Chédigny, peuvent cependant être cités (voir leur localisation sur la carte ci-contre) :

  • la Pierre bachelière (1) : ce menhir haut de 1,8 m dressé en plein champ au nord de la commune près des limites de Cigogné et de Sublaines semble dater de 2500 à 2000 avant J.C. (période finale d'érection des mégalithes protohistoriques[141]. Selon une tradition locale, les bachelets ou bacheliers (jeunes garçons entraînés au combat au bâton mais n'ayant pas encore le droit de porter l'épée) de Chédigny se réunissaient autour du menhir le 1er mai puis parcouraient la campagne de ferme en ferme, en quête de cadeaux[142] ;
  • l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Chédigny (2) : la première église était la chapelle seigneuriale du château, dépendant de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin et située à l’emplacement du chœur de l’église actuelle. Le chœur actuel date du XIIe siècle, époque où cette chapelle fut élevée au rang d'église, le transept du XVe siècle et la nef a été reconstruite au XVIe siècle comme la façade. La pointe du clocher fut rebâtie au XVIIe siècle sur la base d’une petite chapelle du XIIIe siècle. Les vitraux furent fabriqués à la fin du XIXe siècle par les maîtres verriers tourangeaux Lucien-Léopold Lobin, né à Loches, et Armand Clément, natif de Chédigny, ainsi que par le maître verrier toulousain Louis-Victor Gesta[44] ; une statue de l'église en bois peint et doré, représentant « saint Michel terrassant le dragon » fait partie de l'inventaire des monuments historiques au titre d'« objet classé » depuis le 8 juin 1892[143] ; l'église renferme également un bâton de 3 mètres en bois doré et peint, orné de feuilles de vigne et de grappes de raisin, appartenant autrefois à l'ancienne confrérie de Saint-Vincent, saint patron des vignerons, et qui rappelle le passé viticole de la commune ;
  • l’ancien prieuré Saint-Jean-de-Jarry (3) : ce prieuré existait déjà au XIIe siècle. Dépendant de l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, près de Nogent-le-Rotrou, il fut rattaché à l’abbaye de la Trinité à Beaulieu-lès-Loches en 1695. Saisi comme bien national à la Révolution, sa chapelle fut transformée en bâtiment agricole, puis enfin en habitation[44]. Un de ses murs intérieurs garde des traces d'une ancienne fresque représentant saint Jean et un agneau, auprès desquels les paysans de Chédigny venaient jadis demander la protection de leurs troupeaux[144]. Sa façade subsiste dans son état d’origine, notamment la porte romane en plein cintre. Elle abrite aujourd’hui l’atelier d’un artisan ;
Une ancienne éolienne désaffectée à Chédigny
Éolienne du Breuil.
  • Orfeuil (4) , hameau de Chédigny, était au XIIIe siècle une propriété de la famille de Mello. De cette époque date un oratoire à sainte Agnès plus tard érigé en prieuré[145] mais interdit dès 1787 car il tombait en ruine[146] ;
  • l’ancienne église Saint-Michel (5) : église paroissiale du XVe siècle établie sur des fondations gallo-romaines, elle fut fermée au culte en 1792 au profit de Saint-Pierre-ès-Liens, vendue comme bien national en 1798 et reconvertie en habitation[47] ; elle fut achetée en 1874 par le maître verrier Armand Clément qui y installa son atelier ;
  • le château du Breuil (6) : situé à l'orée des bois jouxtant la forêt de Loches, le château du Breuil (en ancien français, « bois enclos constituant une réserve de chasse », dérivé du gaulois bro -gilo[147].) date du XVe siècle et fut remanié au XIXe siècle ; l'architecte a alors copié des éléments de décor comme les balcons ou les lucarnes au château de Chenonceau[148]. Le Breuil a appartenu, aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, à la famille le Breton ; voir à ce sujet la section consacrée à l'héraldique. Au début du XXe siècle, le château était alimenté en eau depuis l'Indrois par une éolienne Bollée, encore en place mais hors service ;
  • le château de la Hubaudière (7) : ce château du XVe siècle, propriété de la chartreuse du Liget jusqu'à la Révolution, remanié au XIXe siècle, a accueilli entre 1852 et 1880 la première école d'agriculture de Touraine, qui venait de quitter Genillé[149] ;
  • les Minées (8) : cet ancien fief du XVIe siècle conserve deux constructions intéressantes : une chapelle érigée en 1520 et un ancien pigeonnier-porche sur base carrée, pourvu d'une toiture pyramidale, mais dont les entrées ont été murées[146].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Ayant pour objectif un inventaire des espèces animales ou végétales qui y sont présentes, la création des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de Chédigny est intégré, à des degrés divers, à cinq ZNIEFF.

  • Massif forestier de Loches : cette ZNIEFF de 5 066 hectares s'étend sur 10 communes, dont Chédigny pour la pointe sud de son territoire. Considérée comme l’un des massifs boisés les plus riches d’Indre-et-Loire, la forêt de Loches héberge plusieurs espèces animales remarquables : le pic cendré (Picus canus) y niche régulièrement et les larves du grand capricorne (Cerambyx cerdo) trouvent refuge dans les troncs de ses chênes[150] ;
  • Étang et pelouses des Hubaudières : intégralement située sur le territoire de Chédigny, cette ZNIEFF d'une superficie de 21,7 hectares est caractérisée par la juxtaposition de milieux humides (étang alimentés par un ruisseau) et secs (pelouses calcaires). L'entomofaune des étangs est très variée : 25 espèces de libellules y ont été recensées dont Coenagrion pulchellum, l'agrion joli, rarement observé[151]. La flore des pelouses comporte notamment Schoenus nigricans, une Cypéracée rare des milieux humides et calcaires[152] ;
  • Pelouses de la Vrilloterie : d'une superficie d'un peu plus de 6,5 hectares, cette petite ZNIEFF de pelouses calcicoles héberge plusieurs angiospermes intéressantes, dont l'inule des montagnes (Inula montanea), protégée en région Centre[153] ;
  • Pelouses des Tabardières : la ZNIEFF concerne 4 communes pour une superficie totale de 151,6 hectares. À Chédigny, la zone concernée, à l'extrême nord du territoire communal, forme une bande discontinue allant de Reignac-sur-Indre à Sublaines. On y trouve des landes à genévrier et des pelouses sèches avec 40 espèces de plantes à fleurs, dont l'ophrys mouche (Ophrys insectifera)[154],[155] ;
  • Plateau de Champeigne entre Bléré et Loches : Cette grande ZNIEFF (9 032 hectares) englobe, sur Chédigny, les trois ZNIEFF précédemment citées. S'étendant sur 11 communes, elle intéresse une grande moitié nord du territoire communal de Chédigny, où elle englobe les trois ZNIEFF précédemment citées. Pas moins de 50 espèces d'angiospermes et 8 espèces d'oiseaux protégés ou rares y ont été recensées, parmi lesquelles l'outarde canepetière (Tetrax tetrax)[156].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune de Chédigny est intégrée depuis 2006, pour toute une grande moitié nord de son territoire, au réseau Natura 2000. La zone de protection spéciale (ZPS) ainsi constituée, dite « site Natura 2000 Champeigne », se superpose à la ZNIEFF du plateau de Champeigne entre Bléré et Loches ; elle vise à la préservation des espèces d'oiseaux rencontrées sur son territoire[L.Dév. 8], grâce à des mesures agroenvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées[157], en application de la Directive Oiseaux du 30 novembre 2009 édictée par l'Union européenne.

Autres éléments du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Castor d'Eurasie (Castor fiber), en reconquête des cours d'eau de Touraine après sa réintroduction dans la Loire il y a environ trente ans, a été signalé depuis 2011 sur l'Indrois à Chédigny. La présence de la Loutre d'Europe (Lutra lutra) est également avérée pour la saison 2014-2015[158].

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Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

une vue en coupe du fromage Sainte-Maure de Touraine.
Sainte-Maure-de-Touraine.

La commune de Chédigny est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 14] ou appellation d'origine contrôlée (AOC)[Note 15] du fromage de chèvre Sainte-Maure-de-Touraine (photo ci-contre). Le territoire de Chédigny est également intégré aux aires de productions de 24 produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : rillettes de Tours, volailles du Berry, vins du Val de Loire, de l'Allier, du Cher, de l'Indre, du Pays de Retz et primeur[159]. Pourtant, en 2014, aucun producteur à Chédigny n'exploite ces potentialités.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait du marquis de La Fayette par Joseph-Désiré Court
La Fayette, par Joseph-Désiré Court (1834).
  • Gilbert du Motier de La Fayette (1757-1834), officier et homme politique, propriétaire de l'ancienne châtellenie de Chédigny jusqu'en 1789.
  • Armand Clément (1840-1894), maître verrier[160], né à Chédigny où il a vécu une partie de sa vie.
  • Guillaume Busson (1885-1958), aviateur et pilote d'essais, né à Chédigny.
  • Bernard Louault (1903-1983) et Jeanne Louault (1912-2011), « Justes parmi les nations »[62], habitaient Chédigny où ils étaient nés.
  • Henri Sevenet (1914-1944), résistant français mort au combat, né à Chédigny.
  • Pierre Louault (né en 1949), agriculteur, maire de Chédigny depuis 1977, conseiller général UDI d'Indre-et-Loire depuis 2001, vice-président du conseil général d'Indre-et-Loire depuis 2004[161] et président de la communauté de communes Loches Développement depuis 1996[162], né à Chédigny.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chédigny

Les armes de Chédigny se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois colombes d'argent, à l'écusson du champ en cœur chargé d'une fleur de lys d'or, au chef du même chargé d'un lion issant de gueules.

Chédigny a adopté le blason de la famille le Breton de la Donneterie (paroisse de Neuillé-Pont-Pierre) ; la fleur de lys a remplacé une étoile d'argent en 1638[163].

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Bernard Briais (ill. Brigitte Champion), Découvrir la Touraine - La Vallée de l'Indrois, C.L.D.,‎ 1979, 173 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Briais, Le Pays lochois à la Belle Époque, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ 1983, 141 p. (ISBN 978 2 85443 043 1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Briais, Le Pays lochois et la Touraine côté sud, Chambourg-sur-Indre, PBCO Éditions,‎ novembre 2010, 112 p. (ISBN 978 2 35042 014 1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Briais, Le Lochois pendant la guerre 1939-1945, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ 1988, 191 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D.,‎ 1987, 967 p. (ISBN 2 85443 136 7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Croubois (dir.), L’indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents »,‎ 1986, 470 p. (ISBN 2 90350 409 1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, C. Bonneton,‎ 1998, 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Mayenne, Imprimerie de la Manutention,‎ 1986, 735 p. (ISBN 978 2 855 54017 7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sonia Lesot (ill. Georges Lévêque), Chédigny - La vie en roses, association Roses de Chédigny,‎ 2013, 143 p. (ISBN 2 919 74702 9).
  • Jacques-Marie Rougé, Voyage en Touraine inconnue, C.L.D.,‎ 1976, 252 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le mot Champeigne est d’origine latine, (terra) campanea signifiant pays de plaine agricole. Le mot campagne a la même origine, comme en Italie la région de la Campanie.
  2. D'autres ruisseaux, aux caractéristiques similaires, arrosent les communes limitrophes de Chédigny situées sur le cours de l'Indrois.
  3. a, b, c, d, e et f Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  4. Ne correspondant à aucune délimitation territoriale officielle, le Lochois peut cependant être sensiblement assimilé territorialement à l'arrondissement de Loches.
  5. À ne pas confondre avec son homonyme Big Joe Turner (1911-1985), de son vrai nom Joseph Vernon Turner.
  6. Le chiffre de la population officiellement retenu pour l'élection municipale de 2008 était celui du recensement 1999, soit 435 habitants pour Chédigny.
  7. Le besoin ou capacité de financements des investissements est la différence entre les ressources et les emplois d'investissement ; si les ressources sont supérieures aux emplois, on parle de capacité de financement ; des emplois supérieurs aux ressources expriment un besoin de financement.
  8. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  9. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[102].
  10. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  11. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  12. Les loges de vigne étaient utilisées par les personnes travaillant dans les vignes voisines ; elles s'y reposaient, y mangeaient et y entreposaient leurs outils.
  13. On peut constater une différence entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET).
  14. Nomenclature européenne.
  15. Nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

Site officiel de l'INSEE[modifier | modifier le code]

  1. code officiel géographique - présentation [lire en ligne]
  2. Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013 [lire en ligne]
  3. a, b et c « Chiffres clés - Logement en 2011 à Chédigny ».
  4. a et b « Chiffres clés - Logement en 2011 en Indre-et-Loire ».
  5. Pyramide des âges à Chédigny en 2011. Consulté le 27/08/2014.
  6. Pyramide des âges de l'Indre-et-Loire en 2011. Consulté le 27/08/2104.
  7. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 3 août 2014).
  8. a et b « Résumé statistique pour la commune de Chédigny en 2011 ».
  9. « DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2012 » (consulté le 29 juillet 2014).
  10. « DEN T4 - Créations d'établissements par secteur d'activité en 2013 » (consulté le 24 juillet 2014).
  11. [PDF] Maurice Desriers, « L'agriculture française depuis cinquante ans : des petites exploitations familiales aux droits à paiement unique », in L’agriculture, nouveaux défis, édition 2007, p. 18, [lire en ligne].
  12. « Chiffres clés - Caractéristiques des entreprises et des établissements » (consulté le 29 juillet 2014).
  13. « Chiffres clés Tourisme » (consulté le 29 juillet 2014).
  14. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 16 novembre 2013).
  15. « Chiffres clés - Revenus imposables et montant des impôts en 2011 à Chédigny ».
  16. « Chiffres clés - Revenus imposables et montant des impôts en 2011 en Indre-et-Loire ».
  17. « Chiffres-clés - La population active à Chédigny entre 2006 et 2011 ».
  18. « Chiffres-clés - Caractéristiques de l'emploi à Chédigny en 2011 ».

Site de Loches Développement[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Programme local de l'habitat - Rapport final, étude réalisée en juin 2006 par le cabinet d'urbanistes Astym-CRC pour le compte de la communauté d’agglomération, [lire en ligne].
  2. « Eau et assainissement » (consulté le 29 juillet 2014).
  3. [PDF] Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l'eau potable , p. 5 à 7, 2012, [lire en ligne].
  4. [PDF] Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l’assainissement collectif, p. 4 et 6, 2012, [lire en ligne].
  5. [PDF] Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l’assainissement collectif, p. 5, 2012, [lire en ligne].
  6. « Déchets ménagers » (consulté le 29 juillet 2014).
  7. [PDF] Rapport d'activités année 2011, p. 34, [lire en ligne].
  8. « Natura 2000 - Champeigne » (consulté le 29 juillet 2014).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Chédigny" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2014).
  2. « Orthodromie entre "Chédigny" et "Loches" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2014).
  3. « Orthodromie entre "Chédigny" et "Bléré" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 22 juillet 2014).
  4. a et b Carte géologique de Chédigny sur Géoportail.
  5. Jean-Claude Yvard, « Délimitation de la Champeigne tourangelle historique », Norois, no 167,‎ 1995, p. 549-556 (lire en ligne).
  6. « Les sols », sur le site de la chambre départementale d'agriculture d'Indre-et-Loire (consulté le 29 juillet 2014).
  7. Étude des paysages de l'Indre-et-Loire faite en 1999-2001 pour la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, chapitre Les gâtines du Sud, p. 279-291, [lire en ligne].
  8. a et b Régis Maury, « Les vignobles de la Touraine », Norois, no 95 ter,‎ novembre 1977, p. 146 (lire en ligne).
  9. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  10. a et b « Fiche cours d'eau - l'Indrois », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau,‎ 2 août 2012 (consulté le 29 juillet 2014).
  11. Carte hydrographique de Chédigny sur Géoportail. Consulté le 22 août 2014.
  12. Briais, Découvrir la Touraine..., p. 18.
  13. a, b, c et d Couderc, p. 285.
  14. Gendron, Les noms de lieux du Centre, p. 19.
  15. Gendron, Les noms de lieux du Centre, p. 153-162.
  16. Croubois, p. 153.
  17. Couderc, p. 286.
  18. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 31 juillet 2014).
  19. « Normes et records 1981-2010 - Tours-St Symphorien (37) - altitude 112 m », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 29 juillet 2014).
  20. « Normes météorologiques pour Tours », sur le site de l'association Météo-Centre (consulté le 29 juillet 2014).
  21. Carte topographique de Chédigny sur Géoportail..
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  23. Fiche horaire de la ligne Tours-Loches pour la période du 15 décembre 2013 au 13 décembre 2014, [lire en ligne].
  24. Couderc, p. 284-285.
  25. Sonia Lesot (ill. Georges Lévêque), Chédigny - La vie en roses, association Roses de Chédigny,‎ 2013, 143 p. (ISBN 2 919 74702 9), p. 25.
  26. Armand Girard, Chédigny, monographie communale, 1913, non publié, consultable à la mairie de Chédigny.
  27. [PDF] Arrêté préfectoral relatif à l’information (…) sur les risques naturels et technologiques majeurs dans la commune de Chédigny sur le site de la Préfecture d’Indre-et-Loire, [lire en ligne], consulté le 3 août 2014.
  28. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Argiles » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le 3 août 2014).
  29. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Chédigny », sur le site « Argiles » du BRGM (consulté le 3 août 2014).
  30. « Didacticiel de la règlementation parasismique pour Chédigny (37) », sur planseisme.fr, le site internet de prévention du risque sisimique du BRGM (consulté le 3 août 2014).
  31. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 165a
  32. a, b et c Couderc, p. 284.
  33. Collection générale des lois, décrets (...) publiés depuis 1789 jusqu'au 1er avril 1814, t. 8, Imprimerie Royale, 954 p. (lire en ligne), p. 388-390.
  34. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  35. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  36. Stéphane Gendron, L'origine des noms de l'Indre-et-Loire, Éditions Hugues de Chivré,‎ 2012, 304 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 87-88.
  37. Stéphane Gendron, op. cit.
  38. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  39. Gérard Cordier, J.-P. Millotte et Raymond Riquet, « Trois cachettes de bronze de l'Indre-et-Loire », Gallia préhistoire, vol. 3,‎ 1960, p. 109-128 (lire en ligne).
  40. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales, Paris, Errance, coll. « les Hespérides »,‎ juin 2006, 224 p. (ISBN 2 87772 332 1), p. 99.
  41. Gérard Cordier, « Toponymie paléosidérurgique de la Touraine », Norois, no 119,‎ 1983, p. 424 (lire en ligne).
  42. Briais, Le Pays lochois et la Touraine..., p. 10.
  43. Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - L'Indre-et-Loire, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1988, 141 p. (ISBN 2 87754 002 2), p. 38.
  44. a, b, c et d « Patrimoine chédignois », sur le site de la mairie (consulté le 29 juillet 2014).
  45. Croubois, p. 133.
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  49. Dominique le Page, Finances et politique en Bretagne, Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, coll. « Histoire économique et financière - Moyen Âge »,‎ 1997, 748 p. (ISBN 9 782 11089 821 0, lire en ligne), p. 393-440.
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