Xonrupt-Longemer

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Xonrupt-Longemer
Le centre de Xonrupt à la fin de l'hiver.
Le centre de Xonrupt à la fin de l'hiver.
Blason de Xonrupt-Longemer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté de communes de Gérardmer-Monts et Vallées
Maire
Mandat
Michel Bertrand
2014-2020
Code postal 88400
Code commune 88531
Démographie
Gentilé Xonrupéen(ne)s
Population
municipale
1 558 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 53″ N 6° 55′ 36″ E / 48.0813888888, 6.92666666648° 04′ 53″ Nord 6° 55′ 36″ Est / 48.0813888888, 6.926666666  
Altitude Min. 642 m – Max. 1 306 m
Superficie 30,71 km2
Localisation

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Xonrupt-Longemer
Liens
Site web http://www.xonrupt.fr/

Xonrupt-Longemer [ʃɔ̃ʁy] est une commune française située dans le département des Vosges, en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Xonrupéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Xonrupt-Longemer.

La commune occupe la haute vallée de la Vologne qui s'étend jusqu'au col de la Schlucht. La vallée encaissée, modelée par les glaciers du Quaternaire, accuse une altitude minimale de 642 m. Le lac de Longemer se situe en amont du centre, à l'altitude de 736 m, le lac de Retournemer à 776 m, et le point culminant, voisin du Hohneck, est le Haut de Falimont (1 306 m).

Communes limitrophes de Xonrupt-Longemer
Gerbépal
Gérardmer
Gerbépal
Ban-sur-Meurthe-Clefcy
Le Valtin
Gérardmer Xonrupt-Longemer Le Valtin
Stosswihr
Gérardmer La Bresse Stosswihr
La Bresse

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Xonruz en 1593[1]; Xonrux (1593); Xonrup (1670); Xonrupt (1777).

Les toponymistes sont unanimes sur l'origine de l’élément -rupt, il s'explique par le mot ru « ruisseau », comme le montrent les formes anciennes. Il est aussi à l'origine des différents Rupt. La graphie ru-pt est une altération tardive [graphique] de -ru, modification graphique parfaitement attestée dans les formes anciennes[2],[3],[4]. Le phénomène de transfert d'un nom de ruisseau (un hydronyme) à un nom de lieu est un mode extrêmement productif dans la formation des toponymes anciens (l'inverse étant plus récent).

Albert Dauzat a d'abord écrit « Au sujet des composés en -ru (-rupt, ruisseau), Xonrupt doit être le ruisseau de la hauteur, summum (cf. le signal du Xon, entre Metz et Nancy). »[5], avant de changer d'avis dans son ouvrage écrit en collaboration avec Charles Rostaing. En effet, ils considèrent désormais que le premier élément Xon- pourrait être le nom de personne germanique Sivo que l'on retrouve dans Xonville (Meurthe-et-Moselle, Sione villa en 849)[6], qui contient manifestement un nom de personne au cas régime.

Ces formations toponymiques en -rupt sont calquées sur les formations germaniques en -bach (cf. aussi -bache, -bais).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier habitant célèbre des bords du lac, un authentique ermite du début du XIe siècle est un chevalier lorrain d'origine alsacienne nommé Bilon. Pour se repentir, il s'isole dans une chapelle qu'il construit lui-même au bord du lac : ce lieu autrefois sacré s'appelle maintenant la butte Bilon. Il passe le reste de sa vie à prier. Le personnage pieux est nourri par les habitants des hameaux et des censes isolées.

Mais il est, pour les historiographes religieux, le premier habitant légendaire de la vallée des lacs. Il existe aussi une ferme près du lac en liaison avec l'ermitage, peut-être fondée après l'époque pionnière de Billon. L'autre fait marquant des chroniques légendaires est le passage emblématique avec sa cour de Charlemagne, grand amateur de chasse.

Les habitants du hameau de Xonrupt et des proches écarts ou habitations parfois semi-permanentes des abords de Longemer appartiennent d'antique mémoire à une section du fundus ou grand domaine de Gérardmer, érigé en ban forestier à l'époque mérovingienne. Le ban devient canton et unique commune en 1790, le territoire de la section de Xonrupt fait partie de la commune de Gérardmer.

La commune de Xonrupt a été créée par une loi du 22 octobre 1919 qui partage en deux la commune de Gérardmer. Elle comptait alors 809 habitants. Le nom du lac fut apposé plus tard dans un but de reconnaissance touristique, changement officialisé en 1938.

L'église a été inaugurée en 1934.

En 1944, la quasi-totalité du village a été brulée par l'armée allemande. Son but était de ralentir la progression des Alliés en laissant une population dans le désarroi. Les habitants actuels connaissent peu de choses de cette époque. En effet, les personnes qui ont survécu à cette époque ont tellement souffert qu'il était difficile de les faire parler. C'est encore le cas maintenant.

Blason Blasonnement :
D'argent, au pont de sable maçonné du champ mouvant de la pointe, brochant une rivière ondée d'azur aussi en pointe et accompagné en chef d'un cerf courant de gueules ; brochant sur le tout deux sapins de sinople issant des flancs dextre et sénestre.
Commentaires : Ce blason retranscrit l’étymologie chon-rupt représentée par le pont surplombant la rivière. Les deux sapins et le cerf indiquent que les forêts sont abondantes et giboyeuses sur le territoire communal[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1921. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
809 831 844 857 465 841 930 1 027 1 101
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
1 333 1 415 1 489 1 557 1 558 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lac de Longemer
La Roche du Diable

Le patrimoine naturel, lacs et forêts, est le moteur principal de l'attraction touristique du lieu, mais se complète de créations humaines méritant une visite :

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de l'ermite Bilon ; détruite au XII siècle ou au XIII siècle.
  • Chapelle Saint-Florent, reconstruite en 1727, et sa cloche de 1650 [11].
  • Église Sainte-Bernadette et son orgue réalisé par Jacauot-Lavergne en 1943[12]. Cette église est rattachée à la paroisse Saint-Gérard-de-la-Vallée-des-Lacs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2009 en cours Michel Bertrand   Préretraité, ancien agent de maîtrise
2001 2009 Éric Mougel   Démissionnaire
1995 2001 Étienne Viry   Artisan carreleur
1989 1995 François Lalevée   Retraité
198? 1989 Claude Valroff    
1983 198? Claude François   Retraité
1965 1983 Maurice Fermbach    
 ? 1965 Paul Martin    
1919   Leduc    
Les données manquantes sont à compléter.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 645 à 646
    Présentation des orgues de l’église Sainte-Bernadette de Xonrupt-Longemer

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), article Xonville, p. 736b.
  2. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France: leur origine, leur signification
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  5. Le français moderne, vol. 10, France, J.L.L.d'Artrey,‎ 1942 (présentation en ligne), p. 318 :

    « Au sujet des composés en -ru (rupt, ruisseau), Xonrupt doit être le ruisseau de la hauteur, summum (cf. le signal du Xon, entre Metz et Nancy). Et Xamontarupt, (Chamontarus, XIVe s.) ne représente-t-il pas dans son premier élément, un calmis-mons, formation si répandue? »

  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit..
  7. Site officiel de l'U.C.G.L.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Pont dit Pont des Fées (également sur commune de Gérardmer) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PM88001883 », base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Florent des Graviers
  12. Présentation de l'orgue de Xonrut-Longemer