Abbaye de Neubourg

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Abbaye de Neubourg
Portail de l'entrée principale du monastère
Portail de l'entrée principale du monastère

Ordre Ordre de Citeaux[1]
Abbaye mère Abbaye de Lucelle
Fondation 1128[1]
Fermeture 1789
Fondateur Le comte Reinbold de Lutzelbourg et Frédéric le Borgne
Protection  Inscrit MH (1990, vestiges (enclos, portail, bâtiments d'habitation, sol archéologique))
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Communauté de communes Communauté de communes de la région de Haguenau
Commune Dauendorf
Coordonnées 48° 50′ 25″ N 7° 40′ 59″ E / 48.84023, 7.683 ()48° 50′ 25″ Nord 7° 40′ 59″ Est / 48.84023, 7.683 ()  

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Abbaye de Neubourg

L'abbaye de Neubourg est une abbaye cistercienne située à Neubourg village rattaché administrativement à Dauendorf dans la région Alsace.

L'abbaye ne laisse plus voir de nos jours que quelques ruines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1133, un groupe de douze moines et un abbé parti de l'abbaye de Lucelle dans le Haut-Rhin viennent occuper les lieux. La nouvelle fondation se dénomme Monastrère Notre-Dame de Neubourg. Son premier abbé s'appelle Ulrich, né comte de Bourgogne et de Neuchâtel en Suisse.

En même temps que le terrain de construction pour l'abbaye, le comte Reinbold de Lutzelbourg offre une cour avec chapelle à Harthouse, actuel hameau de la commune de Haguenau et deux autres cours, l'une à Laubach et l'autre à Soufflenheim. Ce noble bienfaiteur meurt en odeur de sainteté le 1er janvier 1150 à Marmoutier. Il est enterré dans l'église du monastère de Neubourg où il rejoint le premier abbé Ulrich qui y reposait déjà depuis trois ans.

Les moines construisent le monastère avec leurs propres mains.

Des moines originaires de la communauté de Neubourg contribuent à la fondation de l'abbaye de Clairvaux. Deux autres moines partent créer l'abbaye de Maulbronn, près de Pforzheim.

Saint Bernard aurait séjourné à l'abbaye parce qu'elle détenait l'une des plus riches bibliothèque d'Europe à l'époque.

La Révolution française a mis fin aux activités de l'abbaye : dispersion des moines et destruction des bâtiments. Mais une petite chapelle ogivale ayant la forme d'une flèche gothique avait subsisté dans l'enclos du jardin. Elle abritait un petit autel. L'ensemble a été démoli en 1846[1].

Vestiges et protection[modifier | modifier le code]

La totalité des vestiges de l’abbaye, constitués de son enclos, du portail, des bâtiments d'habitation subsistants et de l’ensemble des sols en tant que patrimoine archéologique, font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 4 mai 1990[2].

Certaines parties de l'ancienne abbaye ont été réemployées ailleurs :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jacques Baquol, Baquol, L'Alsace Ancienne et moderne : Edition entièrement refondue par P. Ristelhuber, Paris, Le livre d'histoire,‎ 2002 (lire en ligne), p. 441
  2. « Vestiges du couvent cistercien de Neubourg », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Neubourg : Les pierres de l'Histoire », L'Ami hebdo, L'Ami du Peuple S.A., no 8,‎ 19 février 2012 (ISSN 2117-444X)

J. Rollet, « Die ehemalige Zisterzienerabtei Neuburg bei Hagenau », Almanach Sainte-Odile, Direction des Oeuvres, vol. 61,‎ 1986, p. 54-60

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]