La Marche

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La Marche
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays charitois
Maire
Mandat
Christian Marillier
2014-2020
Code postal 58400
Code commune 58155
Démographie
Population
municipale
568 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 29″ N 3° 02′ 05″ E / 47.1413888889, 3.03472222222 ()47° 08′ 29″ Nord 3° 02′ 05″ Est / 47.1413888889, 3.03472222222 ()  
Altitude Min. 155 m – Max. 218 m
Superficie 10,87 km2
Localisation

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La Marche

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La Marche

La Marche est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Marche est une commune située à 4,7 km au sud de La Charité-sur-Loire et à 25 km au nord de Nevers. Ce village est longé par La Loire !

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Charité-sur-Loire Raveau Rose des vents
Argenvières
(Cher)
N Champvoux
O    La Marche    E
S
Saint-Léger-le-Petit
(Cher)
Tronsanges

Histoire[modifier | modifier le code]

La Marche, aujourd'hui petit village de la Nièvre, fut au Moyen Âge une des villes les plus importantes du Nivernais, grâce notamment à ses vignes. Ainsi, la ville voisine de La Charité-sur-Loire, a été créée sur des terres données par les seigneurs de La Marche. On peut également penser que l'importance de cette ville tenait pour une grande part à sa position géographique, notamment sous les Capétiens, puisqu'elle se trouvait, comme son nom l'indique, à la frontière de la Bourgogne et de l'Aquitaine, alors ennemis. Cette ville, sur les bords de la Loire, servait donc de points de rassemblement et de départ des armées de la Bourgogne lors des attaques contre l'Aquitaine. C'était également un secteur important de la défense de la Bourgogne, comme peut en témoigner la présence du donjon de la ville.

La Marche a perdu une grande partie de sa richesse et de ses habitants au XIXe siècle, lorsqu'une épidémie de phylloxéra frappe les vignobles de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Annette Chabani   Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 568 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424 305 455 411 495 518 516 539 593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560 635 689 678 628 678 621 595 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 518 501 466 421 410 393 356 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
315 337 417 482 511 522 586 595 568
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon de La Marche

La Marche possède, au centre de son territoire, un donjon médiéval, ou plutôt ce qu'il en reste. Ce donjon, emmotté jusqu'aux années 1950, et qui mesure aujourd'hui 7 mètres, faisait certainement à l'origine environ 22 mètres. Suite à des fouilles archéologiques menées en septembre 2008 par Sylvain Guillin, la chronologie de ce donjon est mieux connue. Ainsi, le donjon, surplombant la Loire, est élevé sur ce qui serait une nécropole mérovingienne, mais a également "emprunté" des morceaux de sarcophages pour son édification, emprunt visible dans les murs. Ce donjon semble également avoir été construit au moins sur un, voire deux édifices plus anciens, un d'époque mérovingienne, et peut-être un autre d'époque gallo-romaine. Le donjon est inscrit aux monuments historiques[3] au 1993.

L'histoire de ce donjon est particulièrement mouvementée, rasé la première fois sur ordre de l'évêque, puis détruit une seconde fois par les seigneurs de La Marche eux-mêmes, pour éviter qu'il ne soit à nouveau rasé par décision de l'évêque de Nevers. Celui-ci ordonna ces destructions au VIIIe siècle suite aux persécutions que les seigneurs de la Marche faisaient subir aux moines de La Charité-sur-Loire ; en effet, les seigneurs de La Marche ont été forcés par l'évêque et le comte de Nevers à donner des terres aux moines, suscitant une certaine animosité à leur égard.

Les restes des fortifications de la ville sont également visibles dans tout le village, avec des pans de murs que l'ont peut trouver un peu partout dans le village et les jardins privés.

La Marche a également possédé un port commercial sur la Loire, port qui n'existe plus aujourd'hui.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Linard (1931-2010), céramiste

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • GUILLIN Sylvain, Étude préliminaire du bâti de l’édifice de La Marche, Contribution à la recherche en archéologie du bâti médiéval. dans Regards sur la Nièvre, l’expression de jeunes chercheurs no 9, Éditions du CG58, p. 17 à 25, Nevers, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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