Chemillé-sur-Indrois

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Chemillé-sur-Indrois
La Chartreuse du Liget.
La Chartreuse du Liget.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Montrésor
Intercommunalité C.C. de Montrésor
Maire
Mandat
Henry Frémont
2014-2020
Code postal 37460
Code commune 37069
Démographie
Population
municipale
217 hab. (2012)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 42″ N 1° 10′ 00″ E / 47.1616666667, 1.1666666666747° 09′ 42″ Nord 1° 10′ 00″ Est / 47.1616666667, 1.16666666667  
Altitude Min. 82 m – Max. 142 m
Superficie 24,87 km2
Localisation

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Chemillé-sur-Indrois

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Chemillé-sur-Indrois

Chemillé-sur-Indrois est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Chemillé-sur-Indrois se trouve dans le quadrant sud-est du département d'Indre-et-Loire, dans la région historique de Touraine. À vol d'oiseau, Chemillé-sur-Indrois se situe à 44,5 km au sud-est de Tours[1], préfecture du département d'Indre-et-Loire, à 2,8 km à l'ouest de Montrésor (les deux communes étant limirophes, la distance retenue est celle séparant les chefs-lieux communaux)[2], chef-lieu du canton auquel la commune est rattachée et à 13,4 km au nord-est de Loches[3], une des deux sous-préfectures du département. Chemillé-sur-Indrois fait partie du bassin de vie de Loches[Insee 1].

Chemillé-sur-Indrois est limitrophe de six autres communes, dont Genillé pour près d'un tiers de la longueur de ses limites communales.

Vue d'une carte de l'Indre-et-Loire indiquant l'emplacement de Chemillé-sur-Indrois.
Chemillé-sur-Indrois en Indre-et-Loire.
Vue d'une carte dessinant des limites territoriales communales
Limites administratives de Chemillé-sur-Indrois.
Communes limitrophes de Chemillé-sur-Indrois
Genillé Beaumont-Village
Chemillé-sur-Indrois Montrésor
Sennevières Loché-sur-Indrois Villeloin-Coulangé

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques
Carte géologique simplifiée de Chemillé-sur-Indrois.
Traits et croix orange : limites et chef-lieu communaux ;
AS : argiles à silex cénozoïques ;
Eb : éboulis de pente ;
LP : limon des plateaux ;
All : alluvions fluviatiles.

Le territoire communal de Chemillé-sur-Indrois, comme l'ensemble de la Touraine, fait partie du bassin parisien au sens géologique du terme, vaste zone sédimentaire s'étendant vers le sud jusqu'aux confins du Massif central. La géologie de la commune est fortement marquée par des couches sédimentaires déposées par des avancées maritimes successives prenant place au Crétacé supérieur.

La plus ancienne de ces strates sédimentaires est constituée par les sables du Cénomanien (- 95 Ma.) ; elle est présente sur l'ensemble du territoire, mais n'affleure pas. Le tuffeau jaune du Turonien supérieur (- 90 Ma) la recouvre ; il est affleurant sur le flanc des vallées des cours d'eau qui l'ont mis à nu par érosion[4]. Sur les plateaux, cette formation s'est peu à peu dégradée pour donner les argiles à silex de la Gâtine de Loches et de Montrésor Elles sont localement recouvertes de dépôts limoneux quaternaires, au nord-est comme au sud-ouest du territoire[5].

Les vallées de l'Indrois et de ses affluents, sont recouvertes d'alluvions fluviatiles récentes donnant des sols à tendance nettement hydromorphe ; ce caractère est renforcé par la présence fréquente, à faible profondeur sous le lit de la rivière d'une nappe alluviale d'accompagnement. Les affleurements argilo-siliceux et les dépôts limoneux ou caillouteux érodés prédominent sur les pentes de raccordement entre le sommet des plateaux et le fond des vallées[6] ; ce type de sol est appelé « perruche » dans la vallée de la Loire où il se prête particulièrement bien à la culture de la vigne[7].

L'aire du territoire de Chemillé-sur-Indrois est de 2 487 hectares (au 1er janvier 2015), un peu au-dessus de la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine qui s'établit à 1 510,2 hectares[Insee 2],[Insee 3].

Son altitude varie entre 82 et 142 mètres[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indrois.

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en mars 2008 Henry Fremont    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 571 572 533 525 506 528 521 556
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
524 506 532 497 500 520 533 551 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
562 555 542 502 517 502 502 491 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
382 339 273 250 207 197 213 218 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Renardière[modifier | modifier le code]

Le bâtiment principal du château, de plan rectangulaire, est percé par des baies sur ses quatre faces, dont celles qui éclairent le comble sont pourvues de crossettes. Au sud, l'angle du château porte une poivrière en encorbellement. Les communs du château prennent place dans une aile en retour d'équerre[11]. Peut-être construit au XVe siècle et ultérieurement agrandi, le château a été l'objet au XIXe siècle d'une restauration de grande ampleur qui en a probablement masqué bien des caractère plus anciens[11].

Une chapelle, qui a peut-être existé au XVIIe siècle, n'a laissé aucun vestige[12].

Le lac et la base de loisirs[modifier | modifier le code]

En aval du village s'étend un complexe de loisirs de 75 hectares avec un vaste plan d'eau de 35 ha. C'est l'un des pôles touristiques de la région grâce aux nombreuses activités de plein air proposées : baignade (surveillée en juillet et août), sports nautiques (location de pédalos, barques et canots), planche à voile, pêche terrain de boules, aire de jeux pour enfants et camping.

L'église Saint-Vincent[modifier | modifier le code]

L'église possède un chœur roman orné de nombreux modillons, la cloche de l'église date de 1367 - la plus ancienne cloche de Touraine - provenant de la Chartreuse. À l'intérieur, un vitrail de 1580 représente les deux fondateurs d'une chapelle, Claude Du Chesne et son épouse Antoinette de Bauldry.

L'église Saint-Vincent
L'église Saint-Vincent.

La Chartreuse du Liget[modifier | modifier le code]

Fondée par Henri II Plantagenêt en expiation du meurtre de Thomas Becket, Archevêque de Canterbury en 1178. Il reste toujours le portail monumental du XVIIIe, les échauguettes du mur d'enceinte, les ruines de l'église et du grand cloître dont il reste une galerie intacte. Près de la Chartreuse du Liget, dans la forêt de Loches, la chapelle Saint-Jean-Baptiste, de forme circulaire, avec une très belle collection de fresques, fin XIIe (demander la clé à la Chartreuse).

La Corroirie
La Corroirie.

La Corroirie[modifier | modifier le code]

Cet ancien monastère, maison des frères chartreux, fief féodal et seigneurie est situé sur la D760 en direction de Loches.

Aqueducs de la Ronde[modifier | modifier le code]

Entre Montrésor et Chémillé, on trouve les aqueducs de la Ronde. Des galeries souterraines creusées dans le rocher par les Romains permettaient d'alimenter une villa et des thermes. On peut ainsi voir plusieurs de ces galeries dans lesquelles sont aménagés des canaux pour acheminer l'eau.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Montoux, Vieux logis de Touraine, vol. 6, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ 1984, 215 p. (ISBN 2 854 43061 1). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  1. « Fiche communale » (consulté le 17 février 2015).
  2. code officiel géographique - présentation [lire en ligne]
  3. Population, superficie et densité des principaux pays du Monde en 2013, [lire en ligne]
  • Autres références
  1. « Orthodromie entre "Chemillé-sur-Indrois " et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 17 février 2015).
  2. « Orthodromie entre "Chemillé-sur-Indrois " et "Montrésor" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 17 février 2015).
  3. « Orthodromie entre "Chemillé-sur-Indrois " et "Loches" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 17 février 2015).
  4. Carte géologique de Chemillé-sur-Indrois sur Géoportail. Consulté le 26 février 2015..
  5. « Les sols », sur le site de la chambre départementale d'agriculture d'Indre-et-Loire (consulté le 3 février 2015).
  6. Étude des paysages de l'Indre-et-Loire faite en 1999-2001 pour la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, chapitre Les gâtines du Sud-Touraine, p. 279-291, [lire en ligne][PDF].
  7. Régis Maury, « Les vignobles de la Touraine », Norois, no 95 ter,‎ novembre 1977, p. 146 (DOI 10.3406/noroi.1977.3644).
  8. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  11. a et b Montoux, p. 48.
  12. Montoux, p. 49
  13. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.