Xonrupt-Longemer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Xonrupt-Longemer
Le centre de Xonrupt à la fin de l'hiver
Le centre de Xonrupt à la fin de l'hiver
Blason de Xonrupt-Longemer
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs et des Hauts Rupts
Maire
Mandat
Michel Bertrand
2009-2014
Code postal 88400
Code commune 88531
Démographie
Gentilé Xonrupéen(ne)s
Population
municipale
1 587 hab. (2008)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 53″ N 6° 55′ 36″ E / 48.0813888888, 6.92666666648° 04′ 53″ Nord
       6° 55′ 36″ Est
/ 48.0813888888, 6.926666666
  
Altitude Min. 642 m — Max. 1 306 m
Superficie 30,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Xonrupt-Longemer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Xonrupt-Longemer
Liens
Site web http://www.xonrupt.fr/

Xonrupt-Longemer [ʃɔ̃ʁy] est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Xonrupéens.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune occupe la haute vallée de la Vologne qui s'étend jusqu'au col de la Schlucht. La vallée encaissée, modelée par les glaciers du Quaternaire, accuse une altitude minimale de 642 m. Le lac de Longemer se situe en amont du centre, à l'altitude de 736 m, le lac de Retournemer à 776 m, et le point culminant, voisin du Hohneck, est le Haut de Falimont (1 306 m).

Toponymie [modifier]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Xonruz en 1593[1].

Les toponymistes sont unanimes sur l'origine de l’élément -rupt, il s'explique par le mot ru « ruisseau », comme le montrent les formes anciennes. Il est aussi à l'origine des différents Rupt. La graphie ru-pt est une altération tardive [graphique] de -ru, modification graphique parfaitement attestée dans les formes anciennes[2],[3],[4]. Le phénomène de transfert d'un nom de ruisseau (un hydronyme) à un nom de lieu est un mode extrêmement productif dans la formation des toponymes anciens, l'inverse étant plus récent.

Albert Dauzat a d'abord écrit « Au sujet des composés en -ru (-rupt, ruisseau), Xonrupt doit être le ruisseau de la hauteur, summum (cf. le signal du Xon, entre Metz et Nancy). »[5], avant de changer d'avis dans son ouvrage écrit en collaboration avec Charles Rostaing. En effet, ils considèrent désormais que le premier élément Xon- pourrait être le nom de personne germanique Sivo que l'on retrouve dans Xonville (Meurthe-et-Moselle, Sione villa en 849)[6], qui contient manifestement un nom de personne au cas régime.

Ces formations toponymiques en -rupt sont calquées sur les formations germaniques en -bach (cf. aussi -bache, -bais).

Histoire [modifier]

Le premier habitant célèbre des bords du lac, un authentique ermite du début du XIe siècle est un chevalier lorrain d'origine alsacienne nommé Bilon. Pour se repentir, il s'isole dans une chapelle qu'il construit lui-même au bord du lac : ce lieu autrefois sacré s'appelle maintenant la butte Bilon. Il passe le reste de sa vie à prier. Le personnage pieux est nourri par les habitants des hameaux et des censes isolées.

Mais il est, pour les historiographes religieux, le premier habitant légendaire de la vallée des lacs. Il existe aussi une ferme près du lac en liaison avec l'ermitage, peut-être fondée après l'époque pionnière de Billon. L'autre fait marquant des chroniques légendaires est le passage emblématique avec sa cour de Charlemagne, grand amateur de chasse.

Les habitants du hameau de Xonrupt et des proches écarts ou habitations parfois semi-permanentes des abords de Longemer appartiennent d'antique mémoire à une section du fundus ou grand domaine de Gérardmer, érigé en ban forestier à l'époque mérovingienne. Le ban devient canton et unique commune en 1790, le territoire de la section de Xonrupt fait partie de la commune de Gérardmer.

La commune de Xonrupt a été créée par une loi du 22 octobre 1919 qui partage en deux la commune de Gérardmer. Elle comptait alors 809 habitants. Le nom du lac fut apposé plus tard dans un but de reconnaissance touristique, changement officialisé en 1938.

L'église a été inaugurée en 1934.

En 1944, la quasi-totalité du village a été brulée par l'armée allemande. Son but était de ralentir la progression des Alliés en laissant une population dans le désarroi. Les habitants actuels connaissent peu de choses de cette époque. En effet, les personnes qui ont survécu à cette époque ont tellement souffert qu'il était difficile de les faire parler. C'est encore le cas maintenant.

Blason Blasonnement :
D'argent, au pont de sable maçonné du champ mouvant de la pointe, brochant une rivière ondée d'azur aussi en pointe et accompagné en chef d'un cerf courant de gueules ; brochant sur le tout deux sapins de sinople issant des flancs dextre et sénestre.
Commentaires : Ce blason retranscrit l’étymologie chon-rupt représentée par le pont surplombant la rivière. Les deux sapins et le cerf indiquent que les forêts sont abondantes et giboyeuses sur le territoire communal[7].

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[8])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
930 1027 1101 1333 1415 1497 1557
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
2006 : Population provisoire (enquête annuelle).

Patrimoine [modifier]

Le lac de Longemer
La Roche du Diable

Le patrimoine naturel, lacs et forêts, est le moteur principal de l'attraction touristique du lieu, mais se complète de créations humaines méritant une visite :

Édifices religieux [modifier]

  • Chapelle de l'ermite Bilon ; détruite au XII siècle ou au XIII siècle.
  • Chapelle Saint-Florent, reconstruite en 1727.
  • Église Sainte-Bernadette et son orgue réalisé par Jacauot-Lavergne en 1943[9], [10]

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2009 en cours Michel Bertrand   Préretraité, ancien agent de maîtrise
2001 2009 Éric Mougel   Démissionnaire
1995 2001 Étienne Viry   Artisan carreleur
1989 1995 François Lalevée   Retraité
198? 1989 Claude Valroff    
1983 198? Claude François   Retraité
1965 1983 Maurice Fermbach    
 ? 1965 Paul Martin    
1919   Leduc    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Notes et références [modifier]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), article Xonville, p. 736b.
  2. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France: leur origine, leur signification
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  5. Le français moderne, vol. 10, France, J.L.L.d'Artrey, 1942 [présentation en ligne], p. 318 :

    « Au sujet des composés en -ru (rupt, ruisseau), Xonrupt doit être le ruisseau de la hauteur, summum (cf. le signal du Xon, entre Metz et Nancy). Et Xamontarupt, (Chamontarus, XIVe s.) ne représente-t-il pas dans son premier élément, un calmis-mons, formation si répandue? »

     
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit..
  7. Site officiel de l'U.C.G.L.
  8. Xonrupt-Longemer sur le site de l'Insee
  9. Présentation de l'orgue de Xonrut-Longemer
  10. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), , Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X).
    Présentation des orgues de l’église Sainte-Bernadette de Xonrupt-Longemer : pages 645 à 646
     

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :